TOUT SUR LE NIGER 20 Octobre 2025****Niamey : Le Président de la République reçoit le comité ah’doc chargé de l’Ecriture de l’Histoire du Niger
18/10**Le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a rencontré, ce samedi 18 octobre 2025 au Palais de la présidence, les membres du Comité ah ’doc Chargé de l’Écriture de l’Histoire du Niger.Au terme de cette rencontre aucune déclaration n’a été faite à la presse.Notons que cette rencontre s’est déroulée en présence des membres du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), de M. Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier Ministre, Ministre de l’Économie et des Finances, de Dr.Soumana Boubacar, Ministre, Directeur de Cabinet du Président de la République, Porte-Parole du Gouvernement, du Pr. Mamadou Saidou, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique et du Pr. Moumouni Farmo, Ministre de l’Enseignement et de la Formation Techinques et Professionnels.
**Otages au Niger: quinze ans après, un procès ordonné pour le géant Areva – RFI – 19/10***Quinze ans après l’enlèvement en 2010 de cinq Français, un Malgache et un Togolais près de la mine d’uranium d’Arlit, au Niger, un procès correctionnel a été ordonné pour le géant français du nucléaire Areva suspecté d’avoir sous-évalué la menace al-Qaïda.
*Confirmant une information du journal Le Parisien, des sources proches du dossier ont indiqué ce dimanche à l’Agence France-Presse qu’un procès a été ordonné pour Areva pour « blessures involontaires par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence et de sécurité imposée par la loi ou le règlement, ayant entraîné une incapacité totale de travail pendant plus de trois mois ».L’affaire remonte à septembre 2010. Dans la nuit du 15 au 16 septembre, cinq Français – Françoise et Daniel Larribe, Pierre Legrand, Marc Féret et Thierry Dol –, un Malgache, Jean-Claude Rakotoarilalao, et un Togolais, Alex Awando, avaient été enlevés à Arlit par des hommes armés. Après cinq mois de captivité, le 25 février 2011, Françoise Larribe, malade, avait été libérée avec les salariés malgache et togolais. Les quatre derniers otages avaient été délivrés le 29 octobre 2013, après 1 139 jours de détention dans le désert sahélien.Areva est suspectée d’avoir sous-évalué le risque d’attaques de l’organisation al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et de ne pas avoir instauré les mesures de sécurité adaptées pour les salariés du site d’extraction d’uranium. Depuis 2009, les enlèvements d’Occidentaux et les menaces d’Aqmi contre les intérêts français s’étaient multipliés. L’enquête a démontré que l’infiltration de potentiels terroristes à Arlit avait été repérée plusieurs jours avant l’action du commando. Un mois avant l’enlèvement, le préfet de la ville avait même conseillé à la direction d’Areva d’évacuer le personnel européen à Niamey. Un courrier de mise en garde avait aussi été adressé au responsable d’une entreprise française sous-traitante.
Une sécurité défaillante: Les investigations ont également révélé le manque de protection du site, où vivaient environ une centaine de personnes. Le couple Larribe a été kidnappé dans sa villa, située dans un ensemble d’habitations non clôturé. Ces lieux de vie étaient surveillés par des Touaregs, employés de sociétés privées, sans armes. Aucun système d’alerte ni base de repli n’était prévu en cas d’intrusion. Dès 2008, l’attaché de défense de l’ambassade de France avait pourtant alerté sur la sécurité défaillante du site d’Arlit.Lors de son interrogatoire de mise en examen en juin 2022, le groupe, représenté par sa directrice juridique, avait réfuté tout manquement dans la gestion du risque, affirmant que la protection des salariés était une priorité. À Arlit, Areva devait assurer la sécurité des expatriés travaillant pour le groupe, ses filiales et sous-traitants, mais chaque entité avait également des obligations de sécurité envers son personnel, s’était défendue la directrice juridique. Celle-ci avait aussi indiqué que pour Areva, le dispositif de sécurisation élaboré était solide, mais que c’est sa mise en oeuvre qui avait été défaillante.C’est Areva SA, structure de défaisance des activités à risque d’Areva, restructurée en 2016, qui est renvoyée en procès. La restructuration a abouti à transférer les activités autour du combustible nucléaire à Orano, qui est témoin assisté à l’issue de cette enquête et ne sera donc pas jugé.
Imprudence Areva visée par un procès pour «négligence» lors de l’enlèvement de Français au Niger en 2010 – Libération – 19/10**Les alertes n’avaient pas été entendues. Quinze ans après une interminable prise d’otages, un procès correctionnel a été ordonné vendredi 26 septembre contre le géant français du nucléaire Areva devenu Orano, suspecté d’avoir sous-évalué la menace Al-Qaïda. Cette imprudence avait rendu possible l’enlèvement en 2010 de cinq Français, un Malgache et un Togolais près de la mine d’uranium d’Arlit au Niger.Confirmant une information du journal Le Parisien, des sources proches du dossier ont assuré dimanche à l’AFP qu’un procès a bien été ordonné contre l’entreprise Areva pour «blessures involontaires par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence et de sécurité imposée par la loi ou le règlement, ayant entraîné une incapacité totale de travail pendant plus de trois mois».**«Rien n’a été sérieusement mis en oeuvre pour protéger les salariés»**Les juges d’instruction avaient en revanche ordonné un non-lieu, conformément aux réquisitions du Parquet national antiterroriste (Pnat), pour d’autres infractions : «enlèvement et séquestration en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste, tentative d’assassinat, abstention à la commission d’un crime, non-assistance à personne en péril et mise en danger d’autrui.» Le Pnat, qui avait également requis un non-lieu pour l’infraction de blessures involontaires, a fait appel de ce renvoi le 2 octobre, selon la source judiciaire.«Il est inacceptable de constater que malgré les nombreux avertissements portés à la connaissance d’Areva, rien n’a été sérieusement mis en oeuvre pour protéger les salariés sur les sites», a réagi Me Olivier Morice, avocat de l’un des ex-otages, Pierre Legrand, qui avait porté plainte en 2013. Areva ne souhaite pas commenter, selon l’avocate du groupe, Me Marion Lambert-Barret.**1 139 jours de détention**Dans la nuit du 15 au 16 septembre 2010, cinq Français – Françoise et Daniel Larribe, Pierre Legrand, Marc Féret et Thierry Dol -, un Malgache, Jean-Claude Rakotoarilalao, et un Togolais, Alex Awando, avaient été enlevés à Arlit par des hommes armés. Après cinq mois de captivité, le 25 février 2011, Françoise Larribe, malade, avait été libérée avec les salariés malgache et togolais. Les quatre derniers otages avaient été délivrés le 29 octobre 2013, après 1 139 jours de détention dans le désert sahélien.L’information judiciaire a été ouverte en 2013 au pôle antiterroriste parisien. Lors de son interrogatoire de mise en examen en juin 2022, le groupe, représenté par sa directrice juridique, avait réfuté tout manquement dans la gestion du risque, affirmant que la protection des salariés était une priorité.**Des alertes émises dès 2008**A Arlit, l’un des sites d’extraction d’uranium au Niger, Areva devait assurer la sécurité des expatriés travaillant pour le groupe, ses filiales et sous-traitants, mais chaque entité avait également des obligations de sécurité envers son personnel, s’était défendue la directrice juridique. Selon des éléments de l’enquête, le groupe avait signé un contrat avec Niamey prévoyant la mise à disposition des forces de sécurité nigériennes pour protéger installations minières, logements et déplacements des expatriés.Les investigations ont révélé le manque de protection du site, où vivaient environ une centaine de personnes. Le couple Larribe a été kidnappé dans sa villa, située dans un ensemble d’habitations non clôturé. Ces lieux de vie étaient surveillés par des Touareg, employés de sociétés privées, sans armes. Aucun système d’alerte ni base de repli n’était prévu en cas d’intrusion. Dès 2008, l’attaché de défense de l’ambassade de France avait pourtant alerté sur la sécurité défaillante du site d’Arlit.Lors des kidnappings, policiers et gendarmes ne sont pas intervenus. Les forces de sécurité sont arrivées une heure et demie après. Pour Areva, le dispositif de sécurisation élaboré était solide, mais sa mise en oeuvre a été défaillante, avait justifié la directrice juridique. Aux négligences de sécurité s’ajoutait une sous-évaluation du risque que représentait Aqmi au Niger, selon les juges d’instruction. Depuis 2009, les enlèvements d’Occidentaux et les menaces d’Aqmi contre les intérêts français s’étaient multipliés.Rabat convie l’AES à sa conférence sur le terrorisme – Africa Intelligence – 20/10La diplomatie marocaine organise, du 2 au 3 décembre, une Conférence sur les victimes africaines du terrorisme. Initiative à laquelle le royaume souhaite particulièrement associer les États sahéliens. Rabat a ainsi fait parvenir des invitations aux trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) : le Burkina Faso, le Mali et le Niger, particulièrement exposés aux attaques djihadistes.Des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) seront également conviés à l’événement. En effet, le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita (AI du 15/10/25), souhaite que la conférence puisse favoriser une reprise du dialogue entre certaines capitales ouest-africaines et les pays de l’AES, dont le Maroc s’est particulièrement rapproché ces deux dernières années.**Climat, paix et sécurité dans les contextes de stabilisation au Sahel – PNUD – 17/10**Le Sahel fait face à une crise croissante marquée par les conflits, l’insécurité et les effets de plus en plus prononcés des changements climatiques. Afin de comprendre comment les approches « climat, paix et sécurité » (CPS) peuvent compléter les efforts de stabilisation en cours, le PNUD, en partenariat avec la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), l’Autorité du Liptako-Gourma (ALG), la Commission de l’Union africaine (CUA), la Commission climat pour la région du Sahel (CCRS) et l’Institut norvégien des affaires internationales (NUPI), a réuni des experts régionaux et des décideurs politiques à La Somone (Sénégal) et à New York (États-Unis).Le rapport « Climat, paix et sécurité dans les contextes de stabilisation au Sahel » présente les principaux enseignements issus de ces échanges, qui ont rassemblé plus de 250 acteurs régionaux et internationaux. Il met en lumière la manière dont les risques climatiques — tels que les sécheresses, les inondations et la dégradation des terres — s’entrecroisent avec les dynamiques de conflit, les déplacements et les défis liés aux moyens de subsistance, tout en soulignant les opportunités de concevoir des solutions intégrées favorisant la résilience, la cohésion sociale et une paix durable.

