Le Niger dans la Presse internationale. ( AFP ).
L’ONU appelle à libérer les journalistes incercérés au Niger
Genève, 7 nov 2025 (AFP) – Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé vendredi les autorités du Niger à libérer tous les journalistes détenus dans ce pays et à lever les procédures engagées contre eux.
Dans un communiqué lu par un de ses représentants à Genève, M Türk a « appelé les autorités à libérer les journalistes toujours détenus et à mettre fin à toutes les procédures qui excèdent les limites strictes fixées par le droit international des droits de l’homme ».
Selon l’ONU, un total de 13 journalistes ont été arrêtés cette année sous des accusations de diffamation, d’atteinte à la sécurité nationale et de complot contre l’autorité de l’État en vertu de la loi révisée sur la cybercriminalité, adoptée en juin 2024.
Six d’entre eux ont été interpellés samedi et ont été inculpés pour « complicité de diffusion de document de nature à troubler l’ordre public ». Parmi ces derniers, trois ont été libérés à l’issue de leur garde à vue, dont Moussa Kaka, directeur d’une importante radio-télévision privée de Niamey, Saraounia, et ancien correspondant de RFI.
En revanche, les trois autres « ont été placés sous mandat de dépôt » lundi à la prison de Kollo (50 km au sud de Niamey), avait appris mardi l’AFP auprès d’une source proche du dossier.
Selon cette source, un chauffeur a aussi été arrêté puis libéré, mais il a également été inculpé pour le même motif que les six journalistes.
De nombreux journalistes ont été incarcérés au Niger depuis l’arrivée au pouvoir par un coup d’Etat de la junte militaire en juillet 2023. Elle avait renversé le président élu Mohamed Bazoum et détient toujours le pouvoir.
En septembre, la justice nigérienne avait condamné à trente mois de prison de ferme Hassane Zada, journaliste et figure de la société civile, pour « propos injurieux » à l’encontre du chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani.
Ce même mois, Ali Soumana, le directeur de publication du Courrier, important hebdomadaire au Niger, a été inculpé et écroué pour « diffamation », après une plainte du Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine.
Selon l’ONG Amnesty International, les violations des droits civils et politiques ont augmenté au Niger depuis le putsch.
En 2025, le Niger est en 83ème position sur 180 pays dans le classement de la liberté de la presse de l’ONG Reporters sans Frontières, chutant ainsi de trois places.
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Sources AFP.

