Affaire Bazoum : Martin Ziguélé prend ses distances avec les accusations visant Issoufou Mahamadou.

Affaire Bazoum : Martin Ziguélé prend ses distances avec les accusations visant Issoufou Mahamadou.

Par Abdoulkarim Ousmane Mahamadou.
L’ancien Premier ministre centrafricain et figure politique de premier plan, Martin Ziguélé, est sorti de sa réserve pour clarifier sa position après la conférence de presse du Collectif pour la libération du Président Mohamed Bazoum, au cours de laquelle l’ancien président nigérien Issoufou Mahamadou aurait été nommément mis en cause.


Dans un message adressé à Nicolas Ndiaye, rendu public, Martin Ziguélé insiste sur la nécessité d’une mise au point claire et sans ambiguïté. Il affirme que son engagement en faveur de la libération du président déchu Mohamed Bazoum ne saurait, en aucun cas, être interprété comme une volonté d’incriminer personnellement l’ancien chef de l’État nigérien.
« Quand je me suis engagé et je m’engage toujours pour la libération du Président Bazoum, ce n’est pas dans l’intention de mettre en cause personnellement le Président Issoufou », précise-t-il.
Une clarification jugée « extrêmement importante »
L’ancien Premier ministre centrafricain souligne le caractère fondamental de cette clarification, demandant expressément qu’elle soit portée à la connaissance de tous les membres du Collectif. Pour Martin Ziguélé, il s’agit d’éviter toute confusion politique ou toute instrumentalisation de son engagement, qui se veut avant tout un plaidoyer pour la libération d’un président démocratiquement élu.
Cette sortie intervient dans un contexte particulièrement sensible, où les débats autour de la situation politique au Niger restent vifs, aussi bien à l’intérieur du pays qu’au sein de la diaspora et des cercles politiques africains.
Un appel à recentrer le combat
Par cette réaction, Martin Ziguélé semble vouloir recentrer le combat du Collectif sur son objectif principal : la libération de Mohamed Bazoum, sans élargir le débat à des accusations personnelles susceptibles de fragiliser l’initiative ou d’en détourner le sens initial.
Cette prise de distance pourrait également être interprétée comme une volonté de préserver une ligne de solidarité politique mesurée, respectueuse des anciens dirigeants africains, tout en maintenant la pression politique et morale en faveur d’une issue jugée juste par les partisans du président Bazoum.
À l’heure où les prises de position se multiplient autour du dossier nigérien, cette clarification de Martin Ziguélé rappelle les fractures internes et les divergences d’approche qui traversent les mouvements de soutien, mais aussi la nécessité d’une communication cohérente dans un contexte régional déjà sous forte tension.

LA VOIE DU SAHEL