Niger : les enseignants contractuels en grève pour le paiement des salaires et l’ouverture du recrutement: Une nouvelle tension sociale secoue le secteur de l’éducation et de la formation au Niger.
Par Abdoulkarim Ousmane Mahamadou.
Le Syndicat National des Enseignants Contractuels des Enseignements Professionnels et Techniques (SYNECEPT) a confirmé le maintien de son mot d’ordre de grève de 72 heures, prévu du lundi 5 au mercredi 7 janvier 2026, sur toute l’étendue du territoire national.
Dans un communiqué rendu public le 4 janvier 2026, le syndicat dénonce l’absence de réponses concrètes des autorités face aux revendications des enseignants contractuels, malgré de multiples démarches engagées ces derniers mois. Le SYNECEPT exige notamment le paiement immédiat des pécules et salaires dus, l’ouverture du recrutement à la fonction publique, ainsi que la révision des conventions liant l’État à certains centres de formation professionnelle et technique.
Selon le syndicat, la précarité persistante des enseignants contractuels compromet non seulement leurs conditions de vie, mais aussi la qualité de l’enseignement dispensé dans les établissements de formation professionnelle et technique. Le SYNECEPT tient par ailleurs le ministère de l’Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels pour responsable des conséquences éventuelles de ce mouvement de grève, tout en se disant disposé à poursuivre le dialogue, à condition que celui-ci débouche sur des mesures concrètes et urgentes.
Ce mouvement social s’inscrit dans un contexte plus large de contestation dans le secteur éducatif. Le 2 janvier 2026, la Dynamique des syndicats du secteur de l’éducation et de la formation avait déjà annoncé des « actions pacifiques » à compter du 7 janvier, pour protester contre les arriérés de pécules et de salaires, ainsi que le non-respect des engagements pris par le gouvernement concernant la situation des enseignants contractuels.
À l’heure où les autorités appellent à la stabilité et à la refondation du système éducatif, ces mouvements de grève risquent de perturber le fonctionnement normal des établissements et de relancer le débat sur la gestion des ressources humaines dans l’éducation au Niger. Les regards restent désormais tournés vers le gouvernement, attendu sur des réponses concrètes afin d’éviter une paralysie prolongée du secteur.

