Attaque terroriste à Torodi : Le summum de la cruauté humaine

Attaque terroriste à Torodi : Le summum de la cruauté humaine

Dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 Janvier 2026, le département de Torodi situé à une cinquantaine de kilomètres de Niamey a enregistré une attaque terroriste d’une rare cruauté. Elle a visé les symboles de l’Etat dans la ville. Il s’agit de la préfecture et de la résidence du Préfet. L’attaque a coûté la vie à sept (7) personnes parmi lesquelles, le capitaine Chaibou Mali, préfet de ladite localité ainsi que des membres de sa famille.

Face à cette tragédie humaine, c’était l’émoi total à travers le pays, une véritable onde de choc non seulement pour les habitants de Torodi mais pour la nation nigérienne toute entière. Tout être humain doté d’une conscience et d’un peu d’humanisme ne peut comprendre une telle cruauté qui consiste à décimer toute une famille, y compris les enfants, des êtres innocents.

Des sources sécuritaires indiquent que lors de cet assaut, les Forces de Défense et de Sécurité ont opposé une résistance farouche à l’ennemi. Malheureusement les assaillants ont lancé des roquettes qui ont provoqué un incendie sur la maison du préfet ayant entrainé le décès de ce dernier ainsi que des membres de sa famille. La réaction immédiate des Forces de Défense et de Sécurité a permis de neutraliser un terroriste sur place. Plusieurs autres ont été neutralisés lors de leur tentative de repli, a souligné le bulletin d’information de l’armée. Dans la foulée, une opération aéroterrestre a été déclenchée afin de démanteler les cellules terroristes évoluant dans la zone et aussi neutraliser les relais locaux.

A l’issue de cette riposte, les Forces de Défense et de Sécurité ont récupéré du matériel comme suit: une motocyclette immatriculée dans un pays voisin, une arme ainsi qu’une radio de communication. Selon toujours le bulletin d’information des Forces de Défense et de Sécurité, cette moto constitue un indice matériel probant qui montre que l’attaque de Torodi du 5 janvier 2026 est bel et bien une attaque terroriste transfrontalière structurée bénéficiant non seulement de complicité locale mais également d’un soutien logistique, affirme le bulletin d’information des FDS.

Les assaillants ont bénéficié d’un soutien logistique et informationnel qui relève d’un véritable sponsoring stratégique. Un sponsor stratégique qui agit par intermédiaire de relais ou de sous-traitance terroriste fourni aux groupes armés en facilitant leur circulation avec des moyens de communication, des ressources et voire servir même des lieux de repli. Tout ceci a pour but de porter atteinte à la stabilité et la souveraineté et au choix politique du Niger, ajoute la même source d’information. Quant au matériel saisi et les indices collectés ils ont été remis aux services compétents pour une exploitation approfondie afin de situer toutes les responsabilités, conclut le bulletin d’information des Forces de Défense et de Sécurité.

Signalons que cette attaque intervient après une accalmie générale sur le plan sécuritaire dans la région de Tillabéri en particulier et sur toute l’étendue du territoire national.

Après l’embuscade qui a couté la vie en octobre dernier à l’Administrateur Délégué de la Commune de Goroual, c’est pour la première fois qu’une autorité ainsi que les membres de sa famille paient le prix de l’insécurité au Niger.

Face à cette guerre asymétrique à travers laquelle, l’ennemi change toujours de tactique, la contribution de la population civile est plus que nécessaire afin de permettre aux soldats de mettre hors d’état de nuire cette nébuleuse terroriste qui continue de semer la terreur dans les pays de la Confédération de ’Alliance des Etats du Sahel (AES).

La lutte contre le terrorisme est loin d’être un combat exclusivement mené par les armes. Les renseignements tout comme la communication sont aussi précieux pour défaire l’ennemi avec toutes ses stratégies.

Malgré ses attaques sporadiques, il est à noter que les Forces de Défense et de Sécurité mène une guerre sans merci contre l’ennemi. Une guerre à travers laquelle, les lignes bougent d’ailleurs car la fréquence des attaques et leurs envergures diminuent chaque jour sur les différents théâtres des opérations.

Ibrahim Moussa

LA VOIE DU SAHEL