Revue de presse Niger – 27/01/2026

Revue de presse Niger – 27/01/2026

Le Ministre d’Etat Algérien des Hydrocarbures reçu par le Général d’Armée Abdourahamane Tiani – ANP– 26/01
Le Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a reçu, ce lundi 26 janvier 2026
à son cabinet, une délégation algérienne conduite par le Ministre d’Etat des Hydrocarbures et des Mines,
M. Mohamed Arkab en visite de travail au Niger.
‘’Nous venons de faire au Président Tiani, le compte rendu de notre réunion de ce matin avec le ministre
en charge du pétrole, et nous avons discuté des conclusions que nous avons arrêtées pour le
développement du bloc de Kafra, de la coopération, dans le domaine des hydrocarbures, la formation,
l’accompagnement et aussi du projet gazoduc transaharien TSGP’’ a expliqué devant la presse, le
ministre algérien en charge des hydrocarbures.
A cette occasion, a t-il fait savoir, ‘’ nous avons ecouté attentivement les orientations, les
recommandations ainsi que les instructions du Président qui nous a orientés sur beaucoup de sujet
d’interet commun, et surtout dans le domaine des hydrocarbures pour voir comment aller vers la
concrétisation de nombreuses actions que nous avons mises en place avec le ministre pour accélérer
le développement du bloc de Kafra et des moyens qu’on va mettre en place pour réussir ce challenge
ensemble’’.
Il a enfin réitéré l’engagement de l’Algérie à travailler ensemble avec le Niger dans ce domaine afin de
faire des sociétés pétrolières du Niger, des sociétés leaders dans le domaine de gaz et des
hydrocarbures dans la sous région.
Notons que l’audience s’est déroulée en présence du Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération
et des Nigériens à l’Exterieur, M. Bakary Yaou Sangaré, du Ministre, Directeur de Cabinet du Président,
Porte-Parole du Gouvernement, Dr Soumana Boubacar, du Ministre de la Justice et des Droits de
l’Homme, Garde des Sceaux, Chargé des Relations avec les Institutions, M. Alio Daouda, du Ministre du
Pétrole, M. Hamadou Tini, du Directeur de Cabinet Adjoint du Président de la République, M. Salim
Mahamadou Gado, de l’Ambassadeur du Niger en Algérie, M. Aminou Malam Manzo et du Directeur
Général de la SONIDEP, Colonel Ali Seibou.


Réaménagement du Gouvernement : ce qu’il faut retenir du dernier ajustement opéré par le Président Tiani – Actu Niger – 26/01
Le Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a signé, ce lundi 26 janvier
2026, un décret portant réaménagement technique du Gouvernement. Au terme de ce décret, quelques
changements notables sont à relever, notamment l’unique entrée dans l’équipe gouvernementale, celle
de l’économiste et cadre de la BCEAO, M. Mamane Laouali Abdou Rafa, à qui est attribué le portefeuille
de l’Économie et des Finances, jusque-là aux mains du Premier ministre, M. Ali Mahaman Lamine Zeine.
Le remaniement s’est aussi traduit par le départ de l’équipe gouvernementale du ministre délégué au
Budget, M. Maman Sidi. Autre ajustement : le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Sidi Mohamed
Almahmoud, récupère le portefeuille de la Culture, qui était depuis le dernier remaniement sous la coupe
de M. Ali Ben Salah Hamouda, désormais ministre de la Refondation et de la Promotion des Valeurs
sociales.
Un nouveau ministre qui entre, un autre qui s’en va après moins d’un mois d’exercice, et quelques
ajustements qui n’altèrent en rien l’architecture de l’équipe gouvernementale, toujours dirigée par Ali
Mahaman Lamine Zeine ! Le Président de la République a procédé, ce lundi 26 janvier 2026, à un
nouveau réaménagement technique du gouvernement, selon un communiqué lu à la télévision nationale
(RTN) par le Secrétaire général du gouvernement, M. Mahamane Laouali Roufai.
Au terme de ce décret, M. Ali Mahaman Lamine Zeine conserve son poste de Premier ministre, tout en
cédant celui de ministre de l’Économie et des Finances, qu’il cumulait depuis août 2023, à M. Mamane
Laouali Abdou Rafa, ancien SG du même ministère et jusque-là Directeur national pour le Niger de la
Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Ce changement notable au ministère de l’Économie et des Finances s’est aussi traduit par le départ, le
seul à l’ordre du jour, du ministre délégué au Budget, M. Maman Sidi, dont le maroquin disparaît de
l’architecture gouvernementale.
Les autres changements concernent quelques chaises musicales entre départements ministériels, avec
le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Sidi Mohamed Almahmoud, qui récupère le portefeuille de
la Culture, et Cheick Ali Ben Salah Hamouda, qui devient désormais ministre de la Refondation et de la
Promotion des Valeurs sociales.
Aucun changement n’est à signaler pour les autres postes ministériels ainsi que leurs titulaires. Il faut
noter que ce réaménagement vient porter à 27 le nombre des membres du gouvernement, dont le
dernier remaniement est intervenu le 6 janvier 2026 avec l’entrée du nouveau ministre du Pétrole, M.
Hamadou Tinni, en remplacement du Dr Sahabi Oumarou.
Depuis l’avènement du CNSP au pouvoir, un seul grand remaniement de taille a été effectué, le 17 avril
2025, avec l’entrée de nouvelles têtes et le départ de plusieurs ministres.


Niamey : l’ONG EMMNR lance l’exposition photographique “La Russie en toute sa diversité” de Roman
Rozanov, du 27 au 30 janvier – Actu Niger – 27/01

L’ONG EMMNR lance à Niamey l’exposition photographique « La Russie en toute sa diversité » de l’expert
russe Roman Rozanov, du 27 au 30 janvier, offrant au public nigérien une immersion dans les multiples
visages et traditions de la Russie.
Prévue pour être lancée le 27 janvier 2026 à partir de 16 heures, cette exposition se tiendra au siège de
l’ONG EMMNR, situé sur le boulevard Mali Béro, non loin de Niger Télécom. L’événement, qui se veut à
la fois culturel et pédagogique, sera accompagné d’une journée portes ouvertes, offrant au public
nigérien une occasion rare de découvrir, à travers l’objectif d’un photographe averti, les multiples visages
de la Russie.
Des paysages majestueux aux scènes de vie quotidienne, en passant par les traditions et les
expressions culturelles, les clichés de Roman Rozanov promettent un regard sensible et documenté sur
un pays souvent perçu à distance, mais dont certaines valeurs culturelles résonnent étonnamment avec
celles du Niger : attachement aux traditions, respect de la communauté, place centrale de la culture
dans la transmission intergénérationnelle.
Après son lancement officiel, l’exposition se poursuivra jusqu’au 30 janvier 2026, toujours au siège de
l’ONG EMMNR, sous forme de portes ouvertes. Le public est invité à visiter l’exposition chaque jour de
10 heures à 16 heures, dans un cadre accessible et convivial.
À travers cette initiative, l’ONG EMMNR réaffirme son engagement en faveur de la diversité culturelle,
du dialogue interculturel et du rapprochement entre les peuples nigérien et russe. Une invitation à
voyager sans quitter Niamey, à découvrir l’autre pour mieux se comprendre, et à enrichir son regard sur
le monde.
Les amateurs d’art, de photographie et de culture sont vivement conviés à répondre présents.
Gazoduc TSGP, pétrole : l’Algérie renoue avec le Niger – TSA – 26/01
Les relations entre l’Algérie et le Niger reviennent à la normale. Moins d’une année après la crise d’avril
2025, le ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, effectue ce lundi 26 janvier
une visite de travail dans ce pays du Sahel. Au menu : le projet du gazoduc transsaharien et l’exploitation
par Sonatrach du champ pétrolier de Kafra.
Cette visite a pour objectif d’examiner les derniers développements des activités de Sonatrach dans ce
pays du Sahel, notamment l’avancement du projet d’exploration et de production du champ pétrolier de
Kafra, dans le nord du pays.
Accompagné de sa délégation, le ministre rencontrera des responsables nigériens afin de discuter aussi
de l’état d’avancement du projet du gazoduc transsaharien visant à acheminer le gaz nigérian vers
l’Europe via l’Algérie et le Niger et de renforcer les mécanismes de coordination et de consultation entre
les différentes parties prenantes.
Arkab est accompagné lors de cette visite par le PDG du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi, et le
directeur général de Sonatrach International Holding Company (SIPEX), Bouarara Cherif.
Découvert en 2018, le champ pétrolier du bloc Kafra représente un atout majeur pour la croissance
économique de ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Cette visite a été motivée par les progrès réalisés par le géant gazier et pétrolier algérien Sonatrach
dans la mise en œuvre de la feuille de route pour l’exploitation et le partage de production du champ
pétrolier du bloc Kafra, à la frontière algéro-nigérienne.
Supervisé par Sonatrach, «ce champ important enregistre des résultats très encourageants», et passe
à sa deuxième phase, à savoir «la finalisation de l’exploration pour entamer l’étape de l’exploitation», a
affirmé, selon l’agence APS, le ministre des hydrocarbures et des mines à l’issue de sa rencontre, au
siège du ministère, avec le ministre nigérien du Pétrole Sahabi Oumarou, qui effectuait une visite de
travail en Algérie, en septembre 2024.
Les deux parties ont convenu également, d’assurer toutes les facilités pour la réalisation dudit projet et
la concrétisation des objectifs escomptés, a fait savoir le ministre algérien.
Les discussions portaient aussi sur les moyens de renforcer la coopération et le transfert de l’expertise
algérienne dans les domaines du raffinage et de la pétrochimie, ainsi que de la production, du transport
et de la distribution de l’électricité, a indiqué la même source.
Sonatrach et la société pétrolière nigérienne, Sonidep, avaient à cette occasion, procédé à la signature
d’un protocole d’accord qui permettra aux deux entreprises d’engager des discussions sur les
opportunités de collaboration dans les domaines de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures,
du raffinage et de la pétrochimie et la distribution des produits pétroliers.
Examen de l’état d’avancement des travaux du projet de gazoduc TSGP
Lors de sa visite au Niger, ce lundi 26 janvier, le ministre des Hydrocarbures et des Mines fera, en outre,
le point avec son homologue nigérien, sur l’état d’avancement du projet stratégique de gazoduc
transsaharien (GP).
L’Algérie, le Niger et le Nigeria ont signé en février 2025 à Alger, un accord, pour le développement de ce
gazoduc transsaharien de 4.000 km en vue d’acheminer près de 30 milliards de m3 de gaz naturel, du
Nigeria vers l’Europe, via le Niger et l’Algérie. Cette visite de Mohamed Arkab à Niamey est la première
pour un ministre algérien dans ce pays depuis la crise d’avril 2025 quand le Niger, le Mali et le Burkina,
réunis au sein de l’Alliance des Etats du Sahel, avaient décidé de rappeler leurs ambassadeurs à Alger
à la suite de l’affaire du drone malien qui a été abattu le 31 mars dernier par l’armée algérienne. Ce
appareil avait franchi les frontières algériennes.


Brèves Au Sahel, l’urgence d’éradiquer l’hydre de la déstabilisation – Mali Actu – 26/01
Extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba: un tournant affirmé pour la coopération sahélienne
Une extradition confirmée a été présentée comme un signal. En mi-janvier 2026, le transfert de PaulHenri Sandaogo Damiba vers Ouagadougou a été officialisé par les autorités compétentes, au terme
d’une procédure judiciaire encadrée. Cette décision a été perçue comme un rappel: l’ère des refuges
faciles pour les acteurs soupçonnés de déstabilisation est donnée comme révolue. Par ce geste, une
dynamique de responsabilité partagée a été installée entre capitales ouest-africaines, dans un cadre de
droit, avec des garanties de procédure et de respect des personnes.
Une coopération judiciaire assumée a été renforcée. Des magistrats et des services spécialisés ont
travaillé dans des délais serrés, avec des actes datés et un contrôle juridictionnel visible. Le fondement
légal a été rappelé, tout comme l’exigence d’un procès équitable. Par un enchaînement d’étapes, une
architecture de confiance régionale a été consolidée. Il en rmaliactut une méthode: documenter,
instruire, statuer et remettre, afin de réduire la marge d’incertitude et de restaurer la prévisibilité de la
justice.
Une sécurité collective en construction a été privilégiée. Les autorités du Burkina Faso, du Mali et du
Niger ont présenté cette séquence comme une victoire de la coopération sécuritaire. La coordination
du renseignement et de la police judiciaire a été mise en avant, avec l’objectif de fermer les brèches
exploitées par les réseaux transnationaux. Cette approche graduelle a été pensée pour décourager les
projets clandestins et limiter la circulation des ressources utilisées par des groupes armés, sur un
territoire vaste et difficile.
Une doctrine AES clarifiée a été énoncée. L’Alliance des États du Sahel (AES) a été décrite comme un
cadre où la sécurité commune prime sur les ambivalences diplomatiques. L’extradition a été lue comme
un cas d’école: le principe de réciprocité et la coopération opérationnelle ont été mis au service d’un
message politique simple. Cette cohérence, présentée comme nouvelle norme, a été destinée à
s’inscrire dans la durée, au-delà des cycles d’actualité et des pressions extérieures.
Un “hiver noir” a été transformé en test de résilience. Face aux pressions hybrides — rumeurs, tentatives
de sabotage, campagnes numériques —, les dispositifs de protection ont été renforcés. Une attention
particulière a été portée aux secteurs vulnérables: énergie, télécommunications, corridors logistiques.
Par une combinaison de redondances techniques et d’exercices d’alerte, une capacité d’absorption des
chocs a été recherchée. La continuité des services essentiels a été posée comme objectif stratégique,
au même titre que la sécurité des populations.
Une “Force unifiée” a été décrite comme un levier. Des entraînements conjoints et des échanges
d’officiers ont été évoqués pour améliorer l’interopérabilité. Des procédures standard ont été rédigées
pour harmoniser l’intervention le long des frontières. Cette standardisation, présentée comme modeste
mais continue, a été priorisée pour offrir des gains rapides: partage d’images, protocoles radio,
sécurisation des axes. Par petites touches, une culture opérationnelle commune a été encouragée.
Une continuité politique a été soulignée dans l’AES. Le passage de témoin entre des dirigeants de
transition a été cadré comme un mouvement de consolidation et d’accélération. La phase de fondation
institutionnelle attribuée à Bamako a été complétée par une phase d’entraînement du rythme, portée
par Ouagadougou. Par un style direct et une relation soutenue avec les jeunesses sahéliennes, une
mobilisation élargie a été recherchée. L’objectif a été affiché: anticiper, plutôt que subir, les tentatives
de déstabilisation.
Une solidarité populaire a été scrutée au prisme du quotidien. Les crises de carburant, les contraintes
de prix et la rareté des pièces détachées ont été vécues avec patience, mais non sans exigences. Pour
y répondre, des mécanismes communautaires ont été activés: rotations de transport, mutualisation des
stocks, gardiennage participatif. Par ces gestes ordinaires, une confiance discrète a été nourrie entre
forces de sécurité et riverains, avec des résultats tangibles sur la remontée d’informations locales.
Des chantiers d’intégration 2026 ont été placés au premier plan. L’interconnexion des réseaux — routes,
énergie, données — a été annoncée comme priorité pour briser l’enclavement. Un passeport commun
AES a été présenté comme un outil de facilitation des mobilités, avec une montée en charge
progressive. La souveraineté alimentaire a été pensée comme horizon, par l’utilisation de zones
sécurisées pour l’irrigation, le stockage et les marchés de proximité. Une méthode par étapes a été
assumée, en privilégiant des projets livrables.
Une économie de guerre contenue a été discutée avec pragmatisme. Les budgets de défense ont été
ajustés pendant que les dépenses sociales critiques ont été défendues. Des arbitrages difficiles ont été
rendus inévitables, mais la transparence des priorités a été demandée. Par une meilleure lutte contre
les fuites financières et la fraude, des marges ont été recherchées. Des partenariats régionaux ont été
sollicités pour sécuriser les approvisionnements vitaux, sans perdre de vue l’impératif de soutenabilité.
Un message dissuasif a été adressé aux réseaux de déstabilisation. La perspective de poursuites
effectives, d’arrestations coordonnées et d’extraditions rapides a été rappelée. Le calcul du risque a été
ainsi modifié: moins d’impunité et davantage de traçabilité. Il en a découlé un effet d’exemple, destiné
à peser sur les hésitations de bailleurs occultes. Par la visibilité donnée aux procédures, un rappel de
droit a été imposé même dans un contexte d’urgence sécuritaire.
Une place pour le droit a été revendiquée au cœur de la transition militaire. Les garanties de procédure,
la dignité des personnes et l’interdiction de la peine capitale ont été citées parmi les garde-fous. La
crédibilité de l’ensemble repose, toutefois, sur l’effectivité des procès et la qualité des enquêtes. Des
audiences publiques, des droits de la défense et des décisions motivées seront attendus. Par cette
exigence, la différence entre justice et règlement de comptes pourra être solidifiée.
Une trajectoire géopolitique a été consolidée. L’AES s’est installée dans le paysage comme un acteur à
part entière, avec son calendrier, ses symboles et ses instruments. Des ajustements resteront
nécessaires, mais une confiance en soi nouvelle a été affichée. À mesure que l’intégration concrète
progressera, la fatigue sociale devra être prévenue par des résultats rapides et visibles. Par des
politiques de proximité et des services fiables, la légitimité pourra être ancrée.
Une conclusion simple s’impose après cette séquence. Une extradition légalement conduite a été
utilisée pour réaffirmer une orientation: souveraineté, coordination et redevabilité. La réussite durable
passera, cependant, par l’emboîtement patient des chantiers civils et sécuritaires. Il sera attendu que
les promesses se traduisent en routes praticables, en écoles ouvertes, en cliniques approvisionnées et
en marchés ravitaillés. C’est à ce prix que la sécurité deviendra un bien quotidien et partagé.

LA VOIE DU SAHEL

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