Congrès de l’AFN à Niamey : quand le leadership féminin honore la mémoire de Diallo Fatoumata Keïta et trace l’avenir du Niger.

Congrès de l’AFN à Niamey : quand le leadership féminin honore la mémoire de Diallo Fatoumata Keïta et trace l’avenir du Niger.

Par Elhadj Papa

Niamey a vibré, ce mardi 10 février 2026, au rythme du Congrès ordinaire de l’Association des Femmes du Niger (AFN), un rendez-vous majeur placé sous le signe du leadership féminin, de la résilience économique et du développement endogène. Organisé sous le thème « Leadership féminin et résilience économique : des solutions endogènes pour un Niger prospère au sein de l’AES », l’événement a réuni responsables politiques, actrices de la société civile et figures emblématiques de la lutte pour l’émancipation des femmes.
La cérémonie officielle s’est déroulée en présence de la Ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Dr Élisabeth Shérif, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement. Une présence institutionnelle forte, traduisant l’importance stratégique accordée par les autorités nationales à la promotion de la femme comme pilier du développement social, économique et culturel du Niger.
Tout au long des travaux, les participantes ont échangé sur les défis et opportunités liés à l’autonomisation économique des femmes, à leur accès à l’éducation, à la formation et à leur participation accrue à la vie publique. Des panels thématiques, animés par des femmes membres du Gouvernement et des expertes, ont mis en lumière le rôle central des femmes dans la construction d’un Niger résilient, souverain et tourné vers des solutions endogènes.
Intervenant à cette occasion, la Ministre Dr Élisabeth Shérif a présenté les grandes orientations de la refondation du système éducatif, engagée depuis le 26 juillet 2023. Elle a souligné les réformes en cours, les progrès réalisés et les perspectives d’amélioration, tout en insistant sur l’éducation comme levier fondamental de transformation sociale et d’émancipation féminine. La ministre a également rappelé les avancées enregistrées sous le leadership du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, notamment en matière de souveraineté nationale, de résilience sociale et de développement endogène.
Mais au-delà des débats et des réflexions prospectives, ce congrès restera surtout gravé dans les mémoires par la forte charge symbolique et mémorielle qui l’a marqué. En effet, l’AFN a procédé à la dénomination de sa salle de conférence au nom de Madame Mounkaila Aïssata Karidjo, ainsi qu’à la baptisation officielle de son siège au nom de feue Madame Diallo Fatoumata Keïta, première présidente de l’Association des Femmes du Niger.
À travers cet acte solennel, l’AFN rend un vibrant hommage à une femme d’exception, pionnière infatigable du combat pour les droits des femmes nigériennes. Diallo Fatoumata Keïta fut de celles qui ont ouvert la voie, dans un contexte souvent peu favorable, en posant les bases d’un engagement féminin structuré, courageux et résolument tourné vers le progrès social. Son leadership, sa vision et son dévouement ont marqué des générations de militantes et continuent d’inspirer les luttes actuelles pour l’égalité, la dignité et l’autonomisation des femmes.
En donnant son nom au siège de l’AFN, l’association inscrit son héritage dans la durée et rappelle que le combat pour le développement et la justice sociale s’appuie aussi sur la mémoire et la reconnaissance de celles qui ont tracé le chemin. Ce geste fort résonne comme un appel à poursuivre son œuvre avec détermination, responsabilité et sens du collectif.
À Niamey, le Congrès de l’AFN aura ainsi été à la fois un espace de réflexion stratégique et un moment de recueillement, où passé, présent et avenir se sont rencontrés autour d’une même conviction : sans les femmes, il n’y a pas de développement durable ni de Niger prospère.

LA VOIE DU SAHEL

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