Gaya : le racket tombe, la honte change de camp , la Police nationale frappe un coup décisif.
Par Abdoulkarim Ousmane Mahamadou.
La vigilance a fini par payer. À Gaya, une pratique de racket longtemps dénoncée à voix basse par les voyageurs vient d’être stoppée net par les forces de l’ordre. Ce dimanche 22 février 2026, un individu habitué à soutirer de l’argent à des passagers nigériens a été interpellé alors qu’il opérait, une fois de plus, sous le faux prétexte de « régler la police » afin de faciliter la traversée vers un pays voisin.Pris la main dans le sac à bord d’un bus en provenance de Dosso, l’homme n’a laissé place à aucun doute.
Plusieurs victimes ont immédiatement témoigné, décrivant un mode opératoire bien huilé : intimidation verbale, mensonge assumé et exploitation de la peur des contrôles.
Le stratagème consistait à se faire passer pour un intermédiaire influent, capable d’« arranger » les formalités policières moyennant paiement, alors qu’aucune somme n’était exigée par les services officiels.
C’est grâce au professionnalisme et à la réactivité des éléments de la Direction départementale de la Police Nationale du Niger à Gaya que cette escroquerie a été mise en échec.
Alertés par des comportements suspects et des signalements concordants, les agents ont procédé à l’interpellation du suspect et à la collecte de témoignages, mettant ainsi un terme à une pratique frauduleuse qui nuisait gravement à la confiance entre les citoyens et les forces de sécurité.Au-delà de l’arrestation, cette opération revêt une portée symbolique forte.
Elle rappelle que la mission de la Police nationale est claire et encadrée : assurer la sécurité des personnes et des biens, procéder aux vérifications d’identité sur les postes officiels, et non percevoir des paiements informels. D’ailleurs, lors de rencontres antérieures avec les acteurs du transport de voyageurs, les responsables de la police de Gaya avaient déjà insisté sur ces principes, appelant à la collaboration et à la transparence.
Cet épisode met également en lumière la responsabilité collective. Un appel est lancé à tous les passagers nigériens, qu’ils soient entrants ou sortants du territoire, à redoubler de vigilance. Tout comportement suspect, toute demande d’argent non justifiée au nom des forces de l’ordre doit être signalée sans délai aux Forces de défense et de sécurité.
À Gaya, le message est désormais clair : le racket n’a plus sa place sur les routes du Niger, et l’autorité de l’État ne se négocie

