ROUE DE L’HISTOIRE 124
Dans les années de la guerre froide l’ours était soviétique. Allusion aux manières très abruptes et maladroites des dirigeants soviétiques d’envoyer des chars lourds pour mater toute tentative de dissidence dans les Etats voisins ou pour les exécutions sommaires des opposants. Mais aujourd’hui l’ours est devenu américain. La maladresse, l’absence de raffinement et la grossièreté du geste, tout cela est dans la démarche de l’Amérique du Président Donald Trump. L’attaque inattendue et de la manière la plus sauvage du 27 février 2026 contre l’Iran une République indépendante et souveraine a fini de matérialiser tous les soupçons de l’opinion internationale. Les méthodes totalement anarchiques et les plus grossières de cette agression sont apparues totalement aux antipodes du droit international et des règles des usages diplomatiques. L’ancien ministre des affaires étrangères et ancien premier ministre français Dominique de Villepin a dit dans une intervention télévisée que « Donald Trump est en train de mettre par terre un siècle de puissance d’influence, de soft power américain ». La grossièreté et la maladresse du geste confinent au règne de l’État de force. La puissance américaine qui s’exprimait par son pouvoir d’influence sur la scène internationale, la capacité dissuasive de la puissance de son armée et le raffinement de sa diplomatie, tout cela est en train d’être abandonné par l’Amérique de Trump qui recourt à la force brute. Entraîné dans cette agression de l’Iran par Israël pour son addiction à la guerre comme dira la chine, l’Amérique est sortie de son rôle de garant l’ordre mondial.
Après une intervention militaire au Venezuela pour enlever le président vénézuélien et sa femme séquestrés dans une prison américaine, puis des salves de missiles tirées au Nigeria, c’est la République islamique d’Iran qui devient la cible des agressions américaines où le guide suprême sa femme et plusieurs membres de sa famille ont laissé la vie des suites des tirs des missiles américains.
Le règne de la peur
L’Amérique ne sécurise plus, elle fait peur. À qui le tour s’interrogent déjà plusieurs observateurs. Le monde est désormais plongé dans une profonde angoisse. Le droit international ne signifie désormais plus rien aux yeux de l’Amérique. Et en face un vide presque total, aucun pays et aucune institution internationale pour rappeler à l’ordre le gouvernement américain. Les Nations Unies ne sont plus un recours, il n’existe plus de puissance pour servir de parapluie. Tous les pays sont aujourd’hui exposés, avec peut-être une exception près : les détenteurs de l’arme nucléaire. Plusieurs analystes soutiennent en effet que les dérives américaines pourraient relancer de plus belle la course à l’armement nucléaire. La France annonce déjà le renforcement de son arsenal nucléaire en prévision des moments difficiles. Plusieurs pays non détenteurs pourraient être tentés de mettre des programmes sur pieds. L’équilibre du monde ne se fera plus par la diplomatie et le règne du droit international mais par les têtes d’ogives nucléaires.
Attaque contre l’Iran, une agression injustifiée
Si l’Iran avait depuis longtemps perçu la menace et a voulu se doter de l’arme nucléaire, il faut dire toutefois qu’avec la pression internationale et les rounds de médiation, l’Iran a fini par suspendre son projet du nucléaire. Des inspections de l’AIEA ont à plusieurs reprises confirmé qu’il n’existe pas d’indices formels dans le sens de la mise au point de l’arme nucléaire en Iran. Ce qui n’a pas empêché à Trump et son allé régional Israël d’entrée en guerre contre l’Iran au mois de juin 2025, pour détruire le matériel et équipements installés par les Iraniens. Et c’est de façon officielle aux termes d’un conflit de 12 jours que Trump a dit avoir totalement anéanti les sites Iraniens à Natanz, Ispahan et Fordo. Alors si Trump lui-même avait annoncé qu’il a détruit le programme iranien et qu’il n’y a désormais plus de menace, qu’est-ce qui pouvait justifier cette dernière attaque des américains contre l’Iran ?
L’absence de contrepouvoir à la toute puissance américaine pouvait aujourd’hui basculer le monde dans une crise sans précédent. Jadis l’Union soviétique avait sauvé le monde, sa puissance militaire avait imposé à l’Amérique de la retenue. Un héritage que n’a pas pu assumer la Russie de Poutine. Depuis le déclenchement des attaques americano-israëliennes contre l’Iran très peu de réactions ont été enregistrées du côté des Russes alors le monde est sous la menace d’une profonde crise. Il a été attendu pour jouer un rôle décisif et éviter l’escalade militaire, le Président russe est resté silencieux dans son coin. Un silence qui n’est pas pour rassurer les alliés de la Russie. Peut-être la raison pour laquelle aucune réaction n’émane pour l’instant du côté des Etats de l’espace AES, pourtant alliés de l’Iran.
Ibrahim Elhadji dit Hima
La Direction Générale des Impôts (DGI) a réalisé des recettes exceptionnelles au titre de l’année budgétaire 2025 qui ont atteint un niveau jamais égalé dans l’histoire de l’administration fiscale du Niger. Face à ce record exceptionnel, le Directeur Général des Impôts, Monsieur Abdourahamane Malan Saley a tenu à féliciter, l’ensemble du personnel et à lui témoigner toute sa satisfaction mais aussi à l’inviter à redoubler davantage d’efforts pour les défis à venir. Dans un courrier en date du 26 février 2026 adressé au personnel, il a souligné l’exploit rarissime réalisé par son équipe en termes de mobilisation de recettes fiscales au titre de l’année 2025, qui se chiffrent à « 1.045.831.430.325 pour des prévisions de 986 340 346 000F, soit un taux d’exécution de 106, 03% et un écart positif de 308 139 115 807 FCFA par rapport à l’exercice 2024.»
En réalité, pour atteindre obtenir ces brillants résultats, le Directeur Général a fait appel à toute son ingéniosité pour braver le contexte et l’environnement socio-économique particulièrement difficiles que traverse notre pays.
L’une des premières actions qu’il a engagées était de fédérer l’ensemble du personnel de la DGI autour de lui pour en faire une famille, dévouée et focalisée sur des objectifs communs et clairs visant une mobilisation accrue de ressources fiscales pour accompagner pleinement la refondation et le combat pour la souveraineté dan lequel s’est engagé notre pays. C’est donc, avec une équipe bien soudée et bien consciente des enjeux majeurs de l’heure qu’il s’est lancé dans sa mission. Par la suite il a assigné des objectifs à chaque pan de son administration au niveau central comme au niveau des régions, avec à la clé un contrat de performance permettant d’apprécier le taux d’exécution de chaque département sans compter les missions de terrain qu’il organise régulièrement pour rester en contact permanent avec ses collaborateurs et s’assurer du bon fonctionnement de toute la chaine administrative.
Du côté technique, une série de réformes ont été introduites pour accentuer la digitalisation et dématérialisation des opérations du traitement des dossiers afin de garantir la fiabilité de toutes les pièces comptables, le tout dans un temps record. Ces nouvelles procédures ont permis d’identifier avec précisions l’ensemble des contribuables et de sécuriser tout le circuit.
Plusieurs cas de fraudes ont été également décelés et punis grâce au recours à cette nouvelle technologie de facturation SECEF et le dispositif digital interne de vérification et contrôle interne à la DGI. En même temps qu’il affichait une large ouverture à l’endroit de ses collaborateurs et des partenaires, le Directeur Général des Impôts est resté strict et intransigeant sur le respect des textes et l’observance de la rigueur dans la gestion. Il a créé toutes les conditions matérielles adéquates de travail dans une transparence parfaite pour motiver le personnel et les partenaires. En revanche, il n’est pas allé de main morte pour sanctionner le moindre manquement.
Une autre initiative non moins importante du l’équipe de Abdourahamane Malan Saley repose sur une communication efficiente en direction des partenaires et des contribuables en vue d’un changement positif de mentalité par rapport à la conception des impôts. Le but visé étant d’expliquer aux contribuables que s’acquitter de ses impôts et taxes est un devoir citoyen et non une brimade de l’Etat. Cette communication de proximité a donné des résultats tangibles au regard de l’affluence des contribuables dans les bureaux de la DGI pour des démarches administratives et dans les guichets pour le règlement des factures.
Du reste, à l’occasion de la dernière édition de la journée du contribuable, beaucoup d’entre eux ont été décorés par la Direction Générale des Impôts. Par ailleurs cette journée a été consacrée à des échanges fructueux entre les différents acteurs de la chaine des impôts pour améliorer et renforcer leur collaboration.
Il faut noter que depuis son arrivée à la tête de la DGI, Monsieur Abdourahamane Malan Saley a réussi à booster fortement les recettes fiscales et en 2024 déjà, en dépit de l’isolement presque total dans lequel est plongé le Niger, avec une multitude de sanctions économiques, la DGI a réalisé presque un milliard de recettes.
Le Premier Ministre Ali Mahamane Lamine Zeine a vivement félicité le Directeur Général des Impôts et son équipe au cours de la « journée du Contribuable» pour cette prouesse, avant d’ajouter que ces ressources ont permis à l’Etat du Niger d’assurer valablement son fonctionnement et à financer les projets prioritaires conformément aux vœux du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, celui notamment de miser principalement sur ses propres moyens pour affirmer la Souveraineté de notre pays.
En mobilisant plus d’un milliard de recettes au titre de l’année 2025, c’est presque la moitié du budget national que la DGI vient de mettre à elles seule dans les caisses de l’Etat.
Avec la campagne de un milliard que la DGI vient de lancer les autorités du CNSP sont sûres d’avoir un levier important dans la matérialisation de la lutte pour la souveraineté.
Mato Mani
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On pensait pourtant que l’un des grands dossiers de la Refondation serait la remise de l’administration au travail. Mais le résultat sur le terrain indique tout le contraire. Les autorités du CNSP seraient-elles disposées à booster le travail ou au repos des agents de l’État ? L’administration ne travaille pas, et le gouvernement du CNSP prescrit le repos des travailleurs. Le mardi 3 mars dernier en effet le gouvernement a adopté une ordonnance portant jours fériés au Niger, une ordonnance qui rajoute trois journées fériés au nombre des jours chômés et payés. Ainsi le lendemain de la fête de l’Aïd El fitr, la journée du 26 mars et la journée du 26 juillet sont classées comme fête nationale. Trois jours fériés désormais dans l’escarcelle des travailleurs qui déjà, il a été établi qu’ils ne travaillent pas. En effet un exercice récent de diagnostic de l’administration fait par le Professeur Farmo Moumouni établit sans ambages que l’administration nigérienne ne travaille pas. C’est un exercice d’observation, ce n’est pas une enquête complète mais c’est déjà un tableau critique qui a été brossé par le ministre de la formation professionnelle. Son travail n’est pas forcément une enquête, c’est une observation de l’administration de son département ministériel. Ce constat est une constante dans toutes les administrations. Les agents ne travaillent pas, ils s’ennuient et se tournent les pouces. Les directeurs centraux, les seuls, qui donnent l’impression de travailler passent tout leur temps à peaufiner des TDR pour des projets d’atelier. Avec à la clé une course pour les per diem et autres frais de mission. Toute la machine administrative de l’État se réduit à ce travail marginal, la confection des TDR quand le gros du contingent des autres agents d’exécution ne trouve aucun travail à faire.
Dans ce même contexte d’oisiveté le gouvernement vient de donner plus de journées à chômer. La refondation est-elle véritablement porteuse de remise des agents de l’État au travail ? La question reste posée. Qu’est-ce qu’elle a posé dans ce sens ? Quelle mesure nouvelle d’incitation au travail a été initiée ? Quelle réforme a été proposée ? Aucun indicateur de changement notoire n’est pour l’instant visible.
Le changement n’est pas à l’ordre du jour.
« La politique des partis politiques a opéré l’ossification des mentalités. Des hommes et des femmes ont été jetés dans l’administration au prorata des alliances pour jouir d’avantages Indus et de privilèges sordides », indique la note du professeur Farmo. Aujourd’hui encore rien n’a changé. Ceux qui sont aux commandes dans différentes sphères de l’appareil du pouvoir de la Refondation, c’est une clientèle qui a fait assez de zèle dans le soutien aux autorités du CNSP pour être cooptée. Et c’est cette clientèle qui renvoie l’ascenseur au CNSP en proposant la journée du 26 mars et celle du 26 juillet comme journées fériées. En effet ce sont les participants aux assises nationales qui ont retenu la journée du 26 mars comme une journée historique qui célèbre la marche héroïque des nigériens pour la REFONDATION et la Journée du 26 Juillet anniversaire du coup d’État comme journée de la souveraineté. Insérer le 26 mars et le 26 juillet comme des jours fériés reste encore dans une dimension du symbolisme. Mais pour que ces deux journées accèdent au statut de journée historique cela prendra du temps. Et c’est les nigériens qui le feront plus tard. En revisitant l’histoire des hommes passés et de leurs actions, les nigériens voteront des jours historiques, ils construiront des stèles pour célébrer des grands héros. Mais ils supprimeront aussi des jours fériés inutiles et déboulonneront d’autres monuments. Tout dépendra des changements heureux, des révolutions réussies qui auront produit des transformations qualitatives au sein de la communauté. Il y a longtemps la journée du 15 avril était fériée comme fête nationale. Aujourd’hui personne ne s’en rappelle.
La refondation doit plus s’investir à reconstruire le pays, à forger la mystique du travail. Et laisser les nigériens célébrer.
Ibrahim Elhadji dit Hima
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