LA ROUE DE L’HISTOIRE 125
Sur les différents fronts à travers le territoire national, les Forces de Défense et de Sécurité ont abattu un travail extraordinaire au cours du mois de février et de mars 2026 dans le cadre de la sécurisation des populations et de leurs biens. Sur le terrain, au niveau des théâtres d’opérations, les résultats se passent de tout commentaire et traduisent non seulement la montée en puissance des différentes forces engagées sur le terrain mais aussi le professionnalisme et la vigilance des forces de défense et de sécurité surtout au cours du mois de Ramadan où par le passé les plus grandes surprises désagréables ont été enregistrées. Les résultats engrangés par les Forces de Défense et de sécurité au cours de ces deux derniers mois témoignent également de l’engagement de nos soldats qui veillent nuits et jours à en découdre avec l’hydre terroriste et ses sponsors.
A travers les différents théâtres d’opération sur l’ensemble du territoire national, les Forces de défense et de sécurité (FDS) nigériennes ont « neutralisé » 265 terroristes et mercenaires, au cours du seul mois de février 2026. C’est le bilan qui ressort du Bulletin mensuel d’information du Centre intégré de coordination des opérations (CICO), diffusé le samedi 7 mars 2026 sur les antennes de la télévision nationale (RTN). Ces résultats qui révèlent la montée en puissance des différentes forces déployées sur le terrain, ont été obtenus à la suite d’offensives aéroterrestres intégrées et d’opérations de ratissage, de sécurisation et de contrôle de zone.
La même source indique que les différentes opérations menées au cours de la même période ont également permis « la destruction ou la saisie de 47 véhicules et de 152 motos, la récupération de 79 armes, de plus de 50 000 cartouches, de 42 postes radios portatifs, de milliers de bâtons de dynamite, ainsi que d’importantes quantités de matières explosives », dont « 28 engins explosifs improvisés détectés et neutralisés ».
En outre, les vaillantes Forces de Défense et de Sécurité ont réussi à interpeller 132 individus, dont des terroristes, des criminels, des suspects et des complices.
Le bulletin mensuel du mois de février 2026 du CICO de préciser que ces actions ciblées ont également permis la saisie de « plus de 354 000 litres de carburant de contrebande ainsi que des quantités significatives de produits prohibés, d’une valeur estimée à plus de 1,45 milliard de francs CFA ».
Des progrès incontestables au cours de la première semaine du mois de mars 2026
Les résultats obtenus par les différents théâtres d’opérations des Forces de Défense et de Sécurité au cours de la période allant du 04 au 09 mars 2026 confirment, une nette progression sur le terrain et une volonté implacable de traquer les terroristes dans leurs derniers retranchements.
Plus d’une vingtaine de terroristes neutralisés, 97.000 litres de gazoil récupérés, 22 suspects interpellés et des dizaines de milliers des comprimés prohibés récupérés, selon le bulletin des FDS du 04 au 9 mars 2026.
Les populations de plus en plus conscientes des menaces coopèrent de plus en plus avec les FDS. Partout, elles félicitent l’abnégation et la détermination des FDS à sécuriser le pays. L’élimination d’une horde de terroristes dans la nuit du 08 au 09 mars qui a attaqué la base 401 sur l’aéroport de Tahoua, grâce au professionnalisme de nos FDS, est un message clair transmis aux ennemis internes et externes du Niger.
Cette riposte sévère qui a couté la vie à plus d’une quarantaine de terroristes et 5 capturés témoigne de l’incontestable progrès des FDS nigériennes dans la sécurisation des populations sur l’ensemble du territoire nigérien.
La Réplique de la base 401 de Tahoua à l’infiltration de la nuit du 8 au 9 mars 2026 sonne aussi comme une ultime leçon aux terroristes et leurs sponsors qui doivent désormais se rendre compte que les forces de défense et de Sécurité désormais aguerris sont toujours sur le pied de guerre.
Adoum Boulkassoum
Niamey, la capitale a accueilli la mission du Conseil Consultaitf de la Refondation (CCR) le 06 Mars 2026. La cérémonie de lancement de la mobilisation citoyenne pour la défense de la Patrie qui a pour objectif d’expliquer aux citoyens nigériens la portée de l’ordonnance sur la mobilisation Générale prise par le Président de la République a été présidée par le Président du CCR, Dr Mamoudou Harouna Djingarey au centre des conférences Mahatma Gandhi de Niamey, en présence des membres du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, du Ministre d’État de la Défense Nationale, du Ministre d’État de l’intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, des membres du gouvernement, des membres du bureau du CCR, du Gouverneur de la région de Niamey, de l’Administrateur Délégué de la ville de Niamey et des Administrateurs Délégués des Arrondissements Communaux.
Malgré le début du mois de Ramadan avec ses contingences, la population de Niamey dans toutes ses composantes était massivement au rendez-vous de cette journée populaire de mobilisation générale pour la défense de la patrie dans la région.
Cette journée de grande portée civique et patriotique s’inscrit dans la dynamique nationale de mobilisation citoyenne autour de la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Niger engagée par le Conseil Consultatif de la Refondation qui s’est transporté en Région pour expliquer les missions des Conseillers CCR et aussi expliquer le tenants et les aboutissants de l’ordonnance sur la mobilisation Générale.
Intervenant à cette occasion, le Gouverneur de la région de Niamey, le Général de Division Assoumane Abdou Harouna a salué l’initiative du CCR et rappelé l’importance de la mobilisation citoyenne dans un contexte marqué par des défis sécuritaires majeurs, avant d’inviter les populations à demeurer unies, vigilantes et solidaires autour des valeurs de la République.
Le Gouverneur de Niamey de rappeler également tout le combat mené par la population de Niamey, sa résistance, sa résilience, depuis la prise de pouvoir par le CNSP, avant d’inviter les populations à rester sur leur garde face aux multiples menaces qui guettent le pays et qui expliquent la prise de l’ordonnance portant sur la mobilisation Générale
Au cours de la Cérémonie, les participants ont eu droit à une présentation sur le Conseil Consultatif de la Refondation, notamment sa composition et son fonctionnement et les attributions qui lui sont dévolues. Le 2ème Vice-Président du CCR, le Colonel Inoussa Nomao a expliqué de fond en comble les missions de l’Institution et le travail qu’elle a abattu au cours de ses deux sessions ordinaires de l’année 2025 et de la session extraordinaire du 31 décembre 2025.
Pour sa part, le Président de la Commission Géopolitique et Environnement International, M. Bana Ibrahim a expliqué la portée de l’ordonnance relative à la mobilisation générale pour la défense de la patrie prise par le Président de la République et qui détermine les modalités d’organisation, de préparation et de mise en œuvre de la mobilisation générale conformément aux dispositions de l’article 43 de la Charte de la Refondation et à la loi 2002-30 du 31 décembre 2002 portant organisation générale de la défense nationale.
Ces deux interventions ont été suivies de questions de certains participants relativement au fonctionnement du CCR et aux attentes des populations ainsi qu’aux modalités de la mobilisation Générale pour la sauvegarde de la patrie
Clôturant les travaux de la journée, le Président du CCR l’Honorable Dr Mamoudou Harouna Djingarey a rappelé que la mobilisation s’inscrit dans la vision stratégique et la ferme volonté de Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’État, du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie et du Gouvernement’’.
«Cet engagement est un devoir sacré, il est un pacte moral avec le peuple nigérien, et nos missions de terrain qui constituent la concrétisation de notre serment collectif, ont démontré l’adhésion des populations au processus de la refondation et leur volonté d’être pleinement promotrices de la souveraineté nationale » a déclaré le président du CCR.
Dr Mamoudou Harouna Djingarey a indiqué que dans la région de Niamey, capitale politique, ‘’l’exemple doit être total, et la mobilisation générale est à la fois un engagement collectif et une responsabilité collective, parce que la mobilisation générale n’est pas uniquement militaire, elle est civique, elle est sociale et elle est morale ».
Le Président du CCR a appelé à l’implication, la participation de l’ensemble des forces vives de la nation: autorités administratives, forces de défense et de sécurité, chefs coutumiers, leaders religieux, jeunes, femmes, acteurs économiques, société civile, médias et diaspora dans la préparation de la mobilisation générale.
Dr Mamaoudou Harouna Djingarey de souligner qu’en ‘’période de mobilisation, l’information devient sensible, avant de partager un message, il est nécessaire de se poser trois questions, est-ce vrai?, est-ce utile? et est-ce autorisé? Car la désinformation fragilise la Nation » a-t-il conseillé, avant d’inviter à plus de »vigilance citoyenne permanente, la cohésion sociale doit être renforcée comme le proclame notre hymne national, « L’Honneur de la Patrie, Guerriers intrépides, déterminés et fiers, défendons notre patrie au prix de notre sang. Ces paroles traduisent l’esprit de responsabilité collective qui doit guider chacun de nos actes’’.
A souligner que les participants à la cérémonie de mobilisation citoyenne ont eu droit à la projection d’un film institutionnel sur les actions de sensibilisation et les missions de terrain conduites par le CCR dans les différentes régions du pays, illustrant l’adhésion progressive des populations au processus de la Refondation nationale.
La journée de mobilisation de mobilisation citoyenne s’est poursuivie avec la lecture du Saint Coran, suivie de la prière collective du vendredi et de kunut à la Grande Mosquée de Niamey afin d’implorer la protection d’Allah pour le Niger et son Peuple.
Mato Mani
Dans le cadre de la mise en œuvre de la refondation du système judiciaire nigérien, le Ministre de la justice, des droits de l’homme, garde des sceaux, chargé des relations avec les institutions, M. Alio Daouda a engagé plusieurs actions de terrain pour s’enquérir des conditions de travail des tribunaux et des magistrats d’une part et des conditions de vie des populations carcérales d’autre part. Le but de ces visites de terrain est non seulement de s’enquérir du fonctionnement de l’appareil judiciaire mais aussi d’assurer la reprise en main du contrôle hiérarchique des juridictions, a-t-il souligné avec force. Ces visites visent aussi à assurer une meilleure offre du service public de la justice conformément à l’esprit de la Refondation de la République et aux Directives du Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani.
Dans cette dynamique, M. Alio Daouda a visité le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey et les tribunaux communaux au niveau de la ville de Niamey où il s’est largement entretenu avec les magistrats et l’ensemble du personnel qui travaillent au niveau des différentes entités judiciaires visitées.
Au niveau du Triunal de Grande Instance Hords Classe de Niamey, le Président du Tribunal M. Mamane Manirou a affiché un tablean des plus satisfaisants : « Au cours de l’année 2025, un travail considérable a été abattu par les collègues malgré l’insuffisance des moyens humains et matériels. J’en veux pour preuve les résultats atteints au siège civil avec le jugement de 781 affaires, et au correctionnel 258 affaires jugées par la chambre du pôle antiterroriste ayant concerné 497 personnes», a-t-il relevé. Le Président du Tribunal d’ajouter la tenue de dix sessions de la chambre criminelle qui ont permis de juger 202 dossiers concernant 309 accusés.
Pour sa part, le Procureur de la République Près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey, M. Ousmane Beido a souligné qu’à la date du 4 mars 2026, au titre du TGI/HC de Niamey et de ses deux cambres spécialisées, 3 082 prévenus ont été enregistrés, dont 2511 cas en cours de traitement et 511 en attente de jugement.
Dans la même dynamique, le 6 mars 2026, la deuxième réunion du Parquet de l’année 2026 s’est tenue au Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Niamey. Celle-ci a permis d’examiner les activités du mois de février, marquées par le traitement de 392 procès-verbaux et la tenue de 126 dossiers jugés. Au total, 321 personnes ont été poursuivies, dont 297 majeurs et 24 mineurs. Le bilan global des activités a été jugé satisfaisant.
Le Ministre de la justice, des droits de l’homme, garde des sceaux, chargé des relations avec les institutions, M. Alio Daouda s’est rendu également le lundi 09 mars 2026 à la maison d’arrêt de Niamey.
Au niveau de cette maison d’arrêt, le Commandant Abdourahamane Foutah, régisseur de la dite prison, a relevé qu’à la date du 8 mars 2026, la Maison d’arrêt de Niamey enregistre 1895 détenus, toutes catégories confondues, dont 399 condamnés et 1 496 prévenus soit un taux d’occupation de 416%.
La capacité d’accueil du centre, a expliqué le Régisseur est d’un peu moins de 400 places dont 45 pour les femmes et 350 places pour les hommes.
Le Commandant Abdourahamane Foutah de poursuive que ce taux se répartit comme suit : le quartier des hommes avec 1772 détenus, dont 1300 prévenus et 377 condamnés, le quartier des femmes avec 62 femmes, dont 57 prévenues et 5 condamnées, les mineurs avec 57, 40 prévenus et 17 condamnés, les filles au nombre de 4 qui cohabitent avec les femmes majeures, 16 transitaires et 85 détenus de nationalité étrangère.
Le Commandant Abdourahamane Foutah a toutefois relevé que du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2025, la Man d’arrêt de Niamey a écroué 4 8335 prévenus dont 3 071 ont été jugés et condamnés au courant de l’année 2025. Il a estimé, avec satisfaction, que comparativement aux années antérieures, on note une avancée très significative, en tout cas dans le traitement des dossiers de détenus.
Le ministre de la justice M. Alio Daouda s’est également entretenu avec les détenus pour s’enquérir de leurs conditions de détention.
Les détenus ont profité de l’occasion pour exprimer leurs préoccupations qui se résument à la clémence, la lenteur de de la justice et le problème de surpopulation carcérale.
- Alio Daouda de prendre bonne note des doléances présentées et de constater que malgré les difficultés « La Maison d’arrêt de Niamey parvient à mettre à la disposition des détenus trois repas, un quatrième même, du fait du mois béni de Ramadan.»
Le ministre de la justice, Garde des Sceaux de souligner à l’issue de sa visite dans les milieux carcéraux que « C’est pour amener les chefs des juridictions à reprendre le contrôle des juridictions qu’ils ont la responsabilité de conduire et, en même temps, permettre aux différents acteurs de jouer leur partition». ‘’Le juges d’instruction sont tenus d’observer les prescriptions légales qui les obligent régulièrement à venir dans les établissements pénitentiaires pour voir les personnes qui sont placées en détention’’ a-t-il conclu.
Mato Mani

