ZLECAf : Mahamadou Issoufou dévoile les chiffres d’un succès historique qui redessine l’avenir économique de l’Afrique.

ZLECAf : Mahamadou Issoufou dévoile les chiffres d’un succès historique qui redessine l’avenir économique de l’Afrique.

Par Ousmane Illo.

Reçu en audience par le Président burundais le 4 août 2026 à Bujumbura, l’ancien Président du Niger et Champion de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), Mahamadou Issoufou, a dressé un bilan particulièrement encourageant de l’état d’avancement de ce qui est considéré comme le plus ambitieux projet d’intégration économique du continent. Un bilan qui confirme que la ZLECAf est désormais entrée dans une phase décisive de son déploiement.
Près de huit ans après la signature de l’Accord instituant la Zone de libre-échange continentale africaine, les résultats présentés par Mahamadou Issoufou témoignent d’une mobilisation sans précédent des États africains. Selon les chiffres communiqués lors de cette audience, 54 des 55 États membres de l’Union africaine ont signé l’Accord, tandis que 50 pays l’ont déjà ratifié, illustrant un niveau d’adhésion rarement observé dans l’histoire des grandes réformes continentales.
Au-delà de ces statistiques, le Champion de la ZLECAf a mis en avant les progrès institutionnels enregistrés ces dernières années. Aux protocoles initiaux relatifs au commerce des marchandises et des services viennent désormais s’ajouter ceux de la deuxième phase portant notamment sur la propriété intellectuelle, la politique de concurrence, le commerce numérique, les investissements ainsi que la promotion de la participation des femmes et des jeunes au commerce africain.
Ces nouveaux instruments juridiques visent à transformer la ZLECAf en un véritable marché intégré, capable de favoriser les investissements, de stimuler l’industrialisation et de renforcer les chaînes de valeur africaines. Pour de nombreux observateurs, cette évolution marque le passage d’un simple accord commercial à un véritable projet de transformation économique du continent.
L’un des faits les plus marquants soulignés lors de cette rencontre concerne la rapidité exceptionnelle avec laquelle l’Accord de la ZLECAf a été négocié, signé et ratifié. Selon Mahamadou Issoufou, il s’agit de l’accord ayant connu le processus le plus rapide de négociation, de signature et de ratification depuis la création de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), devenue Union africaine. Un record qui reflète la volonté politique des dirigeants africains d’accélérer l’intégration économique du continent.
Avec un marché potentiel de 1,4 milliard de consommateurs, la ZLECAf est appelée à devenir le plus vaste espace de libre-échange au monde en nombre de pays participants. Pour les économies africaines, notamment celles du Sahel, l’enjeu est immense : faciliter les échanges intra-africains, réduire les barrières commerciales, créer des emplois, attirer davantage d’investissements et renforcer la souveraineté économique du continent.
À Bujumbura, Mahamadou Issoufou est ainsi venu rappeler que la réussite de la ZLECAf ne se mesure plus seulement à travers les textes adoptés, mais désormais à la capacité des États à traduire cette ambition en opportunités concrètes pour les entreprises, les jeunes, les femmes entrepreneures et les populations africaines. Plus qu’un projet économique, la ZLECAf apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux leviers de l’intégration et de la prospérité de l’Afrique de demain.

La Voie du Sahel.

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