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	<title>Le niger dans la presse internationale Archives - La Voie du Sahel</title>
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	<description>La voie de la Démocratie, de la Paix et du Développement</description>
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	<title>Le niger dans la presse internationale Archives - La Voie du Sahel</title>
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		<title>Revue de presse Niger –27/04/2026</title>
		<link>https://lavoiedusahel.com/revue-de-presse-niger-27-04-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 09:19:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le niger dans la presse internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Niger : lancement officiel de la carte d’identité nationale biométrique AES à Niamey – ANP</p>
<p>The post <a href="https://lavoiedusahel.com/revue-de-presse-niger-27-04-2026/">Revue de presse Niger –27/04/2026</a> appeared first on <a href="https://lavoiedusahel.com">La Voie du Sahel</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Niger : lancement officiel de la carte d’identité nationale biométrique AES à Niamey <a href="https://anp.ne/niger-lancement-officiel-de-la-carte-didentite-nationale-biometrique-aes-a-niamey/">– ANP </a>– 25/04 </h3>



<p>Au Niger, le Secrétaire général du ministère de l’intérieur, M. Abdourahamane Ayouba, représentant le ministre d’Etat à l’intérieur, a officiellement lancé, ce samedi 25 Avril 2026, le processus d’enrôlement général pour l’obtention de la carte d’identité nationale biométrique ‘’AES’’, dans le commissariat de police de Yantala, à Niamey. &nbsp;</p>



<p>Ce coup d’envoi officiel qui a eu lieu au cours d’une cérémonie solennelle devait être suivi par l’enrôlement dans les 20 commissariats de police de la capitale avant de s’étendre aux autres localités du pays dans les jours à venir.</p>



<p>L’enrôlement pour l’obtention de cette carte, note-t-on, est un processus de capture des caractéristiques physiques ou comportementales comprenant les empreintes digitales, le visage, la voix, l’iris devant concourir&nbsp; à la réalisation d’un modèle numérique qui empêche toute usurpation d’identité. Et comme le présentent les autorités, c’est un processus fiable, rendant toute falsification difficile avec l’avantage de la rapidité d’exploitation qu’il procure.</p>



<p>Aussi, cette carte nationale d’identité biométrique se positionne comme&nbsp; une pièce d’état civil mais aussi, un pilier de sécurité moderne.</p>



<p>L’enrôlement biométrique s’inscrit dans la « modernité de la gouvernance actuelle et confère au citoyen, son statut de citoyenneté sur la base juridique de son identité réelle avec pour main courante, la garantie administrative, outil stratégique pour tout État souverain et indépendant », indique une source officielle. &nbsp;</p>



<p>Ce document d’identité nationale se procure sur présentation de plusieurs document de base, comme : l’acte de naissance ou le jugement supplétif, un certificat de nationalité, un certificat de résidence, une preuve de profession, des photographies conformes aux normes biométriques et payer la somme de 4.500 francs.</p>



<p>Pour rappel, c’est le Président de la République M. Abdourahamane Tiani qui s’est fait enrôler pour la première fois, le 27 mars 2026, suivi&nbsp; du&nbsp; Premier Maistre Ali Mahamane Lamine Zeine, le 9 Avrils.</p>



<p>«…nous sommes aujourd’hui, dans l’étape cruciale de l’enrôlement de masse », a indiqué le Secrétaire général du ministère de l’intérieur lors de la cérémonie de ce samedi.</p>



<p>C’est avec une légitime fierté que je prends la parole en ce jour mémorable du 25 avril 2026 pour marquer une étape majeure dans le processus de refondation de notre État et de consolidation de notre souveraineté », a en outre déclaré M. Abdourahamane Ayouba, avant&nbsp; de noter que « la carte nationale d’identité biométrique que nous lançons aujourd’hui transcende la simple fonction administrative ».</p>



<p>« Elle n’est ni un privilège, ni un instrument réservé à une élite, elle&nbsp; constitue à la fois un droit fondamental et un devoir civique, Elle est le socle de notre souveraineté numérique et l’un des piliers de la modernisation de notre administration », a-t-il commenté.</p>



<p>&nbsp;Cette carte d’identité nationale est, en réalité, une initiative commune entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali regroupés au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), avec comme principe de validité dans les trois (3) pays de chaque&nbsp; carte fournie par Etat membre.</p>



<p>Selon le Général de la police nationale à la retraire Abdourahamane Ayouba cette carte doit faciliter l’accès aux services de santé, de l’éducation, de la mobilité et autres.</p>



<p>« Dans un contexte mondial marqué par la montée des menaces sécuritaires et numériques, notre pays se doit d’anticiper et de se doter d’outils modernes et fiables. La carte biométrique que nous introduisons constitue une réponse concrète aux défis liés à la fraude documentaire, à l’usurpation d’identité et à l’insécurité. Elle garantit l’unicité, l’authenticité et la protection de l’identité de chaque citoyen », a-t-il indiqué.</p>



<p>A propos de l’opérateur, le service de la confection de ce nouveau document numérique d’identité nationale est fourni par l’entreprise libyenne Alitisal Aljadeed.</p>



<p>Selon son site web, l’entreprise propose des technologies réseau, des solutions de centres de données ainsi que des solutions E-ID et biométriques, avec des années d’expérience dans l’industrie TIC. &nbsp;</p>



<p>« Notre expertise et notre expérience nous permettent d’offrir des options flexibles pour répondre à vos besoins de connectivité et servir des applications vitales et critiques. En tant que partenaire indépendant, nous nous engageons à garantir que nos clients disposent de solutions adaptées à leurs besoins », renseigne la même source, précisant disposer « plus de 20 ans d’expérience dans les technologies réseau et les solutions de centres de données ».</p>



<p>Elle ouvre la voie, a-t-il dit, au processus du passeport numérique commun entre ces trois pays alliés.</p>



<p>Mieux, a-t-il expliqué, ses avantages sur le plan sécuritaire sont tout nombreux.</p>



<p>« Dans un contexte mondial marqué par la montée des menaces sécuritaires et numériques, notre pays se doit d’anticiper et de se doter d’outils modernes et fiables. La carte biométrique que nous introduisons constitue une réponse concrète aux défis liés à la fraude documentaire, à l’usurpation d’identité et à l’insécurité. Elle garantit l’unicité, l’authenticité et la protection de l’identité de chaque citoyen », a-t-il indiqué.</p>



<p>A propos de l’opérateur, le service de la confection de ce nouveau document numérique d’identité nationale est fourni par l’entreprise libyenne Alitisal Aljadeed.</p>



<p>Selon son site web, l’entreprise propose des technologies réseau, des solutions de centres de données ainsi que des solutions E-ID et biométriques, avec des années d’expérience dans l’industrie TIC. &nbsp;</p>



<p>« Notre expertise et notre expérience nous permettent d’offrir des options flexibles pour répondre à vos besoins de connectivité et servir des applications vitales et critiques. En tant que partenaire indépendant, nous nous engageons à garantir que nos clients disposent de solutions adaptées à leurs besoins », renseigne la même source, précisant disposer « plus de 20 ans d’expérience dans les technologies réseau et les solutions de centres de données ».</p>



<p>Ce processus de lancement général de la carte biométrique vient s’inscrire dans un élan de digitalisation pris par le Gouvernement nigérien.</p>



<p>Ainsi, pas plus tard que le 22 Avril 2026,&nbsp; le Gouvernement a, en conseil des ministres, validé un&nbsp; projet d’ordonnance portant régime de l’état civil au Niger qui vise à « corriger des insuffisances afin de permettre une meilleure implémentation des registres nationaux de l’état civil et de la population et de garantir une identité juridique fiable et unique à chaque Nigérien intégrant les données biométriques », comme l’a rapporté un communiqué officiel.</p>



<p>A cette même occasion, rappelle-t-on, le Gouvernement a décidé de la création d’un établissement public à caractère administratif dénommé ‘’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des Personnes Physiques’’, qui a pour « mission principale de mettre en œuvre, sous la tutelle du Ministère de l’Intérieur, la politique nationale d’enregistrement biométrique et d’identification des personnes physiques sur l’ensemble du territoire national, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de cette réforme », selon le communiqué officiel.</p>



<p>Aussi, le même conseil des ministres a permis à l’Exécutif nigérien d’adopter un projet d’ordonnance relatif au Code de la Nationalité Nigérienne afin de « modifier la législation relative à la délivrance du certificat de nationalité afin d’assurer un meilleur accès à ce document indispensable à tous les actes de la vie civile ».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Crise entre le Bénin et le Niger : Mohamed Toumba demande des « gages » à Romuald Wadagni <a href="https://www.jeuneafrique.com/1791307/politique/crise-entre-le-benin-et-le-niger-mohamed-toumba-demande-des-gages-a-romuald-wadagni/">– </a><a href="https://www.jeuneafrique.com/1791307/politique/crise-entre-le-benin-et-le-niger-mohamed-toumba-demande-des-gages-a-romuald-wadagni/">Jeune</a><a href="https://www.jeuneafrique.com/1791307/politique/crise-entre-le-benin-et-le-niger-mohamed-toumba-demande-des-gages-a-romuald-wadagni/"> </a><a href="https://www.jeuneafrique.com/1791307/politique/crise-entre-le-benin-et-le-niger-mohamed-toumba-demande-des-gages-a-romuald-wadagni/">Afrique</a><a href="https://www.jeuneafrique.com/1791307/politique/crise-entre-le-benin-et-le-niger-mohamed-toumba-demande-des-gages-a-romuald-wadagni/"> –</a> 24/04 &nbsp;</h3>



<p>À quelques jours de l’investiture de Romuald Wadagni, la junte nigérienne durcit le ton envers Cotonou. Son ministre de l’Intérieur, le général Toumba, conditionne toute normalisation à une rupture explicite du Bénin avec la France.</p>



<p>Dans un entretien fleuve accordé à la télévision nationale nigérienne – deux heures et demie d’une interview diffusée le 21 avril sur la RTN – le général Mohamed Toumba, ministre de l’Intérieur avec rang de ministre d’État, a abordé de très nombreux sujets relatifs à la situation sécuritaire. Alors que le Niger est confronté à une montée en puissance des attaques jihadistes sur son sol, en particulier dans la région du Tillabéry, le général a réitéré les accusations portées régulièrement par la junte à l’encontre de la France.</p>



<p>Il a également évoqué les relations, plus que tendues, entre Niamey et Cotonou dans la perspective de la fin prochaine du mandat de Patrice Talon qui cèdera la place à Romuald Wadagni, son dauphin, dont l’investiture doit se tenir le 24 mai prochain.</p>



<p>« Patrice Talon est parti, mais Talon n’était pas le véritable problème. Le véritable problème, c’est Macron », a affirmé le général nigérien. « Nous disons que Talon c’est quelqu’un qui est instrumentalisé par la France. (…) Il a donné la facilité aux Français de venir s’installer et, à partir de son territoire, d’essayer de nous attaquer. Voilà le problème », a-t-il notamment déclaré.</p>



<p>Interrogé sur ce qu’il attendait de la part du successeur de Patrice Talon, le ministre de l’Intérieur a réclamé des « gages de bonne volonté », exigeant que « le Bénin dise qu’il n’a rien à voir avec les intérêts de la France » et que Cotonou « ne facilite pas la présence de la France sur son territoire pour agresser des voisins à eux, parce que c’est de cela qu’il s’agit ».</p>



<p>Cette attaque d’un haut responsable de la junte nigérienne est loin d’être une première. Les relations entre le Bénin et le Niger n’ont cessé de se dégrader depuis la prise du pouvoir par les armes du général Abdourahamane Tiani, le 26 juillet 2023.</p>



<p>Fin janvier, au lendemain de l’attaque de l’aéroport international de Niamey et de la Base 101, où le contingent de militaires russes d’Africa Corps est stationné, Abdourahamane Tiani avait eu des propos très durs. « Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment à Emmanuel Macron, Patrice Talon, Alassane Ouattara : nous les avons suffisamment écoutés aboyer, qu’ils s’apprêtent eux aussi à leur tour à nous écouter rugir », avait-il notamment déclaré, accusant la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin d’être derrière cette attaque revendiquée par l’État islamique.</p>



<p>Pourquoi c’est important. Si la mise en garde du général Mohamed Toumba n’est pas inédite, elle s’inscrit cependant dans un contexte particulier, à quelques jours de l’investiture de Romuald Wadagni à la présidence du Bénin.</p>



<p>Élu avec 94 % des suffrages lors de la présidentielle du 12 avril dernier, le successeur de Patrice Talon a fait plusieurs déclarations laissant entrevoir une volonté d’apaisement avec Niamey. « Je suis convaincu que nous allons pouvoir nous asseoir et discuter. Nous n’avons pas d’autre choix ! » avait-il notamment déclaré dans l’entretien qu’il a accordé à Jeune Afrique le 23 mars dernier. « Les pays de la région ont les mêmes défis à relever : la sécurité, la pauvreté et le chômage des jeunes. Et le même objectif à atteindre : une prospérité partagée. La seule façon d’y parvenir est de travailler ensemble », avait ajouté.</p>



<p>Il avait par ailleurs affirmé que, si « la coopération sécuritaire avec le Niger et le Burkina Faso n’est pas au niveau souhaitable », les chefs d’état-major des trois pays « se parlent régulièrement et les choses iront en s’améliorant ». Un optimisme qui ne semble pas tout à fait partagé à Niamey.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Rencontre de haut niveau en Gambie sur le renforcement de la sécurité et la stabilisation au Sahel et en Afrique de l’Ouest : Le Niger, à la tête de la délégation de l’AES, y a activement pris part <a href="https://anp.ne/rencontre-de-haut-niveau-en-gambie-sur-le-renforcement-de-la-securite-et-la-stabilisation-au-sahel-et-en-afrique-de-louest-le-niger-a-la-tete-de-la-delegation-de-laes-y-a-activement-pris-part/">– </a><a href="https://anp.ne/rencontre-de-haut-niveau-en-gambie-sur-le-renforcement-de-la-securite-et-la-stabilisation-au-sahel-et-en-afrique-de-louest-le-niger-a-la-tete-de-la-delegation-de-laes-y-a-activement-pris-part/">ANP</a><a href="https://anp.ne/rencontre-de-haut-niveau-en-gambie-sur-le-renforcement-de-la-securite-et-la-stabilisation-au-sahel-et-en-afrique-de-louest-le-niger-a-la-tete-de-la-delegation-de-laes-y-a-activement-pris-part/"> </a>– 25/04 &nbsp;</h3>



<p>Le Ministre nigérien des affaires étrangères, de la coopération et des nigériens à l’extérieur, Bakary Sangaré Yaou a conduit du 23 et 24 avril 2026 à Banjul, en Gambie, la délégation de l’Alliance des États du Sahel (AES) ayant participé aux travaux de la rencontre de haut niveau dédiée au renforcement de la sécurité et de la stabilisation au Sahel et en Afrique de l’Ouest. &nbsp;</p>



<p>Organisée par la Mission de l’Union africaine pour le Sahel (MISAHEL) en partenariat avec plusieurs institutions régionales et internationales, cette rencontre stratégique s’est déroulée au Centre international des congrès de Banjul.</p>



<p>La participation de la Confédération des Etats du Sahel (AES), conduite par le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, S.E. Bakary Yaou Sangaré, traduit la volonté constante de la Confédération de promouvoir une réponse concertée, fondée sur la synergie entre gouvernance vertueuse, coopération régionale renforcée et mécanismes multilatéraux efficaces.</p>



<p>Les discussions ont permis de mettre en lumière les défis sécuritaires majeurs auxquels fait face la région, notamment les activités terroristes et la complexité des transitions politiques en cours ainsi que les menaces d’extension de l’instabilité vers les États côtiers.</p>



<p>Ce cadre d’échanges a réuni des acteurs de premier plan, parmi lesquels l’Union africaine, les envoyés spéciaux pour le Sahel, les ministres des Affaires étrangères, les représentants de la CEDEAO et de l’AES, ainsi que de plusieurs partenaires engagés dans la stabilisation de la région.</p>



<p>Pour la Confédération des Etats du Sahel (AES), cette rencontre constitue un levier stratégique visant à consolider les acquis en matière de coopération régionale et à impulser une dynamique collective face aux enjeux sécuritaires communs. Elle s’inscrit pleinement dans la vision des plus hautes autorités confédérales en faveur d’une paix durable, d’une souveraineté assumée et d’un développement harmonisé dans l’espace sahélien.</p>



<p>En réunissant les principaux acteurs autour d’une même table, cet atelier confirme le rôle déterminant de la&nbsp; MISAHEL comme catalyseur d’actions coordonnées, au service de la sécurité et de la résilience des États du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.</p>



<p>Les délégations à cette rencontre ont été à la fin de leurs travaux reçues en&nbsp; par Son Excellence M. Adama Barrow, Président de la République de Gambie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Mali : le gouvernement confirme le décès tragique de Sadio Camara, ministre de la Défense <a href="https://www.actuniger.com/international/21936-mali-le-gouvernement-confirme-le-deces-tragique-de-sadio-camara-ministre-de-la-defense.html">– </a><a href="https://www.actuniger.com/international/21936-mali-le-gouvernement-confirme-le-deces-tragique-de-sadio-camara-ministre-de-la-defense.html">Actu</a><a href="https://www.actuniger.com/international/21936-mali-le-gouvernement-confirme-le-deces-tragique-de-sadio-camara-ministre-de-la-defense.html"> </a><a href="https://www.actuniger.com/international/21936-mali-le-gouvernement-confirme-le-deces-tragique-de-sadio-camara-ministre-de-la-defense.html">Niger</a><a href="https://www.actuniger.com/international/21936-mali-le-gouvernement-confirme-le-deces-tragique-de-sadio-camara-ministre-de-la-defense.html"> </a>– 26/04 &nbsp;</h3>



<p>Le gouvernement de transition a confirmé, dans un communiqué, ce dimanche dans la soirée, le décès tragique du Général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des anciens combattants. Considéré comme le numéro 2 de la Transition, l’ancien patron de la Garde nationale du Mali a succombé à ses blessures suite à l’attaque terroriste perpétrée contre sa résidence, sise dans la garnison de Kati, samedi 25 avril 2026, et qui a été revendiquée par le JNIM (Al-Qaïda). Suite à cette disparition, qui a provoqué une onde de choc au Mali et dans l’espace AES, un deuil national de deux (02) jours a été décrété sur toute l’étendue du territoire national à compter du lundi 27 avril, et les drapeaux seront mis en berne, d’après un décret du Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef suprême des armées.</p>



<p>Suite aux agressions terroristes coordonnées ayant visé le Mali, samedi 25 avril 2026, le Président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), le Capitaine Ibrahim Traoré, a fermement condamné ces actes planifiés visant à déstabiliser la région. Dans un communiqué publié dimanche, le chef d’État burkinabè a salué « la riposte déterminée » des Forces armées maliennes (FAMa) avant de réaffirmer la solidarité indéfectible des pays membres. Le Président du Faso a également dénoncé l’implication de « soutiens extérieurs » dans ces actes de déstabilisation et a saisi l’occasion pour marteler la volonté de l’AES de poursuivre sa lutte pour la souveraineté totale du Sahel.</p>



<p>Dans le communiqué publié au lendemain des attaques, le Président de la Confédération a indiqué que, dans la poursuite de sa lutte pour sa souveraineté, l’AES a été la cible d’agressions terroristes dans la matinée du 25 avril 2026, visant plusieurs sites sur le sol malien. « La coordination des attaques, les cibles visées, les effectifs ayant participé à la forfaiture, ainsi que la logistique et les armes utilisées, montrent à souhait qu’il s’agit d’actions planifiées et coordonnées de longue date, visant à infliger de nombreuses pertes parmi les forces de défense et de sécurité et à semer la terreur au sein des populations civiles innocentes de la Confédération des États du Sahel et particulièrement du Mali », poursuit le communiqué, dans lequel la Présidence en exercice de la Confédération estime que « la persistance de ces agressions barbares et inhumaines porte la signature d’un complot monstrueux soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel engagée à travers la dynamique confédérale de l’AES ».</p>



<p>Une nouvelle tentative de déstabilisation de l’AES, selon la Confédération</p>



<p>Mais, poursuit la même source, « le dessein macabre et les velléités de déstabilisation de ces bourreaux de la paix et de la concorde au Sahel ont été mis en échec grâce à une riposte professionnelle, courageuse et déterminée des forces armées maliennes ».</p>



<p>Pour la Confédération des États du Sahel, ces actes ignobles, lâches et barbares contre un État souverain membre ne sauraient ébranler la volonté des vaillants peuples du Sahel à vivre libres, en paix et dans la dignité.</p>



<p>La Présidence de la Confédération a saisi l’occasion pour adresser ses condoléances les plus attristées aux familles des martyrs et formuler les vœux de prompt rétablissement aux blessés.</p>



<p>La Confédération des États du Sahel a aussi exprimé au peuple malien, au gouvernement de la République du Mali et aux vaillantes Forces armées maliennes (FAMa) « sa solidarité totale, inconditionnelle et fraternelle » avant de leur rendre un vibrant hommage pour « le courage extraordinaire avec lequel ils ont repoussé cette agression barbare en mettant hors d’état de nuire ces individus d’une autre époque, à la solde d’acteurs animés d’une volonté manifeste de briser sa vision souverainiste ». Par la même occasion, elle a exprimé « sa gratitude » à tous les États et partenaires qui, dans un élan de solidarité, ont témoigné leur soutien au peuple malien et démontré une fois encore leur engagement à demeurer aux côtés des États et des peuples du Sahel. « La Confédération des États du Sahel réitère son attachement sans faille à la liberté, la souveraineté et la dignité et renouvelle sa volonté de poursuivre la lutte jusqu’à la libération totale », a conclu le communiqué signé par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.</p>



<p>Attaques complexes coordonnées contre plusieurs localités et casernes maliennes</p>



<p>Le samedi 25 avril dernier, plusieurs villes du Mali, dont Bamako, la capitale, mais aussi Kati, Sévaré, Gao, Mopti et Kidal, ont été la cible d’attaques terroristes coordonnées revendiquées par le JNIM (GSIM, Al-Qaïda) et le Front de libération de l’Azawad (FLA), qui affirme avoir repris le contrôle de la ville stratégique du nord du Mali, à la frontière avec l’Algérie.</p>



<p>Dans des communiqués, le gouvernement malien de transition et l’état-major des Forces armées (FAMa) ont assuré que la situation est sous contrôle et que les actions de ratissage se poursuivent sur toute l’étendue du territoire national.</p>



<p>Dans la soirée de ce dimanche, les autorités maliennes ont aussi confirmé la mort du général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’État en charge de la Défense nationale. Le n° 2 du régime militaire a succombé à ses blessures suite à l’attaque kamikaze qui a visé son domicile, au camp militaire de Kati, près de Bamako.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Mali : l’Armée assure que la situation est sous contrôle après une série d’attaques coordonnées à Bamako et dans plusieurs villes du pays <a href="https://www.actuniger.com/international/21932-mali-larmee-assure-que-la-situation-est-sous-controle-apres-une-serie-dattaques-coordonnees-a-bamako-et-dans-plusieurs-villes-du-pays.html">– </a><a href="https://www.actuniger.com/international/21932-mali-larmee-assure-que-la-situation-est-sous-controle-apres-une-serie-dattaques-coordonnees-a-bamako-et-dans-plusieurs-villes-du-pays.html">Actu Niger</a><a href="https://www.actuniger.com/international/21932-mali-larmee-assure-que-la-situation-est-sous-controle-apres-une-serie-dattaques-coordonnees-a-bamako-et-dans-plusieurs-villes-du-pays.html"> </a>– 25/04 &nbsp;</h3>



<p>Ce samedi tôt le matin, plusieurs villes du Mali, dont Bamako, ont été la cible d’attaques terroristes simultanées et coordonnées menées par des individus lourdement armés. Dans la capitale, la zone aéroportuaire de Sénou a été visée ainsi que la ville-garnison de Kati, à 15 km, où résident plusieurs hauts responsables de la transition. Des attaques attribuées au JNIM ont également été signalées à Sévaré, Gao et Mopti. À Kidal, ce sont les rebelles indépendantistes du Front de Libération de l’Azawad (FLA) qui ont revendiqué l’assaut dans cette localité stratégique du nord du pays. Dans un communiqué en milieu de journée, l’Armée malienne a confirmé ces attaques menées par des groupes armés terroristes (GAT) contre certains points et casernes de la capitale et de l’intérieur, avant d’assurer que la situation est sous contrôle et que des opérations de ratissage sont en cours.</p>



<p>En début de soirée, la situation est toujours tendue à Bamako et dans les principales villes du pays qui ont été la cible de ces attaques coordonnées et simultanées qui ont démarré dès les premières heures de cette journée de samedi à Bamako, Kati, Sévaré, Gao et Kidal.</p>



<p>Dans un premier communiqué, l’armée malienne a confirmé que des groupes armés terroristes, non encore identifiés, ont pris pour cibles tôt ce matin du 25 avril 2026 certains points et casernes de la capitale et de l’intérieur.</p>



<p><strong>Situation sous contrôle selon l’armée malienne</strong></p>



<p>Dans un flash spécial sur la télévision publique, en milieu de journée, l’état-major des Forces armées maliennes (FAMa) a donné un peu plus de détails en indiquant que ce sont des groupes armés terroristes qui ont tenté des attaques dans certaines villes du pays. « Ils ont immédiatement essuyé de violents revers grâce au professionnalisme et à l’engagement des FAMa. Plusieurs terroristes ont été neutralisés et des équipements détruits », a assuré la même source, précisant que les opérations de ratissage continuent et que « la situation est sous contrôle ».</p>



<p>Alors que la situation était encore confuse, l’état-major a appelé les populations à « garder leur calme » et à « faire preuve de discernement » en ne relayant aucune « vidéo ou message de propagande visant à alimenter l’inquiétude générale ». Et l’Armée malienne de prévenir que, dans ce contexte, « il est impératif de se référer exclusivement aux canaux officiels pour obtenir des informations fiables ».</p>



<p>À Kati, ville-garnison située à la périphérie de Bamako, le préfet a aussi indiqué que ce samedi matin, les populations ont été réveillées par des détonations. « Après recoupement des informations, la situation est sous contrôle grâce à la promptitude et à la puissance de feu des Forces armées et de sécurité du Mali », a-t-il précisé dans un communiqué, avant d’appeler la population à « une franche collaboration avec les services de sécurité en leur transmettant de bonnes informations et en ne cédant pas à la panique ». Il a aussi saisi l’occasion pour saluer « la vive réaction de la population, surtout la jeunesse de Kati, qui a aidé à traquer les ennemis dans leurs derniers retranchements ».</p>



<p><strong>Attaques terroristes simultanées et coordonnées</strong></p>



<p>Ce n’est certes pas la première fois que Bamako et les autres villes ou casernes du pays sont visées par des attaques terroristes d’envergure, mais cette fois, les assauts simultanés ont été coordonnés. À Bamako-Sénou, où est situé l’aéroport international, l’assaut a commencé dès l’aube et les combats ont été intenses avant que l’aviation militaire ne rentre en action.</p>



<p>Des images amateurs filmées par des riverains montrent des colonnes d’individus à moto et à bord de véhicules armés d’armes lourdes, se regroupant à différents points avant de converger vers leurs cibles.</p>



<p>Au camp de Kati, qui abrite la résidence des autorités militaires de la Transition, notamment le président Assimi Goïta, les assaillants ont pu s’infiltrer et, selon plusieurs témoins, la résidence du ministre d’État à la Défense, le général Sadio Camara, a été visée par l’attaque.</p>



<p>À Kidal, dans le nord du pays, c’est le Front de Libération de l’Azawad (FLA) qui a revendiqué l’assaut contre la principale ville du nord du pays, vers la frontière algérienne, qui a été reprise il y a deux ans par les forces maliennes accompagnées des partenaires russes de l’Africa Corps (ex-Wagner). Des images filmées par les rebelles indépendantistes les montrent à l’intérieur du Conseil régional ainsi que du gouvernorat.</p>



<p>Aucun bilan n’a encore été annoncé par les autorités militaires et les attaques qui ont visé Bamako, Kati et Sévaré portent la marque du JNIM, affilié à Al-Qaïda, alors qu’à Kidal, c’est le FLA qui a revendiqué l’attaque.</p>



<p>Dans la capitale ainsi qu’à Kati, le calme semble revenir en début de soirée, même si des check-points se sont multipliés et que, dans d’autres localités, des combats sporadiques continuent selon des sources locales.</p>



<p>L’aéroport de Bamako-Sénou a été temporairement fermé et les vols suspendus.</p>



<p>Il faut dire que depuis quelques jours, les autorités maliennes et les services de renseignement sont en état d’alerte maximale en raison des menaces qui pèsent sur la capitale et d’autres villes stratégiques du pays.</p>



<p>Suite à cette nouvelle série d’attaques terroristes, plusieurs pays ont déjà fait part de leur condamnation, comme les États-Unis. Avec le Canada, Washington a déjà émis une alerte à ses ressortissants vivant dans le pays. Dans un communiqué, le président de la Commission de l’Union africaine (UA) a condamné les assauts et a dit suivre de près l’évolution de la situation.</p>
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		<title>Revue de presse Niger –22/04/2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 12:44:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le niger dans la presse internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Niger : 9000 agents recrutés et 69 commissariats créés pour renforcer les forces de défense</p>
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<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Niger : 9000 agents recrutés et 69 commissariats créés pour renforcer les forces de défense et de sécurité (Ministre de l’intérieur) <a href="https://anp.ne/niger-9000-agents-recrutes-et-69-commissariats-crees-pour-renforcer-les-forces-de-defense-et-de-securite-ministre-de-linterieur/">– ANP </a>– 22/04  </h2>



<p>Le ministre d’État de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le général de division Mohamed Toumba, lors d’un entretien accordé à la RTN ce mardi 21 avril 2026, a annoncé qu’une stratégie structurée de renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité intérieure a été mise en place, reposant sur l’accroissement des effectifs, la modernisation des moyens et l’amélioration du renseignement.</p>



<p>Selon lui, près de 9 000 agents ont été recrutés en 2025, dont 5 000 au niveau de la police et environ 4 000 pour la garde nationale, afin de réduire le déficit en personnel et renforcer la couverture sécuritaire du territoire.</p>



<p>Dans le même élan, plusieurs centres de formation ont été réhabilités pour assurer un meilleur encadrement des nouvelles recrues, tandis que des efforts logistiques ont été consentis, notamment avec l’introduction de moyens roulants tels que les motos pour améliorer la mobilité et la réactivité des unités.</p>



<p>Par ailleurs, 69 commissariats ont été créés à travers le pays, dont certains dans des quartiers de Niamey, avec l’appui des collectivités locales ayant mis des infrastructures à disposition pour faciliter leur opérationnalisation.</p>



<p>Des unités polyvalentes de la Garde nationale ont également été déployées dans plusieurs zones, contribuant au renforcement du dispositif sécuritaire et à la conduite des patrouilles sur le terrain.</p>



<p>En outre, les forces de défense et de sécurité participent désormais aux opérations de défense du territoire à travers des actions conjointes, notamment des patrouilles mixtes.</p>



<p>Enfin, le secteur des sociétés privées de sécurité a fait l’objet d’un assainissement, ramenant leur nombre à 52 structures reconnues et encadrées par des directives visant à garantir leur professionnalisme, alors que trois ans en arrière, le Niger en comptait des milliers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Face à la montée de la criminalité : les autorités mettent en place un escadron polyvalent <a href="https://anp.ne/face-a-la-montee-de-la-criminalite-les-autorites-mettent-en-place-un-escadron-polyvalent/">– </a><a href="https://anp.ne/face-a-la-montee-de-la-criminalite-les-autorites-mettent-en-place-un-escadron-polyvalent/">ANP</a><a href="https://anp.ne/face-a-la-montee-de-la-criminalite-les-autorites-mettent-en-place-un-escadron-polyvalent/"> –</a> 22/04 &nbsp;</h2>



<p>Le ministre d’État, de l’intérieur Mohamed Toumba a indiqué lors de son interview sur les antennes de la télévision nationale (RTN) de ce mardi 21 avril 2026, que la mise en place d’une unité de la police appelée&nbsp; » escadron polyvalent » contribue efficacement à contrecarrer toutes formes de criminalité dans le pays.</p>



<p>La présence accrue des forces de police à travers les commissariats contribue à instaurer davantage de calme et de sérénité, malgré la croissance rapide de la ville, a indiqué le général de division Toumba, précisant que ‘’l’escadron polyvalent, récemment déployé, notamment à Dogon Kiriya, une zone considérée comme un couloir de passage de l’insécurité transnationale entre plusieurs pays ainsi que dans certains quartiers de Niamey, est une stratégie spécifique’’.</p>



<p>Selon le ministre, un escadron polyvalent est une unité capable d’assurer simultanément plusieurs missions, notamment les opérations de terrain et les enquêtes judiciaires. Cette approche permet de combiner l’action sécuritaire avec la collecte de preuves, grâce à la présence d’officiers de police judiciaire (OPJ).</p>



<p>Le Ministre d’Etat d’indiquer que ‘’cette organisation répond à une problématique longtemps constatée : des individus interpellés lors d’opérations militaires étaient parfois relâchés faute de preuves exploitables par la justice. En intégrant des compétences judiciaires directement sur le terrain, ces unités permettent désormais de documenter les faits de manière rigoureuse et de faciliter les poursuites’’.</p>



<p>Autonomes et dotés de moyens adaptés, ces escadrons peuvent intervenir dans des zones isolées. Toutefois, ils se distinguent des forces spéciales, bien que complémentaires à celles-ci, notamment au sein de la garde nationale ou de la police, comme les unités d’intervention spécialisées.</p>



<p>S’agissant de la stratégie globale, le ministre insiste sur une montée en puissance des capacités sécuritaires, articulée autour de deux axes majeurs : le renforcement des effectifs et la modernisation des forces.</p>



<p>Pendant longtemps, le déficit en personnel a constitué un défi majeur. Aujourd’hui, des efforts importants sont engagés pour recruter massivement au sein des forces de défense et de sécurité, y compris dans des localités jusque-là dépourvues de structures sécuritaires, comme certaines préfectures.</p>



<p>Le recrutement se veut à la fois quantitatif et qualitatif. Il intègre désormais des profils spécialisés, notamment dans les domaines technologiques et du renseignement, afin d’adapter les forces de sécurité aux enjeux contemporains.</p>



<p>‘’L’objectif affiché est clair : répondre à l’urgence sécuritaire tout en construisant une police moderne, professionnelle et capable d’anticiper les nouvelles formes de criminalité’’ a-t-il souligné.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Togo joue-t-il les ponts entre Paris et Niamey? <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260421-le-togo-joue-t-il-les-ponts-entre-paris-et-niamey">– </a><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260421-le-togo-joue-t-il-les-ponts-entre-paris-et-niamey">RFI</a><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260421-le-togo-joue-t-il-les-ponts-entre-paris-et-niamey"> –</a> 22/04 &nbsp;</h2>



<p><em>L’Alliance des États du Sahel (AES, composée du Mali, du Niger et du Burkina Faso) était au centre des discussions de ce week-end à Lomé. « Le Togo est prêt à mettre son expertise en médiation et son ancrage régional au service de la stabilité pour servir de pont entre le Sahel et l&rsquo;ensemble de la communauté internationale », a déclaré Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, à l&rsquo;occasion de la réunion.</em></p>



<p>Le Togo se positionne comme un pont entre le Sahel et la communauté internationale. Les relations entre ces pays et la France se sont dégradées. Le Togo joue-t-il dans ce dossier un rôle de « facilitateur, de médiateur » pour que les choses s&rsquo;arrangent ?</p>



<p>D’après nos informations, le Togo fait déjà passer des messages de part et d’autre. Les bonnes relations de Lomé avec les juntes nigérienne et malienne constituent un atout.</p>



<p>Le ministre togolais des Affaires étrangères Robert Dussey et son homologue français Jean-Noël Barrot se tutoient souvent. C’est un possible canal pour faire passer des messages. « Tant que nous pouvons aider à apaiser, à réconcilier, nous le faisons », reconnaît un interlocuteur officiel du Togo.</p>



<p>Dans deux dossiers par exemple, le Togo est intervenu pour calmer les uns et les autres. Il y a eu l&rsquo;affaire de l’embarrassante cargaison d’uranium de Niamey, où se sont croisés les intérêts français, nigériens et russes.</p>



<p>Et au Mali, par exemple, Lomé a rassuré Paris qui n’avait plus de nouvelles de son agent de renseignement arrêté à Bamako.</p>



<p>Selon un fin connaisseur de la sous-région, un éventuel dégel effectif des relations entre Paris et l’Alliance des États du Sahel, si dégel il y a, commencerait par une reprise de la coopération entre différents services de renseignement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lors d&rsquo;un forum au Sénégal, le Niger et le Mali accusent leurs voisins de soutenir le terrorisme – <a href="https://ch.zonebourse.com/actualite-bourse/lors-d-un-forum-au-senegal-le-niger-et-le-mali-accusent-leurs-voisins-de-soutenir-le-terrorisme-ce7f59dbdb8fff22">Zonebourse</a><a href="https://ch.zonebourse.com/actualite-bourse/lors-d-un-forum-au-senegal-le-niger-et-le-mali-accusent-leurs-voisins-de-soutenir-le-terrorisme-ce7f59dbdb8fff22"> </a>– 21/04 &nbsp;</h2>



<p><em>Les ministres des Affaires étrangères du Niger et du Mali ont accusé des pays voisins de parrainer le terrorisme, tout en se disant prêts à coopérer sur certains dossiers avec la CEDEAO, le bloc régional d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest dont ils se sont officiellement séparés l&rsquo;année dernière.</em></p>



<p>Ces accusations soulignent les fractures régionales en Afrique de l&rsquo;Ouest, lesquelles risquent de compliquer les efforts visant à endiguer la violence djihadiste à travers le Sahel, cette bande de terre semi-aride qui traverse l&rsquo;Afrique.</p>



<p>Le Mali, le Niger et le Burkina Faso voisin luttent contre des insurrections djihadistes depuis plus d&rsquo;une décennie. Ces trois pays sont dirigés par des gouvernements militaires qui ont pris le pouvoir par des coups d&rsquo;Etat avant de rompre avec la CEDEAO pour former leur propre bloc, l&rsquo;Alliance des Etats du Sahel (AES).</p>



<p>« Il y a des pays voisins qui abritent actuellement des groupes terroristes, soutiennent des groupes terroristes ou reçoivent fréquemment des forces hostiles qui mènent des opérations contre nous », a déclaré le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, à Reuters en marge d&rsquo;un forum sur la sécurité au Sénégal tard lundi.</p>



<p>Il a refusé de nommer les voisins auxquels il faisait référence, mais a ajouté que des puissances étrangères hors de la région étaient également impliquées.</p>



<p>Il a affirmé que des mercenaires ukrainiens avaient attaqué le Mali et revendiqué la responsabilité de l&rsquo;action, dans une référence apparente aux commentaires d&rsquo;un porte-parole de l&rsquo;agence de renseignement militaire ukrainienne (GUR) concernant des combats dans le nord du Mali en 2024.</p>



<p>L&rsquo;Ukraine avait déclaré à l&rsquo;époque qu&rsquo;aucune preuve n&rsquo;attestait son rôle dans les combats. Elle a depuis nié avoir fourni des drones aux rebelles du nord du Mali.</p>



<p>Les tensions ont également été vives entre le Mali et la Mauritanie ces dernières semaines, le Mali affirmant que deux de ses soldats étaient détenus par des groupes armés de l&rsquo;autre côté de la frontière, tandis que la Mauritanie s&rsquo;est dite offensée par cette allégation qu&rsquo;elle a démentie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">LE PRÉSIDENT DE LA CEDEAO APPELLE À UN RAPPROCHEMENT</h2>



<p>Le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a déclaré lors d&rsquo;un discours au forum que de nombreux pays cherchant à coopérer avec le Niger en matière de lutte antiterroriste sont également en train d' »alimenter, financer et entretenir » le terrorisme dans le pays.</p>



<p>Il a précisé à Reuters qu&rsquo;il faisait référence à la France. Le ministère français des Affaires étrangères n&rsquo;a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.</p>



<p>Le dirigeant militaire du Niger, Abdourahamane Tiani, avait accusé en janvier les présidents français, béninois et ivoirien de parrainer une attaque contre l&rsquo;aéroport international du pays, une accusation formulée sans fournir de preuves.</p>



<p>L&rsquo;actuel président de la CEDEAO, le président sierra-léonais Julius Maada Bio, a appelé les Etats de l&rsquo;AES soit à réintégrer le bloc régional, soit à collaborer davantage avec lui.</p>



<p>Cependant, le Malien Abdoulaye Diop a déclaré à Reuters que « le Mali, le Burkina Faso et le Niger, politiquement parlant, se sont retirés de la CEDEAO ».</p>



<p>« Notre retrait est définitif, il est donc inutile de dire que nous demandons aux gens de revenir. »</p>



<p>Néanmoins, M. Diop a ajouté que l&rsquo;AES pourrait maintenir un dialogue constructif avec la CEDEAO sur la liberté de circulation et la préservation d&rsquo;un marché commun.</p>
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		<title>Revue de presse Niger – 20/04/2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 11:52:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le niger dans la presse internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Niger : ‘’La situation sécuritaire du pays est calme et sous contrôle’’ (Ministre de la</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Niger : ‘’La situation sécuritaire du pays est calme et sous contrôle’’ (Ministre de la défense) –<a href="https://anp.ne/niger-la-situation-securitaire-du-pays-est-calme-et-sous-controle-ministre-de-la-defense/"> ANP </a>– 19/04 </h2>



<p>Le Ministre d’Etat de la défense nationale, le général d’armée Salifou Mody a, au cours d’une interview accordée à la télévision nationale du Niger (RTN) le samedi 18 avril 2026, déclaré que ‘’la situation sécuritaire du pays est calme et sous contrôle’’.</p>



<p>Dans son intervention, le Ministre Salifou Mody a d’abord rappelé le rôle régalien de son département ministériel consistant à ‘’défendre l’intégrité du territoire et à protéger les institutions de la République contre toute menace de l’intérieur comme de l’extérieur’’.</p>



<p>Pour ce faire, a indiqué le Ministre d’Etat de la défense, son département est appelé à mettre en œuvre ‘’un certain nombre de plans, et surtout une politique pour assurer cette lourde responsabilité’’, rappelant encore que son entité a ‘’un rôle d’organisation de l’Etat dans son entièreté pour faire face à toute éventualité’’.</p>



<p>‘’La situation sécuritaire nationale est calme et sous contrôle’’ déclare le Ministre d’Etat de la défense nationale aujourd’hui’’, notant que le Niger a décidé, depuis les évènements du 26 juillet 2023, de prendre en main ‘’la défense de notre territoire et de notre pays’’, impliquant ainsi de ‘’lourdes responsabilités et de lourdes charges pour les forces armées nigériennes et la gendarmerie qui sont les deux bras armés du Ministère de la défense nationale’’.</p>



<p>‘’Nos compatriotes doivent se rassurer parce que ces forces sont sur le terrain et sont entrain d’assurer la mission de défense et de sécurité de notre vaste territoire’’, précisant qu’il y a quotidiennement et en permanence ‘’23.000 hommes sur le terrain et engagés dans différentes opérations nationales’’.</p>



<p>Dans la mise en œuvre de différents plans ou stratégie nationale dans le domaine, le premier responsable de la sécurité du pays d’indiquer que ‘’ces personnels qui assurent cette sécurité sont dans une relative autonomie reposant sur une décentralisation des responsabilités du commandement des zones d’opération et plus haut il y a eu une centralisation, une coordination de l’ensembles de forces de défense et de sécurité dans la mise en œuvre de cette stratégie avec les moyens mis à leur disposition pour pouvoir faire leur travail’’.</p>



<p>‘’Nos compatriotes doivent être rassurés que tout est mis en œuvre pour que leur tranquillité et leur quiétude soient assurées à ce niveau’’ a-t-il rassuré.</p>



<p>Selon toujours le Ministre d’Etat de la défense nationale, la stratégie nationale en matière de défense de notre pays repose sur un certain nombre de reformes et une réorganisation de nos dispositifs, parce que ‘’la plus grosse erreur, c’est de confier sa sécurité à un autre, particulièrement à un autre pays’’.</p>



<p>Pour cela, ‘’après la repise en main de notre souveraineté sécuritaire, nous avons d’abord cherché à élaguer tout ce qui pouvait encore entraver la marche de notre système de sécurité et ensuite mettre en place des moyens et des dispositions nous permettant d’assurer cette souveraineté sécuritaire’’ a expliqué le général d’armée Salifou Mody.</p>



<p>Évoquant la lenteur de la réaction des FDS en cas d’attaque, constatée par les populations, le Ministre Mody a expliqué cette lenteur par l’étendue du territoire, l’effectif des FDS et l’enclavement de certaines zones (manque de routes), tout en appelant les nigériens à ‘’comprendre que les FDS ne peuvent pas être derrière chaque village’’, relevant que le Niger compte à peu prêt 32.000 villages administratifs, sans compter les groupements nomades.</p>



<p>‘’Vous imaginez l’effectif que nous devons mobiliser en cas d’attaques dans tous ces villages’’ s’est-il interrogé, avant de faire remarquer que pour palier à tout cela, la stratégie préconise ‘’une responsabilisation des communautés, une autonomisation des chefs régionaux et une centralisation au plus haut niveau de la hiérarchie de l’ensemble des FDS, pour que l’information puisse passer rapidement auprès de ceux qui sont sur le terrain’’.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Arrestation de Kémi Séba en Afrique du Sud : l’activiste sous le coup d’une extradition vers le Bénin ou la France <a href="https://www.actuniger.com/international/21916-arrestation-de-kemi-seba-en-afrique-du-sud-lactiviste-sous-le-coup-dune-extradition-vers-le-benin-ou-la-france.html">– </a><a href="https://www.actuniger.com/international/21916-arrestation-de-kemi-seba-en-afrique-du-sud-lactiviste-sous-le-coup-dune-extradition-vers-le-benin-ou-la-france.html">Actu Niger</a><a href="https://www.actuniger.com/international/21916-arrestation-de-kemi-seba-en-afrique-du-sud-lactiviste-sous-le-coup-dune-extradition-vers-le-benin-ou-la-france.html"> –</a> 18/04 &nbsp;</h2>



<p>C’est l’information qui a fait le buzz cette semaine sur les réseaux sociaux africains. Stellio Gilles Robert Capo Chichi, plus connu sous le nom de Kemi Seba, le leader de l’ONG Urgences panafricaines, a été interpellé le mercredi 15 avril à Pretoria, en Afrique du Sud. Selon la police sud-africaine, l’activiste panafricaniste, qui a été interpellé en compagnie de son fils et d’un passeur alors qu’ils tentaient un passage clandestin vers le Zimbabwe, a déjà été présenté à un tribunal de la capitale sud-africaine et son affaire a été mise en examen pour le 20 avril prochain. La justice du pays de Mandela va donc se prononcer sur le cas de Kémi Séba, proche des régimes militaires de l’AES et activiste pro-russe, qui risque une extradition vers son pays d’origine, le Bénin, où il est recherché pour des faits d’atteinte à la sécurité de l’État, mais aussi vers la France, où il est également poursuivi dans d’autres affaires. Bien qu’il soit sous le coup de mandats d’arrêt internationaux, son organisation a dénoncé une « persécution » orchestrée par la France et une « mise à mort politique » par les autorités béninoises. En attendant la décision de la justice africaine, le sort de l’activiste reste suspendu à la machine et aux réseaux qui se sont déjà mis en branle pour obtenir sa libération ou… sa tête !</p>



<p>C’est une affaire privée qui tombe au mauvais moment et de la plus mauvaise des manières pour Kémi Séba ! L’activiste panafricaniste a été arrêté en Afrique du Sud, où une procédure d’extradition est actuellement en cours, selon la police locale. Visé par un mandat d’arrêt international émis par les autorités béninoises pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État », il est accusé d’avoir soutenu la tentative de coup d’État de décembre.</p>



<p>Disparu des radars depuis un temps, cette interpellation, qui a fait le buzz de la semaine sur les réseaux sociaux africains, est intervenue alors que ses partisans et même ses détracteurs attendaient son appréciation du scrutin présidentiel du 12 avril dernier au Bénin, qui a vu le sacre de Romuald Wadagni, le dauphin du chef d’État sortant, Patrice Talon, contre qui Séba est un farouche opposant.</p>



<p>Interpellation pour tentative d’émigration illégale d’un fugitif recherché par Interpol</p>



<p>Dans un communiqué jeudi, la police sud-africaine a donné sa version des faits. Le 15 avril 2026, Stellio Gilles Robert Capo Chichi (45 ans), Khonsou Seba Capo Chichi (18 ans) et François van der Merwe ont comparu brièvement devant le tribunal de première instance de Brooklyn, un quartier situé à Pretoria, la capitale administrative du pays. « Cette comparution fait suite à leur arrestation le 13 avril 2026 lors d&rsquo;une opération menée par les services de renseignement à Brooklyn. L&rsquo;intervention a été réalisée par l&rsquo;unité des crimes contre l&rsquo;État (CATS) de la Direction des enquêtes sur les crimes prioritaires (Hawks), avec l&rsquo;appui de la section de gestion des opérations tactiques des Hawks et de l&rsquo;unité de contreterrorisme du renseignement criminel », a indiqué la même source, qui a précisé que les trois individus sont soupçonnés d&rsquo;être impliqués dans « la facilitation d&rsquo;un passage clandestin vers le Zimbabwe via le fleuve Limpopo ».</p>



<p>Selon les détails donnés par les services sud-africains, le père, le fils et leur facilitateur ont été appréhendés lors d&rsquo;une opération d&rsquo;infiltration (« sting operation ») dans un centre commercial de Pretoria. Et selon les informations recueillies par la même source, le facilitateur aurait reçu environ 250 000 rands pour aider le père et le fils à traverser la frontière vers le Zimbabwe, avec l&rsquo;intention finale de rejoindre l&rsquo;Europe. Lors de l&rsquo;arrestation, a-t-il également été indiqué, les forces de l&rsquo;ordre ont confisqué des téléphones portables ainsi qu&rsquo;une somme d&rsquo;environ 318 000 rands en espèces.</p>



<p>Selon la police sud-africaine, les enquêtes préliminaires révèlent que Stellio Gilles Robert Capo Chichi est un « fugitif recherché ». Et de citer des poursuites au Bénin, où l’unité des Hawks, avec l&rsquo;assistance d&rsquo;Interpol, a confirmé qu&rsquo;il est activement recherché pour des « crimes contre l&rsquo;État ».</p>



<p>En France aussi, il est également lié à des « activités criminelles similaires » dans ce pays.</p>



<p>Kémi Séba sous le coup d’une extradition vers le Bénin</p>



<p>Selon les services sud-africains, le dossier a été reporté au 20 avril 2026. Dans l&rsquo;attente de cette date, « les accusés ont été maintenus en détention ».</p>



<p>« Des procédures d&rsquo;extradition sont d&rsquo;ores et déjà en cours pour répondre aux mandats d&rsquo;arrêt internationaux », a aussi annoncé la police de la nation arc-en-ciel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mise à mort politique</h2>



<p>L’activiste va donc être fixé sur son sort ce 20 avril 2026 lors de sa comparution devant la justice. En attendant, son ONG a dénoncé, dans un communiqué, une « mise à mort politique ».</p>



<p>Selon l’ONG Urgences panafricaines, il s’agit d’une persécution politique commandée par la France et le régime de Patrice Talon, au Bénin, qui cherche à « tuer politiquement » Kemi Seba.</p>



<p>Si en Afrique du Sud, l’affaire est pour le moment traitée selon une procédure normale pour des faits d’émigration clandestine et de réponse à un mandat d’arrêt international contre un fugitif recherché par Interpol, le cas Kémi Seba pourrait prendre une autre tournure dans les prochains jours.</p>



<p>Opposant certes au régime de Talon, l’activiste est très populaire sur les réseaux sociaux panafricains, ce qui pourrait donner à l’affaire une tournure plus politique qui jouerait à son avantage. Il est surtout connu pour sa proximité avec les régimes militaires au pouvoir dans les pays de la Confédération des États du Sahel (AES). Au Niger, il bénéficie même d’un statut de conseiller spécial du Président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani, qui lui a d’ailleurs fait délivrer un passeport diplomatique, après la déchéance de sa nationalité française. Proche des réseaux russes en Afrique, il est connu pour la virulence de ses critiques envers l’ancienne puissance coloniale française, pays où il est né, ainsi que d’autres chefs d’État du continent proches de Paris. C’est ce qui pourrait d’ailleurs le desservir au regard des intérêts géopolitiques en jeu et de la proximité entre certains chefs d’État africains qui, en bons syndicalistes aussi, savent se rendre service à l’occasion !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au Togo, une réunion pour définir une «nouvelle stratégie pour le Sahel en crise» <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260418-au-togo-une-r%C3%A9union-pour-d%C3%A9finir-une-nouvelle-strat%C3%A9gie-pour-le-sahel-en-crise">&#8211; </a><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260418-au-togo-une-r%C3%A9union-pour-d%C3%A9finir-une-nouvelle-strat%C3%A9gie-pour-le-sahel-en-crise">RFI</a><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260418-au-togo-une-r%C3%A9union-pour-d%C3%A9finir-une-nouvelle-strat%C3%A9gie-pour-le-sahel-en-crise"> </a>– 18/04 &nbsp;</h2>



<p><em>À Lomé, la capitale togolaise, se tient ce samedi 18 avril 2026 une réunion consacrée à « une nouvelle stratégie pour le Sahel en crise ». Initiée par le Togo, elle réunit des représentants de la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (Cédéao), des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso), de l’Organisation des Nations unies, ainsi que des personnalités africaines et des représentants de plusieurs pays européens.</em></p>



<p>Au Sahel, l’épicentre de la crise sécuritaire reste concentré au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Ces trois pays, dirigés par des militaires, auteurs de coups d’État, ayant claqué la porte de l’institution régionale la Cédéao pour former l’Alliance des États du Sahel (AES). Comment travailler ensemble afin de lutter contre le terrorisme, l’insécurité ? C’est l’ambition de la « nouvelle stratégie pour le Sahel », au centre des discussions de ce samedi à Lomé.</p>



<p>La menace terroriste s’étend progressivement vers les États du littoral du golfe de Guinée. « Les digues de la méfiance doivent sauter », « la stabilité régionale est en jeu », préviennent déjà des participants à la rencontre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rôle de médiateur</h2>



<p>Le Togo, pays membre de la Cédéao, mais très proche des militaires au pouvoir dans les trois pays membres de l’AES, tente de faire un rapprochement entre les deux organisations. Pour faire face aux djihadistes, la coopération internationale est également nécessaire.</p>



<p>Le représentant de l’ONU en Afrique de l’Ouest, des diplomates africains et une quinzaine d&rsquo;Envoyés spéciaux au Sahel de pays européens participent à la rencontre. Parmi eux, l&rsquo;émissaire de la France. Selon le programme officiel, tous prendront la parole.</p>



<p>Sénégal: ouverture du Forum de Dakar dans un paysage sécuritaire africain transformé <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260420-s%C3%A9n%C3%A9gal-ouverture-du-forum-de-dakar-dans-un-paysage-s%C3%A9curitaire-africain-transform%C3%A9">– </a><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260420-s%C3%A9n%C3%A9gal-ouverture-du-forum-de-dakar-dans-un-paysage-s%C3%A9curitaire-africain-transform%C3%A9">RFI</a><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260420-s%C3%A9n%C3%A9gal-ouverture-du-forum-de-dakar-dans-un-paysage-s%C3%A9curitaire-africain-transform%C3%A9"> </a>– 20/04&nbsp;</p>



<p>Dakar accueille, ce lundi 20 avril et mardi, la dixième édition du Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique, une édition anniversaire, dans un contexte de recomposition profonde : recul de la présence française au Sahel, fragilisation de la Cédéao et progression du jihadisme vers les côtes du golfe de Guinée. Le président Bassirou Diomaye Faye préside l&rsquo;ouverture.</p>



<p>Treize ans après sa création, le Forum de Dakar se tient dans un paysage sécuritaire africain transformé, rapporte notre correspondante à Dakar, Juliette Dubois. Le G5 Sahel est dissous, la Cédéao est fragilisée par le retrait du Mali, du Burkina et du Niger et le jihadisme progresse désormais vers les États côtiers du golfe de Guinée tels que le Bénin, le Togo et le Ghana.</p>



<p>C&rsquo;est dans ce contexte que se retrouvent, à Diamniadio, pendant deux jours, une centaine d’experts.</p>



<p>Parmi eux, figurent des responsables d&rsquo;organisations régionales africaines, dont le président de la Commission de la Cédéao, mais aussi des militaires de haut rang, dont d&rsquo;anciens chefs d&rsquo;état-major et un général burkinabè représentant les centres stratégiques de l’Alliance des États du Sahel (AES).</p>



<p>Des chercheurs et juristes africains seront également présents ainsi que des partenaires extérieurs : un représentant du département d&rsquo;État américain ou encore l&rsquo;envoyée spéciale allemande pour le Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ateliers de discussions sur des sujets sensibles</h2>



<p>Selon les programmes, après la cérémonie d’ouverture, les ateliers de discussion porteront sur plusieurs thématiques. Notamment le contrôle des ressources naturelles. Il sera question des terres rares et des minerais critiques. Selon l&rsquo;organisation Rights &amp; Resources, l&rsquo;Afrique abrite 30 % de ces terres rares, indispensables à la mise en oeuvre d&rsquo;énergies propres qui serviront à soutenir la transition énergétique actuellement en cours dans le monde. La RDC qui concentre 70 % du cobalt mondial en est l&rsquo;exemple le plus emblématique. D&rsquo;où la nécessité pour l&rsquo;Afrique de s&rsquo;organiser, explique, à Sidy Yansané du service Afrique de RFI, le Docteur Solange Bandiaky-Badji, présidente de l&rsquo;Initiative pour les droits et ressources.</p>



<p>« Il y a par exemple le Ghana, le Gabon, la Côte d&rsquo;Ivoire qui sont les plus grands producteurs de manganèse, le Mali et le Burkina Faso et même le Niger avec l&rsquo;uranium. l&rsquo;Afrique, tout d&rsquo;un coup, est devenue le centre de géopolitique par rapport à ces ressources. Avant, bien sûr, il y avait le pétrole qui posait des problèmes. Si on prend le cas du Nigeria avec le delta du Niger où il y a eu d&rsquo;énormes problèmes, il y a aussi les mines avec les mines d&rsquo;or où il y a toujours eu des problèmes ».</p>



<p>« Mais on n&rsquo;a jamais vu cette ruée géopolitique où toutes les puissances veulent venir en Afrique, poursuit le Docteur Solange Bandiaky-Badji. Et maintenant, ce qu&rsquo;on se demande, c&rsquo;est comment éviter cette malédiction des ressources ? On a vu récemment le gouvernement du Sénégal qui a révoqué des contrats miniers parce qu&rsquo;il s&rsquo;est dit qu&rsquo;il faudrait qu&rsquo;on puisse renégocier, faire en sorte que le gouvernement puisse gagner en taxes, mais aussi que les communautés puissent en gagner. Si on regarde les communautés qui se trouvent dans les zones, il y a beaucoup plus de ressources. C&rsquo;est là où on a beaucoup plus de pauvres. Et, en fin de compte, les jeunes choisissent l&rsquo;immigration. Pourquoi ? Parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas accès à la terre, à leurs ressources, alors que ça pouvait servir non seulement les gouvernements, mais aussi les communautés locales qui se trouvent à la base ».</p>



<p>Parmi les autres thématiques abordées lors de ce forum : les transitions politiques, la cybersécurité et la recomposition des forces de sécurité régionales. La clôture du forum est prévue, mardi 21 avril, en fin d&rsquo;après-midi.</p>
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		<title>Revue de presse Niger – 17/04/2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 15:20:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le niger dans la presse internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Coopération Niger-Libye : le ministre libyen des Affaires étrangères reçu par le Premier ministre –</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Coopération Niger-Libye : le ministre libyen des Affaires étrangères reçu par le Premier ministre <a href="https://anp.ne/cooperation-niger-libye-le-ministre-libyen-des-affaires-etrangeres-recu-par-le-premier-ministre/">– ANP </a>– 16/04  </h2>



<p>Le Premier ministre, Ali Mahamane Lamine, a reçu, ce mercredi 16 avril 2026 à son cabinet, le ministre libyen des Affaires étrangères, M. Eltaher Salem Elbaour à la tête d’une délégation.</p>



<p>Le chef de la diplomatie libyenne a indiqué être venu présenter ses salutations aux plus hautes autorités nigériennes, soulignant que les deux pays entretiennent des relations historiques qui dépassent ‘’les liens de fraternité et de mariage ‘’.</p>



<p>‘’Cette coopération entre la Libye et le Niger englobe plusieurs activités et consultations dans les domaines économiques et politiques ‘’ a-t-il précisé.</p>



<p>M. Elbaour a rappelé que sa visite fait suite à celle du ministre nigérien des Affaires étrangères la semaine dernière à Tripoli, où les deux responsables s’étaient rencontrés en marge de l’ouverture du complexe Sadam.</p>



<p>‘’ Des questions importantes ont été discutées lors de cette rencontre, les deux parties doivent travailler sur ces dossiers pour l’intérêt commun des deux pays ‘’ a-t-il poursuivi, annonçant que ‘’les deux délégations prendront contact pour discuter d’un protocole d’accord sur plusieurs questions importantes ‘’.</p>



<p>A cette occasion, M. Elbaour a transmis ses remerciements au gouvernement nigérien, notamment au Premier ministre et au ministre des Affaires étrangères, pour l’hospitalité dont ils font l’objet depuis leur arrivée à Niamey.</p>



<p>Le Ministre libyen des affaires étrangères a enfin souhaité que cette visite permette de réaliser des progrès dans la coopération bilatérale entre les deux pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il critique Tiani, le Niger le vomit et désactive son passeport nigérien : Kemi Seba de nouveau apatride – <a href="https://www.linfodrome.com/international/120378-il-critique-tiani-le-niger-le-vomit-et-desactive-son-passeport-nigerien-kemi-seba-de-nouveau-apatride">L’Infodrome</a><a href="https://www.linfodrome.com/international/120378-il-critique-tiani-le-niger-le-vomit-et-desactive-son-passeport-nigerien-kemi-seba-de-nouveau-apatride"> –</a> 17/04 &nbsp;</h2>



<p>Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi a été interpellé en Afrique du Sud. Selon les éléments communiqués par la police sud-africaine, l’arrestation a eu lieu à Pretoria, en compagnie de son fils et d’un certain François van der Merwe. Ce dernier aurait été rémunéré pour faciliter une entrée illégale au Zimbabwe voisin, avant un projet de passage vers l’Europe.</p>



<p>Placé en détention provisoire, l’activiste a vu son audience renvoyée au 20 avril 2026. En attendant, les interrogations se multiplient. Le Bénin, qui a émis un mandat d’arrêt international à son encontre pour « apologie du terrorisme et incitation à la rébellion », réclamerait son extradition. Mais l’affaire se complique par un élément diplomatique de taille. Kemi Seba détient un passeport diplomatique du Niger, document qui lui avait été délivré par les autorités de Niamey, où il était présenté comme conseiller spécial du général Abdourahamane Tiani. Le passeport français était un titre de protection pour lui. Lorsqu’il faisait l’objet d’une interpellation, il brandissait ce passeport : Je suis Français et la France intervenait pour sa libération. Aujourd’hui, avec le passeport diplomatique du Niger, il voyageait clandestinement et a été chopé par la police. Malheureusement, il n’a plus ce précieux document de protection qu&rsquo;est le passeport français.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La prise de position contre Niamey</h2>



<p>Or, entre-temps, le Niger a brutalement changé de position. Un communiqué du secrétariat général du gouvernement, publié le jeudi 16 avril 2026, annonce le retrait immédiat de son passeport diplomatique, la cessation de ses fonctions auprès de la présidence, ainsi que sa déclaration en tant que « personne non grata » sur le territoire nigérien. Motif invoqué des agissements jugés contraires aux intérêts fondamentaux de la nation, à l’ordre public, et aux principes de coopération et de confiance régissant les relations entre les institutions et leurs collaborateurs. Niamey avait jusqu’ici soutenu l’activiste, mais après des critiques publiques de Kemi Seba à l’encontre de la gouvernance du général Tiani, le CNPS s&rsquo;éloignede lui. Selon des sources, l’activiste aurait récemment dénoncé certaines orientations du régime nigérien, ce qui aurait précipité sa disgrâce.</p>



<p>Le voici désormais apatride de fait, privé de son statut diplomatique et persona non grata dans le pays qui l’avait accueilli.</p>



<p>Le mandat d’arrêt international émis par le Bénin daye de décembre 2025, quelques jours après le putsch manqué. Les autorités de Cotonou poursuivent Kemi Seba pour des déclarations faites lors de la mutinerie avortée du 7 décembre 2025, dans lesquelles il s’était félicité de l’annonce rapidement démentie d’une tentative de destitution du président Patrice Talon. Depuis, l’activiste multiplie les critiques contre le régime béninois, qu’il accuse de maintenir une emprise néocoloniale française et de réprimer toute opposition. L’ONG Urgences panafricanistes, que préside Kemi Seba, a publié un long communiqué dénonçant une « mise à mort politique méthodiquement engagée » par le pouvoir béninois. Selon elle, l’activiste incarne l’espoir d’une génération aspirant à la souveraineté et à la rupture avec la « françafrique ». L’ONG rappelle que l’entourage de l’opposant a été victime de persécutions, y compris ses parents âgés, arrêtés et détenus pendant plusieurs jours. Elle voit dans l’arrestation en Afrique du Sud une nouvelle manœuvre du régime de Patrice Talon, appuyé par son « parrain français ».</p>



<p>Toutefois, la procédure sud-africaine n’est pas celle du Togo ou du Burkina Faso. En janvier 2026, l’ancien président burkinabè Paul-Henri Sandaogo Damiba, arrêté au Togo, avait été transféré à Ouagadougou en un temps record, « comme un colis militaire », selon l’expression reprise par plusieurs observateurs. Une extradition éclair perçue comme un transfert politique. En Afrique du Sud, en revanche, le cadre juridique est plus contraignant. L’extradition obéit à des règles précises, avec intervention des tribunaux et respect des droits de la défense. Les avocats de Kemi Seba pourront contester la demande béninoise, notamment en arguant du caractère politique des poursuites un motif classique de refus d’extradition dans de nombreux traités internationaux. La présence du passeport diplomatique nigérien, même désormais révoqué, complique encore le tableau. Au moment de son arrestation, Kemi Seba était porteur de ce document d&rsquo;où le gage de citoyen nigérien. Les autorités sudafricaines devront déterminer si elles reconnaissent sa validité passée et quel statut accorder à l’intéressé. Niamey, en le déclarant persona non grata, semble vouloir se désolidariser complètement de l’affaire, laissant Pretoria et Cotonou se débrouiller seuls.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que devient l’État de droit</h2>



<p>L’ONG Urgences panafricanistes appelle au calme et à la mobilisation, affirmant que l’Afrique du Sud, terre de lutte contre l’apartheid, ne saurait se faire le complice d’un « régime aux ordres ». Elle estime que le combat de Kemi Seba est juste et que la justice sud-africaine, héritière de l’esprit de Mandela, saura résister aux pressions. « L’Afrique n’est jamais tombée », martèle le communiqué, promettant que « le meilleur arrive » et que « nous vaincrons ». Privé de son passeport nigérien, menacé d’extradition vers le Bénin où l’attend une procédure judiciaire à charge, il risque également d’être poursuivi en Afrique du Sud pour tentative d’entrée illégale au Zimbabwe. Son fils, arrêté avec lui, complique encore les aspects familiaux de l’affaire. Pour les observateurs de la scène politique ouest-africaine, ce dossier traduit les limites du panafricanisme radical quand il se heurte aux réalités des États. Kemi Seba, qui avait trouvé refuge au Niger après la déchéance de sa nationalité française, perd aujourd’hui son dernier appui étatique.</p>



<p>Ses critiques récentes contre le général Tiani dont on ignore encore la teneur exacte lui ont coûté son passeport diplomatique et son statut. L’activiste se retrouve seul face à la machine judiciaire béninoise, dans un pays étranger, l’Afrique du Sud, dont les tribunaux devront trancher. L’audience du 20 avril sera décisive. La justice sud-africaine devra se prononcer sur la légalité de la détention et, le cas échéant, sur la recevabilité d’une demande d’extradition. Entre les pressions diplomatiques de Cotonou, le silence de Niamey et la mobilisation des soutiens de Kemi Seba, le juge devra faire prévaloir le droit. L’affaire est scrutée bien au-delà des frontières sud-africaines, car elle pose une question de fond : l’extradition peut-elle être utilisée comme une arme politique contre les opposants ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La BOAD se retire du capital de BOA Niger et BOA Bénin <a href="https://www.agenceecofin.com/actualites-finance/1704-137627-la-boad-se-retire-du-capital-de-boa-niger-et-boa-benin">– </a><a href="https://www.agenceecofin.com/actualites-finance/1704-137627-la-boad-se-retire-du-capital-de-boa-niger-et-boa-benin">Agence Ecofin</a><a href="https://www.agenceecofin.com/actualites-finance/1704-137627-la-boad-se-retire-du-capital-de-boa-niger-et-boa-benin"> –</a> 17/04 &nbsp;</h2>



<p>La Banque ouest-africaine de développement a cédé ses participations dans ces deuc filiales de Bank of Africa à l’industriel Sonimex. Cette évolution intervient dans un contexte de performances différenciées entre les deux établissements et de réallocation des positions au sein du groupe.</p>



<p>La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a cédé, au cours de l’année 2025, l’ensemble de ses participations détenues au capital de BOA Bénin et BOA Niger. L’information a été rendue publique jeudi 16 avril par Bank of Africa Group à l’occasion de la présentation des résultats 2025 de ses six filiales cotées à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).</p>



<p>Au Bénin, la BOAD, actionnaire historique de BOA Bénin depuis sa création en 1989, a cédé la participation de 2,3 % qu’elle détenait à l’opérateur industriel béninois Sonimex. Cette cession, dont le montant n’a pas été dévoilé, marque la fin d’une présence de plus de trois décennies de la BOAD au capital de BOA Bénin. Avec son retrait, l’actionnariat de BOA Bénin a évolué. Au 31 mars 2026, BOA West Africa reste majoritaire avec 54,1 % des parts, suivi de Sonimex (2,3 %), tandis que le flottant à la BRVM s’établit à 43,6 %.</p>



<p>Au Niger, la BOAD, institution de financement du développement des États de l’Union monétaire ouestafricaine (UMOA), a également cédé la totalité de sa participation dans BOA Niger, soit 5,7 %, au même investisseur, Sonimex. Cette opération marque la sortie de la BOAD du capital de la troisième banque du Niger en termes de crédits et de dépôts, ainsi que de l’unique société nigérienne cotée à la BRVM. Elle traduit également une recomposition de l’actionnariat au sein de cet établissement, avec l’entrée d’un acteur privé régional.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des trajectoires financières contrastées entre les deux filiales</h2>



<p>La sortie de la BOAD intervient dans un contexte de divergence des performances entre les deux filiales. Au Bénin, BOA a enregistré une progression de ses principaux indicateurs en 2025. Le total bilan a progressé de 2,6 % pour atteindre 964, 6 milliards de francs CFA, tandis que le produit net bancaire a augmenté de 10,2 % pour s’établir à 51,27 milliards de francs CFA. Le résultat net de la banque a progressé de 2,3 %, à 20,1 milliards FCFA, soutenu par l’évolution de la marge nette d’intérêt. La banque a proposé un dividende de 585 francs CFA par action, pour un montant global proche de 25 milliards de francs CFA. Cette dynamique s’accompagne d’un ajustement de l’activité, marqué par une baisse des dépôts (-3,1 %) et des crédits (-4,1 %), en lien avec une réorientation vers le financement des petites et moyennes entreprises.</p>



<p>Au Niger, BOA Niger a affiché des indicateurs en recul. Le total bilan a diminué de 9,5 % en 2025 et le produit net bancaire s’est établi à 21,1 milliards FCFA, en baisse de 1,2 %. Le résultat net a connu une contraction significative de 91,8 %, à 409 millions de francs CFA, contre 5 milliards FCFA un an plus tôt. Les dépôts ont progressé, tandis que les crédits ont reculé. Dans ce contexte, la banque n’a pas prévu de distribution de dividende au titre de l’exercice 2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enjeux pour le groupe et dynamique du marché régional</h2>



<p>Ces opérations de cession s’inscrivent dans un environnement marqué par des ajustements stratégiques au sein du groupe. Les six filiales bancaires cotées à la BRVM représentent 8 % de la capitalisation boursière globale et 20 % du secteur financier sur ce marché régional. Les filiales ont affiché une performance globale de +48,5 %, supérieure à celle du marché boursier (+25,3 %), mais disparate, variant de +1,4 % à +112 %.</p>



<p></p>
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		<title>Revue de presse Niger – 16/04/2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 09:08:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le niger dans la presse internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Niamey, l’ONG EMMNR mobilise la jeunesse autour de Youri Gagarine pour la Journée de</p>
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<h2 class="wp-block-heading">À Niamey, l’ONG EMMNR mobilise la jeunesse autour de Youri Gagarine pour la Journée de la Cosmonautique <a href="https://www.actuniger.com/societe/21911-a-niamey-long-emmnr-mobilise-la-jeunesse-autour-de-youri-gagarine-pour-la-journee-de-la-cosmonautique.html">– ANP </a>– 15/04  </h2>



<p>Des dizaines de jeunes venus des différents arrondissements de Niamey se sont réunis, ce samedi, au siège de l’ONG Ensemble Main dans la Main Niger–Russie (EMMNR), à l’occasion de la Journée de la Cosmonautique. À travers une projection et des échanges autour des sciences spatiales, la rencontre a mis en lumière l’héritage de Youri Gagarine, symbole de l’entrée de l’humanité dans l’ère spatiale.</p>



<p>Placée sous le signe de la transmission des savoirs, la célébration a été marquée par la projection d’un cours d’amitié retraçant la vie et le parcours du premier homme à avoir franchi les limites de l’atmosphère terrestre. Dans une atmosphère studieuse, les participants ont redécouvert les contours d’un exploit qui a bouleversé la perception humaine de l’univers.</p>



<p>Le 12 avril 1961, à seulement 27 ans, Gagarine embarquait à bord de Vostok-1 depuis le cosmodrome de Baïkonour. En 108 minutes, il accomplissait une orbite complète autour de la Terre, inscrivant son nom dans l’histoire. « Poyekhali ! » — « C’est parti ! » — avait-il lancé au moment du décollage, une phrase devenue depuis emblématique de l’audace humaine face à l’inconnu.</p>



<p>Ce vol, au-delà de sa dimension technologique, a marqué l’entrée de l’humanité dans l’ère spatiale moderne. À son retour, Gagarine sera élevé au rang de Héros de l’Union soviétique, avant d’entamer une tournée mondiale sans précédent, visitant 29 pays en seulement sept ans. Une « mission de paix » qui contribuera à façonner son image d’ambassadeur universel.</p>



<p>L’importance de cet événement dépasse largement le cadre historique soviétique. En 2011, Organisation des Nations Unies a officiellement reconnu la portée universelle de cet exploit en proclamant le 12 avril Journée internationale du vol spatial habité, à travers la résolution A/RES/65/271.</p>



<p>Une décision qui consacre non seulement l’héritage de Gagarine, mais souligne également le rôle central des sciences et des technologies spatiales dans le développement des nations et la coopération internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">À Niamey, éveiller des vocations</h2>



<p>Pour l’ONG EMMNR, cette commémoration ne se limite pas à un simple devoir de mémoire. Elle s’inscrit dans une démarche plus large visant à susciter des vocations scientifiques chez les jeunes Nigériens.</p>



<p>Tout au long de la rencontre, les échanges ont été nourris, les questions nombreuses. « C’est inspirant de voir qu’un homme, parti d’un village modeste, a pu accomplir une telle prouesse », confie un participant, visiblement marqué par le récit.</p>



<p>Car avant d’entrer dans la légende, Gagarine était aussi un enfant de milieu rural, né en 1934 dans le village de Klouchino, dans une famille de paysans. Devenu pilote de chasse, il rejoint en 1960 le premier groupe de cosmonautes soviétiques, sélectionné pour participer à une aventure qui allait changer le cours de l’histoire.</p>



<p>Le destin de Gagarine s’est brutalement interrompu le 27 mars 1968, lors d’un vol d’entraînement à bord d’un MiG-15UTI. Il n’avait que 34 ans. Pourtant, son héritage demeure intact. Des cratères lunaires, des astéroïdes, des rues, des musées à travers le monde portent aujourd’hui son nom.</p>



<p>Au-delà de l’icône, les organisateurs ont tenu à rappeler l’homme : un père de famille, un mari, un fils, profondément attaché à ses racines et à ses proches. Une dimension humaine qui a particulièrement touché les jeunes présents.</p>



<p>À travers cette initiative, l’ONG Ensemble Main dans la Main Niger–Russie entend renforcer les liens entre le Niger et la Fédération de Russie, notamment dans les domaines de l’éducation, de la recherche scientifique et de la culture.</p>



<p>Dans un contexte mondial où la coopération scientifique apparaît plus que jamais comme un levier de développement, ce type d’initiative prend une résonance particulière. À Niamey, cette journée aura permis, le temps de quelques heures, de lever les yeux vers le ciel — non pas comme une limite, mais comme une promesse.</p>



<p>Et pour ces jeunes rassemblés autour d’une histoire vieille de 65 ans, une certitude semble s’imposer : les frontières de demain ne seront peut-être plus celles de la Terre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sahel : Le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme freinent le développement de la région, selon lieutenant-Dr Zakari <a href="https://anp.ne/sahel-le-blanchiment-dargent-et-le-financement-du-terrorisme-freinent-le-developpement-de-la-region-selon-lieutenant-dr-zakari/">– </a><a href="https://anp.ne/sahel-le-blanchiment-dargent-et-le-financement-du-terrorisme-freinent-le-developpement-de-la-region-selon-lieutenant-dr-zakari/">ANP</a><a href="https://anp.ne/sahel-le-blanchiment-dargent-et-le-financement-du-terrorisme-freinent-le-developpement-de-la-region-selon-lieutenant-dr-zakari/"> </a>– 15/04</h2>



<p>Le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme au Sahel entraînent la déstabilisation des marchés financiers, augmentent les recettes fiscales et en constituent des obstacles au développement, renseigne l’officier de la gendarmerie Nigérienne Dr. Lieutenant Mahamadou Zakari dans un article paru dans la revue Sahel-Gates de Mars 2026.</p>



<p>L’officier nigérien ,&nbsp; dans son analyse&nbsp; ‘’l’impact économique du terrorisme et du blanchiment d’argent sur le sahel et surtout au Niger’’, a d’abord contextualisé son étude en passant par l’historique et le cadre juridique, aux conséquences du financement du terrorisme et blanchiment d’argent.</p>



<p>&nbsp;Il a par la suite souligné les origines et facteurs clés du blanchiment d’argent et du terrorisme au Niger, ainsi que le rôle prépondérant des crypto monnaies.</p>



<p>Dr-lieutenant Mahamadou Zakari a surtout passé en revue les&nbsp;&nbsp; mécanismes du blanchiment d’argent, et enfin les conséquences du blanchiment d’argent et du terrorisme en Afrique et surtout au sahel.</p>



<p>Ainsi, l’auteur explique que ‘’le blanchiment d’argent constitue l’une des causes fondamentales de l’appauvrissement des pays du sahel et surtout du Niger tant qu’il contribue au financement des terroristes. Le financement du terrorisme, quant à lui, il a des origines diversifiées avec des conséquences multiples au Niger’’.</p>



<p>La phase du terrorisme et du blanchiment d’argent au Niger n’est plus cachée, qu’il faille procéder uniquement à la dénonciation, mais il est nécessaire que l’Etat mette en application des stratégies d’attaque ou de réaction pour lutter et éradiquer ces phénomènes qui engendrent des conséquences insurmontables dans tous les domaines et bloquent le développement en semant les incompréhensions et les doutes entre le gouvernement et les populations.</p>



<p>Dans son article,&nbsp; l’auteur s’interroge sur&nbsp; les impacts ou les conséquences du terrorisme et du blanchiment d’argent sur les pays du Sahel et surtout du Niger. Autrement dit : qu’est-ce que le terrorisme et le blanchiment d’argent apportent comme nuisance à l’économie des pays du Sahel et surtout du Niger ?</p>



<p>A partir de cette question principale, on peut déduire des questions secondaires comme suit : quelle est l’origine du blanchiment d’argent et du terrorisme au Sahel et surtout au Niger ? En d’autres termes,&nbsp; qui finance le terrorisme au Sahel et surtout au Niger ?&nbsp; Quelles sont les résolutions et actions prises dans la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent ?</p>



<p>Dr. Mahamadou Zakari renseigne qu’au Niger, les groupes terroristes diversifient leurs sources de financement, notamment par l’exploitation illicite des ressources minières et le prélèvement de taxes illégales sur les circuits économiques locaux, notant que la corruption, le trafic illicite de la drogue, le trafic illicite d’armes et la fraude fiscale constituent les menaces élevées.</p>



<p>Parlant spécifiquement des conséquences du blanchiment d’argent et du terrorisme en Afrique et surtout au Sahel, Dr- Lieutenant Mahamadou Zakari a fait comprendre que ce phénomène&nbsp; et son corollaire, le financement du terrorisme en Afrique ont des conséquences dévastatrices, notamment la déstabilisation de l’économie par l’inflation et la distorsion de la concurrence, la fragilisation de la gouvernance à cause de la corruption, l’affaiblissement de la sécurité par le financement de conflits et la pauvreté, ainsi que l’entrave au développement et à l’intégrité des marchés financiers. Ces activités criminelles minent la stabilité des États, rendent la collecte de revenus plus difficile et peuvent avoir des répercussions mondiales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des conséquences économiques</h2>



<p>Déstabilisation des marchés financiers : L’introduction de capitaux illégaux fausse la concurrence, perturbe les flux financiers et encourage des activités économiques risquées.</p>



<p>&nbsp;Le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme affaiblissent la capacité des gouvernements à collecter des revenus, ce qui entrave le développement économique.</p>



<p>Autre conséquence :&nbsp; les flux financiers illicites sapent la stabilité économique, rendant le développement durable plus difficile à atteindre.</p>



<p>L’auteur préconise le recours à l’intelligence artificiel pour la détection des transactions suspectes et des circuits de blanchissement tout en suggérant&nbsp; l’encadrement de la cryptomonnaie&nbsp; à&nbsp; travers le renforcement et l’harmonisation de la réglementation.&nbsp; &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre l’Iran et les États-Unis, pourquoi les juntes de l’AES ne veulent pas choisir <a href="https://www.jeuneafrique.com/1787950/politique/entre-liran-et-les-etats-unis-pourquoi-les-juntes-de-laes-ne-veulent-pas-choisir/">– </a><a href="https://www.jeuneafrique.com/1787950/politique/entre-liran-et-les-etats-unis-pourquoi-les-juntes-de-laes-ne-veulent-pas-choisir/">Jeune Afrique</a><a href="https://www.jeuneafrique.com/1787950/politique/entre-liran-et-les-etats-unis-pourquoi-les-juntes-de-laes-ne-veulent-pas-choisir/"> </a>– 15/04 &nbsp;</h2>



<p><em>Un mois et demi après le déclenchement de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, les juntes sahéliennes observent un silence remarqué, à la fois stratégique et contraint. Au risque de fragiliser leur posture souverainiste.</em></p>



<p>Téhéran, le 23 février. Le général Célestin Simporé, ministre burkinabè de la Défense, serre chaleureusement la main de son homologue iranien, le général Aziz Nasirzadeh. Les deux hommes posent tout sourire en uniforme, sous les regards ombrageux des portraits du Guide suprême de la Révolution islamique, Ali Khamenei, et de son prédécesseur, Rouhollah Khomeiny. À l’issue de la rencontre, le général iranien se félicite de ce signe d’un « renforcement des relations avec l’Afrique de l’Ouest », et en particulier avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cinq jours plus tard, il est tué par une frappe aérienne, tout comme Khamenei, dès les premières heures de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.</p>



<p>Un mois et demi après le déclenchement du conflit, aucune des juntes au pouvoir au sein de l’AES n’a officiellement réagi. La confédération, qui chapeaute l’alliance et dont le capitaine Ibrahim Traoré a pris la présidence en décembre dernier, n’a pas non plus eu de réaction officielle. L’AES, qui s’emploie désormais à tenter de parler d’une seule et même voix sur la scène diplomatique, s’est fendue d’un seul et unique communiqué, début mars. Mais il s’agissait alors de démentir une fausse communication, estampillée AES et circulant sur les réseaux sociaux, dans laquelle l’Iran était qualifié d’ « État allié » et qui affirmait que l’organisation sahélienne suivait les événements avec « gravité ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas fâcher Donald Trump</h2>



<p>Les juntes au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger s’étaient pourtant montrées sensiblement moins prudentes, au lendemain de l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro, le 3 janvier dernier, en plein cœur de Caracas, par un commando des forces spéciales américaines. Dans un courrier adressé au Conseil de sécurité de l’ONU, qu’Ibrahim Traoré avait saisi au nom de la confédération qu’il préside, le chef de l’État burkinabè avait dénoncé une « ingérence inacceptable » et un « acte d’agression » constituant une « violation du droit international ».</p>



<p>Comment, dès lors, expliquer ce silence assourdissant des juntes sahéliennes face à l’opération américano-israélienne contre l’Iran ? La première réponse est conjoncturelle et immédiate : la peur des répercussions. « Prendre position dans un contexte aussi explosif, avec un Donald Trump qui a démontré qu’il était absolument imprévisible, serait extrêmement risqué pour les juntes », juge un analyste ouest-africain ayant souhaité garder l’anonymat.</p>



<p>« Tout le monde sait que le président américain est prêt à tout, à tout moment, et l’armée américaine est présente en Afrique de l’Ouest. Elle peut intervenir, comme elle l’a prouvé au Nigeria », abonde un économiste sahélien, sous couvert d’anonymat lui aussi, évoquant les frappes menées par l’armée américaine fin décembre, dans l’État de Sokoto, dans le nord-ouest du Nigeria. Si la cible était alors l’État islamique, cette démonstration de force de la puissance militaire américaine à quelques kilomètres seulement de la frontière avec le Niger n’a pas manqué d’inquiéter les états-majors sahéliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Garder de bonnes relations avec les Américains</h2>



<p>Le silence des juntes sahéliennes s’explique également par un pragmatisme prudent, doublé d’une certaine forme d’opportunisme. Comme l’a montré l’activisme diplomatique de Washington vis-à-vis des pays de l’AES, l’administration Trump entend désormais rompre avec l’ère Biden et renouer le dialogue avec les juntes. Les récentes visites à Bamako, Ouagadougou puis Niamey, de Nick Cheker, chef du bureau des affaires africaines du Département d’État américain, qui a multiplié les rencontres de haut niveau au cours des dernières semaines, ont été la face visible de cette offensive américaine.</p>



<p>« Malgré tout ce qui a pu être écrit dans les médias, les États-Unis n’ont jamais complètement cessé leurs échanges avec les pays de l’AES », confiait à Jeune Afrique une source sécuritaire américaine basée en Afrique de l’Ouest, mi-février. Outre les échanges de renseignements dans le cadre de la lutte anti-terroriste, notre source assure par ailleurs, sans vouloir se montrer plus précise, que les États-Unis ont « plusieurs projets, lancés avant les coups d’État, et qui continuent ».</p>



<p>Et si les soldats américains ont été contraints, en août 2024, de quitter la base qu’ils occupaient à Niamey, ce retrait imposé s’intègre, à en croire notre interlocuteur, dans la nouvelle doctrine américaine en Afrique de l’Ouest : « Nous ne souhaitons plus envoyer de troupes au sol, nous voulons monter des partenariats plus robustes fondés sur des échanges de renseignements ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Divergences diplomatiques et fragilités économiques</h2>



<p>Autre élément qui joue dans le positionnement de l’AES : les trois dirigeants sahéliens peinent encore, sur de nombreux sujets diplomatiques, à afficher une position commune. Le Mali d’Assimi Goïta, en pleine crise diplomatique avec la Mauritanie en raison de l’insécurité récurrente sur les 2 000 kilomètres de frontière entre les deux pays, est également engagé depuis plusieurs mois dans un bras de fer avec Alger.</p>



<p>Au point que le 10 avril, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a annoncé que Bamako retirait sa reconnaissance à la République arabe sahraouie démocratique (RASD), estimant au passage qu’« une autonomie véritable sous souveraineté marocaine est la solution la plus réaliste ». Un alignement sur la position marocaine qui, de fait, rompt avec la ligne tenue depuis le début des années 1980 par le Mali sur le dossier du Sahara occidental. À l’inverse, le Nigérien Abdourahamane Tiani se rapproche de son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune, notamment dans la perspective – lointaine – de relancer la construction du gazoduc transsaharien.</p>



<p>« Leurs intérêts diplomatiques divergent sur de nombreux sujets, voire sont radicalement opposés. Là, les trois juntes semblent d’accord pour saisir, prudemment, la main tendue par les États-Unis. Le simple fait d’adopter la même position est déjà une victoire diplomatique », relève l’économiste sahélien cité plus haut. Il estime également que cette absence de condamnation est peut-être, et surtout, dictée par des enjeux économiques : « À mesure que les mois et les années passent, et que les difficultés s’accumulent, on assiste à un retour à une forme de réalisme, aussi bien économique que politique ».</p>



<p>« Au Burkina Faso, Ibrahim Traoré est confronté à des frictions internes à la junte qui sont de plus en plus visibles ; au Mali, Assimi Goïta fait face aux conséquences de la crise du carburant, et le mécontentement va aller croissant avec l’inflation ; au Niger, Abdourahamane Tiani est confronté à l’urgence de renflouer les caisses… Dans cette situation, il est évident que chacun entend se concentrer sur ces problèmes intérieurs », détaille l’expert en politiques publiques.</p>



<p>Un ancien ministre ouest-africain fait une analyse similaire : « Les juntes au pouvoir ont pour premier objectif de se maintenir. Et pour cela, elles ont un besoin crucial des financements des bailleurs internationaux. Or ni le FMI ni la Banque mondiale ne déboursent un dollar sans l’aval des États-Unis. Fâcher Washington, c’est risquer de voir se tarir soudainement cette source de financement. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Souverainisme à géométrie variable</h2>



<p>Mais ce silence gêné ne risque-t-il pas d’entrer en contradiction totale avec les discours antiimpérialistes vantant le respect de la souveraineté des peuples ? Ne risque-t-il pas de couper les juntes d’une partie de leur base populaire ? « Les appels à la révolution marchent un temps, mais les juntes sont rattrapées par la réalité du pouvoir. Quand le prix de l’essence augmente de près de 15 % et celui du gasoil de 30 %, les slogans ne suffisent plus », tranche l’économiste sahélien cité plus haut. L’ancien ministre ouest-africain est plus brutal encore : « Cette idéologie panafricaine et souverainiste est une posture opportuniste, une idéologie d’emprunt qui ne repose sur rien. »</p>



<p>En contradiction avec la ligne souverainiste revendiquée par les dirigeants de la confédération sahélienne à chacun de leurs discours, le silence gêné des militaires à la tête de l’AES depuis le début de la guerre pourrait également raviver les tensions latentes avec certains chefs religieux. Au Mali, où Assimi Goïta est déjà en conflit ouvert avec l’imam Dicko qui lance régulièrement des appels à s’opposer à la junte depuis son exil en Algérie, la communauté chiite a plusieurs fois pris des positions fermes.</p>



<p>Le 11 avril dernier, Chouala Bayaya Haïdara, chef spirituel chiite et président de l’association Hizbourahamane, s’est ainsi rendu à l’ambassade d’Iran à Bamako, accompagné de représentants de l’Alliance des jeunes musulmans du Mali (AJMM), pour y apporter son soutien à Téhéran. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux quelques jours plus tôt, le leader religieux se félicitait de constater que « même après la mort de l’ayatollah [Khamenei], l’Iran a continué à résister ». Et de conclure que, « dès lors, l’Iran a gagné ».</p>
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		<title>Revue de presse Niger – 14/04/2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 09:43:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le niger dans la presse internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Niger : l’ancien PM Ouhoumoudou et 2 autres proches de Bazoum inscrits sur le fichier</p>
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<p><strong>Niger : l’ancien PM Ouhoumoudou et 2 autres proches de Bazoum inscrits sur le fichier des personnes en lien avec le terrorisme (FPGE) – Actu Niger – 13/04</strong></p>



<p>Les autorités nigériennes viennent d’ajouter de nouveaux noms sur la liste du Fichier national des personnes ou groupes liés à une entité terroriste (FPGE). Il s’agit de proches de l’ancien président Bazoum Mohamed, son ex-Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou ainsi que deux autres collaborateurs de l&rsquo;ancien chef de l&rsquo;État, Madame Takoubakoye Aminata Boureima et Djibo Yaya. Conformément à la réglementation édictée par le CNSP, ces personnes, qui sont poursuivies pour diverses infractions liées à la sécurité de l’État et à la lutte antiterroriste, sont visées par des mesures immédiates, avec notamment le gel de leurs avoirs, l’interdiction de voyager, la surveillance financière et des restrictions commerciales ainsi qu’en matière de protection consulaire. Les 3 nouveaux inscrits sur la liste noire du FPGE sont en exil depuis les évènements du 26 juillet et Amy Takoubakoye et Djibo Yaya, très actifs sur les réseaux sociaux, ont été récemment déchus provisoirement de leur nationalité par ordonnance présidentielle pour les mêmes faits.</p>



<p>C’est par une note officielle adressée le 09 avril 2026 par le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération que les autorités nigériennes ont notifié aux missions diplomatiques l&rsquo;inscription de trois (03) nouvelles personnalités sur le fichier des personnes impliquées dans des actes terroristes ou d&rsquo;atteinte à la sûreté de l&rsquo;État (FPGE).</p>



<p>Selon le document, les 3 personnes visées sont toutes actuellement « en fuite à l&rsquo;étranger ».Il s’agit de l’ancien Premier ministre de Bazoum Mohamed, Ouhoumoudou Mahamadou, en poste au moment du coup d’État du 26 juillet 2026. Plusieurs fois ministre sous Mahamadou Issoufou, dont il est également proche et a dirigé le cabinet à la Présidence, il est poursuivi pour « crime de trahison et complot contre la sûreté de l&rsquo;État ».</p>



<p>Les deux autres nouveaux inscrits sur le FPGE sont également d’anciens membres du cabinet du président déchu qui mènent actuellement une opposition farouche au CNSP, principalement sur les réseaux sociaux, à partir de leur terre d’exil.Il s’agit de Mme Takoubakoye Aminata Boureima, poursuivie pour « production et diffusion de données de nature à troubler l&rsquo;ordre public, diffamation et injures par communication électronique », ainsi que Djibo Yaya, poursuivi pour « production et diffusion de données de nature à troubler l&rsquo;ordre public, diffamation, injures par communication électronique et apologie du terrorisme ».</p>



<p>Pour ces mêmes faits, l’ancienne ministre (2020), Dr Amy Boureima, ex-DG de l’Institut national de la statistique (INS), et Djibo Yaya, qui était au cabinet de Bazoum, ont d’ailleurs été récemment déchus provisoirement de leur nationalité par ordonnance présidentielle.</p>



<p>Mesures et sanctionsConformément aux dispositions en vigueur, ces personnes sont désormais visées par une série de mesures restrictives dont le ministre a instruit les chefs de missions diplomatiques et postes consulaires de veiller à leur stricte application.Il s’agit notamment du gel des avoirs financiers et de l’interdiction d&rsquo;accès aux comptes bancaires, de l’interdiction de déplacement à l&rsquo;intérieur du pays et de l’interdiction de voyager à l&rsquo;étranger ainsi que de la restriction des transactions commerciales avec les entreprises, qui ont l&rsquo;obligation de signaler toute interaction avec ces individus au Comité national du FPGE. Aussi, le ministère précise que cespersonnes ne peuvent plus prétendre à l&rsquo;assistance ou à la protection du Niger via ses ambassades à l&rsquo;étranger.</p>



<p>Liste noireLa liste noire des personnes inscrites sur le Fichier national des personnes, groupes de personnes ou entités (FPGE) impliqués dans des actes de terrorisme au Niger continue donc de se gonfler. Créée fin 2024 par ordonnance du Président du CNSP et Chef de l’État, le Général Abdourahamane Tiani, cette liste a visé jusqu’à présent des proches de l’ancien président Bazoum Mohamed, qui continuent encore à s’opposer aux autorités de la Refondation.Dans un premier temps, une dizaine de personnes, dont d’anciens membres du cabinet, des anciens ministres et officiers des FDS, ayant fui le pays après les évènements du 26 juillet 2026, ont été concernées par cette inscription sur la liste du Fichier national. </p>



<p>Après les Assises nationales de la Refondation de février 2025 et l’appel au pardon et au dialogue du Chef de l’État, beaucoup avaient espéré que les autorités allaient revenir sur cette décision qui soulève des polémiques tant au Niger qu’à l’extérieur. Il faut dire que les personnes visées par cette mesure, qui suit un ordonnancement judiciaire bien établi tel que cela a été expliqué par le ministre de la Justice, M. Alio Daouda, sont par la suite visées par d’autres mesures administratives restrictives de leurs droits et devoirs de citoyens.</p>



<p>Avec les dernières inscriptions, tout laisse à croire que Niamey surveille toujours les caciques de l’ancien régime, même, et surtout, à l’extérieur !</p>



<p><strong>Résolution de l’UE : le Général Malick Diaw dénonce une ingérence et promet une réponse de l’AES – Aniamey – 14/04</strong></p>



<p>Le Conseil national de Transition (CNT) a réagi lors de l’ouverture ce lundi de sa session d’avril 2026, à l’adoption par le Parlement de l’Union européenne d’une résolution relative à la prétendue détention d’un citoyen de l’Alliance des États du Sahel (AES) dans son propre pays.</p>



<p>Selon le Général Malick Diaw, le CNT a appris cette décision « par des médias à la solde de l’impérialisme et du néo-colonialisme ». Il estime qu’il s’agit d’une ingérence grave, concertée et délibérée dans les affaires intérieures d’un État souverain.</p>



<p>Le Conseil national de Transition condamne cette démarche avec la plus grande fermeté, dénonçant une tentative de remise en cause de la souveraineté des États de l’AES.Face à ce qu’il qualifie d’ingérence, le Général Malick Diaw se veut ferme : il assure que lors de la prochaine séance inaugurale des sessions confédérales, le Parlement de l’AES saura apporter une réponse appropriée à cette résolution jugée audacieuse.résolution audacieuse </p>



<p><strong>Au Niger, la junte place sous sanctions Ouhoumoudou Mahamadou, ancien Premier ministre de Bazoum et proche d’Issoufou – Jeune Afrique – 13/04</strong></p>



<p>L’ancien chef du gouvernement figure sur une liste de trois personnalités sanctionnées pour « actes terroristes ». Une mesure qui intervient dans un contexte de tensions persistantes autour du sort de l’ancien président, toujours en détention.Par une note datée du 9 avril et adressée aux représentations diplomatiques et consulaires du Niger à l’étranger, le ministère nigérien des Affaires étrangères annonce l’inscription de plusieurs proches de l’ex-président Mohamed Bazoum sur une liste de personnes impliquées dans des « actes terroristes ».</p>



<p>Ouhoumoudou Mahamadou, son dernier Premier ministre, est poursuivi pour « crime de trahison et complot contre la sûreté de l’État », tandis que Yaya Djibo, qui fut membre du cabinet du président déchu, est accusé de « production et diffusion de données de nature à troubler l’ordre public, diffamation, injures par un moyen de communication électronique et apologie du terrorisme ». Une troisième personnalité, Aminata Boureima Takoubakoye, qui fut ministre de la Communication de la junte militaire dirigée par Salou Djibo (2010-2011), est poursuivie pour des chefs d’accusation similaires, à l’exception de celui d’apologie du terrorisme. Tous trois vivent actuellement en exil.</p>



<p>Cette inscription entraîne, conformément à une ordonnance du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) adoptée le 27 août 2024, une série de mesures restrictives : gel des avoirs, interdiction de déplacement sur le territoire sans autorisation préalable, interdiction de voyage à l’étranger et encadrement strict des transactions commerciales, les opérateurs économiques étant tenus de signaler toute interaction avec les personnes visées.Le contexte. Selon le document du 9 avril, ces dispositions sont appliquées après une mesure prise le 2 avril dernier, date qui marque officiellement la fin du mandat de Mohamed Bazoum, toujours en détention depuis le coup d’État mené le 26 juillet 2023 par Abdourahmane Tiani, et qui n’a jamais formellement démissionné.</p>



<p>À la veille de cette échéance, le chef de la junte avait signé un décret prononçant la déchéance provisoire de nationalité d’Aminata Boureima Takoubakoye, ancienne directrice de l’Institut de la statistique du Niger et de Yaya Djibo.</p>



<p>Très actif sur les réseaux sociaux, Yaya Djibo s’est illustré par ses critiques répétées contre les autorités de Niamey et les régimes militaires sahéliens, relayant notamment les prises de position de Hamid N’gadé, ancien chargé de la communication de Mohamed Bazoum, engagé depuis le 7 avril dans l’Alliance des démocrates du Sahel, une initiative de ressortissants maliens, burkinabè et nigériens qui s’opposent aux juntes de l’AES.De son côté, Aminata Boureima Takoubakoye a multiplié les attaques contre les militaires au pouvoir. « Le CNSP qui vous garde en otage n’a aucune réalisation à présenter aux Nigériens. Ils ne peuvent même plus vendre l’espoir d’un lendemain meilleur. Pour cela, il ne leur reste que les mensonges et la haine à transmettre », a-t-elle écrit sur Facebook, le 2 avril dernier, ironisant sur sa déchéance de nationalité : elle affirme avoir reçu « 753 demandes d’amitié sur les réseaux grâce à la publicité gratuite que m’offre Tiani ».</p>



<p>La déchéance de nationalité est une arme privilégiée du régime militaire pour cibler opposants et anciens dignitaires. Dès novembre 2024, plusieurs figures, dont Hassoumi Massaoudou, ex-ministre des Affaires étrangères de Bazoum, et Alkache Alhada, ex-ministre du Commerce, avaient été déchus provisoirement de leur nationalité pour des faits présumés « d’attentats terroristes » ou « d’intelligence avec une puissance étrangère ».</p>



<p>Cette mesure avait également touché des responsables liés à des chefs de mouvements rebelles apparus après le putsch, parmi lesquelles Mahmoud Sallah et Moussa Sallah. Le premier a été arrêté dans le sud de la Libye en février 2025 par des forces affiliées à Khalifa Haftar, tandis que le groupe dusecond, le Mouvement patriotique pour la liberté et la justice (MPLJ), a revendiqué plusieurs sabotages de l’oléoduc reliant Agadem au port béninois de Sèmè-Kpodji.L’inscription d’Ouhoumoudou Mahamadou sur la liste des personnalités sanctionnées par la junte marque un tournant. Très présent dans les médias internationaux au lendemain du coup d’État pour dénoncer la prise de pouvoir militaire, l’ancien Premier ministre s’était, depuis, fait discret. « Il ne parle plus mais ses toutes premières réflexions assurant que le pouvoir actuel ne tiendra pas plus d’un mois, à cause des tensions de trésorerie, ont été très mal appréciées », confie un élu local. Sollicité par Jeune Afrique, l’intéressé n’a pas réagi.Au-delà des cas individuels, cette décision pourrait préfigurer une nouvelle phase dans le traitement réservé à Mohamed Bazoum lui-même. Dès le 13 août 2023, la junte avait annoncé son intention de le poursuivre pour haute trahison : « Le gouvernement nigérien a réuni à ce jour [les] preuves pour poursuivre devant les instances nationales et internationales compétentes le président déchu et ses complices locaux et étrangers pour haute trahison et atteinte à la sûreté intérieure et extérieure du Niger », affirmaient alors les militaires.Un an plus tard, en juin 2024, la Cour d’État du Niger, organe créé par la junte, a levé l’immunité du président déchu. Depuis, aucune procédure n’a véritablement abouti. Mais les charges désormais retenues contre l’ancien Premier ministre Ouhoumoudou Mahamadou, qui était très proche du prédécesseur de Bazoum, Mahamadou Issoufou, dont il a été le directeur de cabinet, témoignent d’une volonté plus affirmée de poursuivre les anciens hauts responsables.</p>



<p>Aucune communication n’a été faite par la justice nigérienne sur d’éventuelles poursuites contre l’ancien chef du gouvernement. La note de la diplomatie nigérienne est le seul document officiel évoquant les accusations à son encontre.</p>
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		<title>Revue de presse Niger – 09/04/2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 10:47:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le niger dans la presse internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président Tiani reçoit le Ministre des Affaires Etrangères du Maroc – ANP – 08/04Le</p>
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<p><strong>Le président Tiani reçoit le Ministre des Affaires Etrangères du Maroc – ANP – 08/04<br></strong>Le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a reçu, ce<br>mercredi 8 avril 2026 à son cabinet, le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et<br>des Marocains Résidant à l’Étranger, M . Nasser Bourita.<br>A sa sortie d’audience, le Ministre Marocain a indiqué être venu « rendre compte au Président Nigérien,<br>des résultats de la cinquième session de la Commission mixte, des accords signés, des actions<br>envisagées, et surtout, nous avons écouté ses conseils pour renforcer cette relation davantage. »<br>« Pour Sa Majesté le Roi Mohamed VI, cette relation est singulière, singulière par son histoire, singulière<br>par ses échanges humains, singulière aussi par une vision partagée par rapport à beaucoup de défis<br>que connaît notre continent » a fait savoir le ministre Nasser Bourita qui a rappelé aussi que « Sa Majesté<br>le Roi a effectué plusieurs visites à différentes époques au Niger, et Sa Majesté le Roi, à chaque fois, a<br>souligné un attachement particulier pour le Niger et pour son peuple ,et dans cette phase charnière de<br>l’histoire contemporaine du Niger, Sa Majesté le Roi a gardé le même attachement, le même soutien<br>constant au Niger et à son peuple. La solidarité, pour Sa Majesté le Roi, n’est pas un vœu creux, mais un<br>engagement concret, des actions tangibles, pour accompagner la vision du Président et les besoins<br>exprimés par les autorités.»<br>Le ministre des Affaires Etrangères Marocains a affirmé que «nous avons beaucoup des cas concrets<br>dont La centrale Mohamed VI d’électricité, les bourses, et on donne 200 bourses chaque année<br>aujourd’hui pour la formation universitaire et académique, mais aussi les actions pour la sécurité<br>alimentaire, les actions pour la coopération technique. Ce sont des illustrations de cette vision sud-sud<br>portée par Sa Majesté le Roi, qui est celle d’une coopération sud-sud tangible, concrète, qui n’est pas<br>seulement celle des discours, celle des signatures, mais celle des engagements réalisés »<br>« C’était l’occasion aussi de souligner le soutien du Royaume du Maroc à l’intégrité territoriale, à l’unité<br>nationale du Niger, et le soutien aux différentes actions prises par les autorités pour garantir la sécurité<br>du pays et la quiétude des citoyens. Donc c’est non seulement une échéance institutionnelle bilatérale,<br>mais c’était une occasion pour, comme je l’ai dit, constater les fondements solides, le socle solide de<br>cette relation, et tracer une ambition, une perspective prometteuse conformément aux orientations des<br>deux chefs d’État. » a conclu le Ministre Nasser Bourita.<br>Notons que cette rencontre s’est déroulée en présence du Ministre des Affaires Étrangères, de la<br>Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, du Directeur de Cabinet du Président de la République, Chef<br>de l’État, Porte-Parole du Gouvernement, du Conseiller Chargé des Questions Stratégiques et<br>Diplomatiques du Président de la République, Chef de l’État, et de l’Ambassadeur du Niger au Royaume<br>du Maroc.</p>



<p><br><strong>Défense : des formateurs militaires turcs au Niger pour renforcer les capacités de l’armée – Actu Niger –09/04</strong><br>Le Niger et la Turquie viennent de signer un nouvel accord militaire destine a renforcer leur cooperation<br>en matiere de defense. L’accord entre les deux gouvernements a ete paraphe mardi dernier a Ankara<br>entre le ministre d’Etat en charge de la Defense nationale, le general d’armee Salifou Mody, et son<br>homologue turc Yasar Guler. En vertu de cet accord, la Turquie va apporter un soutien a la « formation<br>sur site » ainsi qu’a l’equipement au profit des forces armees nigeriennes (FAN). Ce qui ouvre la voie a<br>un prochain deploiement de formateurs militaires turcs au Niger, ou Ankara se positionne deja comme<br>un allie strategique majeur en matiere de defense et de securite. Une dynamique de cooperation qui a<br>commence a se densifier sous les regimes precedents mais qui a pris un nouvel elan depuis l’avenement<br>du CNSP au pouvoir, suite aux evenements du 23 juillet 2023.<br>La cooperation militaire entre le Niger et la Turquie se porte bien et va s’intensifier davantage en<br>perspective de la dynamique impulsee par les recents accords signes entre les gouvernements des<br>deux pays, notamment dans le cadre de la defense et de la securite. Le dernier acte en date a ete la<br>signature, mardi dernier a Ankara, d’un nouvel accord militaire a l’occasion de la visite qu’effectue le<br>ministre d’Etat nigerien en charge de la Defense. Le ministre turc de la Defense nationale, Yasar Guler,<br>et son homologue du Niger, le general Salifou Mody, ont d’abord preside une reunion entre les<br>delegations des deux pays, composees de hauts responsables militaires.<br>A l’issue de la reunion, les ministres Yasar Guler et Salifou Mody ont signe le protocole relatif a la<br>fourniture d’un soutien a la formation sur place entre le gouvernement de la Republique de Turquie et le<br>gouvernement de la Republique du Niger. « A l’issue de cette reunion, les ministres Yasar Guler et Salifou<br>Mody ont signe le protocole relatif a la fourniture d’un soutien a la formation sur site entre le<br>gouvernement de la Republique de Turquie et le gouvernement de la Republique du Niger », a annonce<br>par la suite, dans un communique, le ministere turc de la Defense nationale.<br>Lors de cette visite, le ministre de la Defense Salifou Mody et la delegation qui l’accompagnait ont rendu<br>visite au president de l’industrie de defense de la Turquie, Haluk Gorgun. A cette occasion, M. Gorgun a<br>declare qu’ils avaient discute de la cooperation existante dans le domaine de l’industrie de defense ainsi<br>que des possibilites de travail conjoint pour la periode a venir.<br>Ankara, allie strategique de Niamey<br>Ce nouvel accord, qu’il reste toutefois a formaliser pour en connaitre veritablement les details, va se<br>traduire par le deploiement prochain de formateurs militaires turcs au Niger. Une presence bien cadree<br>qui va s’articuler autour du renforcement des capacites operationnelles des forces armees nigeriennes<br>(FAN).<br>Depuis quelques annees, la Turquie est devenue un allie strategique pour Niamey, notamment dans le<br>domaine de la defense. Des relations qui ont pris leur envol sous les precedents regimes mais qui se<br>sont intensifiees depuis les evenements du 23 juillet 2023 et l’avenement du CNSP au pouvoir sous la<br>direction du general Abdourahamane Tiani. En quete de nouveaux partenaires apres la rupture des<br>accords de defense avec les anciennes puissances occidentales, notamment la France et les Etats<br>Unis, les nouvelles autorites militaires nigeriennes se sont tournees vers de nouveaux partenaires<br>comme la Turquie. Ces dernieres annees, Niamey et Ankara ont considerablement renforce leur<br>cooperation visant a appuyer l’armee nigerienne dans la lutte contre les menaces securitaires<br>auxquelles le pays fait face. La Turkiye a notamment fourni au Niger des drones de surveillance et de<br>combat dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au Sahel. Des moyens aeriens qui jouent un role<br>decisif dans l’offensive des Forces de defense et de securite (FDS) contre les groupes armes terroristes.<br>Cette nouvelle dynamique de cooperation est portee au plus haut niveau des autorites des deux pays,<br>comme l’ont declare en octobre dernier, lors d’un entretien telephonique, les presidents Tiani du Niger<br>et Erdogan.<br>La valse des visites ministerielles tant a Niamey qu’a Ankara, ainsi que le dialogue maintenu au plus<br>haut niveau diplomatique, participent a renforcer cette cooperation qui se densifie et s’etend a d’autres<br>secteurs, notamment les mines. Bien que, pour l’heure, la priorite pour Niamey soit de renforcer ses<br>capacites de defense afin de contenir les menaces securitaires qui persistent dans differentes parties<br>du pays.<br>Fin janvier dernier, le general d’armee Abdourahamane Tiani avait accorde un entretien a M. Ozgur Cinar,<br>ambassadeur de la Turkiye au Niger. Selon l’ambassadeur turc, cette audience a porte essentiellement<br>sur la cooperation securitaire entre Niamey et Ankara. « Nous avons souligne l’etat des bonnes relations<br>de cooperation entre nos deux pays, surtout dans le domaine de la securite, la lutte contre le terrorisme,<br>parce que, comme vous savez, c’est un peu l’agenda actuel au Niger », avait affirme M. Cinar au terme<br>de l’audience. Le diplomate turc a aussi rappele que « comme la Turquie est un pays qui a ses<br>experiences dans ce domaine-la, et surtout au cours des dernieres annees, nous avons approfondi nos<br>relations avec le Niger dans le domaine militaire, la cooperation dans le domaine de l’industrie de<br>defense, et c’est une relation qui se poursuit ».<br>Il faut rappeler qu’en septembre dernier, le ministre d’Etat Salifou Mody, vice-president du CNSP, avait<br>deja effectue une visite de travail a Ankara, a l’occasion de laquelle d’autres accords et memorandums<br>d’entente ont ete signes entre les deux parties. Des accords de partenariat bien suivis par le chef de la<br>diplomatie nigerienne, M. Bakary Yaou Sangare, qui sejourne regulierement dans la capitale turque pour<br>maintenir et consolider l’axe Niamey-Ankara.<br>Au Niger, des formateurs turcs bientôt déployés dans les bases militaires – Jeune Afrique – 08/04<br>Niamey et Ankara ont officialisé le déploiement d’instructeurs militaires turcs au Niger. Un pas de plus dans<br>le partenariat entre les deux pays, en plein essor depuis le putsch de 2023, qui illustre la montée en<br>puissance de la Turquie au Sahel, tandis que l’influence russe s’effrite après les défaillances de l’Africa<br>Corps.<br>Le ministre nigérien de la Défense, le général Salifou Modi, et Yaşar Güler, son homologue turc, ont signé<br>ce mardi 7 avril à Ankara un protocole officialisant le déploiement de formateurs turcs auprès des<br>Forces armées nigériennes (FAN). Ce nouvel accord de défense entre les deux États s’inscrit dans la<br>continuité d’un partenariat militaire qui s’est renforcé depuis le putsch de juillet 2023 ayant porté au<br>pouvoir le général Abdourahamane Tiani.<br>Il concrétise aujourd’hui ce rapprochement par la fourniture d’un contingent d’instructeurs militaires<br>dont le nombre n’a pas été précisé. Ceux-ci seront déployés sur les bases nigériennes afin de former les<br>soldats, mais ils ne seront pas autorisés à participer directement aux affrontements qui opposent les<br>FAN aux combattants jihadistes de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) et au Groupe de soutien à<br>l’islam et aux musulmans (Jnim).<br>La signature de ce protocole s’inscrit dans la suite des précédents accords de défense scellés entre<br>Niamey et Ankara, notamment les trois qui avaient été signés en juillet 2020 à Niamey entre les ministres<br>des Affaires étrangères des deux pays, Kalla Ankourao et Mevlüt Çavuşoğlu. Ces accords de<br>coopération militaire, signés avant le coup d’État ayant conduit à la chute de Mohamed Bazoum,<br>prévoyaient notamment l’ouverture d’une base militaire turque sur le territoire nigérien.<br>Un autre accord a été conclu en juillet 2025, en marge du Salon international de l’industrie de la défense<br>(Idef) à Istanbul, qui a redessiné les contours de la collaboration entre le gouvernement turc et la junte<br>au pouvoir.<br>Ces accords bilatéraux ont facilité la pénétration de l’industrie de l’armement turc au Niger, où les<br>besoins en matière de défense se font pressants face à la progression de la menace terroriste. Dès<br>novembre 2021, Niamey a signé un contrat avec le constructeur Bayraktar pour acquérir six drones TB2,<br>dont la livraison a été effectuée en mai 2022.<br>Les commandes passées auprès de fabricants turcs comportaient également des véhicules blindés de<br>Nurol Makina et des avions légers d’attaque Hürkuş de Turkish Aerospace Industries. Plus récemment,<br>les Nigériens ont acquis un nouveau modèle de drone du fabricant Bayraktar : l’Aksungur, plus<br>lourdement armé et avec une plus grande autonomie que le TB2.<br>Pourquoi c’est important. Plusieurs de ces équipements, notamment un avion Hürkuş et un drone<br>Aksungur, ont été endommagés lors de l’attaque de l’aéroport de Niamey et de la Base 101 adjacente,<br>menée par les combattants du Jnim, le 29 janvier dernier. La visite de Salifou Modi à Ankara a aussi été<br>l’occasion pour le ministre nigérien de rencontrer des représentants d’entreprises turques du secteur de<br>la défense, probablement pour acquérir de nouveaux équipements visant à remplacer ceux qui ont été<br>endommagés.<br>L’attaque ayant visé l’aéroport de Niamey a aussi souligné l’impréparation des forces russes de l’Africa<br>Corps, pourtant stationnées dans la Base 101. Celles-ci ne sont intervenues qu’après l’assaut initial et<br>n’ont pas permis de repousser les assaillants, qui ont été pris en chasse par un drone turc.<br>Un manque de réactivité qui a sans doute conduit la junte nigérienne à privilégier un renforcement de<br>son partenariat sécuritaire avec la Turquie, au détriment de sa collaboration avec Moscou. La venue<br>d’instructeurs turcs en concurrence directe avec ceux de l’Africa Corps indique un basculement des<br>allégeances nigériennes au profit d’Ankara, dont la présence au Sahel ne fait que s’accentuer depuis le<br>départ des 1 500 soldats français fin 2023, puis celui des quelque 1 000 militaires américains en<br>septembre 2024.</p>



<p><br><strong>Banque mondiale : Un nouveau cadre de partenariat pays approuvé pour les trois pays de l’AES et le<br>Tchad – ANP – 08/04</strong><br>Le Groupe de la Banque mondiale a, dans un communiqué de presse publié, le mardi 07 avril 2026,<br>annoncé avoir approuvé un nouveau cadre de partenariat pays avec le Burkina Faso, le Mali, le Niger et<br>le Tchad, centré sur l’emploi, la croissance et la résilience.<br>Selon l’institution financière internationale, ce nouveau cadre de partenariat couvrira la période 2026<br>2031 et vise à créer des emplois, en priorité pour les jeunes et les femmes, en misant sur le capital<br>humain, les infrastructures, la productivité agricole et un secteur privé renforcé.<br>Il sera également ‘’ fondé sur la stratégie relative à la fragilité, aux conflits et à la violence (FCV), et<br>reposant sur un engagement flexible adapté à chaque contexte national, les CPF répondent aux défis<br>communs du Sahel tout en tirant parti des opportunités transfrontalières ‘’.<br>Aussi ce nouveau partenariat inédit va permettre, selon toujours le communiqué, de renforce la<br>collaboration entre les quatre pays du Sahel et le Groupe de la Banque mondiale, grâce à une approche<br>intégrée d’« Un seul Groupe de la Banque mondiale ».<br>‘’ Il mobilise les atouts complémentaires de l’Association internationale de développement (IDA), de la<br>Société financière internationale (IFC) et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements<br>(MIGA) afin d’élargir l’accès des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) au financement, de<br>renforcer les chaînes d’approvisionnement et de créer davantage d’emplois de meilleure qualité ‘’<br>précise le communiqué.<br>« Les CPF placeront les populations au cœur de l’action et renforceront l’intégration transfrontalière pour<br>un développement équilibré dans le Sahel », a souligné Clara de Sousa, directrice de division pour le<br>Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad.<br>Aussi « Ils cibleront des secteurs à fort potentiel d’emplois, soutiendront des programmes régionaux et<br>des projets transfrontaliers à fort impact. Soutenant les initiatives clés du Groupe de la Banque<br>mondiale en santé (Couverture santé universelle), électricité (Mission 300) et agriculture (Agriconnect),<br>ils accompagnent la vision d’un Sahel pacifié et réconcilié, offrant des perspectives économiques<br>durables aux millions de jeunes sahéliens. »<br>Les nouveaux CPF sont étroitement alignés sur les priorités nationales de développement des pays du<br>Sahel central souligne le communiqué, ‘’le Programme de refondation de la République (PRR) du Niger,<br>le Plan national de développement Tchad Connexion 2030, la Stratégie nationale pour l’émergence et le<br>développement durable (SNEDD 2024‑2033) du Mali, ainsi que le Plan national de développement (PND)<br>2026-2030, relance du Burkina Faso ‘’.<br>Selon toujours la source ‘’ ces cadres stratégiques mettent l’accent sur le renforcement de la<br>gouvernance, la diversification économique et l’accélération d’une croissance inclusive et résiliente<br>portée par le secteur privé ‘’.<br>Olivier Buyoya, directeur de division d’IFC pour l’Afrique de l’Ouest, a précisé que « Un secteur privé fort<br>et innovant est primordial pour attirer l’investissement, accroître la productivité, créer des emplois et<br>renforcer la résilience économique face aux chocs exogènes et endogènes ».<br>Il a également rappelé que ‘’ Dans les pays du Sahel central, un écosystème dynamique de petites et<br>moyennes entreprises, appuyé par des investissements privés et des réformes incitatives, notamment<br>dans l’énergie et l’agro-industrie, est essentiel pour convertir le potentiel économique de la région en<br>progrès socio-économiques tangibles. ». ‘’Malgré l’insécurité, l’enclavement et les freins à<br>l’investissement au Sahel central, la MIGA mise sur les actions de l’IDA et de l’IFC, ainsi que sur sa<br>Plateforme de garanties, pour sécuriser et maintenir les flux d’investissement vers les MPME, en<br>travaillant étroitement avec les investisseurs actifs ‘’ a conclu Muhamet Bamba Fall, directeur Industries.<br>Au Sahel, une nouvelle coalition citoyenne afin de faire face aux juntes militaires de l’AES – RFI – 08/04<br>Au Sahel, une nouvelle coalition citoyenne voit le jour. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;Alliance des démocrates du Sahel,<br>l&rsquo;ADS, créée ce mardi 7 avril 2026. Ce nouveau collectif, lancé depuis l&rsquo;étranger, réunit des membres de<br>la société civile, des politiques et d&rsquo;autres forces vives issues du Mali, du Burkina Faso et du Niger,<br>justement pour faire face aux juntes qui dirigent l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES).<br>L&rsquo;Alliance des démocrates du Sahel (ADS), qui revendique pour l&rsquo;instant une trentaine de membres, milite<br>pour la fin de « la militarisation de l&rsquo;État » et veut proposer « des solutions inclusives pour sortir le Sahel<br>de l&rsquo;impasse ». Ce nouveau mouvement prend forme quatre mois après le lancement de la Coalition des<br>forces pour la République, la CFR, portée par l&rsquo;imam malien Mahmoud Dicko et essentiellement tournée<br>contre le pouvoir de Bamako. D&rsquo;où la création de l&rsquo;ADS, qui se veut complémentaire et non concurrente.<br>« Synergie d&rsquo;action »<br>« La CFR, c&rsquo;est uniquement malien, composé que d&rsquo;acteurs maliens, et les actions de la CFR ne<br>concernent que le Mali et non les deux autres pays, le Burkina Faso et le Niger. En revanche, notre<br>alliance regroupe en son sein les trois pays, le Burkina Faso, le Niger et le Mali. Donc, c&rsquo;est ça, la<br>différence », explique son secrétaire général, Malick Konaté, au micro de Sidy Yansané, du service<br>Afrique de RFI.<br>« Ceux qui luttent à l&rsquo;intérieur de leur pays vont toujours continuer à mener cette lutte-là. Mais nous, de<br>notre côté, c&rsquo;est pour avoir une synergie d&rsquo;action du Sahel. Comme vous le savez, il y a l&rsquo;Alliance des<br>États du Sahel pour les putschistes – j&rsquo;appelle ça le « syndicat des putschistes ». Mais pour nous, en tant<br>que société civile, oui, c&rsquo;est bien de lutter, de mener des actions à l&rsquo;intérieur de notre pays. Maintenant,<br>il faut aller au-delà. Il faut aller vers une synergie d&rsquo;action entre nos trois pays pour nous faire entendre<br>aussi pour, au moins, le retour à l&rsquo;ordre constitutionnel dans le Sahel. »</p>
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		<title>Revue de presse Niger – 08/04/2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 09:13:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le niger dans la presse internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1er Forum International sur les énergies renouvelables : Le Premier Ministre reçoit les ministres encharge</p>
<p>The post <a href="https://lavoiedusahel.com/revue-de-presse-niger-08-04-2026/">Revue de presse Niger – 08/04/2026</a> appeared first on <a href="https://lavoiedusahel.com">La Voie du Sahel</a>.</p>
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<p><strong>1er Forum International sur les énergies renouvelables : Le Premier Ministre reçoit les ministres en<br>charge du secteur énergétique des pays de l’AES – ANP – 07/04</strong><br>Le Premier Ministre Ali Mahamane Lamine Zeine a reçu, dans l’après midi de ce mardi 7 avril 2027 à<br>son cabinet, les ministres en charge du secteur énergétique du Burkina Faso et du Mali séjournant à<br>Niamey dans le cadre du 1er Forum International sur les énergies renouvelables,.<br>C’était en compagnie de leur homologue nigérienne, Pr Amadou Haoua.<br>A l’issue de l’audience, le Ministre de l’énergie, des mines et des carrières du Burkina Faso, M. Yacouba<br>Zabré Gouba a expliqué devant la presse, être venus faire un bilan à mis parcours de ce forum qui se<br>tient à Niamey couplé à la Journée Nationale sur les énergies renouvelables.<br>Au cours de cette rencontre, ’’nous avons également voulu signifier au premier ministre, toute l’attention<br>que nous accordons à ce secteur si stratégique qu’est celui de l’énergie’’ a-t-il poursuivi tout en saluant<br>le thème de cette édition qui est ’’en lien direct avec la question d’industrialisation’’.<br>Par ailleurs, ’’nous avons eu à échanger avec lui, des enjeux de ce secteur et tout ce qui est attendu de<br>l’ensemble des pays pour que nous puissions véritablement assoir un secteur énergétique pouvant<br>accompagner l’industrialisation de nos pays et assurer au mieux la souveraineté de nos États’’ a-t-il<br>indiqué.<br>En outre, à travers cette rencontre, a poursuivi le Ministre burkinabé de l’énergie, la délégation a reçu de<br>la part du Premier Ministre, un certain nombre de recommandations et d’orientations ’’devrant<br>conduire par la suite les travaux qui vont continuer durant notre séjour a Niamey où nous allons profiter<br>pour également échanger sur un certain nombre d’éléments qui doivent nous permettre de dynamiser<br>davantage les relations dans le cadre de l’AES mais aussi faire en sorte que nous puissions travailler<br>sur la feuille de route à venir’’.</p>



<p><strong><br>L’ambassadeur du Burkina Faso au Niger reçu par le Président Tiani – ANP – 07/04</strong><br>Le Président de la République, chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahmane Tiani, a reçu, dans<br>l’après-midi de ce mardi 07 avril 2026, M. Abdou Diallo, Ambassadeur du Burkina Faso au Niger.<br>À l’issue de son entretien, le diplomate burkinabé a déclaré n’avoir pas eu l’occasion de rencontrer le<br>Président Tiani depuis la présentation de ses lettres de créance le 11 mai dernier.<br>Maintenant chose faîte, ‘’ J’ai surtout profité pour lui transmettre d’abord les chaleureuses salutations<br>fraternelles de son Excellence le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, son frère ‘’ a-t-il fait Indiqué,<br>précisant avoir fait avec le Président Tiani ‘’un peu le tour d’horizon des relations d’amitié, de fraternité,<br>de coopération qui existent si heureusement entre nos deux pays et qui sont très très fortes depuis<br>l’avènement du CNSP au pouvoir ‘’.<br>M. Abdou Diallo dit avoir également échangé avec le Président de la république en présence de<br>l’Ambassadeur M. Illo Adani, Conseiller Chargé des Questions stratégiques et Diplomatique du<br>Président de la République, Chef de l’État, »sur comment œuvrer à la consolidation de la Confédération<br>des États du Sahel ‘’.<br>Le diplomate burkinabé d’indiquer avoir profité de l’occasion pour ‘’ requérir évidemment les conseils<br>avisés de son Excellence le Président par rapport à l’accomplissement de ma mission ici ‘’.<br>Il s’est dit satisfait de cette audience, parce qu’il en n’a suffisamment eu ‘’ pour pouvoir être à l’aise et<br>travailler comme il faut pour le renforcement des liens de fraternité qui existent entre nos deux pays ‘’.<br>Notton que l’audience s’est déroulée en présence du Ministre, Directeur de Cabinet du Président de la<br>République, Chef de l’État, Porte-Parole du Gouvernement et de l’Ambassadeur Illo Adani, Conseiller<br>Chargé des Questions stratégiques et Diplomatique du Président de la République, Chef de l’État.<br>Niger : premier affrontement inter-jihadistes entre l&rsquo;État islamique et le JNIM – France 24 – 07/04<br>Au Niger, un premier affrontement inter‑jihadistes oppose désormais l’État islamique au JNIM, affilié à<br>Al‑Qaïda. Alors que ces combats étaient jusque‑là concentrés dans la zone des trois frontières avec le<br>Mali et le Burkina Faso, ils s’étendent aujourd’hui vers une nouvelle région frontalière, entre le Niger, le<br>Nigeria et le Bénin, bouleversant l’équilibre sécuritaire local.</p>



<p><br><strong>Bénin: la présidentielle du 12 avril suscite l&rsquo;espoir d&rsquo;un renouveau dans les relations avec le Niger – RFI – 08/04</strong><br>Alors que les deux voisins entretiennent des relations tendues depuis le coup d&rsquo;État contre le président<br>Mohamed Bazoum à Niamey en juillet 2023, l&rsquo;arrivée au pouvoir d&rsquo;un nouveau président au Bénin pourrait<br>changer la donne. À Cotonou, la population attend, elle, avec impatience la réouverture de la frontière entre<br>les deux pays, toujours fermée à ce jour.<br>Alors que les Béninois sont appelés aux urnes dimanche 12 avril pour désigner qui de Romuald Wadagni,<br>le candidat de la majorité présidentielle, ou de Paul Hounkpè, le candidat des Forces Cauris pour un<br>Bénin émergent (FCBE) &#8211; un parti de l’opposition dite modérée &#8211; succédera au président Patrice Talon,<br>l&rsquo;arrivée au pouvoir d&rsquo;un nouveau dirigeant peut-elle changer la donne dans les relations tendues<br>qu&rsquo;entretient le Bénin avec son voisin nigérien depuis le coup d&rsquo;État perpétré à Niamey en juillet 2023 ?<br>Dans le pays, l&rsquo;attente est en tout cas très forte sur ce point, comme l&rsquo;explique Abdou, un Nigérien<br>installé à Cotonou depuis une quinzaine d’années. Certes, celui-ci se sent bien dans la capitale<br>économique béninoise &#8211; « Il n&rsquo;y a pas de racisme, pas de propos comme « Lui, le Nigérien, on ne s&rsquo;entend<br>pas avec lui, on va le maltraiter », non », affirme-t-il -, mais sa situation ne l&#8217;empêche pas d&rsquo;appeler de ses<br>voeux une normalisation des relations entre les deux pays : « On attend beaucoup du nouveau président.<br>Il faut qu&rsquo;il y ait une négociation avec le Niger pour que tout le monde puisse être heureux. Trois ans de<br>brouille, c&rsquo;est trop ! », déclare-t-il aussi.<br>Romuald Wadagni : « Nous devons nous parler, nous n’avons pas le choix »<br>Parmi les décisions les plus attendues dans un tel cas de figure : la réouverture de la frontière entre les<br>deux pays, toujours fermées trois ans après le putsch à Niamey. Car si emprunter un bus entre Cotonou<br>et Niamey est toujours possible aujourd&rsquo;hui, le voyage s&rsquo;avère plus compliqué avec un temps de trajet<br>rallongé pour un coût plus élevé… «Le transport des usagers, c&rsquo;est très compliqué avec la traversée du<br>f<br>leuve [Niger]. Si vous avez des bagages, il faut par exemple payer un tricycle à l&rsquo;arrivée à Malanville [la<br>ville béninoise située à la frontière avec le Niger, NDLR]. Pour voyager à Niamey, il faut donc prévoir<br>beaucoup d&rsquo;argent. Un peu seulement, ça ne suffit pas », illustre ainsi Fulbert Anani, qui travaille pour la<br>compagnie nigérienne STM à Cotonou.<br>« Nous devons nous parler, nous n’avons pas le choix », affirmait pour sa part récemment Romuald<br>Wadagni, le candidat de la mouvance présidentielle, ajoutant : « Nous saisirons l’occasion d&rsquo;aller encore<br>vers nos voisins qui peinent à nous faire confiance ».</p>



<p><br><strong>Burkina : la réponse musclée du gouvernement au rapport de Human Rights Watch sur la situation des<br>droits de l’homme dans le pays – ANP – 07/04</strong><br>Dans un communiqué le week-end dernier, le gouvernement burkinabé a condamné « un faux rapport »<br>de l’ONG internationale Human Rights Watch (HRW), publié le 02 avril dernier, sur la situation des droits<br>humains dans le pays. Le rapport, qui se base sur la période 2023-2025, accuse l’armée du Burkina Faso,<br>avec ses milices alliées et un groupe armé lié à Al-Qaïda, d’avoir tué plus de 1 800 civils et déplacé de<br>force des dizaines de milliers de personnes depuis 2023. Et d’ajouter, sur la base de ses investigations<br>documentées dans le rapport, que les autorités militaires commettent elles-mêmes « des abus atroces<br>», et ne prennent aucune mesure pour traduire en justice les responsables de tous les camps, en plus<br>de limiter la diffusion d’informations afin de « dissimuler les souffrances des civils pris dans les<br>violences ». Pour le gouvernement burkinabé, ce rapport n’est qu’un « tissu de conjectures et<br>d’allégations graves infondées » dont Human Rights Watch est coutumière.<br>Comme il fallait s’y attendre, la réaction du gouvernement burkinabé n’a pas tardé et elle a été à la<br>hauteur des graves accusations de « crimes de guerre », portées par HRW sans distinction contre les<br>autorités militaires et les groupes armés terroristes (GAT). Des accusations compilées dans le rapport<br>de l’ONG internationale de défense des droits humains qu’elle a rendu public le 02 avril 2026, et dans<br>lequel elle appelle les organismes régionaux et les gouvernements partenaires à « coopérer avec les<br>autorités du Burkina Faso et les inciter à s’attaquer aux graves violations commises par toutes les<br>parties et à déterminer véritablement les responsabilités ».<br>Des accusations rejetées en bloc par le gouvernement<br>Dans sa réponse musclée diffusée dimanche dernier et signée par le ministre de la Communication et<br>porte-parole du gouvernement, Gilbert Ouédraogo, le gouvernement burkinabé dit avoir pris<br>connaissance, par voie de presse, d’un « faux rapport » publié le 02 avril 2026 par l’ONG Human Rights<br>Watch sur la situation des droits humains au Burkina Faso. « Le Gouvernement n’est nullement surpris<br>par les agissements de cette soi-disant ONG totalement déconnectée des réalités du terrain qui n’a ni<br>bureau ni représentation au Burkina Faso. Elle se contente régulièrement de relayer des allégations<br>d’individus choisis, recevant d’elle des subsides, pour lui offrir en contrepartie de quoi alimenter ses<br>récits imaginaires et fantasmés », lit-on dans le communiqué qui a vite fait le tour des réseaux sociaux,<br>tout comme le rapport de HRW dans la presse occidentale.<br>Selon le gouvernement burkinabé, « ce torchon, qui est le condensé de la haine viscérale que la coalition<br>des forces des ténèbres voue à la lutte de notre Peuple pour sa liberté et sa souveraineté, trouve un<br>écho favorable dans les médias mensonges qui en assurent le service après-vente à coup de<br>surenchères verbales et d’argumentaires d’une malhonnêteté intellectuelle évidente ».<br>Dans la même lancée, les autorités burkinabé ont mis à nu les insuffisances méthodologiques, les<br>approximations et les raccourcis empruntés qui, selon elles, n’ont qu’un but : « diaboliser les patriotes<br>burkinabè et nos vaillantes forces combattantes, les faire passer aux yeux de l’opinion internationale<br>pour des prédateurs des droits humains en vue d’assouvir les desseins funestes que nourrit<br>l’impérialisme contre notre pays ».<br>Des accusations en série qui ne passent pas au sein de l’AES<br>Dans son communiqué, le Gouvernement n’a pas manqué de souligner, « avec force », que « les<br>intrépides combattants burkinabè se sont toujours battus avec professionnalisme et que leur<br>engagement est d’abord fondé sur la préservation de la vie, la protection des droits humains et la<br>défense des populations vulnérables ».<br>L’occasion pour les autorités burkinabé de rappeler que la lutte contre le terrorisme constitue une<br>priorité nationale absolue et qu’elle est conduite dans le strict respect des lois nationales ainsi que des<br>engagements internationaux du Burkina Faso en matière de droits humains. « Le Gouvernement reste<br>engagé et déterminé à mener un combat sans merci contre la nébuleuse terroriste, quelle que soit la<br>forme qu’elle prend et les moyens qu’elle déploie ; qu’elle utilise la violence armée ou des crimes de<br>papier comme ce faux rapport de Human Rights Watch », assure le Burkina et, en tout état de cause,<br>est-il annoncé, le gouvernement se réserve le droit de prendre les mesures fermes qui siéent contre «<br>toutes les officines impérialistes déguisées en ONG qui nourrissent le dessein funeste de briser la<br>dynamique souverainiste du Burkina Faso ».<br>Enfin, le gouvernement a tenu à réaffirmer que « le Burkina Faso libre et souverain poursuivra sa marche<br>pour bâtir un avenir de dignité et de liberté conformément aux aspirations légitimes de ses populations<br>».<br>Ce n’est pas la première fois que des médias occidentaux ou des organisations internationales de<br>protection des droits de l’homme accusent les autorités burkinabé d’exactions contre les civils, tout<br>comme au Niger et au Mali, les autres pays alliés de la Confédération AES. Des accusations qui sont<br>sans cesse rejetées par les autorités de ces pays qui ne manquent pas de pointer du doigt leur<br>impartialité.</p>



<p><br><strong>De la ligne dure au pragmatisme, pourquoi la Cedeao change de stratégie avec l’AES – Jeune Afrique –<br>08/04</strong><br>Rencontres au sommet, émissaires en tournée et nominations symboliques dessinent les contours d’un<br>début de normalisation entre les deux blocs.<br>Assiste-t-on à un début de réchauffement diplomatique entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et la<br>Cedeao ? Jadis à couteaux tirés, et bien que des sujets de tensions persistent, les deux « blocs »<br>semblent afficher une volonté sinon de rapprochement, au moins d’apaisement. Dernière illustration de<br>ce lent pivot diplomatique, la rencontre, le 30 mars au Ghana, entre Émile Zerbo, ministre burkinabè de<br>l’Administration territoriale, et Larry Gbevlo-Lartey, envoyé spécial du Ghana auprès de l’AES. Lors de<br>son passage à Accra, l’émissaire d’Ibrahim Traoré s’est longuement entretenu avec le diplomate<br>ghanéen que le président John Dramani Mahama a nommé en janvier 2025, soit une semaine seulement<br>avant le départ effectif du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la Cedeao.<br>En janvier 2025, le capitaine Ibrahim Traoré a été le seul des trois chefs d’État de l’AES à assister à<br>l’investiture du président ghanéen. Le simple fait d’avoir été convié et surtout, d’avoir répondu à<br>l’invitation, a déjà constitué un signe diplomatique fort. Le Malien Assimi Goïta, qui n’avait pour sa part<br>pas répondu à l’invitation, n’en a pas moins emboîté le pas à son homologue burkinabè, moins d’une<br>semaine plus tard, envoyant à Accra son Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, dès le 16 janvier.<br>Trois mois plus tard, en mars 2025, c’était au tour de John Mahama Dramani de faire le déplacement.<br>Le nouveau locataire du Jubilee House s’est rendu à Bamako, Niamey puis Ouagadougou, déclinant<br>chaque fois les grandes lignes de sa feuille de route. Après son échange avec Assimi Goïta, le président<br>ghanéen avait affirmé qu’il était « encore possible de trouver un terrain d’entente ». Lors de son passage<br>au Niger, à l’issue d’un entretien avec le général Abdourahamane Tiani, Mahama Dramani avait encore<br>insisté sur le « besoin de collaboration et de reconnaissance de l’AES par la Cedeao ».<br>Des appels à une normalisation dictés, au-delà du vernis diplomatique, par le pragmatisme. Pour John<br>Dramani Mahama, l’enjeu est double : économique, d’abord, en proposant aux pays de l’AES de recourir<br>au port de Tema, et sécuritaire surtout.<br>En nommant Larry Gbevlo-Lartey, ancien officier supérieur et ex-coordonnateur de la sécurité nationale,<br>Mahama a choisi un homme de poigne pour verrouiller la frontière commune avec le Burkina Faso face<br>à la poussée jihadiste. « Les relations bilatérales s’étaient fortement dégradées après la création de<br>l’AES. Une fois élu, le président Mahama a pensé qu’il était prioritaire de rétablir la confiance afin d’ouvrir<br>la voie à d’autres discussions régionales. Je pense que cela a été une grande réussite », confiait Larry<br>Gbevlo-Lartey à nos confrères de la Deutsche Welle, après sa tournée dans les capitales sahéliennes.<br>En mars dernier, la tuerie de Titao, au Burkina Faso, a remis en lumière la vulnérabilité d’Accra au risque<br>jihadiste : les terroristes du Jnim avaient alors visiblement spécifiquement ciblé les commerçants<br>ghanéens, tués au moins huit d’entre eux pendant l’attaque. Accra avait alors déclenché une opération<br>de rapatriement de ses ressortissants à laquelle avait participé l’armée de l’air ghanéenne, avec l’aval<br>des autorités burkinabè.<br>Le virage d’Abidjan<br>Avant d’entamer son périple sahélien, le président ghanéen avait pris le soin de se rendre à Abidjan, le 5<br>mars 2025, pour s’entretenir avec Alassane Ouattara. Le chef d’État ivoirien, autrefois fer de lance de la<br>ligne dure – il avait notamment été partisan, aux côtés de son homologue béninois Patrice Talon, d’une<br>intervention militaire au Niger après la chute de Mohamed Bazoum -, l’avait encouragé dans sa<br>démarche. John Dramani Mahama avait affiché sa volonté d’ « être un pont entre la Cedeao et l’AES »,<br>affirmant vouloir « travailler ensemble pour qu’ils restent dans la sous-région et faire une transition vers<br>la démocratie constitutionnelle ». « Je souhaite que l’appel du président Mahama puisse être entendu<br>par ces trois pays frères, que nous puissions continuer ensemble au sein de la Cedeao », avait répondu<br>Alassane Ouattara.<br>Régulièrement cible des attaques – voire des accusations – des militaires au pouvoir au Sahel, aux<br>premiers rangs desquels Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani, Alassane Ouattara tente pourtant la<br>désescalade. En décembre dernier, Adama Dosso, ministre ivoirien chargé de l’Intégration africaine et<br>des Ivoiriens de l’extérieur, s’est ainsi rendu à Ouagadougou où il a rencontré le chef de la diplomatie<br>burkinabè, Karamoko Jean-Marie Traoré. Les deux hommes avaient alors évoqué des échanges «<br>sincères ». Adama Dosso, qui a expliqué que cette rencontre avait pour but de « laver son ligne sale en<br>famille », doit se rendre début avril à Bamako, comme l’a révélé Jeune Afrique. Un déplacement qui<br>intervient quelques semaines après la grâce présidentielle accordée par Alassane Ouattara à Mamadou<br>Hawa Gassama, membre du Conseil national de transition (CNT) malien qui avait été condamné fin<br>janvier à trois ans de prison pour « offense au chef de l’État ivoirien ».<br>Ces gestes symboliques n’ont toutefois pas empêché Ibrahim Traoré, par ailleurs président en exercice<br>de l’AES, de réitérer des propos pour le moins offensifs à l’égard de son homologue ivoirien, au cours du<br>long entretien diffusé le 2 avril dernier sur la chaîne nationale burkinabè.<br>Pourtant, l’urgence est là : plus de 100 000 Burkinabè fuyant les violences ont trouvé refuge en Côte<br>d’Ivoire où les autorités ont annoncé, dès la mi-novembre, un renforcement du dispositif sécuritaire à<br>ses frontières face à cet afflux diplomatiquement qualifié d’« inhabituel », de réfugiés venus du Mali,<br>cette fois. « Les dirigeants des deux blocs semblent avoir une conscience commune d’un destin lié et<br>des impératifs partagés. Une crise dans l’AES est également une crise dans la Cedeao, c’est un espace<br>commun avec des défis communs, notamment sur le plan sécuritaire », résume Bakary Sambe, directeur<br>de l’Institut Timbuktu Institute.<br>Abuja et le syndrome du Jnim<br>Au Nigeria, également, la donne semble avoir changé. Le président Bola Tinubu, longtemps tenant d’une<br>ligne dure avec les putschistes, se montre sensiblement moins ferme. Le boycott par le Mali et le Burkina<br>Faso du Sommet africain de la défense, organisé à Abuja en août 2025, avait illustré l’impossibilité<br>d’évoquer les questions de sécurité dans un tel contexte d’impasse diplomatique. Confronté à une<br>poudrière intérieure où se mêlent bandits armés et groupes radicaux, Tinubu avait alors plaidé sans<br>beaucoup de succès pour l’accélération de l’opérationnalisation de la force en attente de la Cedeao.<br>En novembre 2025, il a dépêché à Bamako son ministre de la Défense d’alors, Mohamed Badaru<br>Abubakar, avec pour mission de réactiver la coopération sécuritaire alors que, deux semaines plus tôt,<br>le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) venait de revendiquer sa première attaque sur<br>le sol nigérian. Un mois plus tard, dans un climat pourtant particulièrement tendu entre l’AES et la<br>Cedeao au lendemain de la tentative de coup d’État au Bénin, Bola Tinubu était parvenu in extremis à<br>éviter une crise diplomatique de grande ampleur après l’atterrissage non autorisé d’un cargo militaire<br>nigérian à Ouagadougou. Alors que l’AES pointait un « geste inamical », le Nigeria avait présenté des<br>excuses officielles au capitaine Traoré et les soldats nigérians avaient été rapidement libérés.<br>L’effet domino : de Dakar à Cotonou<br>Autre facteur qui semble favoriser ce début de dégel : le changement de visages au sein de la Cedeao.<br>Julius Maada Bio, qui a succédé à Tinubu à la présidence de l’organisation sous-régionale en juin 2025,<br>adopte un ton plus conciliant que son prédécesseur. Lors d’une visite à Ouagadougou en septembre<br>dernier, le président sierra-léonais a ainsi réaffirmé que les deux blocs formaient « une même famille ».<br>Une position qui rejoint celle du Togolais, Faure Gnassingbé, l’un des principaux alliés de l’AES au sein<br>de la Cedeao. « Pendant les moments difficiles et jusqu’à aujourd’hui, le Togo a toujours soutenu l’AES,<br>c’est un pays frère », a ainsi salué Ibrahim Traoré dans l’entretien diffusé le 2 avril.<br>Au Sénégal, l’élection de Bassirou Diomaye Faye a aussi été perçue comme une potentielle bouffée<br>d’oxygène par les dirigeants de l’AES. Mais si, à peine installé, le successeur de Macky Sall avait affiché<br>son intention de jouer les médiateurs avec les juntes sahéliennes, il s’est depuis très largement<br>reconcentré sur les questions de politique intérieure.<br>Au Bénin, les relations exécrables entre Patrice Talon, d’une part, et Abdourahamane Tiani et Ibrahim<br>Traoré, de l’autre, ont accentué la crise diplomatique, à laquelle s’ajoutent les conséquences, pour<br>Cotonou, de l’absence de coopération sécuritaire. Candidat de la majorité et dauphin désigné par Patrice<br>Talon, Romuald Wadagni, donné grand favori de la présidentielle de ce 12 avril, a esquissé une ébauche<br>de main tendue, dans l’entretien exclusif qu’il a accordé à Jeune Afrique, le 23 mars. « Les positions que<br>nous avons prises étaient de principe, dans la droite ligne des règlements de la Cedeao, et le moment<br>est venu de tourner la page », a-t-il notamment expliqué, affirmant être « convaincu que nous allons<br>pouvoir nous asseoir et discuter ».<br>Kouyaté en « Monsieur Divorce »<br>Au-delà des prises de position tonitruantes, la Cedeao, qui a déjà décidé de relocaliser les sièges de ses<br>institutions qui se trouvaient au sein de l’AES, a toutefois accordé au Mali, au Burkina Faso et au Niger<br>de se maintenir au sein de la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao, « en tant que<br>membres non-régionaux ». Par ailleurs, la libre circulation et le droit de résidence restent toujours<br>d’actualité au sein de l’espace Cedeao-AES.<br>Le 26 mars, l’ancien Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté a été nommé au poste de négociateur<br>en chef de la Cedeao avec l’AES. Faut-il y voir un pas supplémentaire vers cette normalisation des<br>relations entre les deux blocs qui s’esquisse ces dernières semaines ? C’est en tout cas sa feuille de<br>route. Ce fin connaisseur des rouages de la Cedeao est en effet chargé de maintenir ouvert un canal de<br>communication entre les deux blocs et de travailler à deux options possibles : la réintégration des pays<br>de l’AES au sein de l’organisation et, hypothèse sans doute la plus probable à moyen terme, les<br>conditions d’un « divorce à l’amiable », la moins dommageable possible pour les populations des pays<br>des deux entités ouest-africaines.</p>
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		<title>Revue de presse Niger –07/04/2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 11:53:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le niger dans la presse internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Niger : une trentaine de syndicats de travailleurs précédemment affiliés à la CNT se désaffilient</p>
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<p><strong>Niger : une trentaine de syndicats de travailleurs précédemment affiliés à la CNT se désaffilient pour<br>créer la CNTN – ANP – 06/04</strong><br>Au Niger, une trentaine de syndicats de travailleurs s’associent pour créer la confédération nationale<br>des travailleurs du Niger (CNTN), dont la déclaration constitutive a eu lieu, ce lundi 06 Avril 2026, à<br>Niamey.<br>Ces formations syndicales sont issues de la centrale CNT à laquelle elles viennent de se désabonner<br>pour des raisons qu’elles ont énumérées dans cette déclaration lue par Salifou Nana Seidi.<br>« Les syndicats signataires de la présente déclaration, réunis en assemblée générale constitutive,<br>décident (…) de leur désaffiliation de la confédération Nigérienne du Travail CNT à compter de ce jour 6<br>avril 2026, pour créer une nouvelle centrale syndicale dénommée : Confédération Nationale des<br>Travailleurs du Niger pour la Dignité (CNTN-DIGNITÉ), a lancé dans la déclaration, Mme Salifou Nana.<br>Selon elle, plusieurs raisons sont à la base de la création de cette centrale, parmi lesquelles elle a<br>mentionné « la crise profonde et prolongée que connait l’ancienne centrale syndicale à partir de<br>l’expiration en novembre 2025, du mandat de l’organe dirigeant, crise marquée par des conflits de<br>légitimité, des décisions controversées, des exclusions unilatérales et irrégulières des syndicats affiliés,<br>des blocages d’accès aux locaux par le recours aux forces publiques, et une paralysie complète des<br>instances statutaires ».<br>Celle qui a donné lecture de cette déclaration, a aussi fait cas de ce qu’elle a appelé de « procès<br>interminables et l’ingérence de volontés personnelles » qui ont rendu « impossible tout dialogue social<br>serein et toute représentation effective des travailleuses et des travailleurs du Niger ».<br>Cette situation, a-t-elle ajouté, a occasionné « le retrait de confiance des partenaires nationaux et<br>internationaux né de cette crise ».<br>Les fondateurs de la toute nouvelle centrale syndicale ont ainsi indiqué que leur structure a vu le jour<br>dans le but de défendre les droits matériels et moraux des travailleuses et des travailleurs ; de<br>promouvoir la justice sociale, l’égalité des chances et lutter contre toutes les formes de discrimination<br>et de renforcer l’unité syndicale nationale et l’indépendance du mouvement syndical.<br>Ils aspirent aussi à « participer activement à la refondation du Niger pour la souveraineté économique,<br>la paix sociale et le développement durable » et à « défendre les valeurs républicaines ainsi que de veiller<br>à la préservation et la valorisation des potentiels de notre pays ».<br>Selon ses textes fondateurs, la CNTN-DIGNITÉ peut s’affilier à des regroupements d’organisation au<br>niveau national, régional et international. Un Bureau provisoire est mis en place qui a la responsabilité<br>morale et juridique et aussi de conduire les activités de la CNTN-DIGNITE jusqu’au congrès, no-t-on.</p>



<p><br><strong>Niger-Maroc : Ouverture à Niamey de la réunion des experts de la Commission mixte de coopération –<br>ANP – 06/04</strong><br>Le Directeur général des relations bilatérales, M. Djibo Barikoye, représentant le ministre des Affaires<br>étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, a présidé, ce lundi 6 avril 2026, la cérémonie<br>d’ouverture de la réunion des experts préparatoire à la 5ème session de la Commission mixte Niger<br>Maroc, au Palais des Congrès de Niamey.<br>Cette rencontre vise à examiner le cadre juridique et politique de la coopération bilatérale entre le Niger<br>et le Maroc, en vue de son renforcement et de son adaptation aux évolutions socio-économiques des<br>deux pays.<br>Dans son allocution d’ouverture, le représentant du ministre a, au nom des autorités nigériennes,<br>souhaité la bienvenue à la délégation marocaine, tout en saluant son engagement à prendre part aux<br>travaux malgré les contraintes climatiques, traduisant ainsi l’importance accordée au raffermissement<br>des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays.<br>Il a rappelé que depuis 2017, la tenue régulière des sessions de la Grande Commission mixte de<br>coopération a connu des difficultés, liées notamment aux contraintes d’agenda des responsables des<br>deux parties ainsi qu’à la dynamique des échanges au niveau multilatéral.<br>Toutefois, a-t-il indiqué, cette situation ne saurait reléguer au second plan la coopération bilatérale<br>nigéro-marocaine, d’où la volonté des autorités actuelles de redynamiser ce cadre à travers la tenue de<br>cette 5ème session à Niamey.<br>Le Directeur général a également souligné que l’évolution du contexte socio-économique, conjuguée à<br>l’émergence de nouveaux enjeux mondiaux, impose une adaptation de la coopération bilatérale aux<br>réalités actuelles.<br>Pour sa part, le chef de la délégation marocaine, M. Abdellah Boutadghart, a exprimé sa gratitude aux<br>autorités nigériennes pour l’accueil chaleureux et la qualité de l’organisation de la réunion, tout en<br>saluant l’excellence des relations entre le Niger et le Maroc, fondées sur la fraternité et le respect mutuel.<br>Il a souligné que cette coopération, en constante évolution, constitue un modèle de partenariat Sud-Sud,<br>soutenu par les plus hautes autorités des deux pays et marqué par une implication croissante des<br>secteurs public et privé.<br>Il a également indiqué que cette rencontre vise à redynamiser la coopération bilatérale et à renforcer les<br>échanges dans plusieurs domaines clés, notamment la sécurité, le transport, l’agriculture, la santé et la<br>formation.<br>Enfin, il a annoncé la préparation de plusieurs accords et instruments juridiques destinés à élargir<br>davantage le partenariat et à promouvoir un développement mutuellement bénéfique. Notons que la<br>cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Niger, M. Mohamed<br>Iboumraten, ainsi que de l’ambassadeur de la République du Niger au Maroc, M. Abdoulaye Keita.</p>



<p><br><strong>Forum économique Niger-Tunisie 2026 : Tunis relance la coopération commerciale et industrielle – Niger<br>Diaspora – 03/04</strong><br>À Tunis, le Forum économique Niger-Tunisie 2026 a ouvert une nouvelle séquence dans les relations<br>d’affaires entre les deux pays, avec l’ambition affichée de relancer la coopération commerciale et<br>industrielle. Organisée au Centre de promotion des exportations de la Tunisie (CEPEX), la rencontre a<br>réuni, sous la coprésidence des ministres Samir Abid et Abdoulaye Seydou, des représentants<br>institutionnels ainsi qu’un large panel d’acteurs du secteur privé nigérien et tunisien.<br>La participation d’une vingtaine d’opérateurs économiques nigériens et d’environ cent entreprises<br>tunisiennes témoigne de l’intérêt accordé à ce cadre d’échanges, conçu pour rapprocher les milieux<br>d’affaires et encourager de nouveaux partenariats. Au-delà du dialogue institutionnel, le forum met en<br>avant une volonté commune de créer des passerelles concrètes entre investisseurs, industriels et<br>structures d’appui au secteur privé.<br>Le déplacement du ministre nigérien du Commerce et de l’Industrie s’inscrit d’ailleurs dans une<br>perspective plus opérationnelle. Aux côtés de son homologue tunisien, Abdoulaye Seydou doit visiter<br>plusieurs unités industrielles, dont certaines envisagent déjà une implantation au Niger, notamment<br>dans le cadre du développement de la seconde zone industrielle de Bagoum. Cette orientation donne<br>au forum une portée stratégique, en liant diplomatie économique, attractivité industrielle et perspectives<br>d’investissement.<br>Cette dynamique s’appuie sur un socle ancien. Les relations entre le Niger et la Tunisie, nouées dès les<br>années 1960, se sont construites autour d’un accompagnement politique, économique et financier<br>durable. De l’appui tunisien à l’adhésion du Niger à l’ONU jusqu’aux partenariats dans les secteurs<br>bancaire et industriel, le forum de Tunis apparaît ainsi comme une tentative de réactiver une coopération<br>historique à la lumière des priorités économiques actuelles.</p>



<p><br><strong>Lancement officiel de « Kidy Web TV » : une nouvelle voix médiatique pour donner la parole aux jeunes<br>nigériens et raconter le Niger autrement – Actu Niger – 03/04</strong><br>L’écosystème médiatique numérique nigérien s’enrichit d’une nouvelle voix, qui vient étoffer l’offre de<br>contenu local avec une nouvelle et ambitieuse vision portée par des jeunes pour les jeunes, résolument<br>tournée vers l’avenir et engagée à valoriser le Niger à travers ses talents, sa richesse et son patrimoine.<br>Il s’agit de « Kidy TV », une télévision numérique diffusée sur le Web (Web TV), qui est une initiative de la<br>sociologue et talentueuse réalisatrice Madame Aïcha Macky, déjà très connue pour avoir fait rayonner,<br>à plusieurs reprises, l’image du Niger à l’international. À travers cette nouvelle plateforme médiatique<br>numérique, qui met au cœur de sa mission la jeunesse et la créativité, la promotrice entend saisir<br>l’opportunité qu’offrent les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) pour<br>valoriser tout ce que les jeunes nigériens et le Niger ont de meilleur à découvrir et à promouvoir. À travers<br>des émissions en live, des documentaires, des reportages, de l’actualité et du contenu culturel qui met<br>en lumière les talents, la web TV « Kidy TV » veut ainsi offrir à la jeunesse nigérienne une vitrine et un<br>espace d’échange pour raconter leurs histoires et raconter leur Niger. En clair, inspirer et sensibiliser<br>pour impulser un changement positif dynamique, afin de faire émerger le pays et rendre fière la patrie.<br>C’est par une cérémonie solennelle et riche en activités culturelles, qui ont mis en lumière le potentiel<br>artistique des jeunes nigériens, que s’est déroulé le lancement officiel de la Web TV « KIDY TV », la<br>nouvelle arrivée dans le paysage médiatique numérique nigérien ! Pour l’occasion, l’événement a été<br>rehaussé par la présence des membres du gouvernement, des présidents d’institutions, des<br>représentants du corps diplomatique et des organisations internationales ainsi que du système des<br>Nations unies au Niger. On notait également la présence, à la cérémonie, des autorités régionales et<br>municipales, des cadres du ministère de la Communication et de l’Économie numérique, des hommes<br>des médias, acteurs culturels et de la société civile ainsi que des influenceurs et activistes.<br>Du beau monde donc pour assister et témoigner de cet événement historique porté par la sociologue et<br>réalisatrice qui n’est plus à présenter, Aïcha Macky, une initiative qui a bénéficié du projet « JEUNE IDÉE<br>» de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), sur financement du gouvernement italien à<br>travers l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS).<br>La cérémonie a été marquée par plusieurs allocutions, dont celle de bienvenue de la SGA de la région<br>de Niamey, qui, au nom du Gouverneur, a salué les promoteurs de cette initiative qui illustre la volonté<br>commune des autorités nationales, des partenaires internationaux et des acteurs privés de mettre les<br>nouvelles technologies de l’information et de la communication au service du développement, en<br>particulier au bénéfice de la jeunesse.<br>Une initiative d’autonomisation de la femme soutenue par IDÉE JEUNE de l’OIM<br>Dans son mot introductif, le chef du projet IDÉE JEUNE, M. Yves Matabaro, a fait la genèse de la création<br>de KIDY Web TV, « qui est avant tout une histoire de conviction et de passion », portée par Aïcha Macky,<br>directrice de Tabou Production. À l’origine, a-t-il dit, « il y a une idée simple mais forte : créer une<br>plateforme audiovisuelle capable de raconter purement les réalités du Niger, de valoriser les talents<br>locaux et de diffuser une information fiable, utile, responsable et inspirante ».<br>Le chef du projet a saisi l’occasion pour rappeler quelques réalisations majeures du projet IDÉE JEUNE,<br>mis en œuvre par l’OIM et financé par l’Italie à travers l’Agence italienne pour la coopération au<br>développement (AICS). Depuis son lancement, M. Matabaro a souligné que plus de 4 350 jeunes et<br>femmes ont été accompagnés directement, 580 jeunes et femmes ont été constitués en 58<br>groupements d’intérêt économique (GIE) dans les régions de Niamey, Tahoua, Agadez et Zinder, et que<br>plus de 1 500 emplois directs ont déjà été créés ou consolidés. Plus de 4 000 jeunes ont été formés et<br>initiés à l’entrepreneuriat à travers les incubateurs et les structures d’accompagnement partenaires de<br>l’OIM. Aussi, plus de 50 entreprises locales, portées majoritairement par des femmes, parmi lesquelles<br>Tabou Production d’Aïcha Macky, bénéficient d’un appui multiforme et structuré. « À travers le projet<br>IDÉE JEUNE, nous avons compris que l’appui à l’entrepreneuriat ne se limite pas aux financements ou<br>aux formations. Il passe aussi par la visibilité, par la valorisation des parcours, par la mise en lumière<br>des réussites, mais aussi des défis », a-t-il mis en avant, soulignant que « KIDY Web TV est née de cette<br>rencontre entre une vision, portée par Aïcha Macky et Tabou Production, et un programme de<br>développement économique, IDÉE JEUNE, engagé auprès des entreprises locales portées par les jeunes<br>et les femmes, des incubateurs et structures d’appui à l’entrepreneuriat comme le CIPMEN, 2M Invest,<br>NBPLUS, et des institutions nationales en charge de l’entrepreneuriat et de l’emploi ».<br>Une parfaite illustration de l’excellence des relations entre le Niger et l’Italie<br>Présent à la cérémonie, l’ambassadeur d’Italie au Niger, S.E.M. Roberto Orlando, s’est félicité de cette<br>initiative louable qui illustre de manière très concrète la qualité et la profondeur de la coopération entre<br>l’Italie et le Niger en étroite collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). À<br>travers notre partenariat avec l’OIM et notamment dans le cadre du projet « Idées et Jeunes », financé<br>par l’Italie à travers l’Agence italienne pour la coopération et le développement, a dit le diplomate, « nous<br>soutenons des actions qui renforcent l’emploi, l’entrepreneuriat, l’accès à une formation fiable et les<br>perspectives d’avenir ». Et d’ajouter que Kidy TV s’inscrit pleinement dans cette dynamique. « Cette Web<br>TV n’est pas seulement un média, elle est un outil de dialogue, un espace d’expression et un vecteur de<br>visibilité pour les initiatives portées par les jeunes, les institutions et les partenaires du développement.<br>En effet, à travers ce contenu, Kidy Web TV contribuera à valoriser les talents et les initiatives de la<br>jeunesse nigérienne », a estimé M. Roberto Orlando, qui s’est dit satisfait de l’engagement résolu et<br>inspirant de la promotrice à promouvoir les opportunités économiques locales et renforcer la diffusion<br>d’une information responsable, notamment sur les questions d’immigration, d’emploi et de<br>développement.<br>L’information, un enjeu stratégique pour accompagner les choix des jeunes<br>Dans son discours, Madame Ana Fonseca, représentante résidente de l’Organisation internationale pour<br>les migrations (OIM) au Niger, n’a pas tari d’éloges sur l’initiative et la promotrice de cette nouvelle<br>plateforme médiatique numérique qui affiche une vision et des ambitions claires. « À l’OIM, nous<br>sommes convaincus que l’information joue un rôle clé dans les choix que font les jeunes, notamment<br>en matière de migration, d’emploi et d’avenir professionnel. Trop souvent, la migration est présentée<br>sous un angle partiel, parfois idéalisé, parfois stigmatisant. Or, une migration mal comprise ou mal<br>informée peut exposer les jeunes à des risques importants », a-t-elle déclaré.<br>C’est pourquoi la Web TV Kidy TV s’inscrit pleinement dans la vision de l’OIM, qui est de promouvoir une<br>migration sûre, ordonnée et régulière, en mettant l’accent sur l’accès à une information crédible et<br>inclusive, le renforcement des compétences et le développement d’alternatives économiques viables,<br>notamment à travers l’emploi et l’entrepreneuriat. « À travers cette Web TV, l’ambition est claire : donner<br>la parole à la jeunesse nigérienne, valoriser ses talents, ses initiatives, ses réussites et lui permettre de<br>raconter sa propre histoire, avec ses propres mots et ses propres images », a mis en exergue Ana<br>Fonseca.<br>Enfin, la représentante résidente de l’OIM au Niger n’a pas manqué de réaffirmer l’engagement de<br>l’Organisation internationale pour les migrations à continuer d’investir dans des solutions innovantes,<br>qui placent la jeunesse au cœur du développement, renforcent la cohésion sociale et contribuent à des<br>parcours migratoires plus sûrs et mieux informés. « Nous croyons fermement que lorsque les jeunes<br>ont accès à l’information, aux opportunités et à des espaces d’expression, ils deviennent des acteurs<br>puissants du changement », a-t-elle affirmé.<br>Un partenariat orienté vers la création d’opportunités locales pour les jeunes, l’innovation et<br>l’information responsable<br>En procédant au lancement officiel de la Web TV « Kidy TV », Mme Chaoulani Safiatou Adamou,<br>représentant le ministre de la Communication, des Technologies de l’information et de la Poste, a<br>souligné qu’il s’agit d’une initiative qui s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de transformation<br>digitale et de modernisation du paysage médiatique nigérien. « Cette vision place la jeunesse,<br>l’innovation, le développement numérique et l’intégrité de l’information au cœur du Programme national<br>de la Refondation », a-t-elle ajouté.<br>Elle a ensuite salué la présence de l’ambassadeur d’Italie au Niger à cette cérémonie, qui témoigne de<br>l’excellence de la collaboration entre le Gouvernement du Niger et l’Italie, ainsi que l’Organisation<br>internationale pour les migrations. C’est pourquoi, a-t-elle dit, le ministère de la Communication valorise<br>les initiatives comme celle que nous lançons aujourd’hui, qui offrent des plateformes modernes et<br>dynamiques pour relayer et compléter les médias traditionnels dans la diffusion d’une information de<br>qualité à nos citoyens, particulièrement aux jeunes, partout dans le pays ou à l’étranger.<br>Un espace sûr d’échanges, d’inspiration et de créativité pour et par la jeunesse<br>« Avec KIDY Web TV, nous voulons offrir à la jeunesse nigérienne un espace sûr pour éduquer, changer<br>de regard, raconter le Niger à partir du regard intérieur, changer les prismes, mais surtout nous raconter<br>à partir de ce que nous voulons montrer et comme nous voulons être », a déclaré Aïcha Macky, DG de<br>Tabou Productions et promotrice de la Web TV « KIDY TV ».<br>Le moment solennel de la cérémonie de lancement a été l’intervention de la promotrice, qui a ému<br>l’assistance en retraçant le processus de gestation de cette initiative. Elle a également exprimé sa<br>profonde gratitude à tous les partenaires qui ont accompagné le projet et contribué à ce que « KIDY TV<br>» voie le jour.<br>La cérémonie s’est clôturée avec la signature de conventions de partenariat entre Tabou Production et<br>plusieurs partenaires prêts à accompagner les premiers pas de « KIDY Web TV ».<br>Energies : Un forum international sur les énergies renouvelables, couplé à la journée Nationale sur les<br>énergies renouvelables se tiendra du 7 au 8 avril à Niamey – ANP – 05/04<br>Un forum international sur les énergies renouvelables, couplé à la journée Nationale sur les énergies<br>renouvelables (FIER-JNER2026) se tiendra au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi de<br>Niamey du 07 au 08 Avril 2026.<br>Organisé par le ministère de l’énergie en collaboration avec ses partenaires, cette rencontre de Niamey<br>sera axée sur le thème « quel modèle de transition énergétique pour un développement industriel<br>durable au Niger».<br>Le Niger a institutionnalisé la journée du 07 avril comme « Journée Nationale des énergies<br>renouvelables », à la mémoire du Professeur Abdou Moumouni Dioffo rappelé à Dieu le 07 avril 1991,<br>pour le rôle pionnier qu’il a joué à travers ses travaux de recherche et ses réalisations en énergies<br>renouvelables.<br>L’objectif général de cette rencontre est de proposer un modèle de transition énergétique qui soit<br>pragmatique et plus attrayant, capable de soutenir une industrialisation durable créatrice d’emplois et<br>de valeur ajoutée au Niger et aussi de promouvoir la recherche , le développement et la vulgarisation<br>des énergies renouvelables afin d’accroitre l’accès aux services énergétiques durables des populations<br>nigériennes.<br>Plus spécifiquement, il s’agira de rendre un hommage mérité à la mémoire du professeur Abdou<br>Moumouni Dioffo, stimuler la recherche et susciter de l’intérêt pour les jeunes à embrasser les études<br>scientifiques.<br>En plus de promouvoir le cadre institutionnel et réglementaire favorable au déploiement des énergies<br>renouvelables ; ce forum vise à friser les échanges sur les technologies innovantes et les modèles de<br>transition énergétiques ; à créer des partenariats pour mobiliser les investissements des projets<br>prioritaires en vue de soutenir le secteur industriel et aussi de promouvoir le contenu local et l’inclusion<br>sociale.<br>Au cours de cette rencontre, les participants à cette journée des énergies renouvelables suivront un<br>panel sur la biographie et des témoignages au professeur Abdou Moumouni Dioffo ; une exposition et<br>visite des stands ainsi qu’une conférence au profit des scolaires sur les thématiques en lien avec les<br>énergies renouvelables.<br>Quant au forum, il se déroulera à travers une conférence des ministres ; une exposition ; des conférences<br>/panels et des rencontre B2B et B2G.<br>Le taux moyen d’accès à l’électricité dans la région ouest africaine est estimé à environ 52%, avec une<br>forte disparité entre les pays d’une part (89% au Ghana et 22% au Niger) et entre les zones urbaines et<br>rurales d’autre part (80,72% en milieu urbain et 3,26% en milieu rural selon le rapport du Système<br>d’Information Energétique du Niger 2022).<br>Une personne tuée et six autres prises en otage par une faction de Boko Haram au nord du lac Tchad –<br>RFI – 04/04<br>Une personne a été égorgée et six autres ont été enlevées par des jihadistes d&rsquo;une faction de Boko<br>Haram au nord du lac Tchad, dans la zone frontalière entre le Niger et le Tchad. Des images du rapt<br>circulent depuis ce jeudi 2 avril 2026 et choquent dans les deux pays. Dans les vidéos diffusées, deux<br>des otages lancent des appels à l&rsquo;aide auprès de leurs familles et des autorités tchadiennes. Les<br>ravisseurs demandent de fortes rançons.<br>Étudiant en chirurgie pédiatrique à Niamey, capitale du Niger, le Dr Tisembé Lamsikréo rentrait à<br>N&rsquo;Djamena, au Tchad, pour la première fois depuis mi-2025, pour assister aux funérailles de son père et<br>voir son deuxième enfant, né en son absence. Parti samedi 28 mars de la capitale nigérienne, le véhicule<br>dans lequel il se trouvait a été intercepté mardi dans les zones sableuses entre N&rsquo;guigmi, au Niger, et<br>Daboua, au Tchad.<br>Selon le gouverneur de la région tchadienne du Lac, le rapt a eu lieu en territoire nigérien. Il déplore<br>l&rsquo;absence d&rsquo;escorte militaire pour ce véhicule, contrairement aux mesures de sécurité mises en place.<br>Côté nigérien, une source locale affirme pour sa part que c&rsquo;est au Tchad que l&rsquo;enlèvement a eu lieu.<br>Une dizaine de passagers, présents à l&rsquo;arrière du 4&#215;4, seraient parvenus à s&rsquo;échapper, mais pas les<br>hommes installés dans la cabine, selon plusieurs sources.<br>Jusqu&rsquo;à 500 millions de francs CFA exigées par les jihadistes<br>Les jihadistes ont filmé et diffusé l&rsquo;exécution sauvage d&rsquo;un des otages, puis contraint l&rsquo;un d&rsquo;entre eux à<br>lancer un appel à l&rsquo;aide en arabe local, pour une rançon de 50 millions de francs CFA.<br>Dans un autre extrait, c&rsquo;est le Dr Tisembé Lamsikréo, agenouillé, qui supplie : cette fois, ses ravisseurs<br>exigent 500 millions de francs CFA, plus de 760 000 euros. Une fortune que sa famille modeste du<br>quartier de Walia sera bien en peine de réunir.<br>L&rsquo;un des jihadistes s&rsquo;exprime en partie en français dans la vidéo : un fait inhabituel au sein des groupes<br>issus de Boko Haram, qui montrerait des recrutements de Nigériens et de Tchadiens, relève Remadji<br>Hoinathy, chercheur spécialiste de la région.<br>Dans un communiqué, l&rsquo;ambassade du Tchad à Niamey appelle les Tchadiens à la plus grande vigilance,<br>à éviter tout déplacement isolé, à favoriser les convois sécurisés, et à informer systématiquement les<br>autorités administratives et les forces de défense et de sécurité.</p>



<p><br><strong>Le groupe jihadiste Boko Haram exige de lourdes rançons après l’enlèvement de sept Tchadiens au Niger – Jeune Afrique – 05/04</strong><br>Les six Tchadiens ont été enlevés le 31 mars au Niger, après qu’un autre a été « égorgé » par les<br>jihadistes. Boko Haram demande plusieurs centaines de millions de francs CFA pour leur libération.<br>« Les sept Tchadiens ont été enlevés mardi matin en territoire nigérien, non loin de Mariyari », a indiqué<br>ce 4 avril Saleh Haggar Tidjani, représentant de l’État dans la province tchadienne du Lac. Les jihadistes<br>ont « égorgé » l’un d’eux, a-t-il affirmé, tandis que les six autres ont été « pris en otage ».<br>Boko Haram demande des sommes particulièrement élevées au regard du niveau de vie au Tchad en<br>échange de leur libération, dont 500 millions de francs CFA – près de 760 000 euros – pour l’un d’eux<br>qui est médecin, a expliqué Mahamat Nour Moustapha, représentant de la Ligue tchadienne des droits<br>de l’Homme dans la province du Lac. Tisembé Lamsikréo, un jeune médecin qui était parti suivre une<br>formation en chirurgie pédiatrique à Niamey, rentrait au Tchad pour le deuil de son père, a précisé sa<br>famille.<br>Dans des vidéos circulant depuis le 2 avril sur les réseaux sociaux, dont l’authenticité n’a pas encore pu<br>être vérifiée, on peut voir un homme qui se présente comme Tisembé Lamsikréo et cinq autres appeler<br>à l’aide, affirmant avoir été arrêtés « au nombre de sept » par Boko Haram et qu’une personne parmi eux<br>a été « égorgée ».<br>76 000 euros pour chacun<br>Les jihadistes demandent 50 millions de francs CFA – environ 76 000 euros – pour chacun des cinq<br>autres. Concernant le médecin, « la famille a commencé à faire une collecte de fonds pour sa libération<br>», a expliqué son épouse Sidonie Kambe Loue Badarde, bouleversée, qui a par ailleurs affirmé ne pas<br>avoir été contactée par les autorités tchadiennes.<br>L’ordre des médecins du Tchad a aussi lancé dès le 2 avril une collecte de fonds pour obtenir la libération<br>de leur collègue, via des groupes Whatsapp.<br>« C’est un phénomène récurrent dans le bassin du Lac où les éléments de Boko Haram procèdent<br>souvent à des enlèvements pour exiger des rançons », observe Mahamat Nour Moustapha.<br>Le Sahel, « épicentre » du « terrorisme », a concentré pour la troisième année consécutive en 2025 près<br>de la moitié des décès liés à ces violences dans le monde, selon le dernier Indice mondial du terrorisme<br>publié en mars. L’an dernier, le Sahel comptait près de la moitié des 5 582 morts attribués au « terrorisme<br>» dans le monde.<br>Niger : la violence djihadiste touche le village d&rsquo;Affala, la zone n&rsquo;est plus épargnée – France 24 – 06/04<br>Au Niger, une nouvelle attaque terroriste a marqué les esprits dans la région de Tahoua. Pour la seconde<br>fois cette semaine, les habitants et les infrastructures du village d’Affala sont attaqués dans une zone<br>qui n’est désormais plus du tout épargnée par la violence djihadiste. Explications de notre<br>correspondant, Harold Girard.</p>



<p><br><strong>Droits Humains : Le Burkina Faso dénonce un faux rapport de Human Rights Watch et annonce des<br>mesures – ANP – 05/04</strong><br>Le gouvernement burkinabè a rejeté dimanche le rapport de l’ONG Human Rights Watch sur la situation<br>des droits humains au Burkina Faso, le qualifiant de « faux » et de « tissu d’allégations infondées », dans<br>un communiqué rendu public à Ouagadougou.<br>Le gouvernement affirme se réserver le droit de prendre les mesures fermes qui siéent contre toutes<br>les officines impérialistes déguisées en ONG qui nourrissent le dessein funeste de briser la dynamique<br>souverainiste du Burkina Faso.<br>Les autorités du Burkina Faso déclarent avoir »pris connaissance, par voie de presse, d’un faux rapport<br>publié ce 02 avril 2026 par l’ONG Human Rights Watch sur la situation des Droits humains au Burkina<br>Faso. »<br>Ce rapport, qui couvre selon ses inventeurs, la période 2023-2025 est un tissu de conjectures et<br>d’allégations graves infondées dont Human Rights Watch est coutumière, s’ingurge Ouagadougou.<br>Le communiqué note que le »Gouvernement n’est nullement surpris par les agissements de cette soi<br>disant ONG totalement déconnectée des réalités du terrain qui n’a ni bureau, ni représentation au<br>Burkina Faso ».<br>Selon ce texte officiel, cette structure se contente régulièrement de relayer des allégations d’individus<br>choisis, recevant d’elle des subsides, pour lui offrir en contrepartie de quoi alimenter ses récits<br>imaginaires et fantasmés.<br>»Ce torchon qui est le condensé de la haine viscérale que la coalition des forces des ténèbres voue à<br>la lutte de notre Peuple pour sa liberté et sa souveraineté, trouve un écho favorable dans les médias<br>mensonges qui en assurent le service après-vente à coup de surenchères verbales et d’argumentaires<br>d’une malhonnêteté intellectuelle évidente. », est-il mentionné.<br>Les autorités burkinabè relevent que »les insuffisances méthodologiques, les approximations et les<br>raccourcis empruntés n’ont qu’un but : diaboliser les patriotes burkinabè et nos vaillantes forces<br>combattantes, les faire passer aux yeux de l’opinion internationale pour des prédateurs des Droits<br>humains en vue d’assouvir les desseins funestes que nourrit l’impérialisme contre notre pays. »<br>Le Gouvernement reste serein face à ces gesticulations, témoins du désarroi des forces néocoloniales<br>et impérialistes, sponsors du terrorisme dans notre pays et dans le Sahel, qui entendent à travers Human<br>Rights Watch imputer la responsabilité des massacres, viols, pillages, tueries et crimes odieux à nos<br>valeureuses et loyales Forces de défense et de sécurité ainsi qu’à nos braves Volontaires pour la<br>défense de la Patrie (VDP) alors même qu’elles en sont les vraies commanditaires voire les exécutants<br>à travers les mercenaires envoyés en appui aux terroristes, est il écrit.<br>Pour les autorités de Ouagadougou, »Cette manœuvre s’inscrit dans une logique d’instrumentalisation<br>de la cause des Droits humains à des fins politiques visant à fragiliser les efforts du digne peuple<br>burkinabè dans la lutte contre le terrorisme. »<br>Le Gouvernement souligne avec force que les intrépides combattants burkinabè se sont toujours battus<br>avec professionnalisme et que leur engagement est d’abord fondé sur la préservation de la vie, la<br>protection des Droits humains et la défense des populations vulnérables, peut-on lire.<br>Le Gouvernement rappelle que la lutte contre le terrorisme constitue une priorité nationale absolue et<br>qu’elle est conduite dans le strict respect des lois nationales ainsi que des engagements internationaux<br>du Burkina Faso en matière de Droits humains, est il détaillé.<br>Le communiqué affirme que le gouvernement »reste engagé et déterminé à mener un combat sans<br>merci contre la nébuleuse terroriste quelque soit la forme qu’elle prend et les moyens qu’elle déploie ;<br>qu’elle utilise la violence armée ou des crimes de papier comme ce faux rapport de Human Rights<br>Watch. »<br>En tout état de cause, le gouvernement se réserve le droit de prendre les mesures fermes qui siéent<br>contre toutes les officines impérialistes déguisées en ONG qui nourrissent le dessein funeste de briser<br>la dynamique souverainiste du Burkina Faso, est-il affirmé.<br>Le Burkina Faso libre et souverain poursuivra sa marche pour bâtir un avenir de dignité et de liberté<br>conformément aux aspirations légitimes de ses populations, conclut le texte officiel.</p>
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		<title>Revue de presse Niger – 03/04/2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 11:29:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le niger dans la presse internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les forces vives du Département d’Abala organisent une marche pacifique contre la résolution du Parlement</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Les forces vives du Département d’Abala organisent une marche pacifique contre la résolution du Parlement européen <a href="https://anp.ne/les-forces-vives-du-departement-dabala-organisent-une-marche-pacifique-contre-la-resolution-du-parlement-europeen/">– ANP –</a> 02/04  </h2>



<p>Les forces vives du Département d’Abala ont organisé, le mercredi 1er avril 2026, une marche pacifique pour dénoncer la résolution du Parlement européen relative à la libération du Président déchu Mohamed Bazoum.</p>



<p>Il y a eu la participation des autorités administratives, traditionnelles et religieuses du département avec à leur tête le lieutenant-colonel Maiguizo Issaka, Préfet dudit département.</p>



<p>Cette manifestation a mobilisé une foule importante &nbsp;</p>



<p>Prenant la parole au nom des structures de la société civile, M. Mahamadou Ibrahim, Conseiller au Conseil Consultatif de la Refondation (CCR), a dénoncé ce qu’il qualifie de comportements visant à maintenir le Niger sous influence étrangère. Il a notamment fustigé l’ingérence du Parlement européen dans les affaires intérieures du Niger, à travers sa résolution du 12 mars 2026 exigeant la libération de l’ancien Président Mohamed Bazoum.</p>



<p>Les organisations de la société civile ont, à cette occasion, rejeté catégoriquement toute tentative de maintenir le Niger et son peuple dans un système impérialiste, affirmant que « le Niger d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier ». Elles ont également salué les efforts du CNSP dans la quête de la souveraineté nationale, tout en félicitant les avancées enregistrées dans la sécurisation des personnes et des biens.</p>



<p>Les intervenants ont par ailleurs encouragé les peuples de la Confédération des États du Sahel pour leur engagement dans la lutte pour la souveraineté et la libération des États africains. Ils ont aussi rendu un hommage appuyé aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour leur engagement, tout en honorant la mémoire des soldats tombés au champ d’honneur et en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.</p>



<p>Pour sa part, le Préfet du Département d’Abala, lieutenant-colonel Maiguizo Issaka a transmis les salutations des plus hautes autorités de la Refondation, avec à leur tête le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, ainsi que le Premier Ministre Ali Mahamane Lamine Zeine.</p>



<p>Il a également exprimé sa gratitude à la population d’Abala pour son patriotisme et sa forte mobilisation, qu’il a qualifiée de « signe de solidarité et de cohésion sociale ». &nbsp;</p>



<p>Le Préfet a rassuré les manifestants que leur message sera fidèlement transmis aux plus hautes autorités du pays.</p>



<p>« Nous appelons à une prise de conscience collective afin de dénoncer ces pratiques malsaines qui tentent de nous détourner de notre destin commun. Il est du devoir de chaque citoyen de mesurer les conséquences de telles ingérences et de s’inscrire pleinement dans la mobilisation générale », a-t-il déclaré.</p>



<p>Il a enfin exhorté les populations à rester unies et mobilisées : « c’est ensemble que nous pourrons faire face à toute pression extérieure, défendre nos valeurs, nos intérêts et affirmer notre droit à l’autodétermination. L’unité demeure notre plus grande force », a-t-il insisté. &nbsp;</p>



<p>La cérémonie s’est achevée par une prière collective, implorant la protection divine pour le Niger face à toute tentative de déstabilisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Niger &#8211; Mise à jour des messages clés : De multiples chocs, dont les conflits, continuent de réduire l’accès alimentaire des ménages pauvres, Mars &#8211; Septembre 2026 <a href="https://reliefweb.int/report/niger/niger-mise-jour-des-messages-cles-de-multiples-chocs-dont-les-conflits-continuent-de-reduire-lacces-alimentaire-des-menages-pauvres-mars-septembre-2026">– </a><a href="https://reliefweb.int/report/niger/niger-mise-jour-des-messages-cles-de-multiples-chocs-dont-les-conflits-continuent-de-reduire-lacces-alimentaire-des-menages-pauvres-mars-septembre-2026">Reliefweb</a><a href="https://reliefweb.int/report/niger/niger-mise-jour-des-messages-cles-de-multiples-chocs-dont-les-conflits-continuent-de-reduire-lacces-alimentaire-des-menages-pauvres-mars-septembre-2026"> –</a> 03/04</h2>



<p>L’insécurité alimentaire aiguë de Crise (Phase 3 de l’IPC) prévaut encore dans les régions de Tillabéry, de Diffa et du nord-ouest de Tahoua, due en grande partie aux conflits, mais aussi suite aux effets récurrents des inondations et au contexte économique défavorable. Les besoins alimentaires sont actuellement en augmentation et atteindront leur pic pendant la période de soudure, de juillet à septembre 2026, en raison de l’épuisement des stocks, de la dépendance aux marchés et du pic des prix des denrées alimentaires. Les populations déplacées et les ménages hôtes très pauvres de ces régions sont les plus touchés par cette insécurité alimentaire de Crise (Phase 3 de l’IPC) avec des catégories de taille réduite de populations en Urgence (Phase 4 de l’IPC) dont les moyens d’existence ont été encore davantage compromis par les effets des inondations sur les cultures et sur les biens, ainsi que par l’inflation alimentaire.</p>



<p>La dégradation de la situation sécuritaire, avec l’insécurité croissante dans les foyers de conflit, constitue le facteur majeur de l’insécurité alimentaire aiguë. Selon ACLED, Le nombre global d’incidents sécuritaires a progressé en moyenne de 14 pour cent en janvier-février 2026 par rapport à la même période en 2025, avec des augmentations de 33 pour cent, 50 pour cent et 86 pour cent enregistrées respectivement dans les régions de Dosso, Maradi et Tahoua. Les violences contre les civils provoquent des déplacements de populations estimées en février 2026 à 1 032 135 personnes dont 53 pour cent sont des personnes déplacées internes, 42 pour cent de réfugiés venus du Mali, du Nigéria et du Burkina Faso fuyant les attaques terroristes et 5 pour cent autres personnes enregistrées dans le pays. Ces tensions sécuritaires augmentent la pression sur les communautés d’accueil et leurs conditions alimentaires, tandis que perturbent le fonctionnement et l’approvisionnement des marchés, les activités de moyens d’existence et limitent l’accès aux terres de cultures de contre-saison. Elles perturbent la transhumance avec des concentrations et un surpeuplement inhabituel des troupeaux, entraînant une forte surcharge animale sur les ressources pastorales locales et une baisse de la productivité animale dans les zones en crise sécuritaire.</p>



<p>Les conditions économiques sont également défavorables dans les zones touchées par les conflits et l’insécurité. Les opportunités d’emploi locales sont limitées dans les zones de conflit, ce qui affecte significativement les revenus et le pouvoir d’achat des ménages. Aussi, même si l’inflation globale est en baisse de 10,1 pour cent en février 2026 par rapport à février 2025, les prix des denrées alimentaires sont en hausse dans les zones en conflit. Dans les zones d’insécurité de Bankilaré et Mangaïsé dans la région de Tillabéry, les prix moyens du mil s&rsquo;établit à 290 FCFA.kg en février 2026, alors que le prix moyen national se situait à 221 FCFA/ kg.</p>



<p>La campagne de cultures de contre-saison —dominée par les cultures irriguées de fruits et légumes, y compris le riz, le poivron, l’oignon et d’autres cultures maraîchères— offre de grandes opportunités de diversification de la consommation alimentaire et constituent des sources de revenus pour les ménages pauvres vendant leur main-d’œuvre agricole. La tendance de la production est similaire à celle de l’année passée. Toutefois, la réduction des superficies cultivées due à l&rsquo;insécurité — comme en témoignent les bassins de production de Tillabéry et de Diffa — a entraîné une baisse de la demande de main-d&rsquo;œuvre, amenant ainsi les salaires journaliers à se maintenir en dessous de la moyenne.</p>



<p>Le conflit en cours au Moyen-Orient devrait perturber les marchés internationaux, en particulier à travers la hausse des coûts du carburant, du fret et des intrants importés. L’impact direct sur les prix du carburant pourrait être atténué par le statut du Niger en tant que pays producteur de pétrole. Cependant, le principal impact devrait se traduire par une augmentation des prix des produits alimentaires importés, notamment le riz, le blé, les pâtes alimentaires, l’huile végétale et le sucre, réduisant l’accès des ménages, surtout urbains et dépendants des marchés. Parallèlement, la hausse attendue des prix des engrais devrait limiter l’accès des producteurs aux intrants, en particulier pour les systèmes irrigués. L’approvisionnement en intrants pour la campagne agricole 2026 (janvier–mai) repose en grande partie sur les importations en provenance du Nigéria, du Maroc et de la Russie. La réduction probable de l’utilisation des intrants fertilisants pour la campagne à venir pourrait affecter négativement les rendements et la production agricoles, ce qui pourrait renforcer la dépendance aux marchés et accentuer les pressions sur les prix alimentaires. Toutefois, le recours accru à la fumure organique et aux sources locales d’approvisionnement pourrait atténuer la dépendance aux importations et partiellement soutenir la production agricole.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pétrole : SIPEX, filiale de l&rsquo;algérien Sonatrach, va relancer les forages dans le périmètre de Kafra au Niger <a href="https://www.latribune.fr/article/afrique/16257511281016/petrole-sipex-filiale-de-lalgerien-sonatrach-va-relancer-les-forages-dans-le-perimetre-de-kafra-au-niger">– </a><a href="https://www.latribune.fr/article/afrique/16257511281016/petrole-sipex-filiale-de-lalgerien-sonatrach-va-relancer-les-forages-dans-le-perimetre-de-kafra-au-niger">La Tribune</a><a href="https://www.latribune.fr/article/afrique/16257511281016/petrole-sipex-filiale-de-lalgerien-sonatrach-va-relancer-les-forages-dans-le-perimetre-de-kafra-au-niger"> –</a> 31/03 &nbsp;</h2>



<p>Dans un contexte de reprise de la coopération énergétique entre l’Algérie et le Niger, le projet pétrolier de Kafra franchit une étape opérationnelle après plusieurs années de latence.</p>



<p>SIPEX, filiale de la société publique algérienne du pétrole Sonatrach, prévoit de lancer début avril une nouvelle campagne de forage sur le bloc de Kafra dans le nord du Niger, dès l’acheminement du matériel nécessaire. Les travaux porteront sur plusieurs puits, sans précision à ce stade sur leur nombre. L&rsquo;objectif est d’évaluer le potentiel du gisement, après une phase d’études préparatoires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des estimations à 250 millions de barils</h2>



<p>Le projet s’inscrit dans une trajectoire longue. D’une superficie de 23 737 km², le bloc situé à proximité de la frontière algérienne est couvert par un contrat de recherche signé en 2005 entre le Niger et SIPEX. Les premières découvertes ont été réalisées en 2018 et 2019, avec les puits KFR-1 et KFRN-1. Les estimations issues de ces forages font état de plus de 260 millions de barils d’huile, dont environ 168 millions pour le premier puits et près de 100 millions pour le second.</p>



<p>Malgré ces résultats, les activités ont été interrompues pendant plusieurs années avant d’être relancées en janvier 2026, à la faveur d’une visite ministérielle algérienne à Niamey. Les deux parties ont alors actualisé leur plan d’action et établi un calendrier opérationnel, incluant la mobilisation de moyens techniques comme ceux de la société de forage Enafor.</p>



<p>Sur le plan contractuel, le projet repose sur une clause de partage de production renouvelée en 2022 entre Sonatrach, via SIPEX, et la société publique nigérienne du pétrole, SONIDEP. Ce cadre confère au groupe algérien le rôle d’opérateur, et vise à approfondir l’évaluation des ressources en vue d’un éventuel développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un levier potentiel de changement d’échelle pour le Niger</h2>



<p>L’enjeu pour Niamey est significatif, au regard de son profil de producteur. Selon les données de l’administration américaine d&rsquo;informations sur l&rsquo;Energie (EIA), la production de pétrole brut du pays ouest-africain a atteint un pic de 108 000 barils par jour au second semestre 2025. Selon les estimations disponibles, le développement du bloc de Kafra pourrait apporter jusqu’à 90 000 barils quotidiens supplémentaires, ce qui représenterait un accroissement substantiel, susceptible de modifier l’échelle de production nationale.</p>



<p>La localisation du gisement, à proximité des infrastructures algériennes et en continuité géologique avec les bassins exploités sous la juridiction d&rsquo;Alger, constitue un atout pour l’évacuation du brut. Elle s’inscrit également dans une dynamique régionale marquée par des projets structurants, dont celui du gazoduc transsaharien.</p>



<p>Pour SIPEX, Kafra représente un actif clé développé depuis 2015 dans le cadre de ses activités internationales. Après des investissements en exploration, en acquisition sismique et en forage, la campagne annoncée constitue une étape charnière vers la transformation des ressources identifiées en production.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des conditions de mise en œuvre déterminantes</h2>



<p>La concrétisation du projet reste liée à plusieurs paramètres opérationnels. La question de la sécurisation des installations fait partie des aspects pris en compte par les autorités, dans un contexte où une nouvelle attaque terroriste a visé un segment du pipeline Niger &#8211; Bénin en décembre 2024, sur le territoire nigérien. Dans ce cadre, Niamey et Alger travaillent à mettre en place un dispositif de coopération sécuritaire destiné à protéger le développement du projet.</p>



<p>Par ailleurs, les deux parties prévoient de renforcer leur coopération technique, notamment à travers la formation de cadres nigériens et la mise en place d’infrastructures d’analyse pétrolière. Le lancement des forages à Kafra ouvre ainsi une nouvelle phase. Les résultats des puits permettront de préciser le potentiel exploitable et de déterminer les conditions d’un passage à l’échelle industrielle. La suite dépendra de ces résultats, du contexte sécuritaire, ainsi que de la capacité des partenaires à maintenir la dynamique engagée depuis début 2026.</p>
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