𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮é 𝐝’𝐮𝐧 𝐝é𝐟𝐞𝐧𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞
𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮é 𝐝’𝐮𝐧 𝐝é𝐟𝐞𝐧𝐬𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 : 77 𝐚𝐧𝐬 𝐚𝐩𝐫è𝐬 𝐥𝐚 𝐃é𝐜𝐥𝐚𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐔𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐃𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐇𝐨𝐦𝐦𝐞, 𝐥’𝐡𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐭é 𝐟𝐚𝐜𝐞 à 𝐬𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐚𝐝𝐨𝐱𝐞𝐬
Le 10 décembre 1948, l’humanité adoptait la Déclaration universelle des droits de l’homme, un texte fondateur devenu le socle moral et juridique de la dignité humaine. En ce 10 décembre 2025, soixante-dix-sept ans plus tard, cet héritage demeure une boussole essentielle pour guider les nations, inspirer les peuples et rappeler que la paix véritable repose sur le respect de la personne humaine.
À l’aube de cette proclamation historique, le monde espérait tourner la page des conflits dévastateurs, protéger durablement les droits individuels et collectifs, et ériger un ordre international fondé sur la sagesse et la raison. L’ambition était de bannir l’usage de la force dans la résolution des crises, de promouvoir le dialogue, la concertation et la coopération comme fondements de stabilité et de justice.
Cependant, les intérêts égoïstes, les rapports de domination et les prétentions hégémoniques persistent encore aujourd’hui, nourrissant injustices, inégalités et tensions. Ces dérives constituent des facteurs récurrents de conflits et, par conséquent, de violations graves et répétées des droits humains.
La recrudescence de régimes fondés sur la force en Afrique de l’Ouest illustre ces contradictions. Elle émane d’un profond sentiment de frustration, d’un rejet de la spoliation des ressources naturelles et d’un besoin affirmé de souveraineté nationale. Cette aspiration, légitime et conforme aux principes de 1948, exprime la volonté des peuples de défendre leur dignité, leur liberté et leur avenir.
En ce 77ᵉ anniversaire, il est impératif de raviver l’esprit de la Déclaration universelle : construire des relations fondées sur le respect mutuel, la justice, la coopération et le dialogue. Les nations et les peuples doivent renouer avec la raison, pour faire de la paix non pas un idéal lointain, mais une réalité quotidienne.
Plus que jamais, il appartient à chaque État, à chaque institution et à chaque citoyen de porter cet héritage, afin que les générations futures ne vivent plus les paradoxes du présent, mais les promesses d’un monde réellement humanisé.
𝑳𝒂𝒐𝒖𝒂𝒍 𝒔𝒂𝒚𝒂𝒃𝒐𝒖

