Revue de presse Niger – 21/11/2025
Niamey célèbre dans la ferveur le retour du Président Tiani après une tournée en régions – ANP – 20/11
Le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a regagné la capitale Niamey ce jeudi 20 novembre 2025, après plusieurs jours de visites de proximité dans les différentes régions du pays.
Parti à Dosso depuis le 8 novembre pour une tournée qui a débuté dans la région de Tillabéri quelques jours auparavant, le Président Tiani a atterri dans les environs de 18h40 à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, à bord de l’avion présidentiel.
À sa descente, il a été accueilli par le Premier Ministre, Ministre de l’Économie et des Finances, ainsi que par plusieurs membres du Gouvernement.
Le Chef de l’État a reçu, à cette occasion, des cadeaux symboliques offerts par le Gouverneur de la région de Niamey et par l’Administrateur délégué de la Ville, témoignant la bienvenue et le respect réservés à sa personne.
L’accueil a été marqué par une animation culturelle et les salutations des différentes couches sociales de la population sortie nombreuse souhaiter la bienvenue au Président et à sa délégation.
Une foule nombreuse s’est amassée tout le long du trajet qui mène de l’aéroport au Palais de la Présidente, acclamant et scandant le nom du Président.
Tout au long du trajet, les populations n’ont cessé d’exprimer leur gratitude envers le Chef de l’État pour cette visite historique et de proximité avec les citoyens.
Diffa : Deux allocutions fortes et porteuses d’espoir accueillent le Président de la République au stade de la Concorde – ANP – 20/11
C’est dans une ambiance populaire exceptionnelle que le Président de la République, Chef de l’État, le
Général d’Armée Abdourahamane Tiani a été accueilli, ce jeudi 20 novembre 2025 au stade de la Concorde de Diffa, à l’occasion d’un grand meeting organisé dans le cadre de sa visite officielle dans la région du Manga.
Dans un stade archicomble, outre l’intervention en langue Haoussa du Président de la République, deux interventions majeures ont marqué la cérémonie : l’allocution de bienvenue de l’Administrateur délégué de la Commune urbaine de Diffa, le Lieutenant-colonel Abdou Halilou Atto, suivie du discours du Gouverneur de la région, le Général de Division Mahamadou Ibrahim Bagadoma.
Deux discours complémentaires, profondément ancrés dans la réalité locale, et porteurs d’un message fort : la fidélité de Diffa au processus de refondation et sa détermination à relever les défis sécuritaires, économiques et sociaux.
Pour souhaiter la bienvenue à l’illustre hôte du Manga, le Lieutenant-colonel Abdou Halilou Atto a d’abord exprimé sa gratitude à Allah pour avoir permis à la population du Manga d’accueillir « l’Homme providentiel du 26 juillet 2023 ».
Il a ensuite salué « la grande joie qui anime la communauté du Manga » depuis l’arrivée du Chef de l’État, témoignant du caractère historique de cette visite.
Revenant sur les caractéristiques de la Commune urbaine, il a rappelé que Diffa, chef-lieu de la région du même nom, est située à 1 360 km de Niamey et compte environ 815 000 habitants. Traversée par la Komadougou Yobé et située à proximité du Lac Tchad, la ville dispose d’un important potentiel environnemental et économique.
L’Administrateur délégué n’a pas manqué de magnifier la vision et la détermination du Chef de l’État dans la conduite des affaires publiques. Citant son message du 2ᵉ anniversaire de l’avènement du CNSP, il a rappelé les mots du Président : « Aucune difficulté, aucune épreuve, aucun obstacle à venir ne doit entamer notre engagement pour le Niger et entraver la réalisation de notre grand projet commun ».
Il a conclu son intervention par un vibrant hommage en langue du terroir, symbole de bénédiction et de loyauté, avant de souhaiter officiellement la bienvenue au Chef de l’État et à son auguste délégation.
Prenant la parole à son tour, le Général de Division Mahamadou Ibrahim Bagadoma, Gouverneur de la région de Diffa, a livré un discours dense et engagé, salué par plusieurs acclamations du public.
Le Gouverneur Bagadoma d’abord rendu hommage au Chef de l’État, soulignant que le CNSP bénéficie du « plus grand soutien populaire depuis l’indépendance ».
Il a mis en avant les décisions majeures ayant restauré la souveraineté nationale : le départ des forces étrangères, la défense autonome du territoire, la lutte contre l’impérialisme et la réhabilitation de la dignité du Nigérien.
Il a également salué les nombreuses mesures sociales prises par le Gouvernement de la refondation, notamment la réduction du prix du carburant, la baisse des frais médicaux et scolaires, la diminution du prix du ciment et l’augmentation récente du SMIG.
Selon lui, ces décisions « ont définitivement convaincu les plus sceptiques de l’engagement patriotique » du Chef de l’État.
Le Gouverneur de Diffa a ensuite détaillé les principaux défis de la région, dont :
- L’insécurité persistante
Alimentée par Boko Haram, le banditisme armé et les conflits liés aux ressources naturelles, elle a provoqué plus de 307 000 déplacements de populations.
Il a néanmoins salué l’évolution positive de la situation, grâce aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS), aux autorités coutumières et religieuses, à la collaboration de la population.
- L’insuffisance des infrastructures routières
Le Gouverneur a insisté sur l’enclavement de plusieurs localités, notamment Bosso, dépourvue d’électricité et située en zone frontalière sensible.
Il a salué le lancement des travaux Kabléwa–N’Guigmi, tout en soulignant l’importance stratégique de la future route Kindjandi–Toumour–Bosso–Baroua–Kabléwa pour la sécurité et l’économie régionales.
- Les chocs climatiques
Diffa subit, en effet, chaque année des cycles d’inondations et de sécheresse, causant des pertes agricoles importantes et des déplacements fréquents.
Le Général de Division Mahamadou Ibrahim Bagadoma a décliné trois priorités majeures pour inscrire Diffa dans un nouveau cycle de prospérité :
- Renforcer la sécurité
Poursuivre la dotation des FDS pour faire face à une menace encore active.
- Miser sur l’éducation
« La région a déjà perdu plusieurs générations », a-t-il souligné, appelant à faire de l’école un rempart contre les dérives et un moteur du développement.
- Dynamiser l’économie
Avec un accent sur la grande irrigation et les cultures de contre-saison, la création de ranchs et le développement de l’élevage et la modernisation de la filière poisson, considérée comme un secteur stratégique.
Abordant la campagne agro-sylvo-pastorale 2025, le Gouverneur a indiqué que 623 villages agricoles sur les 1 024 que compte la région sont déficitaires en raison de la rupture des pluies en septembre.
Il a sollicité la mise en place d’un dispositif national d’appui : vente de céréales à prix modéré, distribution gratuite ciblée et banques alimentaires pour le bétail.
Pour conclure, le Gouverneur de Diffa a renouvelé la fidélité indéfectible de la région au CNSP et au Chef de l’État.
Il a indiqué que la présence du Président dz la République dans le Manga est « une source d’espoir, de motivation et de détermination pour produire, éduquer et sécuriser davantage ».
« Vive le Niger souverain ! Vive la refondation ! » a-t-il enfin lancé, sous les applaudissements nourris d’un stade entièrement acquis à la cause.
Niger: «une vingtaine de gendarmes tués» dans la région de Tera lors d’une attaque du Jnim – RFI – 21/11
Au Niger, une position de la gendarmerie a été attaquée le 19 novembre dans la préfecture de Tera, dans l’ouest du pays. De sources sécuritaires, une vingtaine de gendarmes ont été tués, une trentaine d’autres blessés. Parmi les victimes figure le capitaine qui était à la tête de cette unité. Des véhicules ont été détruits ou emportés par les assaillants. Aucun bilan officiel pour l’instant, mais selon un activiste proche du pouvoir, 56 terroristes ont été tués. L’attaque s’est produite un peu plus d’un mois après le passage dans cette zone du général Tiani.
Des obsèques ce 20 novembre au cimetière musulman de Niamey, la capitale du Niger, en présence des familles, au lendemain de l’attaque qui a visé une position de la gendarmerie près de la localité de Garbougna, dans la préfecture de Tera. Position qui abrite plusieurs dizaines d’éléments des forces spéciales d’intervention rapide.
L’attaque a été revendiquée par le Jnim, le groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, proche d’alQaïda, l’un des deux groupes actifs dans la zone des trois frontières, aux confins du Niger, du Burkina Faso et du Mali, en plus de l’EIS, l’État islamique au Sahel.
Une zone qui est régulièrement le théâtre d’attaques, comme celle qui, au mois de juin, avait visé la mosquée de la localité de Manda, dans cette même préfecture, faisant 70 morts.
Tera a reçu le mois dernier la visite du général Abdourahamane Tiani. Dans son allocution, le chef du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) avait alors rappelé l’importance de la mission des forces de défense et de sécurité et salué leurs sacrifices, pour la défense des populations.
Niger : la junte militaire suspend l’activité de plusieurs centaines d’ONG locales et étrangères – Le Monde – 20/11
Le ministère de l’intérieur leur reproche de ne pas avoir publié leurs états financiers de 2024 au « Journal officiel », et leur accorde un délai de soixante jours pour se mettre en règle. Le nombre d’ONG internationales concernées n’a pas été précisé.
Le régime militaire du Niger a suspendu la semaine dernière les activités de plusieurs centaines d’ONG et associations de développement locales et étrangères, a appris, jeudi 20 novembre, l’Agence FrancePresse auprès des autorités.
Le général Abdourahamane Tiani, arrivé au pouvoir en juillet 2023 après un putsch, mène depuis lors une politique souverainiste à la tête du Niger. La junte accuse régulièrement les ONG de manquer de transparence et de soutenir les « terroristes ».
A la fin de janvier, le ministre de l’intérieur, le général Mohamed Toumba, cadre du régime militaire, avait affirmé prendre d’« importantes mesures pour assurer le suivi et l’encadrement des ONG et des organisations de développement ». La semaine dernière, il a autorisé une centaine d’ONG et d’associations, sur plus de 4 000 que compte le pays, à poursuivre leurs activités pour s’être conformées à la nouvelle réglementation. Les autres sont sommées de « suspendre » leur activité.
Le ministère reproche aux ONG et aux associations non autorisées de ne pas avoir publié leurs états financiers 2024 au Journal officiel, leur accordant un délai de soixante jours pour se mettre en règle. Le nombre d’ONG internationales concernées n’a pas été précisé.
La souveraineté nationale, une priorité de la junte
Le Niger compte officiellement 4 122 ONG et associations de développement, dont 332 sont étrangères, qui ont mobilisé plus de 250 milliards de francs CFA (380 millions d’euros) en 2024, selon les chiffres officiels. Les autorités avaient déjà interdit plusieurs ONG locales et internationales d’exercer dans le pays.
« Nos enquêtes ont permis de découvrir qu’il y a beaucoup d’ONG qui sont en accointances avec ces partenaires qui nous portent la guerre à travers des missions de subversion (…), à travers des soutiens qu’ils apportent souvent aux terroristes », avait estimé, en janvier, le général Toumba.
Depuis son arrivée au pouvoir, la junte a fait de la souveraineté nationale une de ses priorités. Elle a chassé les soldats français et américains engagés dans la lutte antidjihadiste sur son sol, expulsé l’ambassadeur français puis celui de l’Union européenne et s’est rapprochée de nouveaux partenaires comme la Russie et la Turquie.
Jeudi, le général Tiani a de nouveau accusé Paris de vouloir « déstabiliser » le Niger, en guerre contre les groupes djihadistes. « Cette guerre que nous menons est une guerre totale, voulue par la France et son chef, Emmanuel Macron », a-t-il déclaré devant des militaires déployés de la région de Diffa (SudEst) situé dans le bassin du lac Tchad, où sévissent Boko Haram et l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest.
Acculée par le terrorisme djihadiste, l’AES se défend – DW – 20/11
Devant le Conseil de sécurité de l’Onu, la Confédération des États du Sahel a présenté sa vision d’une « coopération régionale refondée » et a aussi dénoncé « les ingérences et les pratiques du passé ».
Au cours de cette réunion consacrée à la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel, l’Alliance a également dénoncé « les ingérences et les pratiques du passé ».
Dans ce contexte, Human Rights Watch a demandé à l’Union européenne de revoir sa stratégie au Sahel, notamment pour venir au secours des populations civiles qui subissent les violences des groupes armées, mais aussi des militaires.
C’est Issa Konfourou, ambassadeur du Mali à New York, qui a porté la voix des ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Maliet du Niger. Après avoir appelé à une rupture radicale avec les méthodes passées, Issa Konfourou a souhaité qu’une nouvelle approche soit adoptée, dans le cadre de la lutte contre le djihadisme.
L’AES se dit « entièrement disposée à la coopération » avec les partenaires, mais pose une condition : le « strict respect de la souveraineté de nos États, de nos choix stratégiques et de nos choix de partenaire ».
L’UE doit revoir sa stratégie au Sahel
Dans une récente note, l’ONG de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch, demande aussi à l’Union européenne de revoir sa stratégie pour le Sahel, notamment pour venir en aide aux populations civiles.
Cette demande a été formulée face à la détérioration de la situation des droits de l’Homme dans les trois pays du Sahel qui sont membres de la confédération des États du Sahel.
« Aussi bien au Mali, qu’au Burkina Faso, la violence s’est accrue contre des civils, à la fois de manière brutale par des groupes armés, mais aussi par les forces de sécurité nationale et leurs alliés respectifs. Donc, l’UE a besoin d’être présente pour affirmer son soutien à ceux qui souhaitent mettre fin à ces violations, pour fournir, avec les autres partenaires internationaux, un soutien et des remèdes », explique à la DW, Philippe Dam, le directeur du plaidoyer de Human Rights Watch pour l’Union européenne à Bruxelles.
Inefficacité des mercenaires Russes
Au Mali, depuis plusieurs semaines, les djihadistes, notamment ceux du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, le Jnim, ont imposé un blocus sur les ravitaillements de carburant, asphyxiant l’économie du pays jusqu’à sa capitale, Bamako. En dépit de la présence sur le territoire malien des mercenaires russes d’Africa Corps, dont l’inefficacité a été dénoncée ce jeudi (20.11) à Bruxelles par Jean-Noël Barrot, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, au cours d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne consacrée à la politique européenne pour le Sahel.
« Personne ne me contredira ici, à Bruxelles, lorsque je dis que la Russie a échoué à tenir ses engagements pris auprès des autorités des pays du Sahel de leur permettre de contenir la progression des groupes terroristes, qui, aujourd’hui, au Mali, encerclent la capitale et opèrent un blocus énergétique qui menace la stabilité du pays et la sécurité de celles et ceux qui y vivent », a-t-il déclaré.
Avertissement du Danemark
Les djihadistes liés à Al-Qaïda comme le Jnim, ou l’État islamique (EI) multiplient leurs attaques dans les trois pays membres de l’AES : le Mali, le Niger, le Burkina Faso.
D’où les avertissements de l’ambassadrice du Danemark auprès des Nations unies, Sandra Jensen Landi, mardi, devant le Conseil de sécurité de l’Onu.
D’après la diplomate, « la direction centrale d’Al-Qaïda demeure faible et largement marginalisée. Mais ses affiliés ont gagné du terrain. Des groupes comme le Jnim au Sahel ont profité des défaillances de l’État pour étendre leur influence et leurs financements. Ils continuent d’inciter aux attaques et de collecter des fonds ».
Appels à la mutualisation des forces
Au cours de la réunion du Conseil de sécurité, plusieurs appels à la mutualisation des forces ont été formulés,
Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a appelé les États du Sahel à mettre de côté leurs différends pour faire face à l’explosion des attaques des groupes jihadistes dans cette région. Un vœu émis par Omar Alieu Touray, le président de la Commission de la Cédéao. Il a rappelé que « la confiance est nécessaire pour que les pays collaborent dans le partage d’informations et de renseignements, les patrouilles frontalières et les opérations conjointes ».

