Accra accueille la 11e session du Comité des Nations Unies sur la gestion de l’information géospatiale en Afrique
Accra accueille la 11e session du Comité des Nations Unies sur la gestion de l’information géospatiale en Afrique
Sous le thème « Exploiter l’intelligence géospatiale pour un avenir durable et résilient de l’Afrique », la rencontre vise à renforcer la coopération régionale et l’usage des technologies spatiales au service du développement durable.
Accra, la capitale ghanéenne, s’apprête à devenir du 17 au 21 novembre 2025 le carrefour continental de la réflexion sur les données et technologies géospatiales. La ville accueillera la 11e session du Comité régional des Nations Unies pour la gestion globale de l’information géospatiale en Afrique (UN-GGIM: Africa), organisée par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) en partenariat avec le Conseil exécutif de l’initiative.
Cette session se tiendra en marge de la Conférence AfricaGIS 2025, l’un des plus grands rendez-vous africains consacrés aux systèmes d’information géographique (SIG).
Vers une Afrique géospatiale intégrée et innovante
Depuis sa création, UN-GGIM: Africa œuvre à la coordination et à la promotion du développement géospatial sur le continent. Son ambition : construire une vision unifiée de la gestion de l’information spatiale en Afrique, en misant sur la maîtrise des technologies spatiales, la création de bases de données fiables et interopérables, et le renforcement des capacités nationales dans ce domaine stratégique.
L’objectif est clair : permettre aux pays africains d’utiliser pleinement les données géospatiales pour appuyer les politiques publiques, suivre les dynamiques socio-économiques et accélérer la transformation numérique du continent.
Un cadre pour repenser l’usage des données
La 11e session sera l’occasion d’évaluer les progrès accomplis au cours des précédentes rencontres et d’adopter de nouvelles recommandations. Elle se tient à un moment jugé crucial, où la gestion intelligente des données géospatiales devient un levier incontournable pour relever les défis du développement durable, de la résilience climatique et de la planification urbaine.
Les participants — experts, chercheurs, décideurs, acteurs privés et représentants de la société civile — débattront des questions clés liées à la gouvernance des données, à l’éthique de leur utilisation, aux technologies émergentes et aux modèles de financement innovants pour le secteur.
Une décennie de progrès à consolider
Au cours des dix dernières années, l’Afrique a franchi des étapes notables dans la gestion de l’information géospatiale, grâce à des initiatives nationales et régionales soutenues. La session d’Accra vise à consolider ces acquis en renforçant la collaboration entre les États membres, les universités, les entreprises technologiques et les institutions de recherche.
Selon la CEA, les conclusions de cette rencontre devraient orienter les politiques continentales vers une meilleure intégration des données géospatiales dans les stratégies de développement. L’objectif final étant de doter l’Afrique d’une autonomie géospatiale et d’une capacité accrue à produire et exploiter ses propres données.
Sources: CEA

