Niger : L’ancien Premier ministre Brigi Raffini réagit aux critiques sur son bilan à Agadez

Niger : L’ancien Premier ministre Brigi Raffini réagit aux critiques sur son bilan à Agadez

L’ancien Premier ministre du Niger, Brigi Raffini, est sorti de sa réserve pour répondre à des critiques affirmant qu’il n’aurait « rien fait » pour la région d’Agadez durant ses dix années passées à la tête de la primature. Dans une réaction rendue publique, l’ex-chef du gouvernement dit avoir accueilli ces propos « avec surprise » et regrette d’être contraint d’intervenir sur un débat qu’il estime alimenté par des informations « non fondées ».

Brigi Raffini appelle à davantage de responsabilité dans les échanges publics, notamment sur les plateformes de discussion :

« Je recommande, pour la crédibilité de ce groupe, que les échanges entre membres soient courtois, positifs et fondés sur des informations fiables et vérifiables. »

« Je n’ai pas répondu aux aspirations comme je l’aurais souhaité »

L’ancien Premier ministre reconnaît que son action n’a pas entièrement répondu aux attentes des différentes régions du pays, y compris Agadez. Il rappelle toutefois le contexte dans lequel il exerçait :

« J’étais en mission, au service de la nation, pendant les deux mandats du Président de la République. Selon les priorités de l’État de l’époque et les moyens disponibles, le gouvernement que je dirigeais exécutait les décisions des organes législatif et exécutif. »

Il ajoute n’avoir jamais envisagé de publier un bilan détaillé par région, estimant que les actions menées relevaient des programmes globaux de l’État.

Un service rendu “loyalement”

Dans sa déclaration, Brigi Raffini insiste sur la loyauté et la responsabilité qui ont guidé son passage à la primature :

« Durant toute la période considérée, mon souci était de servir loyalement mon pays, sans jamais perdre de vue les prescriptions d’Allah. »

L’ancien Premier ministre conclut en remerciant ceux qui ont pris sa défense dans ce débat, tout en invitant les citoyens à privilégier des discussions constructives et documentées.

LA VOIE DU SAHEL