Burkina Faso–Ghana : une alliance stratégique renforcée pour la sécurité et la stabilité régionales.
Par Abdoulkarim Ousmane Mahamadou.
Le Burkina Faso et le Ghana viennent de franchir une étape décisive dans le renforcement de leur partenariat stratégique. Réunis à Ouagadougou, les deux pays ont officialisé la signature de plusieurs accords majeurs destinés à consolider leur coopération bilatérale, avec un accent particulier sur la sécurité, la gouvernance et la gestion des défis transfrontaliers.
Ces nouveaux engagements traduisent une volonté politique forte de bâtir un espace de coopération plus intégré et plus résilient face aux menaces communes. Dans un contexte sous-régional marqué par l’insécurité, la criminalité transnationale et les effets croissants du changement climatique, Ouagadougou et Accra affichent une vision commune axée sur l’anticipation et l’action concertée.
Parmi les principaux axes validés figure la reconnaissance réciproque des permis de conduire. Cette mesure facilitera la mobilité des citoyens, renforcera les échanges économiques et simplifiera la circulation transfrontalière, notamment pour les transporteurs et les commerçants. Elle s’inscrit dans une logique d’intégration pratique et concrète au service des populations des deux pays.
Les accords prévoient également un renforcement substantiel de la coopération transfrontalière. À travers des mécanismes de coordination accrus entre les forces de sécurité et les autorités administratives locales, le Burkina Faso et le Ghana entendent mieux sécuriser leurs frontières communes et lutter efficacement contre les activités illicites qui les fragilisent.
Autre avancée notable : la mise en place d’un mécanisme conjoint de gestion des catastrophes. Face aux risques naturels, aux crises humanitaires ou aux urgences sanitaires, cette plateforme commune permettra une réponse plus rapide, coordonnée et efficace, réduisant ainsi l’impact des catastrophes sur les populations vulnérables.
La lutte coordonnée contre le trafic de drogue occupe également une place centrale dans ces accords. En partageant renseignements, expertises et moyens opérationnels, les deux États entendent endiguer un fléau qui alimente l’insécurité et fragilise les économies locales. Cette coopération s’accompagne d’un engagement en faveur d’une coopération sécuritaire renforcée, couvrant la formation, l’échange d’informations et les opérations conjointes.
Les documents ont été paraphés par le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, et le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. À travers cet acte diplomatique fort, les deux pays voisins réaffirment leur détermination à œuvrer ensemble pour la stabilité, la sécurité et le développement durable de la sous-région ouest-africaine.

