CAN – Finale : Le Sénégal sacré au Maroc au terme d’un match sous haute tension

CAN – Finale : Le Sénégal sacré au Maroc au terme d’un match sous haute tension

Par Abdoulkarim Ousmane Mahamadou.

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations opposant le Sénégal au Maroc, pays organisateur, restera comme l’une des plus tendues et controversées de l’histoire récente de la compétition. Disputée dans un climat électrique, cette rencontre a vu les Lions de la Téranga s’imposer au terme des prolongations, grâce à un but décisif inscrit après un tournant majeur : le penalty manqué par le Marocain Brahim Díaz.
Une finale cadenassée et très tactique
Dès le coup d’envoi, les deux sélections ont affiché une grande prudence. Le Maroc, soutenu par un public acquis à sa cause, a tenté d’imposer son jeu de possession, tandis que le Sénégal s’est appuyé sur un bloc défensif solide, compact et discipliné. Le milieu de terrain, théâtre d’un combat physique intense, a souvent étouffé la créativité des deux camps.
Les occasions nettes ont été rares durant le temps réglementaire, chaque équipe semblant craindre l’erreur fatale dans une finale où la pression était omniprésente. Le score nul et vierge à l’issue des 90 minutes reflétait parfaitement l’équilibre et la tension extrême de la rencontre.
Le penalty manqué de Brahim Díaz, tournant du match
Le moment charnière intervient en seconde période lorsque le Maroc obtient un penalty, une opportunité en or de prendre l’avantage devant son public. Brahim Díaz, l’un des joueurs les plus techniques de la sélection marocaine, se présente face au gardien sénégalais, mais manque sa tentative.
Ce penalty raté a eu un impact psychologique considérable. Le Maroc, sonné, a laissé transparaître de la nervosité, tandis que le Sénégal a gagné en confiance, convaincu que le destin venait peut-être de basculer en sa faveur.
Les prolongations fatales au Maroc
En prolongations, les Lions de la Téranga ont progressivement pris l’ascendant sur le plan mental et physique. Plus lucides et mieux organisés, ils ont profité d’un moment de relâchement de la défense marocaine pour inscrire l’unique but de la rencontre, celui qui allait sceller leur sacre continental.
Ce but, inscrit après le penalty manqué, symbolise la capacité du Sénégal à saisir les rares opportunités offertes dans une finale verrouillée.
Une finale marquée par des incidents
La fin de match a été émaillée d’incidents : vives contestations des décisions arbitrales, tensions entre joueurs et staff techniques, et agitation dans les tribunes. Le poids de l’enjeu et la frustration liée à la défaite à domicile ont contribué à un climat délétère, ternissant quelque peu la fête du football africain.
Le Sénégal, champion de sang-froid
Au coup de sifflet final, le Sénégal s’est imposé comme l’équipe la plus mature, disciplinée et mentalement solide. Capables de résister à la pression d’un stade hostile et de faire la différence au moment clé, les Lions de la Téranga ont remporté une victoire méritée.
Pour le Maroc, cette finale perdue à domicile restera douloureuse, avec l’image forte du penalty manqué de Brahim Díaz, symbole d’une CAN où la maîtrise émotionnelle a fait défaut dans les instants décisifs.
La voie du Sahel.

LA VOIE DU SAHEL

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