COM 2026 : L’Afrique mise sur l’innovation et la donnée pour accélérer sa transformation économique.
Par Abdoulkarim Ousmane Mahamadou.
À quelques jours de la grande messe des décideurs africains à Tanger, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) donne le ton. En amont de la 58ᵉ session de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique, une série d’événements stratégiques se profile pour tracer les contours d’une Afrique résolument tournée vers l’innovation, l’inclusion et la transformation fiscale.
Prévue du 31 mars au 1er avril 2026, cette séquence préparatoire s’articule autour de six rencontres de haut niveau réunissant experts, décideurs politiques, partenaires techniques et acteurs du secteur privé. Objectif : identifier des solutions concrètes pour tirer parti des données, des technologies numériques et des innovations afin d’impulser une transformation structurelle durable du continent.
Au cœur des discussions, la jeunesse africaine occupera une place centrale. Un colloque dédié mettra en lumière le rôle des jeunes innovateurs dans la construction de la souveraineté technologique du continent. Il s’agira également de définir des politiques publiques capables de stimuler l’emploi à l’ère du numérique, tout en valorisant les talents locaux.Dans le même élan, les participants exploreront des pistes pour renforcer les échanges commerciaux intra-africains grâce à des infrastructures modernisées et à des opérations portuaires optimisées. L’ambition est claire : améliorer la compétitivité du continent sur les marchés internationaux. Parallèlement, l’exploitation des données sera au centre des réflexions pour élargir l’assiette fiscale, améliorer la mobilisation des ressources internes et renforcer la gestion de la dette.
La question de l’inclusion ne sera pas en reste. Un dialogue ministériel mettra l’accent sur l’autonomisation économique des femmes, en soulignant le rôle déterminant de l’innovation et des données dans la réduction des inégalités. Dans la même dynamique, un autre panel défendra la santé comme un investissement stratégique, appelant à des financements innovants pour renforcer les systèmes sanitaires africains.
Enfin, la problématique du financement de l’innovation sera abordée à travers le rôle des institutions financières africaines dans l’accélération de la transformation technologique. De nouveaux modèles économiques pourraient ainsi émerger pour soutenir les écosystèmes locaux.
Point d’orgue de cette séquence, une foire aux connaissances mettra en vitrine les innovations des États membres, favorisant le partage d’expériences et les synergies.À Tanger, une certitude s’impose : l’Afrique entend désormais capitaliser sur ses propres ressources, humaines et technologiques, pour bâtir une croissance inclusive et durable, portée par l’innovation.
La voie du Sahel.

