« Face à la terreur, le Niger doit faire bloc : l’heure de l’union sacrée a sonné ».
Par Abdoulkarim Ousmane Mahamadou.
La semaine qui s’achève aura une fois de plus rappelé aux Nigériens la brutalité d’un ennemi sans foi ni loi. Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, symbole d’ouverture, de mobilité et de souveraineté nationale, a été la cible d’une attaque terroriste d’une rare audace. Par cette action lâche, les assaillants ont cherché à semer la peur, à perturber la quiétude des populations et à envoyer un message de défi à l’État nigérien.
Grâce à la vigilance et à la riposte rapide des Forces de défense et de sécurité, appuyées par leurs alliés, la menace a été contenue et neutralisée. Le professionnalisme et le courage démontrés sur le terrain ont permis d’éviter un bilan plus lourd et de préserver une infrastructure stratégique pour le pays. Dans la foulée, la visite du président de la République, chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, sur les lieux de l’attaque, a été un signal fort : celui d’un État debout, solidaire de ses forces et déterminé à ne rien céder face au terrorisme.
Mais au-delà de l’émotion et de l’indignation légitimes, cette attaque pose une question fondamentale : comment le Niger doit-il répondre durablement à la menace ? La réponse ne peut être seulement militaire, même si elle demeure essentielle. Elle doit être aussi politique, sociale et morale. Plus que jamais, le contexte exige une union sacrée de tous les Nigériens, sans distinction d’opinions, d’origines ou de sensibilités.
L’heure n’est plus aux querelles secondaires, aux polémiques stériles sur les réseaux sociaux, ni aux débats inutiles qui divisent et affaiblissent le front intérieur. Chaque mot qui fracture, chaque posture qui oppose, fait le jeu de l’ennemi. Face à une menace existentielle, le Niger a besoin d’une voix forte, unie et responsable.
Soutenir les Forces de défense et de sécurité, renforcer la cohésion nationale, promouvoir la vigilance citoyenne et la solidarité entre communautés sont des impératifs. Défendre la patrie n’est pas l’affaire d’un seul corps ou d’une seule institution : c’est un devoir collectif.
Cette semaine douloureuse doit donc être un électrochoc salutaire. Le terrorisme cherche à nous diviser ; opposons-lui l’unité. Il veut nous affaiblir ; répondons par la cohésion. Car c’est ensemble, et seulement ensemble, que le Niger vaincra.

