Inondations au Mali : Le Comité Interministériel de Gestion des Crises dresse le bilan et renforce les mesures de prévention

Inondations au Mali : Le Comité Interministériel de Gestion des Crises dresse le bilan et renforce les mesures de prévention

Un bilan lourd : 24 morts, 35 blessés et plus de 20 000 sinistrés

Depuis le début de la saison pluvieuse, le Mali a enregistré 44 cas d’inondations10 cas de foudre et 4 cas de vent violent. Ces catastrophes ont provoqué la mort de 24 personnes35 blessés et l’effondrement de 1 237 maisons. Au total, 2 680 ménages ont été affectés, représentant 20 574 personnes sinistrées à travers le pays.

Le gouvernement, par la voix du Comité Interministériel de Gestion des Crises et Catastrophes, a adressé ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a également réaffirmé son engagement à porter assistance à toutes les populations affectées, dans un esprit de solidarité nationale.

Des actions concrètes pour réduire les risques d’inondation

Sous la supervision du Général de Brigade Daoud Aly MohammedineMinistre de la Sécurité et de la Protection Civile, plusieurs mesures sont actuellement mises en œuvre pour limiter l’impact des inondations :

  • La libération des servitudes et lits des marigots du District de Bamako, notamment au niveau du marigot de Kalaban Coura et de ses embranchements ;
  • La mobilisation des brigadiers citoyens et des volontaires dans le cadre du projet « Les Mois Citoyens », une initiative nationale de sensibilisation et d’action communautaire ;
  • La diffusion de messages de prévention sur les radios, télévisions, journaux et l’application digitale SOS Sécurité, afin d’informer et d’éduquer la population sur les bons réflexes en période de pluie.

Ces efforts traduisent la volonté du gouvernement de prévenir plutôt que de subir les catastrophes naturelles, tout en renforçant la résilience communautaire face aux effets du changement climatique.

Une saison des pluies sous surveillance constante

D’après les données présentées par le Colonel SP Issa Raoul Dana DaboDirecteur du Centre de Coordination et de Gestion des Crises (CECOGEC), la saison des pluies 2025 évolue de manière globalement normale sur la majorité du territoire national. Les pluies d’intensité faible à modérée sont réparties de façon inégale, avec une baisse d’intensité notée dans certaines zones.

Cependant, les régions du Nord, notamment Tombouctou, Taoudéni et Kidal, connaissent des précipitations limitées. Les services météorologiques notent également la possibilité d’averses localisées susceptibles de provoquer des crues éclair dans certaines localités.

Sur le plan hydrologique, la montée des eaux se poursuit dans les principaux cours d’eau du pays, notamment le Niger, le Sénégal et le Bani, en raison des fortes pluies enregistrées dans les bassins amont. Les lâchers d’eau effectués au niveau des barrages de Manantali et de Sélingué contribuent aussi à une hausse des niveaux d’eau en aval, exposant les populations riveraines à des risques d’inondation accrus.

Le Colonel SP Issa Raoul Dana Dabo a ainsi invité les communautés riveraines à redoubler de prudence et à suivre attentivement les alertes émises par les services hydrométéorologiques.

Des risques encore présents dans la capitale et à Kayes

À la date du 1er octobre 2025, les autorités signalent la présence de risques modérés liés au débordement des cours d’eau. Les marigots naturels de Bamako réagissent fortement aux précipitations, pouvant provoquer des crues rapides dans certains quartiers.

Les stations hydrométriques de Bamako et de Kayes ont déjà dépassé leurs seuils d’alerte respectifs, de 10 cm pour Bamako et 3 cm pour Kayes, ce qui témoigne d’une situation toujours délicate.

Les consignes de sécurité à observer par tous

Le Comité Interministériel rappelle aux populations les gestes essentiels à adopter pour prévenir les accidents et limiter les dégâts :

  • Libérer les voies d’écoulement des eaux et éviter les zones à risque d’éboulement ;
  • Ne pas s’engager sur une route inondée, à pied comme en véhicule ;
  • Ne pas s’approcher des rivières, caniveaux ou berges pendant les crues ;
  • Éviter d’utiliser un téléphone ou un parapluie métallique sous un orage ;
  • Ne jamais toucher aux câbles électriques tombés au sol ;
  • S’abriter dans un bâtiment solide en cas de fortes pluies, mais jamais sous un arbre ;
  • Suivre régulièrement les alertes hydrométéorologiques officielles ;
  • Signaler immédiatement aux autorités compétentes tout animal charrié par les eaux ;
  • Respecter strictement les consignes de sécurité fluviale et de navigation.

Ces règles simples mais vitales doivent être observées par tous afin de sauver des vies et de protéger les biens.

Prévention et solidarité : les maîtres-mots du gouvernement

Sous l’impulsion du Général de Brigade Daoud Aly Mohammedine, le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile place la prévention au cœur de sa stratégie nationale de gestion des catastrophes. Le renforcement de la coordination entre les structures de l’État, les collectivités locales et la société civile constitue une priorité absolue.

Le Colonel SP Issa Raoul Dana Dabo a insisté sur la nécessité d’une responsabilisation communautaire et d’une vigilance collective, rappelant que la lutte contre les inondations ne peut être efficace que si chaque citoyen joue pleinement son rôle.

En somme, malgré la baisse relative des précipitations observée ces derniers jours, la vigilance reste de mise. Le Comité Interministériel de Gestion des Crises et Catastrophes continue de suivre de près l’évolution de la situation, tout en réaffirmant la volonté du gouvernement de protéger les populations et leurs biens.

La saison des pluies n’est pas encore terminée, mais avec la coordination des services de l’État, l’implication des citoyens et le respect strict des consignes de sécurité, le Mali peut espérer traverser cette période à risque avec moins de pertes et plus de résilience.

Source: Bamada.net

LA VOIE DU SAHEL