Interventions communautaires et économiques
Développer des filières d’économie circulaire : former et équiper les récupérateurs, reconnaître et organiser leur travail pour réduire les risques (EPI, points de tri sécurisés).
Sensibiliser aux bonnes pratiques d’hygiène (traitement d’eau domestique, lavage des mains, stockage sûr des aliments).
Soutenir des alternatives de revenus pour réduire la dépendance aux activités à risque près des décharges.
Mesures individuelles et locales immédiates

Éviter l’utilisation d’eau de surface ou de puits non contrôlés ; faire bouillir l’eau ou utiliser filtres domestiques quand c’est possible.
Limiter les jeux d’enfants aux abords immédiats et garder propres les aires de vie.
Porter des protections (gants, chaussures fermées) lors du tri ou de la manipulation de déchets.
Appel à l’action : santé publique et dignité
La présence de décharges sauvages et d’eaux de fosses septiques mal gérées à Niamey est d’abord un symptôme d’un déficit d’infrastructures et d’une inégalité urbaine. La réponse doit être globale — combiner investissements publics, régulation, participation citoyenne et initiatives locales — afin de protéger la santé des plus vulnérables et de préserver l’environnement urbain.
Vivre en sécurité à Niamey n’est pas un luxe : c’est une nécessité. Les autorités locales, les ONG, les bailleurs et les citoyens doivent agir de concert pour transformer les décharges en ressources et les eaux usées en systèmes traités, propres et contrôlés. Tant que ces chantiers attendront, les mêmes familles continueront de payer le prix de la pollution en jours de maladie, en productivité perdue et en vies parfois raccourcies.

