LA ROUE DE L’HISTOIRE 122
Ce sont les grandes figures du panafricanisme ou d’autres diraient du neopanafricanisme pour faire nuance avec les pères fondateurs du panafricanisme historique que sont kwame N’Kruma, Hailé Sélassié, Gamal Abdel Nasser, entre autres. Le panafricanisme dans sa version actuelle est un mouvement récent lancé en réaction principalement à l’influence de l’impérialisme des Etats occidentaux sur l’Afrique. Très vite des figures comme Kemi Seba, Franklin Nyamsi ou encore Nathalie Yamb vont être des figures de proue au début des années 2000. Mais c’est surtout le contexte de la crise de la France avec ses anciennes colonies sur le contentieux de la crise sécuritaire qui va donner à ces influenceurs une tribune de premier plan, notamment avec les coups d’État militaires intervenus dans les pays du Sahel et qui sont entrés en conflit ouvert avec la France. Natalie Yamb ou encore Franklin Nyamsi sont aujourd’hui des conseillers spécieux ou des conseillers spéciaux des autorités militaires au pouvoir au Sahel. Mais ces grandes figures du panafricanisme pour qui elles travaillent ? Une question que se posent de plus en plus les jeunes internautes qui sont pour une large frange des fans de ces panafricanistes. Au Niger, Nathalie Yamb est conseillère spéciale du président Abdourahmane Tiani. Il y a quelques jours, le Chef de l’État du Niger a mobilisé tout son cabinet et tout le gouvernement pour recevoir en audience sa conseillère spéciale Nathalie Yamb. Dans les milieux d’opinion cet événement a fait polémique au point que certains responsables proches du pouvoir ont dû faire des mises au point pour expliquer le combat que mène Natalie pour le Niger. Franklin Nyamsi a de son côté ses entrées auprès du pouvoir malien. Et le 9 février dernier c’est sa nomination au sein de l’encadrement de l’école de guerre du Mali qui fera sensation. Comment est-ce possible ? Comment le Général Goïta peut-il nommer le franco-camerounais à un poste aussi sensible ? Et certains ne vont pas hésiter à ironiser sur les modules qu’il va enseigner aux officiers militaires de l’école de guerre. Franklin Nyamsi n’a pas toujours été tendre avec les officiers militaires maliens actuellement au pouvoir. L’influenceur franco-camerounais est l’auteur de la fameuse vidéo où il brosse un chapitre sur ce qu’il appelle la félonie des militaires maliens. Qu’est-ce que la félonie ? L’opportunisme des officiers maliens lors des mouvements sociaux qu’ils ont récupéré pour faire leur coup d’État et récupérer le pouvoir. Dans cette vidéo, Franklin s’était montré particulièrement virulent contre Assimi Goïta et ses compagnons. Comment expliquer dès lors la nomination d’une telle personnalité par le Général Goïta ? Ces influenceurs sont-ils vraiment au service des Etats du Sahel ou plutôt travaillent-ils pour une autre puissance ? Pourquoi Tiani a-t-il accordé une telle solennité à une conseillère spéciale qu’il n’a accordé à aucun conseiller ou à aucun partenaire du Niger ? Pourquoi le président malien n’a trouvé personne d’autre à nommer à l’école de guerre que Franklin Nyamsi qui pourtant est resté auteur d’une vidéo dans laquelle il humiliait les officiers militaires au pouvoir à Bamako ? Ces influenceurs travaillent-ils vraiment pour le compte du Niger et des Etats AES ? Ou bien sont-ils dans le dispositif de communication d’une autre entité ?
A l’occasion du 39ième sommet des chefs d’Etats du l’Union Africaine, tenu à Addis-Abeba en Ethiopie du 14 au 15 février 2026, Son Excellence Issoufou Mahamadou, ancien Président de la République du Niger, en même temps champion de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF), a présenté le rapport d’étape de la mise en œuvre de ce vaste projet continental, qu’est la ZLECAF, devant un parterre de chefs d’Etats Africains et de gouvernements, du Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, du Président du l’Union Africaine, l’angolais JOAS Manuel Gonçalves Lourenço et de plusieurs personnalités.
Au stade actuel, pratiquement l’ensemble des pays qui composent le continent ont signé le document en dehors de l’Erythrée et 50 pays l’ont Ratifié sur les 54, les signatures qui manquent sont celles du Benin, de la Libye, du Soudan et du Soudan du Sud. Invitation, a été lancée à ces pays pour se mettre à jour, pour boucler le processus de ratification et de signature du projet. Ici il faut saluer le leadership du Champion de la ZLECAF, Issoufou Mahamadou, sa grande vision pour l’avenir du continent mais également sa grande influence au niveau de la région et au niveau mondial où il est régulièrement sollicité dans les réflexions de haut niveau pour juguler les maux qui assaillent la planète aujourd’hui.
En ce qui concerne, l’agenda 2023 adopté en 2013 par l’Union Africaine qui projette une Afrique qui atteindra un certain niveau de développement d’ici 2063, année du 1er centenaire de la création de l’OUA, devenue UA, pour atteindre un taux de croissance annuel de 7% de l’économie pour tout le continent sur 50 ans, des efforts importants sont requis comme la mise en œuvre effective de la ZLECAF. Cette croissance doit être portée par l’investissement et le commerce, notamment le commerce intra-africain, soutient le rapport.
Toutefois, entre 2013, année de l’adoption de l’agenda et 2023 soit dix de mise en œuvre, la croissance économique a été inférieure aux prévisions. Il est donc nécessaire d’accélérer la mise en œuvre des projets phares de l’Union Africaine particulièrement de l’agenda la zone de libre-échange continentale africaine.
Pour rappel, l’architecture juridique de la ZLECAF se présente ainsi : Un accord cadre, trois protocoles adoptés en première phase (marchandises, services, règlement des différends), cinq protocoles adoptés en seconde phase (concurrence, propriétés intellectuelle, investissement, commerce numérique, femmes et jeunes dans le commerce). Les Etats membres sont invités à ratifier ces instruments importants, mise en place du certificat d’origine électronique, garantie unique de cautionnement pour le transit, d’un régime commercial simplifié pour le petit commerce transfrontalier (femme et jeunes), Mécanisme institutionnels, mécanisme de des différends intentionnel, 37 Etats ont mis en place des comités nationaux ZLECAF.
Des avancées significatives ont été également enregistrées aux niveaux des négociations et de la mise en œuvre, relativement au commerce des marchandises, on note 50 listes de concessions tarifaires dont 48 sont vérifiées et adoptées ; 25 Etats ont déjà transposé ces listes dans leurs législations nationales, les autres sont priés de le faire avant la fin de l’année 2026.
Pour le commerce des services, 24 listes sont adoptées, celle du Maroc est prévue pour le sommet. Invitation a été lancée aux Etats pour la transposition dans leurs législations nationales respectives.
Toutefois, relève le Rapport présenté par l’ancien président de la République du Niger, de grands défis restent à être relevés, notamment les guerres commerciales, l’Afrique étant un réservoir de matières la maintenant dans un échange inégal, et les accords de libre-échange entre certains pays Africains et des pays tiers entraînant une fragmentation du continent.
Le Champion de la ZLECAF estime également qu’il faut renforcer la collaboration et la coordination avec les Communautés économiques régionales afin d’assurer une mise en œuvre et une opérationnalisation sans faille des instruments de facilitation des échanges sur l’ensemble du continent.
Il faut dire qu’au cours de 39ème sommet des chefs d’Etats du l’Union Africaine qui a fait le plein, l’ancien président de la République du Niger, Issoufou Mahamadou qui force respect et admiration s’est entretenu avec plusieurs Chefs d’Etat et des hautes personnalités des Nations Unies qui ont une fois de plus salué son leadership et les avancées significatives obtenues dans le cadre de la mise en œuvre de la ZLECAF.
C’est peut-être la fin d’une doctrine mais c’est peut-être encore trop tôt pour tirer des conclusions. Quoi qu’il en soit, la sortie dimanche 15 février 2026 du Chef de l’État nigérien le Général Abdourahmane Tiani sur le sol algérien a constitué un grand signal sur la carte diplomatique de la sous-région. C’est à la tête d’une importante délégation composée de plusieurs membres du gouvernement que le président de la transition nigérienne s’est rendu à Alger, à l’invitation du président algérien Abdelmadjid Tebboune. Une visite de 48 heures qui s’est achevée lundi 16 février et sanctionnée par une déclaration finale qui annonçait le grand retour de la coopération entre le Niger et son grand voisin du Nord. Une reprise assortie d’importantes annonces. Le retour de l’Algérie dans la sécurité au Niger, la réactivation du vieux projet gazier, des projets pétroliers ou encore la réalisation à Arlit au Niger d’une zone offshore pour les industries algériennes de transformation, la création d’autres complexes de formation sont autant de points évoqués au terme du séjour du chef de l’État nigérien en Algérie.
Jusqu’avant cette visite officielle du Général Tiani, l’Algérie était une zone interdite pour le Niger et pour tous les autres états membres de l’Alliance des États du Sahel AES.
Qui est l’Algérie pour le Niger ?
L’Algérie est pour la population du nord Niger ce qu’est le Nigeria pour le Sud. L’Algérie a toujours entretenu une longue coopération avec le Niger et constitue une porte d’entrée d’importantes marchandises qui alimentent le commerce dans la région de Tahoua et surtout la région nord du Niger Agadez. Aussi c’est surtout à Agadez que le déplacement de Tiani en Algérie a été salué avec le plus grand enthousiasme. Mais il faut rappeler que cette coopération a été froissée au lendemain du coup d’État militaire du 26 juillet 2023 du même général Tiani avec cette ingérence trop rugueuse du gouvernement algérien qui a voulu fixer un calendrier de 6 mois à la transition militaire. Ce qui a fini par irriter les autorités militaires du CNSP au pouvoir à Niamey. Mais c’est surtout l’incident du drone militaire malien abattu par la DCA algérienne qui va donner un coup de poignard à cette coopération. Suite à cet incident le Mali coupe toute relation diplomatique avec l’Algérie. Et par le principe de solidarité automatique le Burkina et le Niger emboîtent le pas au Mali pays frère membre de l’AES et mettent un terme à leur coopération avec l’Algérie. L’Algérie passe désormais pour un Etat ennemi, d’autant plus qu’il héberge sur son territoire les deux ennemis publics du Mali le chef terroriste Iyad Gahli le patron du JNIM qui sévit dans le Sahel et l’Imam Dicko une grande figure de l’opposition à la transition malienne. L’Algérie est aussi à maintes reprises pointée du doigt comme une base arrière à toutes les plateformes terroristes notamment Al-Qaïda du chef terroriste Iyad Gahli. Le déplacement d’Alger du Président nigérien n’est pas sans susciter beaucoup d’interrogations. Mais aux yeux de beaucoup d’observateurs, un déplacement dans un tel contexte ne peut se faire sans concertation avec les autres chefs d’État du Mali et du Burkina. Une observation qui sera corroborée par le fait que dès les lendemains de la visite du général Tiani le Mali et l’Algérie rétablissent leur relation diplomatique avec l’envoi des ambassadeurs à Alger et à Bamako.
La sortie de l’isolement par le nord
Si le séjour en terre algérienne a commencé à provoquer grincements de dents et irritation chez les partisans d’une ligne dure, il reste toutefois qu’il est aujourd’hui perçu comme la victoire du réalisme pragmatique sur les principes. Le Niger plus que tous les autres États de l’AES était en train d’étouffer. Sur toutes ses frontières vitales le Niger ne respirait plus. Sur des soupçons de complicité avec les adversaires, la France notamment, la frontière du Bénin pourtant le premier poumon de l’économie du Niger a été fermée par les autorités du Niger. La frontière avec le Nigeria du président Tinubu connaît aussi des restrictions très importantes. Toutes les portes d’entrée et de sortie sont pratiquement condamnées, et la population traverse une situation de marasme économique sévère. Le Niger peut-il continuer à rester dans une situation de quasi autarcie ? Alors que plusieurs voix s’élevaient pour s’interroger sur la pertinence ou la justesse de ce suivisme politique qui a conduit le Niger à suivre le Mali pour entrer en conflit avec l’Algérie, ils sont nombreux aujourd’hui qui saluent le retour au réalisme diplomatique. La reprise avec l’Algérie assortie d’importants projets économiques entre le Niger et l’Algérie pourra sans doute donner des arguments à l’Algérie de jouer en faveur de la sécurité au Niger et dans le Sahel. Lundi 16 février 2026 le président algérien l’a dit : « la sécurité du Niger c’est aussi la sécurité de l’Algérie ». C’est donc des dispositions comme ça qui peuvent être scellées avec des projets d’investissement de l’Algérie en terre du Niger. Mais gageons aussi que l’Algérie sera un tournant. Que l’Algérie marquera la fin de la doctrine de l’isolationnisme pour entamer une diplomatie offensive qui va bousculer les murs de l’enfermement. Espérons qu’après la porte du Nord, Tiani fera sauter le verrou du Sud avec une normalisation avec le Bénin et le Nigeria. Le Nigeria qui sera très probablement la future escale du chef d’État du Niger parce qu’il constitue un acteur majeur du grand projet gazier transsaharien qui va raccorder le Nigeria à l’Algérie en passant par le Niger et qui va alimenter l’Europe en gaz liquéfié. Ce qui est sûr, c’est avec des projets économiques communs que les pays AES et leurs voisins pourront efficacement lutter contre le terrorisme.
Ibrahim Elhadji dit Hima
Lors de son entretien du 13 février 2026 sur la RTN, le Général Abdourahamane Tiani, avec la même constance et la même détermination, a abordé les questions brulantes de l’actualité. L’insécurité et tous ses contours, la mobilisation générale pour la patrie, la lutte contre la mauvaise gestion, la souveraineté et la dignité du pays, l’unité nationale et la cohésion sociale ont été au centre de l’interview qui a duré environ 5 heures sur les antennes de la RTN.
Une fois de plus le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général Abdourahamane Tiani a réaffirmé son attachement au combat que mène le Niger depuis l’avènement du CNSP ainsi que le choix souverain du Niger sur la gestion de ses ressources naturelles. Le Général Tiani s’est montré surtout inflexible sur sa ligne souverainiste, appelant une fois de plus les nigériens à rester unis autour des FDS, vigilants, solidaires, résilients et prêts à toutes les épreuves.
Montée en puissance des FDS
Le Président Tiani a d’abord abordé au cours de l’entretien qui lui a été accordé la question de l’insécurité. Il a expliqué que dans l’ensemble, la situation est sous contrôle sur tous les fronts malgré la persistance de quelques attaques sporadiques.
Le Général Tiani a surtout insisté sur la nature du terrorisme et de l’insécurité transfrontalière à laquelle le Niger et ses compagnons de l’Alliance des Etats du Sahel font face.
Les Forces de défense sont prêtes, la montée en puissance n’est pas une vue de l’esprit, n’est pas de la démagogie, ceux qui s’y étaient frottés ont compris et se sont fait transpercés, a soutenu le Président Tiani qui s’est étalé sur la riposte des FDS par rapport à l’attaque de l’aéroport Diori Hamani de Niamey..
Abordant la question de cette attaque contre la base aérienne 101 de Niamey intervenue dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, le Président Tiani a parlé d’«agenda de déstabilisation» soutenu par Paris, en lien avec les tensions post-coup d’État.
Le Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani a estimé que cette attaque est « une preuve supplémentaire du degré de professionnalisme de nos Forces de défense et de sécurité. Du degré de formation, de réactivité de nos FDS, des moyens appropriés dont disposent ces FDS, qui leur ont servi non seulement de répondre, en rétablissant l’intégralité de la Base 101 et de l’Aéroport international Diori Hamani de Niamey, mais aussi de poursuivre l’ennemi en le détruisant en profondeur…».
Le Général Tiani de saluer l’engagement des FDS : « Nous sommes convaincus de la montée en puissance de nos Forces de défense et de sécurité, des moyens dont disposent ces Forces. L’attaque devrait donner suite à une série d’autres attaques, ceci n’a pas été exécuté, pour ce que l’ennemi a constaté, pour ce que son sponsor a constaté » a-t-il indiqué.
Par rapport à cette attaque, le Chef de l’Etat du Niger de saluer globalement l’état de professionnalisme des Forces de défense et de sécurité, qui ont, en moins de 20 minutes, repris le contrôle de la situation.
Toujours, sur le plan de la sécurité et de la défense, le Général Tiani a rappelé les efforts fournis par les pays de l’AES sur la lutte contre le terrorisme à travers le renforcement des capacités de l’armée nigérienne et la mise en place de la force unifiée des États du Sahel bientôt totalement opérationnelle.
Le Chef de l’Etat a également souligné les mesures prises dans le cadre de la mobilisation générale qui visent à préparer moralement, psychologiquement les nigériens à toute épreuve, y compris la guerre si on nous l’imposait. «La mise en œuvre de la mobilisation générale implique plusieurs actions allant du passage des Forces de Défense et de Sécurité en état d’alerte maximale à l’exécution des mesures de réquisition… » a expliqué le Chef de l’Etat.
Au cours de son entretien, le Président de la République a insisté sur la nécessité pour les nigériens de rester soudés autour des forces de défense et de sécurité, de rester unis et de collaborer avec les FDS dans le cadre de la sécurisation du territoire national.
Tiani inflexible sur l’élan souverainiste
Pas de recul sur l’option faite par le Niger de disposer de ses ressources naturelles et d’en tirer les profits exclusivement pour les intérêts du peuple nigérien. Le Général Tiani a réaffirmé la souveraineté du Niger, rappelant les mesures de réappropriation des ressources naturelles à travers la nationalisation de certaines sociétés détenues par des capitaux étrangers.
Le Président Tiani a précisé que «le Niger n’aura de problème avec aucun pays tant qu’il respecte son choix souverain ». ‘’Nous ne sommes pas isolationnistes, mais nous sommes directs » a-t-il souligné.
Il a également réaffirmé la ligne directrice du Niger en matière de partenariat qui doit être équilibré et et respectueux des priorités de développement économique du pays dans le respect de sa souveraineté.
Gouvernance et Justice
Sur ce plan, le Général Tiani a clairement été intransigeant. Pas de quartier à ceux qui gèrent mal les ressources de l’Etat ou qui négligent l’intérêt général. Le Président Tiani a affiché clairement son engagement à poursuivre la moralisation de la vie publique et à renforcer l’indépendance de la justice.
S’agissant de la justice, le Chef de l’Etat a laissé clairement entendre que «Nous sommes sortis de cette phase de corruption et tant que vous occupez un poste dans ce domaine, vous devez rendre justice aux nigériens et tout celui qui est incapable de respecter cela, doit être remplacé car le pays dispose de plusieurs magistrats.»
De même par rapport aux changements opérés au sein de l’administration, le Chef de l’Etat a été on ne peut plus clair affirmant qu’il agirait sans complaisance par rapport à ceux qui n’accomplissement pas rigoureusement leur mission ou qui s’amusent avec les ressources publics. Ni copinage, ni proximité ou alliance, ne peut protéger les indélicats, a-t-il soutenu
Toujours sur le point de la gouvernance, le Président Tiani a rappelé les investissements réalisés dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie et d’autres secteurs clés de l’économie nigérienne.
«Nous avons une croissance qui est forte, nous avons un taux d’inflation qui est maitrisé, nous avons des comptes extérieurs qui sont excédentaires et nous avons également des services publics qui sont efficaces, tous ces débuts de prospérité bénéficient aux nigériens» a soutenu le Président de la République.
Le Général Tiani de rappeler que beaucoup d’unités industrielles ont été créées et ont bénéficié des opportunités du code d’investissement. «Ces unités ont généré des investissements de près de 787 milliards de FCFA». Dans ce cadre, quelques 24 unités industrielles ont vu le jour
L’entretien accordé à la RTN par le Président de la République a été aussi l’occasion pour le Général Tiani de s’étaler de long en large sur l’histoire du Niger, rappelant aux jeunes et aux adultes qui l’ignorent qu’on doit toujours connaitre ses racines, savoir d’où on vient, ce qu’on est afin de bâtir un présent et u futur commun basés sur nos valeurs socioculturelles et religieuses et sur notre glorieux passé.

