Prétendue implication du Président Issoufou dans les événements du 26 juillet 2023

Prétendue implication du Président Issoufou dans les événements du 26 juillet 2023

Cinglant désaveu pour le collectif de libération de Bazoum

Le collectif pour la libération du Président déchu Mohamed Bazoum a tenu le 2 janvier 2026 une conférence de presse à Dakar, plaque tournante du mouvement ‘’Libérer Bazoum’’.

Cette sortie médiatique, après une pétition curieusement initiée par des sénégalais 30 mois après sa détention et non par des nigériens, à laquelle se sont associés quelques leaders d’opinion de par le monde, porte une forte empreinte de l’ancienne cellule de communication du Président Bazoum qui fait aujourd’hui de la libération du Président déchu un fonds de commerce plutôt qu’un devoir de conviction.

Exilés du Niger depuis les événements du 26 juillet 2023 et déchus pour la plupart de leurs nationalités, ils font feu de tout bois pour semer le chaos au Niger. Ils ont usé pour cela de tous les narratifs parmi lesquels, une prétendue implication de l’ancien Président Issoufou Mahamadou dans les événements du 26 juillet 2023, Ce fut ensuite des tentatives de manipulation de l’opinion tendant consistant à dire que les militaires au pouvoir préparent le retour de Issoufou Mahamadou au pouvoir ou de son Fils, l’ancien ministre du pétrole Mahamane Sani Issoufou Mahamadou avant de voir dans toutes les décisions du CNSP la main de Issoufou. L’ancienne Cellule communication de Bazoum a développé toutes ces balivernes et inepties, le but étant de salir l’image de Issoufou Mahamadou à qui paradoxalement, ils réclament, à corps et à cri, la médiation pour la libération de Bazoum au regard de son influence continentale et mondiale et surtout du respect dont il jouit dans son pays, tout en lui mordant permanemment la main.

Ils entretiennent en vain ce narratif mensonger depuis les événements du 26 juillet 2023 oubliant malheureusement que la solution au calvaire de Bazoum ne viendra jamais de l’extérieur du Niger dans le contexte actuel.

Le directoire du collectif s’engouffre dans le narratif mensonger

Le point de presse du Collectif pour la libération de Bazoum a révélé la manœuvre sournoise de ceux qui depuis les événements du 26 juillet 2023 tentent de discréditer l’ancien Président de la République Issoufou Mahamadou, celui-là même qui a, contre vents et marées, proposé, soutenu et fait aboutir de bout en bout la candidature de Mohamed Bazoum à la présidentielle de 2021 qu’il a réussi à faire élire avant de lui passer le témoin de la plus belle manière.

Le Collectif a, en effet, glissé en insinuant comme le font les compagnons de Bazoum, le langage du bouc émissaire, laissant entrevoir que le Président Issoufou Mahamadou serait l’instigateur des événements du 26 juillet 2023. Une fatale erreur qui discrédite le mouvement ‘’libérer Bazoum’’ qui tente de forcer la main à l’ancien président Issoufou qui n’a jamais fait mystère de sa position depuis les événements du 26 juillet 2023 et qui continue à œuvrer inlassablement et discrètement pour la libération de Bazoum.

Cette bévue du collectif a indigné certains signataires de la pétition libérez Bazoum qui se sont vite démarqué de cette déclaration manipulatrice et diffamatoire.

Démenti, désaveu et rétractation

Cette sortie médiatique du Collectif pour la libération de Bazoum a provoqué la réaction du Cabinet de l’ancien Président de la République du Niger, Président de la Fondation Issoufou Mahamadou. Dans un communiqué en date du 3 janvier 2026, le Cabinet du Président Issoufou a relevé avec indignation ‘’l’adhésion du collectif à un narratif fallacieux basé sur des accusations sans preuves et portant sur une prétendue responsabilité du Président Issoufou dans les événements du 26 juillet 2023.’’

Le Cabinet du Président de la FIM rejette fermement l’ensemble de ces accusations mensongères enfantées par la mauvaise foi l’ingratitude et l’envie.

Plusieurs autres réactions ont désavoué ouvertement la déclaration accusatrice du directoire du collectif de libération de Bazoum.

En réaction à la déclaration du Directoire du Collectif, M. Rhissa Ag Boula, ancien Ministre d’Etat nigérien chargé des questions sécuritaires, très proche du président déchu Mohamed Bazoum ‘’désapprouve totalement le communiqué issu de Dakar citant nommément le Président Issoufou Mahamadou comme complice de cette situation’’. «…Cette façon de remuer le couteau dans la plaie n’a jamais été ma démarche et je ne voudrai pas associer mon nom à ce genre d’accusation » a conclu Rhissa Ag Boula.

M. Martin Zinguelé, ancien Premier Ministre de la République de Centrafrique, s’adressant à Nicolas Ndiaye, membre du directoire du collectif dans une lettre a également marqué sa déception :.’’quand je me suis engagé et je m’engage toujours pour la libération du Président Bazoum, ce n’est pas dans l’intention de mettre en cause personnellement le Président Issoufou. Cette clarification  est extrêmement importante et je tiens à ce que tu le portes à l’attention de tous les membres du Collectif’’

Ce désaveu va amener le collectif lui-même à se rétracter en répondant à la Fondation Issoufou Mahamadou déclarant que ‘’le collectif n’a jamais accusé l’ancien président Issoufou Mahamadou’’.

Autre réaction fut celle de M. Saleh Kebzabo, ancien Premier Ministre de la République du Tchad qui s’est désolidarisé de cette insinuation malheureuse à l’endroit de Issoufou Mahamadou

M. François Hollande, ancien Président de la République française s’est aussi démarqué de cette position. «Je souhaite ardemment la libération du Président Mohamed Bazoum. Sa détention est aussi insupportable qu’illégitime. J’ai donc rejoint le Collectif des personnalités pour sa libération. C’est le seul enjeu. Aussi mon engagement ne peut être utilisé à d’autres fins » a précisé l’ancien Président français.

C’est dire que la manœuvre des anciens membres de la Cellule communication de Bazoum qui ont toujours servi un narratif diffamatoire et mensonger à l’endroit du président Issoufou a provoqué une vive désapprobation de certaines personnalités qui savent qui est l’ancien Président du Niger, le rôle qu’il a joué et qu’il joue pour la consolidation de la démocratie, de la justice et de l’Etat de droit dans le monde et l’émergence du continent africain.

Le Collectif pour la libération de Bazoum doit en tirer les leçons, se concentrer sur son objectif. Il y va de sa crédibilité largement entaché par cette sortie malencontreuse.

Adoum Boulkassoum

LA VOIE DU SAHEL