Réponse du journal l’enquêteur à monsieur Bana Wagana Ibrahim.
Mise au point de L’Enquêteur : La vérité est têtue, nos documents aussi Monsieur Bana Ibrahim, c’est avec une profonde consternation que la Rédaction de L’Enquêteur a pris connaissance de votre tentative laborieuse de justifier l’injustifiable. Vous vous permettez de nous accuser d’« approximation », de « manipulation » et d’avoir « relayé sans vérifier ».
Cette rhétorique de l’esquive face à des faits documentés exige une réponse.
Le respect s’impose : 28 ans de rigueur journalistiqueL’Enquêteur n’est pas un lanceur d’alerte de la 25 ème heure opérant sur les réseaux sociaux. Nous sommes le seul quotidien privé du Niger. Depuis près de trois décennies, notre équipe de journalistes aguerris recoupe, vérifie, et documente scrupuleusement chaque ligne publiée. Oser affirmer que nous « relayons sans vérifier » pour tenter d’étouffer un scandale financier relève d’une malhonnêteté intellectuelle affligeante.
Fin de la manipulation : Relisons ensemble le Tableau n°4
Votre argumentaire repose sur un grossier sophisme. Vous hurlez à la désinformation en prétendant que nous aurions affirmé que 188 millions de FCFA étaient exclusivement alloués au sucre. C’est faux, et vous le savez. Notre article d’investigation est limpide : nous avons dénoncé une enveloppe globale de 188 millions de FCFA allouée à des « primes de gestion ET du sucre de Ramadan ». Nous avons en notre possession la copie physique du Budget 2026 du CCR.
Le Tableau n°4 est formel. Vos contorsions sémantiques pour tenter d’isoler le sucre à « seulement » 17 millions (ce qui reste indécent) ne changent rien au scandale de fond : l’existence même de cette ligne budgétaire globale dans le contexte actuel.
La vraie Refondation n’a pas besoin d’avocats de la gabegieLe comble de l’ironie est que vous admettez vous-même que le Bureau du CCR s’opposera à cette dépense « par souci de rigueur ». Vous reconnaissez donc l’anomalie budgétaire que nous avons mise en lumière, tout en essayant maladroitement de salir le messager. Par ailleurs, votre long plaidoyer occulte curieusement les 210 millions de FCFA de « Fonds Spéciaux » discrétionnaires, les 130 millions de FCFA de « Dépenses diverses » et les doublons administratifs à 21 millions dénoncés dans notre enquête.
La Refondation, Monsieur Bana, ne se construit pas en maquillant des budgets opaques sous le sceau de « rubriques techniques ». Elle exige de regarder les chiffres en face.
L’Enquêteur continuera d’exercer son rôle de vigie citoyenne, preuves à l’appui. Assez de morale en vitrine et de sémantique en écran de fumée : nous vous mettons au défi de publier la ventilation officielle de ces 188 millions,

