ROUE INFOS 123

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Visite du Président Tiani en Algérie L’intérêt du Niger avant tout !

Depuis la visite historique effectuée par le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani en terre algérienne, certains activistes s’agitent sur les réseaux sociaux. Ils manifestent à tout bout de champ, des élucubrations qui prouvent qu’ils ignorent tout de la géopolitique et des relations entre les Etats. Ces web activistes de la 25ème heure méconnaissent visiblement le ‘’ OUR NATIONAL INTEREST’’ qui sert de boussole pour chaque dirigeant et citoyens américains ou encore la célèbre déclaration de l’ancien Président de la République française le Général De Gaulle pour qui «la France n’a pas d’amis mais des intérêts »

 

En se rendant à Alger les 15 et 16 février 2026, le Président Tiani n’a pas seulement répondu à une simple invitation de son homologue Abdoul Majid Tebboune, il est parti poser les jalons d’un Niger radieux dans les années à venir. Certains observateurs n’ont même pas hésité à qualifier cette visite de l’évènement diplomatique majeur du siècle pour le Niger vu les intérêts qu’elle représente pour notre pays.

Les 48 heures du Président Tiani en terre algérienne ouvrent au Niger la voie vers son véritable essor économique, son indépendance financière et sa sécurité tant interne qu’externe, estiment des experts en relations internationales.

En Algérie, plusieurs conventions de partenariats ont été signées entre les deux pays. Parmi les documents paraphés par les deux parties, deux à savoir, le projet du gazoduc entre l’Algérie, le Nigeria et le Niger suivi de celui de l’exploitation de notre pétrole par la SONATRACH suffisent pour saluer ce déplacement hautement stratégique du Président de la République. Les nigériens dans leur écrasante majorité affirment sans détour que le jeu en vaut la chandelle.

A en croire des sources proches du dossier, les travaux du projet du gazoduc Nigeria, Niger et Algérie seront lancés dans les jours à venir. A travers ce projet pharaonique, le premier auquel participera le Niger dans la région, il est prévu d’acheminer 30 milliards de mètres cubes de gaz par an à ‘l’Europe. Selon un expert qui estime que le Niger a tout à gagner dans sa coopération bilatérale avec l’Algérie, des trois pays concernés, le Nigeria sera le plus grand fournisseur. Supposons qu’il fournisse un peu plus d’un tiers du total soit 12 milliards de mètres cubes par an ou un milliard de m3 par mois, ce volume traversera le Niger du sud au nord sur environ 840 kilomètres. Cet expert d’ajouter qu’il suffit d’un calcul simple, qui suppose que le Niger perçoive en droit de transit 1000 F par m3 sur 840 kilomètres. Sachant que le calcul en transport se fait en fonction du poids et de la distance, partant de cette hypothèse, l’expert indique que tout calcul fait, l’apport au budget de l’Etat sera de 1000 milliards par mois parce qu’en prenant 12 milliards de mètres cubes produits par le Nigeria et par an, soit 1 milliard de mètres cubes par mois, donc 1 milliard à 1000 F le mètre cube comme frais de transit, ça va faire 1000 milliards par mois pour le trésor national a-t-il estimé. Hors un mètre cube fait 5 fûts de 200 litres d’où 1000 F par mètres cube sur 840 kilomètres, ça fait un droit de transit de 10 francs par litre sur 840 kilomètres. Ce qui n’est pas énorme comme base de calcul. A en croire le calcul de ce concitoyen, qu’est ce qui peut objectivement apporter autant d’argent aux caisses de l’Etat?. Avec la bagatelle de 1000 milliards par mois, cela permettra sans doute de booster les infrastructures scolaires, sanitaires, les routes et les équipements militaires. En plus du droit du transit, il y aura durant les deux années du chantier, de centaines d’emplois, d’ingénieurs, des soudeurs, des gardiens, des chauffeurs, des fournisseurs, des biens et services divers au profit de l’économie nationale seront créés. Après la mise en service de l’infrastructure chargée de transporter le gaz du Nigeria via le Niger et l’Algérie, plusieurs emplois sur la surveillance, la maintenance et l’exploitation des équipements réalisés verront également le jour. Le Niger en tant qu’actionnaire dans le projet, percevra des dividendes liés à sa participation au capital. Le Niger aura légalement la possibilité d’injecter le gaz découvert sur son territoire national pour être commercialisé en Europe.

S’agissant du secteur pétrolier, le champ pétrolier de KAFRA peut permettre au Niger de doubler ou même tripler sa production petro gazière actuelle. Ajoutons à cela toutes les formations et expertises algériennes que SONATRACH s’est engagée à transférer à la SONIDEP avec en ligne de mire des projets tels que la raffinerie de Dosso pour exporter des produits raffinés au lieu du brut et de développer un pôle petro chimique national.

En ce qui concerne la géopolitique, une fois l’infrastructure du gazoduc achevée et mise en œuvre, la situation sécuritaire deviendra un lointain souvenir. Car chacun des trois pays ayant le projet partageant l’infrastructure ne badinera pas en ce qui concerne sa sécurisation.

Ibrahim Moussa

Affaire CCR: La cassure est consommée

Quoi qu’on fasse ou quoi qu’on dise, plus rien ne sera comme avant au sein de l’appareil du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR). Au demeurant une simple entorse administrative, les dispositions des lignes budgétaires de Conseil Consultatif de la Refondation vont vite tourner en une véritable controverse et les responsables au sommet de cette institution centrale de la transition nigérienne vont se livrer à une bataille d’explication qui a fini par mettre à nu de profondes dissensions au sein du Conseil.

 

Les rubriques de la discorde

Mais au-delà de l’appareil du CCR, cette polémique autour des rubriques budgétaires du Conseil a révélé une cassure, une rupture nette entre certains citoyens et le conseil consultatif de la Refondation. Une frange de la population ne croit plus ! Et c’est cela le plus inquiétant. Les vives désapprobations que le budget du CCR a soulevé au sein de l’opinion publique nationale constituent à n’en point douter un signal de cette cassure. Alors qu’il était censé être la colonne vertébrale de la mise en œuvre de la philosophie de la Refondation, le conseil consultatif vient d’effacer tout son capital de crédibilité aux yeux de la population et des différents déballages sur certaines rubriques budgétaires de l’Institution. Le conseil consultatif est tombé dans le piège qui a causé la perte de prestige des partis politiques. Dans un contexte général de morosité ambiante où les membres du conseil consultatif appellent régulièrement la population à faire preuve de résilience et alors que la collecte de l’effort de la guerre n’épargne même pas les petits élèves, c’est avec une terrible consternation que la population découvre des rubriques budgétaires qui accordent d’importants avantages financiers aux membres du CCR. Des dizaines de millions sont dédiés ainsi à l’achat du sucre pour les conseillers, d’autres incongruités ont trait aux frais de gestion qui s’élèvent à plus d’une centaine de millions de francs, des projets de recrutement à tour de bras pour alourdir les charges qui reposent sur le dos des contribuables où des cotisants qui sont issus même des couches les plus défavorisées. C’est un peu comme si les membres du CCR appelaient la population au sacrifice dans le temps où ils s’en mettaient plein les poches.

Il est vrai que certains membres du Bureau sur les réseaux sociaux ont essayé d’expliquer que ce budget qui a circulé n’a jamais fait l’objet d’adoption au niveau du Bureau du CCR. Des voix au sein du CCR attribuent l’élaboration de ce budget au président de l’Institution. Ce qui traduit une cassure au sein de l’organe exécutif du CCR.

 

La fin du discours

Quelle explication pour recoller les morceaux ? Les faits parlent plus forts que les discours les plus éloquents. Le budget du CCR devait être un budget d’austérité. Ce devait être un budget qui bannit toute dépense ostentatoire. Le budget du conseil consultatif de la Refondation devait être un budget refondé, un budget qui donne l’exemple et qui parle à la précarité générale que connait la population. Contre toute attente la population découvre un budget avec des rubriques qui insultent la détresse de la population. Le budget du CCR n’a pas été un budget de la Refondation, il n’a pas été un budget de la rupture avec les anciennes pratiques.

Pourtant à l’avènement du 26 juillet 2023, les militaires qui ont pris le pouvoir n’avaient aucune idée du contenu de la Refondation. Ce sont les civils qui avaient amené aux militaires l’ingénierie de la Refondation, c’est-à-dire le concept du changement qui révolutionne de fond en comble la manière de gouverner. Et ce sont toutes ces structures dites de la société civile ou des formations politiques de l’ancienne opposition qui se sont organisées en soutien du nouveau régime en place. Ils ont demandé aux militaires la dissolution de toutes les administrations municipales en place parce qu’issues des partis politiques. Ils ont demandé la dissolution de tous les partis politiques. Aujourd’hui certains de os concitoyens ne croient plus et ne comprennent plus qu’un conseil qui ne vote pas les lois comme un vrai parlement politique, qui ne vote pas le budget et n’effectue pas le contrôle de son exécution se donne tous les avantages d’une assemblée nationale.

Ibrahim Elhadji dit Hima

 

Tournée du CCR à l'intérieur du pays : Une mission sous pression

Alors que le débat fait rage sur la question du sucre Ramadan des membres du conseil consultatif de la Refondation, une mission des conseillers est projetée à l’intérieur du pays. Simple concours de circonstance ou acte délibéré, cette mission était annoncée depuis la fin de la dernière session extraordinaire du CCR du 31 décembre 2025 mais n’a pu s’effectuer qu’en ce moment de vives polémiques qui secouent l’institution. Une mission du CCR qui devait avoir des échanges directs avec la population sur des sujets d’actualité notamment la question de la mobilisation générale. Une question qui suscite de grands débats au sein de l’opinion. Surtout depuis que ce dispositif juridique est passé entre les mains de certains activistes de la société civile qui l’emploient dans toutes les sauces. C’est depuis le 26 décembre 2025 que le Chef de l’État le général Tiani Abdourahmane a signé une ordonnance relative à la mobilisation générale pour doter le Niger d’un dispositif de riposte en cas d’agression. L’ordonnance constitue ainsi un cadre juridique, mais c’est un décret du Président de la République qui marque la mise en œuvre de la mobilisation. Il faut dire que la mobilisation générale est un acte très grave parce qu’elle signifie l’entrée du Niger en guerre. La mobilisation générale doit déclencher des dispositions toutes particulières chez tout citoyen. Elle doit réveiller des attitudes et des réflexes propres à une situation de défense face à un ennemi. Mais pour que ce changement mental puisse s’opérer, il faut que la notion de mobilisation générale garde toute sa gravité, il faut que l’invocation même du concept sonne l’alerte au niveau de chaque acteur. Mais visiblement l’usage qui en est fait a plutôt tendance à banaliser le concept, à le vider de sa charge de gravité militaire. La mobilisation générale devient entre les mains de certains acteurs de la société civile comme un banal mot galvaudé sur tous les toits comme la Refondation, comme un slogan agité dans toutes les situations.

Sur sa page Facebook Bana Ibrahim membre du bureau du CCR parle de la mobilisation générale comme « un pilier essentiel de la dynamique de la Refondation nationale ». Ce qui est difficile à expliquer. La Refondation nationale est une philosophie de transformation politique, économique et sociale. C’est une vision qui court durant tout le régime du CNSP. Et qui pourrait même inspirer les régimes qui viendraient après. Alors que la mobilisation générale est un Etat de guerre, circonscrite sur une durée limitée. Ensuite la mobilisation générale est invoquée seulement après la signature d’un décret du président Tiani. Pour l’instant, on est encore au niveau de l’adoption d’une ordonnance. C’est le décret qui qui en donne le contenu et le dispositif de mise en jeu. C’est-à-dire que le moment venu, c’est par décret que le président de la République déclenche le basculement du Niger dans l’état de guerre. Avec bien sûr ce que cela comporte de réquisition et de restriction des libertés publiques. Et ce décret est en même temps assorti d’une période d’application de cette mobilisation générale. Cela pour éviter les abus. La mobilisation générale est une disposition pertinente qui amène la population à se préparer et à se constituer toute entière comme un corps d’armée. Mais c’est aussi une disposition que tous les pouvoirs sont tentés d’exploiter pour faire taire la population quand le pouvoir est en grande difficulté. Ainsi les travailleurs peuvent accumuler de longs mois sans salaire, ils ne peuvent rien revendiquer. Les citoyens peuvent être dans une situation de harcèlement policier, ils ne peuvent rien dénoncer. Les arrestations pour délit d’opinion peuvent s’abattre sur les citoyens, il n’y aura aucun recours. La population peut manquer de grains, elle peut être face à une situation de paupérisation extrême, il n’y a là aussi aucun recours. Parce que c’est la mobilisation générale ! C’est-à-dire qu’à un niveau extrême, la mobilisation générale devient la mobilisation du peuple contre lui-même. Si bien qu’à un moment, on pourrait presque poser cette interrogation : est-il légitime de demander à un peuple de se mobiliser contre lui-même ? Et c’est justement pour ne pas en arriver à cette extrémité que l’application de l’ordonnance sur la mobilisation générale est encadrée dans la durée.

En l’absence de cette mesure d’encadrement et avec le vide d’un organe législatif de contrôle, le recours prolongé à la mobilisation générale débouche sur « le règne de la peur ». Comme une mère qui veut tenir son enfant turbulent tranquille lui dit : « isshh!! Attention dodo est là ». Et le garçon braillard se tait tout de suite. De la même façon, un gouvernement utilise la même formule pour montrer un ennemi, et obtenir ainsi le silence du peuple.

C’est tout cela qu’il faut déjà comprendre. Et sur quoi il faut rester vigilant. Mais au Niger le Président Tiani n’a même pas encore décrété la mobilisation générale et déjà on a l’impression qu’on est en plein dedans. Il faut qu’il ait d’abord un ennemi bien identifié, il faut que ce soit dans la préparation de la guerre. Pour l’instant au Niger le seul ennemi en vue ce sont les terroristes et leurs soutiens. Et cela depuis des années déjà le gouvernement gère cette question d’insécurité à travers l’adoption des dispositions circonscrites aux régions affectées par la récurrence des attaques.

Ibrahim Elhadji dit Hima

LA VOIE DU SAHEL

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