Tanger, laboratoire de la renaissance économique africaine : cap sur l’innovation et les données.

Tanger, laboratoire de la renaissance économique africaine : cap sur l’innovation et les données.

Par Abdoulkarim Ousmane Mahamadou.

À Tanger, le ton est donné : l’Afrique veut accélérer sa transformation économique en s’appuyant sur l’innovation, les données et les technologies de pointe. Depuis le 28 mars 2026, la ville marocaine accueille le segment du Comité d’experts de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique, une étape clé avant les décisions politiques majeures attendues au niveau ministériel.

Réunis au Palais des arts et de la culture, des hauts responsables venus de tout le continent planchent pendant trois jours sur les défis et opportunités économiques de l’Afrique. L’objectif est clair : tracer les contours d’une croissance plus inclusive, fondée sur l’exploitation stratégique des données et l’adoption des technologies innovantes.

Le thème de cette édition, « La croissance par l’innovation : exploiter les données et les technologies de pointe au service de la transformation économique de l’Afrique », reflète une ambition continentale de rupture. Face à une économie mondiale en mutation rapide, l’Afrique entend se positionner comme un acteur compétitif, capable de tirer profit de la révolution numérique et de l’intelligence des données pour booster sa productivité et créer des emplois durables.

Les experts se penchent également sur plusieurs rapports stratégiques, notamment ceux de la Commission économique pour l’Afrique. Ces travaux incluent l’évaluation des progrès en matière d’intégration régionale, le suivi des résolutions ministérielles antérieures, ainsi que les contributions du système des Nations unies à des initiatives majeures comme l’Union africaine et l’AUDA-NEPAD.Par ailleurs, les discussions intègrent les résultats du Forum régional africain sur le développement durable et les avancées liées aux programmes internationaux tels que le Programme d’action de Doha pour les pays les moins avancés et celui d’Awaza pour les pays en développement sans littoral. Autant de cadres stratégiques visant à renforcer la résilience économique du continent.Les recommandations issues de ces échanges techniques serviront de socle aux décisions du segment ministériel de la 58e session de la Commission. Les ministres africains devront ainsi adopter des mesures concrètes pour accélérer la transformation structurelle des économies, stimuler la création d’emplois et favoriser une croissance inclusive.Moment symbolique de cette ouverture, un timbre postal commémoratif a été lancé par Poste Maroc, en hommage à la coopération historique entre la CEA et le Royaume du Maroc. Un clin d’œil à la première édition tenue à Tanger en 1960, rappelant que l’histoire économique africaine s’écrit aussi dans la continuité.À Tanger, l’Afrique ne se contente plus de réfléchir à son avenir : elle s’organise pour le construire.

La voie du Sahel.

LA VOIE DU SAHEL

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