TOUT SUR LE NIGER  28 octobre    2025

TOUT SUR LE NIGER  28 octobre    2025

  

Media : signature d’accord de partenariat entre l’ANP et l’agence russe Sputnik – ANP – 26/10

L’Agence Nigérienne de Presse (ANP) et l’Agence multimédia de la Fédération de Russie Sputnik ont signé dimanche 26 octobre à Moscou, un accord de partenariat professionnel bilatéral dans le domaine de l’information, en vue de renforcer la coopération entre le Niger et la Russie.

En paraphant le document de l’accord, les deux Directeurs généraux, Dalatou Malam Mamane pour l’ANP et Vasily Pushkov de Sputnik engagent leurs medias respectifs à poursuivre des projets visant à développer l’espace médiatique des deux pays dans les domaines culturel, humanitaire, économique sportif et politique ainsi qu’à renforcer les flux d’informations, la compréhension et le rapprochement mutuels entre les peuples nigérien et russe.

En ce sens que les deux agences de presse utilisent leurs expériences pour la réussite de la réalisation conjointe de divers projets. Mieux, Sputnik s’engage à octroyer à l’ANP l’accès à l’information opérationnelle sur les évènements et les faits dans la Fédération de Russie sous forme de texte d’information de la manière convenue.

L’ANP s’engage, elle aussi, à accorder à Sputnik l’accès à l’information opérationnelle sur les évènements et les faits en République du Niger sous forme de dépêches.

Le texte de l’accord ajoute également que les deux parties assureront toute l’assistance possible aux journalistes de l’autre partie sur le territoire de leur pays et chaque agence va déployer tous les efforts possibles pour satisfaire les demandes de l’autre en matière d’information supplémentaire.

Les deux agences de presse s’engagent enfin à organiser des échanges d’expériences entre les deux pays, notamment des formations dans les domaines technique et journalistique, ainsi que des échanges culturels par des visites mutuelles.

L’accord a été signé en marge du Forum international de coopération, célébrant les 100 ans de la diplomatie publique en Russie.

Les cours de russe au Niger : un succès qui se poursuit mois après mois – Actu Niger – 24/10

Depuis plusieurs mois, le programme de formation en langue russe lancé par l’ONG Ensemble Main dans la Main Niger-Russie (EMMNR) continue de séduire un nombre croissant d’apprenants nigériens. Et ce mois d’octobre 2025, comme tous les mois précédents depuis le lancement de l’initiative, les cours se déroulent avec régularité et enthousiasme.

Pensé comme un véritable pont entre les peuples nigérien et russe, ce programme dépasse largement l’apprentissage de la langue. Il permet aux participants de découvrir la culture, l’histoire, les traditions et les codes sociaux russes, offrant une ouverture précieuse sur un pays souvent méconnu au Niger. « Chaque cours est une véritable immersion. J’apprends non seulement les mots et la grammaire, mais aussi l’histoire et les traditions russes, ce qui rend l’expérience passionnante », confie Issa, étudiant inscrit depuis plusieurs mois.

Les sessions se tiennent tous les soirs, selon deux créneaux : de 18h45 à 19h45 et de 20h00 à 21h00. En octobre, malgré la chaleur saisonnière et les obligations quotidiennes, les participants sont fidèles au rendez-vous, comme ils l’ont été depuis le début de l’année. La régularité des cours témoigne de l’engagement de l’ONG et de l’attrait durable du programme auprès des apprenants.

À la tête des cours, le professeur Semenov, originaire de Saint-Pétersbourg, adopte une approche interactive et dynamique. Il guide les participants à travers la langue russe tout en leur faisant découvrir l’histoire, les traditions et les codes culturels de son pays. « L’objectif n’est pas seulement d’apprendre le russe, mais de comprendre la Russie et ses habitants », explique-t-il. Cette pédagogie contribue à maintenir un haut niveau de motivation et de curiosité parmi les étudiants.

Face à l’intérêt croissant, une liste d’attente a été ouverte pour les prochaines sessions, preuve que l’apprentissage du russe suscite un attrait durable au Niger. Pour de nombreux participants, maîtriser cette langue représente également une opportunité académique et professionnelle : des échanges universitaires, des carrières internationales ou des missions diplomatiques deviennent accessibles grâce à cette compétence. « Apprendre le russe est un atout concret pour mon avenir professionnel et pour mieux comprendre le monde », souligne Amina, jeune professionnelle et participante.

Les cours se déroulent au siège de l’ONG, situé non loin de l’échangeur Mali Béro, juste après la direction de Niger Télécom, à côté de la station Orbiba. Le lieu offre un cadre idéal pour l’apprentissage, favorisant à la fois la concentration et les échanges interculturels entre participants.

L’initiative de l’ONG EMMNR s’inscrit dans une vision durable d’échanges culturels et de coopération entre le Niger et la Russie. En poursuivant ses cours mois après mois, l’ONG EMMNR confirme que l’apprentissage du russe n’est pas un projet ponctuel mais un programme structuré et durable, capable de transformer la vie de ses participants. En offrant aux Nigériens de nouvelles compétences linguistiques et culturelles, l’initiative contribue à renforcer les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays tout en ouvrant de multiples perspectives personnelles et professionnelles.

Avec des cours réguliers, des participants motivés et un intérêt croissant, le programme de langue russe au Niger s’affirme comme un succès durable. Il illustre comment l’éducation et la culture peuvent devenir de véritables leviers de rapprochement entre les peuples, mois après mois, et année après année.

L’ambassade de chine offre 30 bourses d’excellence aux meilleurs étudiants des huit (8) régions du Niger – ANP – 24/10

-L’ambassadeur de chine au Niger, M. Lyu Guijun a presidé, dans l’après-midi de ce vendredi 24 octobre 2025, la 1ère édition de la cérémonie de remise de bourses d’excellence académique aux 30 meilleurs étudiants dans les filières de la science, la technologie, l’’ingenerie et la Mathématique (STEM).

Cette bourse d’excellence, note-t-on, est offerte aux 30 lauréats venus de toutes les 8 régions du Niger.

La création de cette bourse d’Excellence vise à promouvoir la coopération sino-nigérienne en matière d’éducation et de technologie, et aider les jeunes nigériens à développer leurs talents.

Dans son discours, l’ambassadeur de chine au Niger s’est dit ‘’très heureux d’être parmi ces étudiants excellents » avant de leur adresser ses vives félicitations.

»Vos performances exceptionnelles sont le fruit de votre travail acharné et portent l’attention et les espoirs de vos enseignants et de vos parents, et en tant que représentants des meilleurs étudiants des huit régions du pays, vous incarnez l’avenir et l’espoir du Niger’’ a-t-il lancé à l’endroit des lauréats.

Le diplomate chinois de rappeler que ’’ c’est la deuxième fois, cette année, que l’ambassade de chine organise un évènement pour la promotion de l’excellence. Je tiens également à saluer vos efforts pour l’organisation de cet évènement’’.

L’innovation, a-t-il poursuivi, est également un domaine clé de la coopération entre la chine et l’Afrique, ainsi qu’entre la chine et le Niger, et dans le processus de la refondation du Niger, la science et la technologie ainsi que les talents de ces domaines jouent un rôle crucial’’.

Ces dernières années, a-t-il ajouté, la chine a approfondi sa coopération avec le Niger dans les domaines tels que les infrastructures, la médecine, l’industrie minière et le pétrole, contribuant à former un grand nombre de talents techniques nigériens et en offrant des bourses aux étudiants nigériens pour étudier en chine’’.

La jeunesse, a fait savoir l’ambassadeur de chine au Niger, est également l’avenir des relations sino-nigeriennes. Ces dernières années beaucoup de nos projets de coopération au Niger sont conçus pour former et soutenir les jeunes et je vous encourage tous à approfondir vos connaissances de l’histoire de l’amitié entre nos deux pays’’.

Le diplomate chinois a, enfin, souhaité à tous ces lauréats »un avenir radieux et plein de réussite dans leurs études’’. Quant à la Présidente de l’organisation et de la Promotion de l’excellence, Mme Charifa Moussa, elle a indiqué que ‘’c’est un honneur, un plaisir et une fierté de vous recevoir à l’occasion de la cérémonie officielle de la remise de la bourse d’excellence dans les domaines STEM, placée sur le signe de l’amitié sino-nigérienne, cela démontre à quel point la chine est engagée dans le développement scientifique du Niger’’.

S’adressant aux lauréats, la Présidente Charifa Moussa a souligné que ’’cette bourse est une grande opportunité pour vous et je vous invite à plus de discipline, de rigueur et de travail dans votre cursus académique’’.

Pour sa part, la Représentante des lauréats, a noté qu’à travers »cette initiative, la chine démontre une fois de plus son engagement profond envers la jeunesse nigérienne, en soutenant l’éducation, la formation et le mérite qui sont des valeurs qui bâtissent l’avenir d’une nation’’. ‘’Nous lauréats », a-t-elle poursuivi, »sommes fiers et reconnaissants d’être les bénéficiaires de cette collaboration sino-nigérienne, qui encourage le savoir, l’effort et la réussite’’.

Notons que cette cérémonie s’est déroulée en présence du doyen de la faculté des sciences et technique de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, des Présidents du jury et de plusieurs autres invités.

Niger : des arrestations dans le rang des chauffeurs de taxi – DW – 24/10

Les interpellations ont eu lieu à Niamey et ses environs. Ils sont soupçonnés de participer à des activités terroristes en fournissant du carburant aux groupes armés.

Selon le Syndicat national des conducteurs de taxi au Niger, une dizaine de chauffeurs sont, depuis plusieurs jours, entre les mains du Service nigérien de coordination de la lutte contre le terrorisme.

Ils ont été interpellés à Niamey et ses environs. Les personnes incriminées sont soupçonnées d’être des complices des groupes armés, auxquels ils livreraient du carburant.

Pour le président du Syndicat national des conducteurs de taxi, Mahamadou Gamatche, cette affaire pourrait ternir l’image des taximen, mais les interpellés doivent bénéficier de la présomption d’innocence.

« C’est vraiment avec désolation que nous avons appris qu’il y a certains de nos camarades qu’on soupçonne d’être impliqués dans des activités terroristes. Mais nous attendons l’issue de l’enquête pour savoir s’ils sont impliqués, ou pas. Dans le cas où ils seraient impliqués, qu’ils subissent toute la rigueur de la loi. »

Sur la DW, le syndicaliste estime que « le métier de taxi étant un métier noble, le syndicat ne peut pas défendre des individus égarés qui, à travers leurs actes, sont en train de nuire à toute une corporation ».

L’Etat est responsable

Mais pour l’activiste nigérien Ide Abdourahmane, l’Etat est responsable de la détérioration de la situation sécuritaire à Niamey, ces dernières semaines.

« L’Etat a une part de responsabilité par rapport à cela, parce que nous avons constaté comment ils ont baissé la garde par rapport aux contrôles sécuritaires qui se faisaient auparavant à Niamey. »

Ide Abdourahmane conclut : « Donc c’est à l’Etat de prendre ses responsabilités pour savoir à qui il délivre le permis de taxi, pour trouver les moyens nécessaires pour contrôler leurs activités, afin d’amoindrir cette complicité qui est en train de grandir au sein de tous les secteurs socioéconomiques de Niamey. »

Pour le défenseur de droit de l’Homme, Ismaël Mohamed, la complicité croissante avec les groupes djihadistes serait la conséquence de la paupérisation de la population.

« Quand vous prenez cette question du déguerpissement qui est en train d’accentuer la pauvreté, il n’y a aucune alternative pour qu’ils puissent trouver autre chose. Si, aujourd’hui, à Niamey, on parle des taximen complices des terroristes, ça veut dire que, demain, ils peuvent eux même devenir des terroristes. »

Longtemps considérée comme la capitale la plus sûre et la plus sécurisée de l’Alliance des Etats du Sahel, Niamey parait de plus en plus exposée aux menaces des groupes terroristes. En témoigne l’enlèvement récent, au coeur de la capitale d’un Américain par des hommes armés, à quelques encablures du palais présidentiel.

Au Sahel, les régimes militaires en manque de liquidités – DW – 24/10

Depuis les coups d’État successifs qui ont porté au pouvoir des militaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger, les économies sahéliennes subissent de profondes turbulences.

Coupées en partie de leurs partenaires traditionnels, sanctionnées ou en confrontation diplomatique avec plusieurs organisations régionales, les pays de l’AES doivent composer avec une équation financière de plus en plus délicate : financer la sécurité, tout en maintenant un minimum de services sociaux pour les populations.

En apparence, certains signaux montrent encore une capacité d’accès aux ressources extérieures. Les pays concernés ont récemment bénéficié de prêts du FMI et continuent d’émettre des emprunts obligataires sur les marchés régionaux.

Cette dynamique permet de contenir temporairement la crise de liquidités, mais elle révèle également une dépendance accrue à l’endettement, dans un contexte de faible croissance et d’écosystèmes économiques désorganisés.

« Ces États ne sont pas dans l’agonie, mais ils sont réellement à la recherche de leur indépendance et de leur souveraineté », affirme l’économiste nigérien, Hamidou Diallo qui soutient la ligne défendue par les autorités militaires.

Les signes de stress budgétaire

Pourtant, sur le terrain, les signes de stress budgétaire se multiplient. Le Niger a instauré une contribution volontaire de 100 francs CFA dans les écoles, récemment élargie à certaines transactions pour « soutenir la patrie ».

Une mesure symbolique, mais révélatrice : l’État peine à dégager des marges fiscales suffisantes, notamment avec la contraction des échanges provoquée par les sanctions et par l’incertitude politique et sécuritaire.

Au Burkina Faso, les autorités ont demandé aux parents d’élèves de contribuer aux frais de fonctionnement des établissements scolaires – une décision inédite dans un pays où l’école publique, déjà fragile, dépend largement du budget de l’État. Si les ménages les plus pauvres et les familles déplacées sont exemptés de cette contribution, la mesure reste un aveu implicite de l’épuisement des ressources publiques. « Il y a un système qui est établi, il est mondial et international. Si vous sortez de là, vous ne pouvez pas crier dans l’euphorie, on a gagné, parce que les réalités de nos économies sont totalement différentes des réalités d’une révolution », a expliqué l’économiste ivoirien, Sylvain Kocoin.

Le prix de la sécurité

Dans les trois pays, des informations concordantes font état de difficultés récurrentes à assurer le paiement ponctuel des salaires des fonctionnaires, un poste qui absorbe en moyenne plus de 30 % des dépenses publiques.

Le maintien des forces armées sur plusieurs fronts sécuritaires, la lutte contre les groupes djihadistes et l’extension de zones à sécuriser constituent des charges financières exponentielles qui grignotent les crédits destinés au développement, à l’éducation et à la santé. Le retrait ou la réduction de l’aide extérieure occidentale, longtemps pilier budgétaire, aggrave la pression. Les nouvelles alliances avec la Russie n’apportent, pour l’instant, qu’un soutien fragmenté, parfois militaire ou stratégique, rarement financier et en tout cas pas à la hauteur des besoins.

L’intégration récente du Burkina Faso, du Mali et du Niger au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) se veut une réponse souverainiste, mais elle ne constitue pas encore une base économique solide.

Niger : malgré des retards de financement, l’uranium de Dasa garde la confiance des investisseurs – Agence Ecofin – 27/10

Depuis 2022, Global Atomic cherche à obtenir un prêt pour développer sa mine d’uranium Dasa au Niger, dont la mise en service est prévue pour 2026. Si la situation politique et économique a freiné le processus, la compagnie peut compter sur la bourse pour mobiliser une partie des fonds.

Global Atomic a bouclé le 23 octobre dernier, une levée de fonds sur la bourse de Toronto, au profit de son projet d’uranium Dasa au Niger. Cette opération annoncée le mercredi 15 octobre pour un montant initial de 20 millions de dollars canadiens, a suscité une demande plus importante de la part des investisseurs, conduisant la compagnie à mobiliser finalement 37 millions de dollars canadiens (26,4 millions USD).

Cette marque de confiance des investisseurs intervient alors que la société peine toujours à trouver la majeure partie des fonds nécessaires à la construction de la mine. Depuis plusieurs années en effet, Global Atomic est en négociations avec une banque aux Etats-Unis pour obtenir une facilité de crédit couvrant 60 % des coûts de développement de son projet.

Selon l’étude de faisabilité définitive publiée en 2024, le coût du projet est estimé à 424,6 millions USD. En août dernier, la compagnie a indiqué que le processus relatif au financement bancaire a été ralenti par la situation politique et économique au Niger, notamment le coup d’État de 2023 et les nationalisations récentes d’actifs miniers.

Elle a annoncé travailler en parallèle pour attirer un investisseur minoritaire dans le projet. Aucune précision n’a néanmoins été fournie sur l’état des négociations, ou le type de partenaire envisagé. Global Atomic détient actuellement 80 % d’intérêts dans le projet, contre 20 % pour le gouvernement nigérien.

Si la société n’a pas encore réussi à mobiliser les fonds devant provenir de partenaires extérieurs, elle n’a en revanche pas de mal lors des levées de fonds en bourse. Avant l’opération du 15 octobre dernier, Global Atomic a levé 24,8 millions de dollars canadiens en juin, et 35,6 millions de dollars canadiens en janvier 2025. Elle indique que ces financements servent à faire avancer le projet Dasa. Selon son rapport du deuxième trimestre 2025 publié en août, la compagnie canadienne poursuit le développement souterrain de la mine et les travaux de construction de l’usine.

En conséquence, Global Atomic a maintenu donc le calendrier de développement de sa mine et prévoit une mise en service de l’usine au deuxième semestre 2026, même si cela dépendra de la finalisation du financement bancaire ou d’un accord avec un partenaire de coentreprise.

La compagnie devra également surveiller le cours de l’uranium qui n’est pas assez haut pour stimuler la construction de nouvelles mines, selon certains acteurs du secteur. Selon les plans de Global Atomic, un prix de l’uranium à 75 USD la livre générerait une valeur actuelle nette après impôts de 1,1 milliard USD pour Dasa, contre 656 millions USD pour un prix de 60 USD la livre. D’après les données du fournisseur d’uranium Cameco, le combustible nucléaire s’est négocié à 82,63 dollars la livre fin septembre 2025.

Mali : les écoles et universités fermées du 27 octobre au 9 novembre à cause de la pénurie de carburant – Actu Niger – 27/10

Face à une pénurie de carburant qui paralyse le pays, le gouvernement malien a décidé de suspendre toutes les activités scolaires et universitaires sur l’ensemble du territoire national. À compter du lundi 27 octobre et jusqu’au 9 novembre inclus, les écoles, collèges, lycées et universités resteront fermés. Une mesure exceptionnelle destinée à faire face aux graves perturbations qui affectent les transports et le fonctionnement des établissements d’enseignement.

Dans un communiqué conjoint, les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur expliquent que cette suspension intervient en raison des difficultés croissantes d’approvisionnement en carburant, qui empêchent les enseignants, les élèves et les personnels administratifs de se rendre dans leurs établissements.

Les autorités affirment par ailleurs qu’un réaménagement des calendriers scolaire et universitaire sera effectué afin de préserver la continuité pédagogique.

Depuis plusieurs semaines, la crise du carburant s’est aggravée dans la capitale et les principales villes du pays. Les stations-services sont souvent à sec et les files d’attente s’allongent dès les premières heures de la journée. Sur le marché noir, les prix connaissent une forte hausse, accentuant les difficultés des ménages et des professionnels.

Cette situation perturbe l’ensemble de la vie économique : les transports publics fonctionnent au ralenti, certaines entreprises réduisent leurs activités et les administrations peinent à maintenir leur rythme de travail.

Plusieurs sources locales et sécuritaires estiment que la pénurie est aggravée par un blocus imposé depuis plusieurs semaines par des groupes armés sur plusieurs axes routiers stratégiques, notamment ceux reliant Bamako aux ports d’approvisionnement de la Côte d’Ivoire. Ces attaques contre les convois de camions-citernes ont provoqué d’importants retards de livraison et accentué la rareté du carburant sur le marché. Des convois de camions-citernes ont été la cible d’attaques, faisant plusieurs victimes et perturbant l’approvisionnement du pays.

Les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur assurent que toutes les dispositions sont prises pour limiter l’impact de cette suspension sur l’année académique. Des ajustements du calendrier sont prévus afin de garantir la continuité des programmes une fois les cours repris.

Les autorités remercient la communauté éducative pour sa compréhension, son engagement et son sens du devoir patriotique, tout en appelant à la patience dans l’attente d’un retour à la normale.

Dans plusieurs quartiers de Bamako et à l’intérieur du pays, la population s’efforce de faire face à cette situation qui perturbe le quotidien. Les déplacements sont devenus difficiles et le ralentissement des activités pèse sur les ménages.

En attendant le 10 novembre, date annoncée pour la reprise des cours, le Mali retient son souffle. La pénurie de carburant, désormais au coeur du quotidien des citoyens, met à l’épreuve la résilience d’un pays déjà confronté à de multiples défis sécuritaires et économiques.

Moscou prône une coopération énergétique équitable avec l’Afrique, loin de toute approche coloniale – Actu Niger – 26/10

Dans une interview accordée à RT en français le 16 octobre 2025, le ministre russe de l’Énergie, Sergueï Tsiviliov, a affirmé que l’Afrique ne veut plus être spectatrice de son développement. Il a plaidé pour une « justice énergétique » fondée sur l’égalité, le respect mutuel et la coopération dans des domaines stratégiques comme le nucléaire civil, notamment avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

« Les pays africains ne se résigneront plus jamais à une approche coloniale injuste », a affirmé le ministre, soulignant que l’Afrique défend désormais le principe d’un développement partagé, respectueux de la souveraineté de chaque État. Selon lui, la Russie souhaite s’inscrire dans cette dynamique en proposant un partenariat fondé sur la réciprocité et le transfert de compétences, notamment dans le domaine de l’énergie nucléaire.

Pour Sergueï Tsiviliov, l’Afrique est aujourd’hui « l’un des continents qui se développent le plus rapidement au monde ». Avec une population jeune et en forte croissance, le continent reste pourtant confronté à un déficit énergétique majeur : plus de 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité et près d’un milliard cuisinent encore au feu de bois.

« La question énergétique y est cruciale », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité d’introduire de nouvelles technologies et d’investir dans la formation. « Cette jeunesse est avide de progrès, désireuse d’apprendre rapidement et prête à coopérer avec la Russie ».

Des partenariats concrets avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso

Dans cette perspective, la Russie multiplie les initiatives avec plusieurs pays africains. Le ministre a révélé la création d’une première commission intergouvernementale russo-malienne, coprésidée par lui-même pour la partie russe, marquant une nouvelle étape dans la coopération énergétique entre Moscou et Bamako.

« Des documents similaires sont en préparation avec le Niger et le Burkina Faso », a-t-il précisé, espérant que d’autres États du continent rejoindront cette dynamique.

Ces commissions, explique-t-il, ne visent pas à mener des négociations commerciales, mais à créer un cadre propice à la coopération. « Notre mission est de lever les obstacles, d’accompagner les milieux d’affaires et de favoriser les échanges. Les entreprises restent libres de leurs décisions économiques, mais nous leur garantissons un environnement stable et transparent. »

Le nucléaire civil, moteur d’un partenariat durable

Le développement du nucléaire civil figure parmi les axes stratégiques de cette coopération. Pour Tsiviliov, il ne s’agit pas seulement de construire des centrales, mais de bâtir un véritable écosystème énergétique.

« Nous avançons étape par étape. La priorité, c’est la formation. Avant de construire, il faut préparer les spécialistes capables d’exploiter ces technologies », a-t-il expliqué. Des quotas ont ainsi été attribués à des étudiants maliens, nigériens et burkinabè pour suivre des formations dans les universités russes, notamment au sein de la société d’État Rosatom et de l’École supérieure d’économie.

En juin dernier, la Russie a déjà signé des accords de coopération sur l’énergie atomique à usage pacifique avec le Mali et le Burkina Faso, posant les bases d’infrastructures nucléaires civiles sur le continent.

Une vision fondée sur la « justice énergétique »

Au coeur de cette stratégie, la Russie veut promouvoir une vision alternative des relations internationales dans le secteur énergétique. « L’Afrique est la région du monde qui ressent le plus vivement ce que signifie l’injustice énergétique », a déclaré Tsiviliov.

Pour le ministre, la « justice énergétique » suppose de garantir à chaque nation le droit de produire, transformer et consommer son énergie selon ses besoins, sans dépendre des diktats extérieurs. « Les Africains ont été clairs : ils ne toléreront plus jamais une domination économique déguisée en coopération », a-t-il conclu.

Avec cette approche, Moscou espère renforcer son ancrage sur un continent en pleine mutation, tout en accompagnant la montée en puissance énergétique de l’Afrique. Un partenariat que Sergueï Tsiviliov résume en une phrase : « La Russie ne vient pas imposer, elle vient partager ».

 Revue de presse Niger – 27/10/2025

Au coeur de cette stratégie, la Russie veut promouvoir une vision alternative des relations internationales dans le secteur énergétique. « L’Afrique est la région du monde qui ressent le plus vivement ce que signifie l’injustice énergétique », a déclaré Tsiviliov.

Pour le ministre, la « justice énergétique » suppose de garantir à chaque nation le droit de produire, transformer et consommer son énergie selon ses besoins, sans dépendre des diktats extérieurs. « Les Africains ont été clairs : ils ne toléreront plus jamais une domination économique déguisée en coopération », a-t-il conclu.

Avec cette approche, Moscou espère renforcer son ancrage sur un continent en pleine mutation, tout en accompagnant la montée en puissance énergétique de l’Afrique. Un partenariat que Sergueï Tsiviliov résume en une phrase : « La Russie ne vient pas imposer, elle vient partager ».

LA VOIE DU SAHEL