Terrorisme au Niger : la barbarie sans visage qui assassine la République.

Terrorisme au Niger : la barbarie sans visage qui assassine la République.


Par Abdoulkarim Ousmane Mahamadou.
Il n’y a plus de mots assez forts pour qualifier l’horreur.
Plus de formules assez dures pour décrire la lâcheté.

Ce qui se passe aujourd’hui au Niger n’est pas une simple succession d’attaques terroristes : c’est une entreprise méthodique de destruction de l’État, de la cohésion nationale et de l’humanité elle-même.
L’assassinat ignoble du préfet de Torodi, froidement exécuté avec des membres de sa famille, marque un seuil de non-retour dans la barbarie. Après les forces de défense et de sécurité, ces remparts souvent mal équipés mais héroïques de la souveraineté nationale, les terroristes s’attaquent désormais sans retenue aux symboles de l’autorité républicaine et aux civils les plus vulnérables : femmes, enfants, vieillards. Rien ne les arrête. Rien ne les émeut.
Qu’on ne s’y trompe pas : ces criminels ne sont ni des combattants, ni des résistants, encore moins des défenseurs d’une quelconque cause. Ce sont des assassins sans foi ni loi, des marchands de mort dont le seul projet est la terreur. Ils tirent sur des soldats qui défendent leur pays, égorgent des pères devant leurs enfants, brûlent des villages entiers et sèment la désolation dans des communautés déjà éprouvées par la pauvreté et l’isolement.
L’attaque contre le préfet de Torodi n’est pas seulement un crime odieux ; c’est une attaque directe contre la République nigérienne. En s’en prenant à un représentant de l’État, dans l’intimité de sa famille, les terroristes envoient un message glaçant : personne n’est épargné, ni l’uniforme, ni la fonction, ni le sang innocent.
Face à cette escalade macabre, le silence est une complicité. La banalisation de ces massacres est une trahison. Chaque attaque reléguée au rang de fait divers, chaque communiqué tiède, chaque indignation de façade renforce l’audace des bourreaux. Pendant que le pays enterre ses morts, les terroristes comptent leurs victoires.
Mais le Niger ne peut pas et ne doit pas céder. Derrière chaque soldat tombé, chaque préfet assassiné, chaque femme et chaque enfant fauché, il y a une nation debout qui refuse de se soumettre à la loi de la peur. La lutte contre le terrorisme n’est pas seulement militaire ; elle est morale, politique et sociale. Elle exige de la clarté, du courage et une mobilisation totale.
Il est temps de dire les choses sans détour : ceux qui tuent des civils, massacrent des familles et défient l’État sont des ennemis absolus de la société. Aucune justification, aucune excuse, aucun relativisme ne peut couvrir ces crimes. Le sang du préfet de Torodi et de ses proches, comme celui des soldats et des civils anonymes, appelle justice, vérité et fermeté.
Le Niger pleure, mais le Niger regarde aussi ses ennemis en face. Et l’Histoire jugera sévèrement ceux qui auront cru pouvoir transformer ce pays en champ de ruines par la terreur.

LA VOIE DU SAHEL