Un test de crédibilité pour l’AES
Au-delà de la CPI, cette situation pose une question plus large : celle de la capacité de l’AES à transformer des annonces politiques fortes en actes juridiques concrets. Après la sortie de la CEDEAO et les réformes institutionnelles annoncées, le dossier de la CPI apparaît comme un test de cohérence et de crédibilité pour l’alliance sahélienne.
Trois mois après l’annonce, l’incertitude demeure. S’agit-il d’un simple retard technique, d’un choix stratégique assumé ou d’un coup de communication destiné à l’opinion publique nationale et régionale ?
Une décision encore attendue
En attendant une éventuelle formalisation du retrait, le débat reste ouvert, aussi bien au sein des institutions que dans l’opinion publique sahélienne. Une chose est sûre : la question du rapport du Sahel à la justice internationale demeure centrale, à l’heure où les peuples exigent à la fois souveraineté, sécurité et justice.
Source principale : Jeune Afrique
Article : « Coup de bluff ou simple retard ? Le Mali, le Burkina Faso et le Niger n’ont toujours pas formalisé leur retrait de la CPI ».

