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	<title>Niger Archives - La Voie du Sahel</title>
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	<description>La voie de la Démocratie, de la Paix et du Développement</description>
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	<title>Niger Archives - La Voie du Sahel</title>
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		<title>Niger : fin du premier trimestre scolaire 2025-2026, des milliers de contractuels sans salaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Abdoulkarim Ousmane Mahamadou]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 12:37:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les écoles comme dans les centres de santé, ces agents assurent pourtant un service public essentiel, souvent dans des conditions difficiles, notamment en zones rurales et périphériques. Mais à la fin de ce premier trimestre, l’absence de rémunération plonge de nombreuses familles dans une précarité extrême.</p>
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<p>La voie du Sahel/ Niamey,23/12/2025.</p>



<p>Société : Éducation, Santé.<br>Alors que le premier trimestre de l’année scolaire 2025-2026 s’achève au Niger, la situation sociale de nombreux contractuels de l’éducation et agents de santé demeure particulièrement préoccupante. Plusieurs milliers d’entre eux n’ont toujours pas perçu leurs pécules, avec des arriérés de salaires allant de trois à quatre mois.<br>Dans les écoles comme dans les centres de santé, ces agents assurent pourtant un service public essentiel, souvent dans des conditions difficiles, notamment en zones rurales et périphériques. Mais à la fin de ce premier trimestre, l’absence de rémunération plonge de nombreuses familles dans une précarité extrême.<br>Une situation sociale jugée dégradante<br>Pour de nombreux contractuels, l’attente prolongée des salaires n’est pas seulement une difficulté administrative : elle devient une épreuve humaine et sociale. Sans revenus réguliers, certains enseignants et agents de santé peinent à subvenir aux besoins élémentaires de leurs foyers, notamment l’alimentation, le logement et la scolarisation de leurs propres enfants.<br>Dans plusieurs localités, des témoignages font état d’agents contraints de s’endetter, de vendre leurs biens ou de dépendre de la solidarité familiale et communautaire. Une situation que beaucoup qualifient de dégradante, voire humiliante, pour des travailleurs investis dans des secteurs aussi vitaux que l’éducation et la santé.<br><strong><em>Un impact sur le service public<br></em></strong>Cette précarité persistante n’est pas sans conséquences sur le fonctionnement des services publics. La démotivation gagne certains établissements scolaires et structures sanitaires, fragilisant davantage des secteurs déjà confrontés à un manque de moyens humains et matériels.<br>Des observateurs redoutent que la répétition de ces retards de paiement n’affecte durablement la qualité de l’enseignement et des soins, au détriment des populations les plus vulnérables.<br><strong><em>Des attentes fortes vis-à-vis des autorités<br></em></strong>Face à cette situation, les agents concernés et leurs organisations appellent les autorités à régler urgemment les arriérés et à mettre en place des mécanismes durables pour éviter la récurrence de tels retards. Ils estiment que le respect des engagements salariaux est une condition essentielle pour préserver la dignité des travailleurs et la continuité du service public.<br>À l’heure où le Niger s’efforce de renforcer sa souveraineté et sa résilience sociale, la question du paiement régulier des contractuels de l’éducation et de la santé apparaît plus que jamais comme un enjeu de justice sociale et de stabilité nationale.<br></p>



<p></p>
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		<title>Revue de presse Niger – 22/12/2025</title>
		<link>https://lavoiedusahel.com/revue-de-presse-niger-22-12-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 18:09:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le niger dans la presse internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Président de la Confédération des États du Sahel préside la première session du Conseil</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le Président de la Confédération des États du Sahel préside la première session du Conseil des Ministres<a href="https://anp.ne/le-president-de-la-confederation-des-etats-du-sahel-preside-la-premiere-session-du-conseil-des-ministres/">– ANP –</a> 20/12   </strong></p>



<p>Le président de la confédération des États du Sahel (AES), le général d’armée Assimi Goïta a présidé, ce samedi 20 décembre 2025 à Bamako, la cérémonie officielle d’ouverture de la première session du Conseil des Ministres de la Confédération des États du Sahel (AES), rapporte le quotidien malien l’Essor. La rencontre a réuni les Ministres du Mali, du Burkina Faso et du Niger, est -il précisé.</p>



<p>Dans son allocution d’ouverture, le Président de la Confédération a salué cette étape « inaugurale et préparatoire » à la 2e session du Collège des Chefs d’État, prévue les 22 et 23 décembre à Bamako. Il a rappelé que la session confédérale du Conseil des Ministres, prévue par l’article 12 du Traité constitutif, signé à Niamey le 6 juillet 2024, constitue l’un des trois piliers de la gouvernance confédérale, aux côtés du Collège des Chefs d’État et du futur Parlement confédéral, est il écrit.</p>



<p>Cette 1re session doit examiner des dossiers majeurs, dont le rapport d’exécution de la feuille de route de l’An I, les protocoles additionnels relatifs à la défense, à la diplomatie et au développement, ainsi que les dispositions encadrant les sessions parlementaires confédérales. Des documents qui, une fois adoptés, viendront achever l’architecture institutionnelle de la Confédération.</p>



<p>Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA a mis un accent particulier sur la vocation de l’AES à devenir un cadre d’« émancipation, de liberté et d’indépendance véritable », fondé sur les ressources et le génie des peuples sahéliens.</p>



<p>« Nos trois États ont fait le choix souverain de mutualiser leurs efforts pour bâtir un espace stable et apaisé, favorable au développement et au plein épanouissement de nos populations », a déclaré le Président GOÏTA, tout en appelant à une collaboration pragmatique et renforcée face aux défis sécuritaires, économiques et géopolitiques. &nbsp;</p>



<p>Il a également dénoncé le « terrorisme économique et médiatique » dont sont victimes les pays de la Confédération, de la part de certains acteurs internationaux dont la seule volonté est de chercher à « affaiblir le soutien populaire » dont bénéficie la Confédération.</p>



<p>Pour lui, ces pressions ne font que renforcer la détermination de l’AES à poursuivre « sa marche souveraine sur la scène africaine et internationale ».</p>



<p>Le Chef de l’Etat a tenu à rendre hommage aux Forces de Défense et de Sécurité des trois États pour leur engagement « au péril de leur vie » dans la protection des territoires. &nbsp;</p>



<p>Il a également salué « le vaillant peuple de l’AES », véritable source de légitimité de la Confédération.</p>



<p>Au-delà du Sahel, le Président de la Confédération AES a élargi la perspective : « L’Afrique de l’Ouest est unie par une histoire pluriséculaire, une culture partagée et une géographie commune. Nos peuples sont naturellement appelés à vivre ensemble, dans le respect mutuel, la solidarité et la fraternité».</p>



<h4 class="wp-block-heading">Niamey : Les missions et rôles de la haute Autorité à la consolidation de la paix exposés devant les Conseillers du CCR <a href="https://anp.ne/niamey-les-missions-et-roles-de-la-haute-autorite-a-la-consolidation-de-la-paix-exposes-devant-les-conseillers-du-ccr/">– </a><a href="https://anp.ne/niamey-les-missions-et-roles-de-la-haute-autorite-a-la-consolidation-de-la-paix-exposes-devant-les-conseillers-du-ccr/">ANP</a><a href="https://anp.ne/niamey-les-missions-et-roles-de-la-haute-autorite-a-la-consolidation-de-la-paix-exposes-devant-les-conseillers-du-ccr/"> –</a> 20/12 &nbsp;</h4>



<p>Le Secrétaire Général de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), M.Yahaya Adié, a, dans une communication faite à la plénière du Conseil consultatif de la refondation (CCR), ce Samedi 20 décembre 2025, présenté les missions et rôles de la HACP. &nbsp;</p>



<p>C’était au cours d’une séance plénière présidée par le président de l’institution, Dr Mamoudou Harouna Djingarey. &nbsp;</p>



<p>C’est ainsi que le Secrétaire Général de HACP, a pris la parole pour dire que la HACP est une institution rattachér à la présidence de la République du Niger. Elle a été créée en 2011 à la place du Hautcommissariat a la Restauration de la paix (1995), suivi des accords de paix</p>



<p>Sa mission est d’entreprendre toute initiative ou action orientée vers la consolidation de la paix, le renforcement de l’unité nationale et le développement économique et social dans une stratégie globale de lutte contre le terrorisme adoptée par l’Etat du Niger. &nbsp;</p>



<p>Elle apporte des réponses non militaires adaptées et différenciées et aussi une intervention prioritairement dans les zones post conflit ou celles sujettes à des menaces en organisant son action autour de plusieurs approches de travail. &nbsp;</p>



<p>‘’Parmi les axes d’Interventions de la HACP il y’a l’axe de concertation ou le dialogue de concertation entre les communautés et l’Etat, d’où l’opportunité est de rencontrer les communautés, les écouter pour leurs plaintes, griefs contre l’Etat et surtout les communautés vivant dans les territoires les plus éloignés, les périphériques ou le sentiment d’abandon, d’exclusion, d’injustice et développé’’, a-t-il expliqué, soutenant que,</p>



<p>‘’Le dialogue entre les communautés elles-mêmes sous l’égide de l’Etat permet aux communautés de se rencontrer, recréer la confiance, atténuer les tensions, réconcilier certains groupes, créer les conditions de cohésion sociale, de tolérance au sein des communautés, les prévient de la récupération et l’instrumentalisation des situations de conflits, de tensions entre les communautés&nbsp; par les terroristes qui se positionnent comme les défenseurs ou porte-paroles des communautés’’.</p>



<p>Selon toujours, Yahaya Adié, la HACP apporte aussi son appui au renforcement de l’administration et la présence de l’Etat par des initiatives développées pour contribuer au renforcement de l’action de l’administration territoriale, au déploiement des services de sécurité intérieure, de la justice pour apporter des réponses adéquates aux besoins des populations, et renforcer la présence et la crédibilité de l’Etat.</p>



<p>Elle oeuvre enfin, dans le cadre du dernier axe de sa mission, dans l’appui à la résilience économique des populations dont le développement des initiatives sociocommunautaires à un impact rapide comme réponses immédiates et concrètes aux préoccupations identifiées par les communautés ellesmêmes par la construction et l’approvisionnement des banques d’aliments bétail, des banques céréalières et la réinsertion socio-économique des jeunes et des repentis.&nbsp; »Depuis la création, et conformément à sa mission, la HACP a contribué à la stabilité et à la paix à travers le dialogue de concertation pour la prévention et la gestion des conflits et le renforcement de la cohésion sociale, au renforcement de la résilience des communautés par des multiples appuis aux jeunes et aux femmes. La HACP apporte une réponse globale, sociale, économique et institutionnelle, complémentaire à l’action gouvernementale » a-t-il rassuré. &nbsp;</p>



<p>Le Secrétaire général dr la HACP n’a pas manqué de rappeler que&nbsp; »nos communautés font face à des défis complexes de tensions sociales, de menaces sécuritaires ou de défis socio-économiques » avant de souligner que le rôle des conseillers du CCR&nbsp; »apparait comme un véritable pilier pour la consolidation de la paix et du vivre ensemble », appelant à la création d’un cadre formel de collaboration entre la HACP et le CCR pour toutes les questions en lien avec la paix et la cohésion sociale.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Niger : Les perspectives économiques pour les prochaines années sont encourageantes (Ministre) <a href="https://anp.ne/niger-les-perspectives-economiques-pour-les-prochaines-annees-sont-encourageantes-ministre/">– </a><a href="https://anp.ne/niger-les-perspectives-economiques-pour-les-prochaines-annees-sont-encourageantes-ministre/">ANP</a><a href="https://anp.ne/niger-les-perspectives-economiques-pour-les-prochaines-annees-sont-encourageantes-ministre/"> </a>– 20/12 &nbsp;</h4>



<p>Au terme d’une présentation sur la situation économique et financière du Niger, ce vendredi 19 décembre 2025 à la plénière du Conseil consultatif pour la refondation, le Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du budget, Mamane Sidi, a annoncé que&nbsp; »les perspectives économiques pour les prochaines années sont encourageantes » pour le pays. &nbsp;</p>



<p>&nbsp;»Notre économie a enregistré des avancées notables, avec une croissance soutenue de 6,5% en moyenne entre 2023-2025 et une mobilisation accrue des recettes fiscales, malgré les défis liés à l’insécurité et aux sabotages extérieurs » a rappelé le Ministre Mamane Sidi pour qui&nbsp; »les finances publiques demeurent globalement maîtrisées, et les efforts de rationalisation des dépenses commencent à porter leurs fruits’’.</p>



<p>De ce fait, a-t-il annoncé, ‘’les perspectives économiques pour les prochaines années sont encourageantes », promettant que&nbsp; »la croissance Economique serait forte avec un taux de 7% en moyenne entre 2026-2029. Les résultats attendus de la mise en œuvre du Programme de la Refondation de la République (PRR) permettront d’amorcer la transformation structurelle de l’économie ».</p>



<p>Le Ministre délégué au budget d’ajouter que&nbsp; »la part du secteur secondaire dans le PIB passerait de 21,5% en 2025 à 26,3% en 2029, marquant ainsi l’affirmation de notre souveraineté et le début d’une Transformation structurelle, soutenue principalement par l’expansion du secteur pétrolier et la transformation agro-sylvo-pastorale dans le cadre du développement des unités industrielles dans les régions potentielles qu’entendent mettre en œuvre le Gouvernement ». &nbsp;</p>



<p>‘’La trajectoire de réduction du déficit budgétaire se confirme. Le déficit budgétaire qui était de 6,7% du PIB en 2022 et 5,4% en 2023 s’est établi à 4,1% du PIB en 2024 et ressortirait à 3,2% en 2025. En 2026 et à moyen terme, ce déficit serait maintenu à 3% du PIB, conformément à la norme communautaire et la dette publique reste soutenable, et les investissements stratégiques engagés dans les secteurs porteurs tels que l’agriculture, l’énergie et les infrastructures devraient soutenir le processus de refondation de notre économie’’, a souligné le Ministre délégué Chargé du Budget, tout en annonçant que&nbsp; »le Gouvernement s’engage à poursuivre une gestion rigoureuse et transparente des ressources, à intensifier la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, et à promouvoir une diversification économique qui garantira une croissance inclusive et durable ». &nbsp;</p>



<p>&nbsp;»La réussite de ces réformes dépendra de la responsabilité et du soutien de chacun d’entre nous » a-til laissé entendre.</p>



<p>Il a, enfin, invité l’ensemble des membres du Conseil et des partenaires sociaux à&nbsp; »unir leurs efforts pour accompagner ces mesures et contribuer à la consolidation de nos finances publiques’’.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Niger: dans la région de Tillabéri, les enseignants «ciblés» par les attaques terroristes <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251221-niger-dans-la-r%C3%A9gion-de-tillab%C3%A9ri-les-enseignants-cibl%C3%A9s-par-les-attaques-terroristes">– </a><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251221-niger-dans-la-r%C3%A9gion-de-tillab%C3%A9ri-les-enseignants-cibl%C3%A9s-par-les-attaques-terroristes">RFI</a><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251221-niger-dans-la-r%C3%A9gion-de-tillab%C3%A9ri-les-enseignants-cibl%C3%A9s-par-les-attaques-terroristes"> </a>– 21/12 &nbsp;</h4>



<p>Au Niger, un enseignant a été enlevé jeudi 18 décembre dans la commune de Makalondi, dans la région de Tillabéri, à l’ouest du pays. L’information a été confirmée par le Synaceb, le syndicat des contractuels et des fonctionnaires de l&rsquo;Éducation. Cet enlèvement intervient dans un contexte sécuritaire particulier pour le corps enseignant : au début du mois deux directeurs avaient été assassinés. Depuis près de dix ans, la région de Tillabéri est confrontée à une insécurité née des attaques terroristes. Des écoles ont été sommées de fermer à la suite des déplacements forcés des populations.</p>



<p>Au Niger, le 5 décembre, le même syndicat avait dénoncé l’assassinat de deux directeurs d’école à Filingué, également dans la région de Tillabéri, appelant alors « les autorités à garantir la sécurité des enseignants et des élèves dans les zones exposées à l’insécurité ».</p>



<p>Jeudi 18 décembre, c’est le secrétaire général de la section communale du Synaceb à Makalondi qui a été enlevé. Kodjeri Maiga était revenu deux jours plus tôt de Niamey, où il avait participé à une réunion syndicale.</p>



<p>Ce jour-là, lui et une dizaine d’autres enseignants se retrouvent chez l’un de leurs collègues dans cette commune proche de la frontière avec le Burkina Faso. Selon les informations recueillies, trois hommes font alors irruption. Les enseignants prennent la fuite. Les assaillants poursuivent Kodjeri Maiga, le rattrapent et disparaissent avec lui.</p>



<p>Les raisons de son enlèvement restent, à ce stade, inconnues. Mais dans cette zone soumise à de fortes pressions terroristes, les enseignants disent se « sentir particulièrement ciblés ».</p>



<p>30 % des établissements scolaires affectés par l&rsquo;insécurité</p>



<p>Il y a moins de deux ans, en janvier 2024, deux enseignants avaient déjà été enlevés à Makalondi. Détenus pendant plusieurs semaines, l’un d’eux avait finalement été exécuté.</p>



<p>Selon une source du secteur de l’éducation, l’objectif des terroristes serait de « contraindre à la fermeture des écoles ». De fait, « toutes les écoles de la commune de Makalondi – au moins une vingtaine d’établissements – sont actuellement fermées », précise-t-elle.</p>



<p>Début octobre, la ministre nigérienne de l’Éducation indiquait que la région de Tillabéri comptait environ 1 000 écoles affectées par l’insécurité sur un total de 3 200, soit près de 30 % des établissements scolaires.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Niger : Double sabotage du pipeline au sud de Jaouro par le MPLJ <a href="https://www.alwihdainfo.com/Niger-Double-sabotage-du-pipeline-au-sud-de-Jaouro-par-le-MPLJ_a146889.html">– </a><a href="https://www.alwihdainfo.com/Niger-Double-sabotage-du-pipeline-au-sud-de-Jaouro-par-le-MPLJ_a146889.html">AlWihda</a><a href="https://www.alwihdainfo.com/Niger-Double-sabotage-du-pipeline-au-sud-de-Jaouro-par-le-MPLJ_a146889.html"> </a>– 22/12</h4>



<p><em>Le secteur pétrolier nigérien subit un nouveau revers majeur. Ce dimanche 21 décembre 2025, le MPLJ a mené une attaque coordonnée contre le pipeline d&rsquo;exportation au sud de Jaouro, utilisant un mode opératoire sophistiqué visant à maximiser la durée de l&rsquo;indisponibilité de l&rsquo;infrastructure.</em></p>



<p>L&rsquo;assaut a débuté par l&rsquo;explosion d&rsquo;un EEI directement sur la conduite principale. Cette première action a provoqué une rupture immédiate du flux. Dans la foulée, les assaillants ont investi la station de pompage adjacente. Contrairement à une attaque de passage, ils ont pris le temps de saboter les systèmes de contrôle et les unités de pompage, rendant toute réparation d&rsquo;urgence inopérante.</p>



<p>Le choix du site de Jaouro n&rsquo;est pas fortuit. En neutralisant à la fois le conduit et la station, le MPLJ bloque l&rsquo;acheminement du pétrole vers le terminal de Sèmè-Kpodji au Bénin. Ce sabotage entraîne non seulement des pertes directes de production mais nécessite également une intervention technique complexe dans une zone où la menace sécuritaire reste élevée.</p>



<p>Cette attaque met en lumière les limites de la surveillance actuelle du pipeline. La capacité du MPLJ à opérer un sabotage technique approfondi sur une station de pompage suggère un besoin urgent de renforcer la présence militaire permanente sur ces sites isolés et d&rsquo;intégrer des systèmes de détection d&rsquo;intrusion en temps réel sur l&rsquo;ensemble du tracé.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Disparition d’uranium au Niger : enquête ouverte à Paris pour vol en bande organisée dans une mine auparavant exploitée par le groupe Orano <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/12/19/disparition-d-uranium-au-niger-enquete-ouverte-a-paris-pour-vol-en-bande-organisee-dans-une-mine-auparavant-exploitee-par-le-groupe-orano_6658683_3212.html">– </a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/12/19/disparition-d-uranium-au-niger-enquete-ouverte-a-paris-pour-vol-en-bande-organisee-dans-une-mine-auparavant-exploitee-par-le-groupe-orano_6658683_3212.html">Le Monde</a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/12/19/disparition-d-uranium-au-niger-enquete-ouverte-a-paris-pour-vol-en-bande-organisee-dans-une-mine-auparavant-exploitee-par-le-groupe-orano_6658683_3212.html"> </a>– 19/12</h4>



<p>La junte militaire au pouvoir avait fait savoir fin novembre qu’elle allait vendre sur le marché international l’uranium produit sur le site de la Somaïr, une filiale du géant français. Ce site avait été nationalisé en juin.</p>



<p>Une enquête pour vol en bande organisée dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère a été ouverte à Paris, après la disparition d’uranium sur un site auparavant exploité par un groupe français au Niger, a déclaré, vendredi 19 décembre, le parquet à l’Agence France-Presse, confirmant une information de Franceinfo. L’enquête a été confiée à la direction générale de la sécurité intérieure.</p>



<p>Après avoir annoncé la nationalisation du site de la Somaïr en juin, la junte au pouvoir au Niger avait fait savoir, le 30 novembre, qu’elle allait mettre sur le marché international l’uranium produit par cette filiale du géant français Orano (ex-Areva), située à Arlit, dans le nord du Niger.</p>



<p>Fin novembre, Orano avait averti dans un communiqué qu’un chargement d’uranium avait quitté le site minier de la Somaïr. Le groupe précisait également ne pas être « à l’initiative de ce convoi et le condamner fermement ».</p>



<p>L’exploitation de l’uranium au Niger est au centre d’un bras de fer entre la junte, au pouvoir depuis un coup d’Etat perpétré en juillet 2023, et le groupe Orano : un dossier qui illustre les tensions entre l’expuissance coloniale française et les militaires nigériens. La junte n’a jamais caché sa volonté de se tourner vers de nouveaux partenaires, comme l’Iran ou la Russie, quand Moscou a annoncé en juillet sa volonté d’exploiter l’uranium nigérien.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Plusieurs procédures d’arbitrage international</h4>



<p>« Le Niger, digne, met sur le marché international sa propre production », a déclaré un journaliste de la télévision d’Etat, Télé Sahel, rapportant des propos tenus récemment par le chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani. Selon la télévision d’Etat, ce dernier a revendiqué en novembre « le droit légitime du Niger de disposer de ses richesses naturelles, de les vendre à qui souhaite acheter, dans les règles du marché, en toute indépendance ».</p>



<p>Jusqu’à la nationalisation par la junte militaire, la Somaïr, Société des mines de l’Aïr, était détenue à 63,4 % par Orano et à 36,6 % par l’Etat du Niger. Depuis la perte de contrôle opérationnel de ses trois filiales minières dans le pays en décembre 2024, Orano, dont le capital est détenu à plus de 90 % par l’Etat français, a engagé plusieurs procédures d’arbitrage international contre l’Etat du Niger.</p>



<p>Fin septembre, l’entreprise a annoncé la décision en sa faveur d’un tribunal concernant la mine de la Somaïr. Selon Orano, ce tribunal a enjoint au Niger de ne pas vendre l’uranium produit par la Somaïr, dont le site compte environ 1 300 tonnes de concentré, représentant une valeur marchande de 250 millions d’euros.</p>



<p>Selon Wamaps, groupe de journalistes ouest-africains spécialisé dans l’actualité sécuritaire au Sahel, 1 000 tonnes d’uranium non enrichi aurait quitté Arlit. Une partie serait stockée à Niamey, l’autre serait en route vers le port de Lomé, au Togo, en passant par le Burkina Faso.</p>



<h4 class="wp-block-heading">AES : les États membres officialisent la création de la Télévision de la Confédération <a href="https://www.actuniger.com/politique/21617-aes-les-etats-membres-officialisent-la-creation-de-la-television-de-la-confederation.html">– </a><a href="https://www.actuniger.com/politique/21617-aes-les-etats-membres-officialisent-la-creation-de-la-television-de-la-confederation.html">Actu Niger</a><a href="https://www.actuniger.com/politique/21617-aes-les-etats-membres-officialisent-la-creation-de-la-television-de-la-confederation.html"> –</a> 21/12</h4>



<p>En marge du Conseil des ministres de la Confédération des États du Sahel, les pays membres ont signé l’accord portant création de la Télévision de la Confédération AES, un média stratégique destiné à renforcer l’information des populations et à porter la voix commune du Sahel.</p>



<p>L’accord a été paraphé par les ministres des Affaires étrangères des pays membres, consacrant une volonté politique clairement assumée : doter la Confédération d’un outil de communication souverain, capable de porter une narration propre, en phase avec les réalités, les priorités et les aspirations des peuples du Sahel. Au-delà de l’acte administratif, la signature marque une étape majeure dans la construction institutionnelle de l’AES.</p>



<p>La future Télévision de la Confédération AES aura pour mission de promouvoir l’intégration régionale, de valoriser les actions et politiques publiques des États membres, de renforcer l’accès à une information fiable pour les populations et de faire entendre la voix de la Confédération sur les scènes régionale et internationale. Elle se veut à la fois un vecteur de cohésion, un outil d’information de proximité et une vitrine des dynamiques politiques, économiques, sociales et culturelles portées par l’AES.</p>



<p>Dans un contexte sahélien marqué par de profonds bouleversements géopolitiques et une forte bataille de l’information, la création de ce média communautaire s’inscrit pleinement dans la logique de la refondation et de la souveraineté informationnelle revendiquées par les États de la Confédération. Il s’agit aussi de renforcer la coopération entre les pays membres à travers un instrument commun, pensé pour servir l’intérêt collectif et consolider le sentiment d’appartenance à un même espace.</p>



<p>À terme, la Télévision de la Confédération AES ambitionne de devenir une référence médiatique dans la région, en donnant la parole aux acteurs locaux, en mettant en lumière les initiatives de développement et en contribuant à une meilleure compréhension des enjeux sahéliens, loin des prismes extérieurs. Un projet médiatique qui, au-delà des écrans, traduit la volonté des États de l’AES de parler d’une seule voix et de construire, ensemble, un récit commun au service de leurs peuples.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Confédération des États du Sahel : lancement inaugural du Conseil des Ministres à Bamako <a href="https://www.actuniger.com/politique/21614-confederation-des-etats-du-sahel-lancement-inaugural-du-conseil-des-ministres-a-bamako.html">– </a><a href="https://www.actuniger.com/politique/21614-confederation-des-etats-du-sahel-lancement-inaugural-du-conseil-des-ministres-a-bamako.html">Actu</a> <a href="https://www.actuniger.com/politique/21614-confederation-des-etats-du-sahel-lancement-inaugural-du-conseil-des-ministres-a-bamako.html">Niger </a>– 21/12 &nbsp;</h4>



<p>Le Palais de Koulouba a été le théâtre d’une étape historique pour la Confédération des États du Sahel (AES) avec l’ouverture de la première session confédérale du Conseil des Ministres, réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, et posant les jalons de la gouvernance régionale de cette nouvelle entité stratégique.</p>



<p>La cérémonie a été présidée par le Président de la Transition du Mali, Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, également Président de la Confédération AES, en présence des ministres des trois États membres. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit en prélude à la deuxième session ordinaire du Collège des Chefs d’État, prévue les 22 et 23 décembre à Bamako.</p>



<p>Dans son allocution d’ouverture, le Président de la Confédération a qualifié cette session d’« inaugurale et préparatoire », rappelant qu’elle est expressément prévue par l’article 12 du Traité constitutif de l’AES, signé à Niamey le 6 juillet 2024. Le Conseil des Ministres constitue, a-t-il souligné, l’un des trois piliers de la gouvernance confédérale, aux côtés du Collège des Chefs d’État et du futur Parlement confédéral.</p>



<p>Au cœur des travaux figurent des dossiers structurants : le rapport d’exécution de la feuille de route de l’An I, les projets de protocoles additionnels relatifs à la défense, à la diplomatie et au développement, ainsi que les textes encadrant le fonctionnement des futures sessions parlementaires confédérales. Leur adoption permettra de finaliser l’ossature institutionnelle de la Confédération et de baliser son fonctionnement opérationnel.</p>



<p>Cette première session du Conseil des Ministres vise à harmoniser les positions des États membres, à examiner les dossiers stratégiques soumis à l’arbitrage des Chefs d’État et à formuler des recommandations concrètes pour renforcer la coopération politique, sécuritaire, économique et sociale dans l’espace confédéral.</p>



<p>S’exprimant devant les ministres, le Général Assimi Goïta a insisté sur la vocation profonde de l’AES, appelée à devenir un cadre d’« émancipation, de liberté et d’indépendance véritable », fondé sur les ressources propres et le génie des peuples sahéliens. « Nos trois États ont fait le choix souverain de mutualiser leurs efforts pour bâtir un espace stable et apaisé, favorable au développement et au plein épanouissement de nos populations », a-t-il déclaré, tout en appelant à une collaboration pragmatique et renforcée face aux défis sécuritaires, économiques et géopolitiques.</p>



<p>Le Président de la Confédération n’a pas éludé les pressions extérieures, dénonçant un « terrorisme économique et médiatique » exercé, selon lui, par certains acteurs internationaux dans le but d’affaiblir le soutien populaire dont bénéficie l’AES. Loin d’ébranler la dynamique en cours, ces tentatives, a-t-il affirmé, renforcent la détermination des États membres à poursuivre leur « marche souveraine sur la scène africaine et internationale ».</p>



<p>Rendant hommage aux Forces de Défense et de Sécurité du Mali, du Burkina Faso et du Niger, le Chef de l’État a salué leur engagement « au péril de leur vie » pour la protection des territoires, tout en exprimant sa reconnaissance au « vaillant peuple de l’AES », qu’il a présenté comme la principale source de légitimité de la Confédération.</p>



<p>Élargissant la perspective au-delà du seul espace sahélien, le Président Assimi Goïta a rappelé que l’Afrique de l’Ouest demeure liée par une histoire pluriséculaire, une culture partagée et une géographie commune, estimant que les peuples de la région sont naturellement appelés à vivre ensemble dans le respect mutuel, la solidarité et la fraternité.</p>



<p>Avec cette première session confédérale du Conseil des Ministres, l’AES franchit un cap décisif, affirmant sa volonté de bâtir une Confédération souveraine, solidaire et structurée, résolument tournée vers la défense des intérêts stratégiques et du développement endogène des peuples du Sahel.</p>



<h4 class="wp-block-heading">AES : la Force unifiée entre officiellement en activité après la remise de son étendard <a href="https://www.actuniger.com/politique/21613-aes-la-force-unifiee-entre-officiellement-en-activite-apres-la-remise-de-son-etendard.html">– </a><a href="https://www.actuniger.com/politique/21613-aes-la-force-unifiee-entre-officiellement-en-activite-apres-la-remise-de-son-etendard.html">Actu Niger</a><a href="https://www.actuniger.com/politique/21613-aes-la-force-unifiee-entre-officiellement-en-activite-apres-la-remise-de-son-etendard.html"> –</a> 21/12</h4>



<p>Un tournant stratégique majeur a été franchi ce samedi 20 décembre 2025 avec la remise solennelle de l’étendard à la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (FU-AES), marquant officiellement son entrée en activité opérationnelle. La cérémonie, à forte portée symbolique et politique, s’est déroulée sous la présidence du Chef de l’État malien, Président de la Transition, Chef suprême des Armées et Président de la Confédération des États du Sahel, le Général d’Armée Assimi Goïta.</p>



<p>Autour de cet acte fondateur, les plus hautes autorités civiles et militaires de l’espace AES étaient réunies : le Premier ministre du Mali, le Président du Conseil national de Transition, les Présidents des Institutions de la République, les ministres chargés de la Défense des pays membres, des membres des gouvernements de l’AES, les Chefs d’État-major des Armées, ainsi que des ambassadeurs, représentants d’organisations internationales, attachés de défense de pays amis et délégations officielles des États de la Confédération.</p>



<p>Dans son allocution, le Président Assimi Goïta a souligné la portée historique de cette cérémonie, qualifiant la remise de l’étendard de marqueur officiel du démarrage opérationnel de la Force unifiée de l’AES. Il a salué l’installation du nouveau commandant de la FU-AES et rendu hommage au courage, au professionnalisme et à la détermination des ministres de la Défense, des Chefs d’État-major et de l’ensemble des Forces de défense et de sécurité des pays membres.</p>



<p>Le Chef de l’État est revenu sur les acquis sécuritaires enregistrés depuis la Déclaration de Niamey du 6 juillet 2024, rappelant que les Forces armées de l’AES ont conduit des opérations conjointes majeures, notamment Yéréko I et Yéréko II. Ces actions coordonnées ont permis, selon lui, la neutralisation de plusieurs chefs terroristes et la destruction de sanctuaires criminels, grâce à une planification rigoureuse, un partage efficace du renseignement et une mutualisation accrue des moyens.</p>



<p>Face à l’adaptation constante des groupes armés terroristes, le Président de la Confédération a insisté sur la nécessité d’une anticipation stratégique permanente, désormais confiée au nouveau commandement de la Force unifiée. Il a également attiré l’attention sur la nature multiforme des menaces pesant sur les États du Sahel, évoquant non seulement les défis sécuritaires, mais aussi les pressions économiques et informationnelles. Dans cette optique, il a mis en avant les réponses structurantes engagées par la Confédération, notamment la création de la Télévision, de la Radio et de la presse écrite AES, destinées à renforcer la souveraineté informationnelle et à faire face aux campagnes de désinformation.</p>



<p>Affirmant avec fermeté que « l’AES est une réalité irréversible », le Président Goïta a salué la résilience et le soutien constant des peuples de l’Alliance, tout en s’inclinant devant la mémoire des civils et militaires tombés au champ d’honneur et en adressant ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.</p>



<p>Prenant la parole à son tour, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants du Mali, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, a rappelé que le Sahel traverse un moment décisif de son histoire, soulignant que la paix, la sécurité et la souveraineté ne se délèguent pas. Il a présenté la Force unifiée de l’AES comme l’aboutissement d’une mutualisation stratégique fondée sur les valeurs sahéliennes de solidarité, d’entraide et de dignité.</p>



<p>L’étendard remis à la FU-AES a été décrit comme un symbole vivant, porteur de mémoire, de volonté collective et d’un engagement irréversible, forgé par le sacrifice des martyrs civils et militaires. À la tête de cette force multinationale, le Général de Brigade Daouda Traoré, officier expérimenté et reconnu pour sa connaissance du terrain, aura la lourde responsabilité de conduire la FU-AES dans un contexte sécuritaire exigeant, au service de la stabilité, de la sécurité et de la souveraineté de l’espace sahélien.</p>



<p>Avec cette cérémonie, la Confédération des États du Sahel franchit une nouvelle étape dans la construction de son architecture de défense commune, affirmant sa volonté de prendre en main, de manière souveraine et solidaire, son destin sécuritaire.&nbsp; &nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading">Mali: ouverture du sommet des chefs d’État de l&rsquo;AES pour renforcer la coopération régionale – <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251222-mali-ouverture-du-sommet-des-chefs-d-%C3%A9tat-de-l-aes-pour-renforcer-la-coop%C3%A9ration-r%C3%A9gionale">RFI</a><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251222-mali-ouverture-du-sommet-des-chefs-d-%C3%A9tat-de-l-aes-pour-renforcer-la-coop%C3%A9ration-r%C3%A9gionale"> </a>– 22/12</h4>



<p>À Bamako, une rencontre de 48 heures réunissant les chefs des juntes du Mali, du Niger et du Burkina</p>



<p>Faso s’ouvre ce lundi 22 décembre. Les trois dirigeants, regroupés au sein de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), entendent renforcer leur coopération régionale. Selon le programme officiel, le général Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie au Niger, et le capitaine Ibrahim Traoré, chef de la junte burkinabè, seront accueillis à l’aéroport par leur homologue malien, le général Assimi Goïta.</p>



<p>« La défense et la sécurité seront les principaux sujets à l’ordre du jour de la rencontre », insiste une source officielle malienne. À Bamako, les dirigeants doivent rencontrer le commandement de la Force unifiée de l’AES, à peine symboliquement installée. &nbsp;</p>



<p>Cette force, composée de militaires des trois pays, est chargée de lutter contre l’insécurité et les groupes jihadistes dans l’espace AES. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont claqué depuis un moment la porte du G5 Sahel, cette organisation régionale créée pour coordonner la lutte contre le terrorisme.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La situation au Bénin également évoquée</h4>



<p>Au cours de leur rencontre, les chefs d’État doivent également entériner la signature, par leurs ministres des Affaires étrangères, d’un protocole instituant la Télévision de l’AES, dont le siège sera basé à Bamako. Les discussions porteront aussi sur le projet de création d’une banque commune d’investissement, régulièrement évoqué lors des précédents sommets.</p>



<p>La tentative de coup d’État du 7 décembre à Cotonou devrait aussi être abordée. Le Burkina Faso et le Niger partageant une frontière avec le Bénin, « il est tout à fait normal qu’il y ait un échange d’informations sur le sujet », confie un interlocuteur nigérien.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Bénin-AES : après la tentative de putsch, coulisses d’une guerre informationnelle <a href="https://www.jeuneafrique.com/1751424/politique/benin-aes-apres-la-tentative-de-putsch-coulisses-dune-guerre-informationnelle/">– </a><a href="https://www.jeuneafrique.com/1751424/politique/benin-aes-apres-la-tentative-de-putsch-coulisses-dune-guerre-informationnelle/">Jeune</a> <a href="https://www.jeuneafrique.com/1751424/politique/benin-aes-apres-la-tentative-de-putsch-coulisses-dune-guerre-informationnelle/">Afrique</a><a href="https://www.jeuneafrique.com/1751424/politique/benin-aes-apres-la-tentative-de-putsch-coulisses-dune-guerre-informationnelle/"> –</a> 20/12 &nbsp;</h4>



<p><em>La tentative de coup d’État du 7 décembre a donné lieu à une vague inédite de fake news sur les réseaux sociaux. Les autorités béninoises tentent de contrer une offensive visiblement coordonnée depuis Ouagadougou et Niamey.</em></p>



<p>Le 7 septembre, alors que Cotonou était le théâtre d’une tentative de putsch menée par le lieutenantcolonel Pascal Tigri, une autre bataille faisait rage sur les réseaux sociaux. Au premier rang de celle-ci, l’activiste Kemi Seba. Par ailleurs conseiller spécial du président nigérien Abdourahamane Tiani, celuici a diffusé des messages de soutien aux mutins dès les premières heures de combats.</p>



<p>Il y affirmait notamment – à tort – que Patrice Talon avait été déposé et appelait la population à manifester en faveur du coup d’État. Désormais sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la justice béninoise pour « apologie du terrorisme » et « incitation à la révolte », Kemi Seba est cependant loin d’être le seul à avoir participé à ce que Cotonou considère comme une offensive coordonnée de guerre informationnelle.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une fausse interview de Tigri depuis le Niger</h4>



<p>Dès le 8 décembre, le Centre national d’investigation numérique (CNIN) a lancé une contre-offensive sur plusieurs fronts. L’agence, placée sous l’égide directe de la présidence et dirigée par Ouanilo Medegan, expert en cybersécurité, a notamment créé un canal WhatsApp qui s’est employé à dévoiler les fake news qui se sont multipliées après la tentative de coup d’État. Parmi les derniers exemples en date figure une supposée interview de Pascal Tigri au site beninnews.info.</p>



<p>Un entretien imaginaire dans lequel le chef des mutins explique avoir agi avec le soutien… de la France. En plus d’alerter sur la nécessité de « ne pas se fier au contenu publié par cette page », les agents du CNIN indiquent également que beninnews.info n’a été créé que le 15 décembre dernier afin de diffuser de fausses informations sur la tentative de putsch. Selon nos informations, les services béninois ont identifié que la première publication de ce site sur les réseaux sociaux a été faite par un compte situé au Niger.</p>



<p>Nombre de vidéos et de photographies prétendant montrer des manifestations de soutien aux putschistes se sont révélées être des images sorties de leur contexte, voire des reportages anciens, tournés dans d’autres pays africains. Le canal « Anti Fake News Bénin » pointe également plusieurs cas de « reportages » générés par l’intelligence artificielle. L’une des vidéos de ce type les plus visionnées a été celle, diffusée là encore par Kemi Seba, dans laquelle on pouvait voir et entendre un Pascal Tigri généré par IA affirmé que le coup d’État était toujours en cours.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La main du Burkina Faso</h4>



<p>Si le canal « Anti Fake News Bénin » a été créé dans l’urgence au lendemain de la tentative de putsch face à la vague inédite de fake news que les autorités béninoises considèrent comme le fruit d’une « offensive coordonnée », l’unité dédiée à la veille informationnelle est active depuis plusieurs mois.</p>



<p>Selon nos informations, les enquêteurs de cette cellule travaillent à une cartographie précise des comptes considérés comme les plus actifs dans la diffusion de fausses informations. L’écrasante majorité de ceux-ci se situe, selon le CNIN, au Burkina Faso ainsi que, dans une moindre mesure, au Niger. Ces « attaques informationnelles » semblent avoir redoublé depuis le mois de janvier 2025.</p>



<p>Le Burkina Faso d’Ibrahim Traoré est régulièrement soupçonné d’abriter – voire de coordonner – des campagnes de fake news ciblant les Occidentaux mais aussi d’autres pays africains. Ce fut notamment le cas lors de la présidentielle en Côte d’Ivoire, comme le révélait Jeune Afrique en septembre dernier : la Brigade d’intervention rapide de communication (BIR-C), bras armé de Ouagadougou dans la guerre informationnelle, avait alors multiplié les attaques contre les autorités ivoiriennes, et en particulier contre Alassane Ouattara.</p>



<p>Le président ivoirien avait déjà été la cible, un an plus tôt, des mêmes cyberactivistes burkinabè, en amont de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) organisée en Côte d’Ivoire. À l’époque, les services de renseignement ivoiriens soupçonnaient très fortement que l’offensive avait été menée en lien avec l’Agence nationale de renseignement (ANR) burkinabè. Ces dernières années, celle-ci a régulièrement reçu le soutien de spécialistes russes de la guerre informationnelle.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les vraies raisons du discret aller-retour de Faure Gnassingbé à Niamey <a href="https://www.jeuneafrique.com/1750935/politique/les-vraies-raisons-du-discret-aller-retour-de-faure-gnassingbe-a-niamey/">– </a><a href="https://www.jeuneafrique.com/1750935/politique/les-vraies-raisons-du-discret-aller-retour-de-faure-gnassingbe-a-niamey/">Jeune</a> <a href="https://www.jeuneafrique.com/1750935/politique/les-vraies-raisons-du-discret-aller-retour-de-faure-gnassingbe-a-niamey/">Afrique</a> <a href="https://www.jeuneafrique.com/1750935/politique/les-vraies-raisons-du-discret-aller-retour-de-faure-gnassingbe-a-niamey/">–</a> 19/12 &nbsp;</h4>



<p>Alors que le Bénin avait échappé à une tentative de coup d’État deux jours plus tôt, le président du Conseil du Togo s’est rendu au Niger, dans la nuit du 9 au 10 décembre, pour s’entretenir avec Abdourahamane Tiani. Coulisses d’une rencontre qui n’est pas passée inaperçue.</p>



<p>C’est un aller-retour de quelques heures qui a eu tôt fait de susciter curiosité et interrogations. Tard dans la soirée du 9 au 10 décembre, Faure Essozimna Gnassingbé a effectué un aller-retour de quelques heures au Niger. Le président du Conseil du Togo y a rencontré l’homme fort de Niamey, le général Abdourahamane Tiani, et cette visite nocturne a intrigué les chancelleries de la sous-région.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les interrogations de Cotonou</h4>



<p>Il faut dire que deux jours plus tôt, le 7 décembre, un groupe de putschistes avait tenté de renverser le président Patrice Talon, au Bénin, et de s’emparer du pouvoir. Dès le 9 décembre, Cotonou avait acquis la certitude que le lieutenant-colonel Pascal Tigri, le chef des mutins, avait traversé le fleuve Mono et trouvé refuge à Lomé. Cotonou sait également l’animosité que lui porte le régime nigérien, que les autorités béninoises soupçonnent d’ailleurs d’être lié – d’une manière ou d’une autre – à la tentative de coup d’État. Dans ce contexte, l’échappée nigérienne de Faure Gnassingbé ne pouvait pas passer inaperçue.</p>



<p>Selon nos informations, s’il n’est pas exclu que les deux dirigeants aient parlé de la situation au Bénin, c’est un tout autre sujet qui a motivé ce déplacement et été au cœur de leurs discussions : les 1 000 tonnes d’uranium que le Niger espère mettre sur le marché et pour lesquelles il cherche un débouché. Extrait de la mine de la Somaïr, dans la région d’Arlit, le minerai a été chargé à bord de camions fin novembre, lesquels ont ensuite pris la direction du sud. Des images satellites confirment que, le 7 décembre, le convoi se trouvait sur la base militaire 101, à Niamey.</p>



<p>Faisant fi des protestations de l’entreprise française Orano, qui exploitait la mine quand l’uranium en a été extrait, le Niger cherche à le faire sortir de son territoire. Sa frontière avec le Bénin étant fermée depuis le putsch qui a conduit le général Tiani au pouvoir en juillet 2023, un transbordement de la cargaison sur un navire amarré au port de Lomé avait alors paru vraisemblable.</p>



<p>Ce ne devrait finalement pas être l’option retenue : selon nos sources, plusieurs proches de Faure Gbassingbé ont en effet exprimé leurs réticences, convaincus que ce serait exposer le Togo à un trop grand risque réputationnel et commercial compte tenu des procédures engagées par Orano devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi) et devant la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada (CCJA). Si le président du Conseil s’est rendu à Niamey, c’est donc dans le cadre d’une médiation entreprise pour rapprocher les positions du Niger et de la France, qui détient 90 % d’Orano.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L’AES ciblée par la nouvelle version du « travel ban » de Trump <a href="https://www.jeuneafrique.com/1751343/societe/laes-ciblee-par-la-nouvelle-version-du-travel-ban-de-trump/">– </a><a href="https://www.jeuneafrique.com/1751343/societe/laes-ciblee-par-la-nouvelle-version-du-travel-ban-de-trump/">Jeune Afrique</a><a href="https://www.jeuneafrique.com/1751343/societe/laes-ciblee-par-la-nouvelle-version-du-travel-ban-de-trump/"> </a>– 21/12 &nbsp;</h4>



<p><em>Nouveau signe du durcissement de la politique migratoire de la Maison-Blanche : les États-Unis étendent l’interdiction de l’entrée sur leur sol aux ressortissants étrangers de sept nouveaux pays. Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel sont ciblés.</em></p>



<p>En matière de politique migratoire, fil rouge le plus patent des deux mandats du versatile Donald Trump, le 47e président des États-Unis manie la carotte des visas et le bâton des interdictions de voyage. Au gré des actualités nationales, des statistiques de dépassement des titres de séjour ou de l’humeur du locataire de la Maison-Blanche, le désormais fameux « travel ban » est à une géométrie aussi variable que les droits de douane. La liste des pays dont les ressortissants sont indésirables aux États-Unis a été actualisée, ce 16 décembre.</p>



<p>En juin, Washington avait annoncé des interdictions d’entrée sur le territoire américain aux voyageurs de 12 pays principalement situés au Moyen-Orient et dans cette Afrique que Donald Trump ne manque jamais de tacler, avec une dose toujours certaine de méconnaissance du continent. Étaient notamment tenus à distance les habitants du Tchad, du Congo, de Guinée équatoriale, d’Érythrée, de Libye, du Soudan et de cette Somalie que Trump qualifie de « pays pourri ». Sept nations complètent désormais la liste des pays indésirables, dont cinq africains.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le Sahel mis à l’index</h4>



<p>Si la Sierra Leone voit les restrictions passer de « partielles » à « totales », le Soudan du Sud, le Burkina Faso, le Niger et le Mali font leur entrée dans la « liste noire ». Une décision qui fait dire à l’hebdomadaire français Le Point que « l’Amérique tourne le dos » à un Sahel qu’elle entend pourtant officiellement épauler, dans la lutte contre le terrorisme.</p>



<p>Inutile d’attendre les réactions officielles des régimes de l’Alliance des États du Sahel (AES). Primo, la récente proclamation américaine n’est guère une surprise, car les États-Unis avaient donné, par exemple, un délai de soixante jours au Burkina Faso pour se conformer à certaines exigences américaines. Secundo, les réponses sahéliennes devraient déployer d’attendues promesses de mesures de réciprocité…</p>



<h4 class="wp-block-heading">Servir les intérêts américains</h4>



<p>Comme des exceptions confirment toujours les règles, les États-Unis précisent, à l’occasion de cette nouvelle vague de pays « sanctionnés » que ne seront pas concernés, le 1er janvier 2026, les résidents permanents légaux ou les titulaires de visas existants, de même que certaines catégories de droits d’entrée comme celles des athlètes, des diplomates ou des personnes dont la venue « sert les intérêts nationaux des États-Unis ». Cette immigration choisie, décidée unilatéralement, inquiète notamment les étudiants, les chercheurs et les hommes d’affaires.</p>



<p>En ce qui concerne les motifs de ces nouvelles restrictions, le jargon est toujours truffé des mêmes arguments : « déficiences persistantes et sévères » dans les systèmes de contrôle, de vérification et de partage d’informations des pays de départ, nécessité de « protéger la sécurité des États-Unis », risque de nuisance « à la culture, au gouvernement, aux institutions ou aux principes fondateurs » des ÉtatsUnis.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Le Sahel transformé en un juteux marché de formations militaires <a href="https://mondafrique.com/international/le-sahel-transforme-en-un-juteux-marche-de-formations-militaires/">– </a><a href="https://mondafrique.com/international/le-sahel-transforme-en-un-juteux-marche-de-formations-militaires/">Mondafrique</a> – 20/12</h5>



<p>La complexité et l’urgence du combat contre le terrorisme au Sahel ont transformé cette région en un vaste marché de formations militaires. Souvent dans le sillage de la vente d’armes, ces cessions répondent aux objectifs et aux logiques des armées sahéliennes et des pays fournisseurs, qu’ils soient des états africains ou des partenaires internationaux.</p>



<p>Les propositions émanent, principalement, de la Russie, des États-Unis d’Amérique, de la Chine, de pays européens, de l’Iran, de la Turquie puis du Maroc. Un des défis principaux est la mise en cohérence des acquis dans la stratégie de défense globale des pays concernés. Un grand défi que d’évaluer leur impact sur l’efficacité des armées sahéliennes !</p>



<p>Alors en visite à Moscou, mi-novembre 2021, le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, avait affirmé que ‘’ au moins 90% des officiers et des militaires ont été formés ici en leur temps’’.</p>



<p>Le ministre malien avait ajouté que des instructeurs russes – Wagner à l’époque – aidaient les Maliens à apprendre à utiliser les équipements, les avions ou les armes reçus de la Russie, dans une guerre asymétrique. Le Mali a besoin de l’aide des techniciens russes pour entretenir l’ensemble de ces matériels militaires. Plus précis, les profils recherchés par Afrika Corp – remplaçant de Wagner – couvrent un large éventail de fonctions, telles l’infanterie motorisée, l’artillerie, les blindés, le maniement des drones, des spécialistes de la guerre électronique et de la défense aérienne, la médecine militaire, ou encore la traduction en langues arabe et française.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L’héritage de Barkhane</h4>



<p>Entre le 18 février 2013 et le 18 mai 2024, l’armée malienne a bénéficié de formations dans le domaine des opérations de patrouille. Elle a aussi appris différentes techniques pour contrer les offensives des djihadistes à moto. En effet, les groupes djihadistes ont une capacité à s’adapter rapidement aux différentes tactiques déployées par les armées sahéliennes.</p>



<p>Des unités légères de reconnaissance et d’intervention (ULRI), ou les Compagnies mobiles de contrôle des frontières (CMCF) au Niger, ont été constituées par lrs unités&nbsp; européennes investies au Sahel sur l’initative de la France,&nbsp; Task Force Takuba. Les militaires maliens ont également été l’objet d’accompagnement de la part de l’opération Barkhane, entre août 2014 et novembre 2022.</p>



<p>Tout ce paquet, dans le cadre de l’EUTM (European Union Training Mission), visant à renforcer l’autonomie de l’armée malienne, ainsi que de l’EUCAP Sahel. Lancée en janvier, cette autre mission de renforcement des capacités soutenait la réforme du secteur de la sécurité, la stimulation de la gestion efficace, la transparence ainsi que la responsabilité des forces armées. Avec Barkhane, les armées sahéliennes ont constitué un groupe unique de plusieurs milliers d’hommes qui ont combattu côte à côte. &nbsp;</p>



<p><strong>Le Maroc en première ligne.</strong></p>



<p>Depuis 2018, le Maroc accueille, chaque année, la Conférence africaine des officiers supérieurs, un forum stratégique réunissant une centaine de hauts gradés provenant de trente pays africains ainsi que des États-Unis. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie d’AFRICOM ou Commandement américain pour l’Afrique. Celle-ci cherche à soutenir les États partenaires dans la lutte contre les menaces transnationales à contrer les influences extérieures déstabilisatrices et à promouvoir des structures de défense résilientes en Afrique.</p>



<p>Par ailleurs, le Maroc déploie d’intenses activités de formations dans les pays du Sahel. Ainsi, le 18 août 2025, une délégation des Forces armées royales (FAR) a fait une visite de travail à la Direction de la communication et des relations publiques de l’état-major général des Forces armées mauritaniennes. L‘objectif était de renforcer le partenariat, dans les domaines des media militaires et de la communication institutionnelle.</p>



<p>La quatrième session de la Commission mixte maroco-mauritanienne, tenue en novembre 2023, à Nouakchott, était marquée par des discussions autour de la formation et l’entrainement conjoints, incarnant une diplomatie de défense proactive et pragmatique. Cette vision, aux yeux des deux voisins, est en adéquation avec les nouvelles réalités sécuritaires du Maghreb et du Sahel, où la porosité des frontières et les flux illicites requièrent une réponse, non seulement coordonnée mais également robuste.</p>



<p>En juillet 2024, le Maroc et le Burkina Faso ont signé un accord de coopération militaire, qui comprend, notamment, des entrainements et des exercices, le soutien technique et la médecine militaire. À ce titre, le Maroc a accueilli en mai 2025 une délégation d’officiers burkinabè pour un stage de formation en sécurité militaire. Toujours dans le cadre, 200 militaires burkinabè ont bénéficié de six semaines de formation, théorique et pratique, en techniques de saut parachutiste au Centre d’instruction des troupes aéroportées de Bobo-Dioulasso, entre juin et juillet 2025.</p>



<p>La coopération militaire entre le Royaume et le Mali comporte les mêmes domaines, avec, en plus, la formation d’unités de l’armée malienne dans les académies et écoles militaires des FAR.&nbsp; Du 27 au 29 mai 2025, une délégation de l’armée malienne s’est rendue au Maroc, dans ce cadre. &nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading">Flintlock, grand exercice américain</h4>



<p>Le plus important exercice annuel de l’AFRICOM est Flintlock, instauré en 2005. Il s’agit d’un exercice militaire et policier combiné. Son objectif est de renforcer la capacité des pays partenaires clés africains à contrer les organisations extrémistes violentes, à collaborer au-delà de leurs frontières et à assurer la sécurité de leurs populations. Cet engagement américain se traduit, également, par le déroulement d’un programme d’appui de 46 milliards de FCFA, destiné aux unités opérant dans les zones les plus exposées à la menace terroriste. Le même élan sera doublé d’un autre programme de formation en secourisme de combat ou en compétences médicales essentielles. Cette année, le Bénin, le Cameroun, le Cap-Vert, le Ghana, le Libéria, la Libye, le Maroc, la Mauritanie, le Nigeria, le Sénégal, le Tchad et le Togo ont pris part à l’édition 2025 qu’a accueillie la Côte-d’Ivoire, du 24 avril au 14 mai. Au total, 38 pays, réunissant 500 personnels des Forces spéciales, s’y sont frottés. La Côte-d’Ivoire et le Ghana avaient co-hébergé les éditions 2023 et 2024. Flintlock 2024 avaient formé 1 300 militaires originaires d’une trentaine de nations africaines et leurs partenaires internationaux. Fondamentalement, l’exercice a pour finalités : le renforcement de l’interopérabilité, la coordination des opérations et de la réactivité face aux menaces transnationales telles le terrorisme et le crime organisé. L’édition 2025 cible les défis sécuritaires mondiaux, souligne l’importance de la lutte anti-terroriste et de l’action conjointe contre l’instabilité régionale. Elle fait la promotion du partenariat international, dans le contexte sécuritaire de l’Afrique de l’ouest et du nord.</p>



<p>La présence chinoise est également significative dans le domaine de la formation militaire au Sahel. Elle a signé des accords bilatéraux avec les pays de l’AES en matière de formations de militaires, en Chine, et de livraison d’équipements militaires. Début 2025, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a dévoilé une stratégie ambitieuse visant à renforcer la sécurité et la stabilité dans le continent. Deux piliers essentiels :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Formations et renforcement des capacités de 6 000 soldats et de 1 000 policiers, afin de les rendre capables de répondre aux défis sécuritaires constants, en particulier le terrorisme et les insurrections ;  </li>



<li>un engagement de 136 millions de dollars en assistance militaire, afin de fournir non seulement des équipements mais aussi de l’expertise technique pour moderniser les armées locales.</li>
</ul>



<p><strong>’La diplomatie du drone’’ de la Turquie.</strong></p>



<p>La Turquie pratique ‘’la diplomatie du drone’’ avec les armées du Sahel, maniant l’argument de la vente du matériel militaire, particulièrement des drones, aux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Elle livre aussi des avions de surveillance et de transport de troupes, avec, à la clé, des instructeurs pour la formation de militaires au maniement et à la maintenance de ces vecteurs. La Turquie a renforcé ses liens stratégiques avec le Cameroun, un pays important de la lutte anti-djihadiste au Sahel. Le ministre turc de la Défense, Yasar Guler, s’est rendu dans ce pays, début mai 2015, lors de la 3è session de la Commission mixte Cameroun – Turquie. C’était l’occasion de saluer les nombreuses initiatives en matière de formations. Il s’agit de stages offerts aux élèves officiers et sous-officiers camerounais dans les académies militaires turques, ainsi que l’accueil de missions d’études de l’École supérieure internationale de guerre (ESIG) de Yaoundé et de l’École internationale des forces de sécurité (EIFORCES) d’Awae, ces deux dernières années. De nombreux militaires du Sahel continuent d’être formés dans ces deux grandes écoles. Awae est une commune du Centre du Cameroun, située à 50 km de Yaoundé.</p>



<p>Jusqu’à fin septembre 2024, des militaires français, entre autres, apprenaient à des homologues tchadiens à servir de lien essentiel entre les troupes au sol et les capacités aériennes. Leur mission principale sera, plus tard, de dialoguer avec des aéronefs, afin de faciliter la compréhension des manœuvres au sol, et d’assurer la distinction entre les troupes alliées et ennemies.&nbsp; Ils auront pour tâches, également, de guider les aéronefs de reconnaissance et de surveillance pour détecter des cibles d’opportunité, permettant d’adapter la manœuvre en temps réel. Les Forces françaises au Tchad organisaient aussi, au profit d’éléments de l’armée de l’air tchadienne, des modules portant sur les escortes des autorités, avec une partie aérienne sur hélicoptère MI-17 et une autre terrestre, au champ de tir de Massaguet, situé à 80 km au nord de la capitale tchadienne.</p>



<p>Avec cet échantillon de formations, comment les capacités militaires des armées sahéliennes ont-elles évolué, ces dernières années ? Elles ont fait, probablement, des progrès. Mais jusqu’à quel niveau opérationnel ? En face, leurs ennemis djihadistes ont acquis aussi des connaissances nouvelles et des armes plus perfectionnées. Par exemple, la Russie et les pays de l’AES accusent l’Ukraine d’avoir exporté sa guerre avec Moscou au Sahel, en fournissant, notamment, des drones et de l’expertise appropriée aux groupes armés terroristes. Le modeste rôle de Kiev au Sahel explique-t-il, en partie, les difficultés des armées sahéliennes à contrer systématiquement l’ennemi islamiste? Ou est-ce </p>
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		<title>Diplomatie régionale : le président nigérien participe au sommet de l’AES à Bamako.</title>
		<link>https://lavoiedusahel.com/1799-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 17:55:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cœur des échanges figurent le renforcement de la coopération entre les États membres, la promotion de la solidarité régionale et surtout l’opérationnalisation effective des mécanismes de la Confédération. Les chefs d’État entendent ainsi accélérer la mise en œuvre des décisions communes, dans un contexte marqué par la quête de souveraineté, de stabilité et de développement endogène.</p>
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<p></p>



<p></p>



<p>Diplomatie | AES<br>Le Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, se trouve depuis ce lundi 22 décembre 2025 à Bamako, au Mali, où il prend part à la 2ᵉ Session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES).<br>Cette rencontre de haut niveau, réunie les dirigeants des trois pays membres de la Confédération, à savoir le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Elle s’inscrit dans la dynamique de consolidation de l’AES, créée pour répondre de manière concertée aux défis sécuritaires, politiques et socioéconomiques auxquels fait face l’espace sahélien.</p>



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<p><br>Au cœur des échanges figurent le renforcement de la coopération entre les États membres, la promotion de la solidarité régionale et surtout l’opérationnalisation effective des mécanismes de la Confédération. Les chefs d’État entendent ainsi accélérer la mise en œuvre des décisions communes, dans un contexte marqué par la quête de souveraineté, de stabilité et de développement endogène.</p>



<p><br>Pour les autorités de l’AES, cette session constitue une étape décisive dans la construction d’un cadre régional fondé sur les priorités des peuples sahéliens, avec pour objectifs majeurs la restauration de la paix, le renforcement de la sécurité collective et la relance du développement.</p>



<p><br>La participation du président Abdourahamane Tiani à ce sommet confirme l’engagement du Niger en faveur de l’intégration sahélienne et de la refondation des relations régionales sur des bases de coopération équitable et de respect de la souveraineté des États.</p>
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		<title>Pourquoi Tiani n’a pas parlé le 17 décembre…</title>
		<link>https://lavoiedusahel.com/pourquoi-tiani-na-pas-parle-le-17-decembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 14:37:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>(Editorial de Soumana Idrissa Maïga, Quotidien L’Enquêteur, article hors parution du 17 décembre 2025) Ce</p>
<p>The post <a href="https://lavoiedusahel.com/pourquoi-tiani-na-pas-parle-le-17-decembre/">Pourquoi Tiani n’a pas parlé le 17 décembre…</a> appeared first on <a href="https://lavoiedusahel.com">La Voie du Sahel</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><br>(Editorial de <em>Soumana Idrissa Maïga</em>, Quotidien L’Enquêteur, article hors parution du 17 décembre 2025)</p>



<p>Ce 17 décembre 2025 restera sans doute gravé comme le moment où la Refondation nigérienne a franchi un nouveau Rubicon symbolique.</p>



<p> Alors que les citoyens attendaient, comme le veut une tradition républicaine immuable, l’allocution du Chef de l’État à la veille de la fête de la République, les écrans de la télévision nationale sont restés orphelins de l’image du Général Tiani.<br>Ce silence n&rsquo;est pas un oubli. À ce niveau de responsabilité, et dans un contexte de refondation politique aussi intense, le silence est un message. Il hurle ce que le CNSP ne veut peut-être pas encore écrire dans un décret : la mort symbolique de la République du 18 décembre 1958.<br>L&rsquo;an dernier, le général s’était plié à l&rsquo;exercice. Mais deux ans et demi après le coup d’État du 26 juillet 2023, la rupture idéologique semble désormais totale. Pourquoi célébrer une date qui rappelle la proclamation de la République au sein de la Communauté française, alors que le régime a fait de la « souveraineté retrouvée » et de la rupture avec l&rsquo;ex-puissance coloniale sa raison d&rsquo;être ? En se taisant, le Général Tiani tente probablement de dévitaliser l&rsquo;ancien calendrier pour mieux imposer le sien, celui de la « Refondation ».<br>Pourtant, cette stratégie du vide est à double tranchant. Gouverner, c’est aussi rassurer. Dans un pays éprouvé par les défis sécuritaires et le coût de la vie, la parole présidentielle est un repère. L&rsquo;absence d&rsquo;explication officielle transforme ce choix politique en une source d&rsquo;anxiété populaire. Ce mutisme ouvre la brèche à toutes les spéculations : Une hésitation stratégique ? Une volonté d’effacer les symboles de la République civile pour installer de nouveaux repères ? Ou un mépris des formes institutionnelles ?<br>En choisissant de ne pas s&rsquo;adresser à la Nation, le Général Tiani acte que la légitimité du pouvoir ne réside plus dans les rituels hérités, mais dans l&rsquo;action brute. Mais même dans ce cas, ne rien dire à la veille du 18 décembre, c’est envoyer un message…<br>Car si l&rsquo;on peut effacer une date d&rsquo;un trait de plume ou d&rsquo;un silence radio, on ne comble pas l&rsquo;attente d&rsquo;un peuple par le vide. Ce 18 décembre 2025 ne sera donc pas une fête, mais un constat : l&rsquo;ancienne République est en train de s&rsquo;éteindre. Mais sans cap annoncé, sans parole mobilisatrice, le peuple risque de ne plus savoir dans quelle direction il marche.<br><strong><em>L&rsquo;enquêteur</em></strong>.</p>



<p></p>
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		<title>Revue de presse Niger –18/12/2025</title>
		<link>https://lavoiedusahel.com/revue-de-presse-niger-18-12-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 14:30:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le niger dans la presse internationale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lavoiedusahel.com/?p=1789</guid>

					<description><![CDATA[<p>Niamey : Le programme de la refondation de la République 2025-2029 présenté à la plénière</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Niamey : Le programme de la refondation de la République 2025-2029 présenté à la plénière du CCR –<a href="https://anp.ne/niamey-le-programme-de-la-refondation-de-la-republique-2025-2029-presente-a-la-pleniere-du-ccr/">ANP –</a> 17/12  </strong></p>



<p>Le Ministre de la Refondation, de la culture et de la promotion des valeurs sociales, M. Ali Ben Salah Hamouda a présenté, ce mercredi 17 décembre 2025, le programme de la refondation de la République du Niger (PRR), devant la plénière du conseil consultatif de la refondation (CCR), sous la présidence du 1er vice-président M. Issoufou Katambé.</p>



<p>Cette séance plénière du CCR avait pour ordre du jour la Présentation du compte rendu de la séance plénière du mardi 16 décembre 2025, la Présentation du Rapport de la première session et compte Rendu des activités du CCR pendant l’Intercession et la Présentation du programme de Refondation de la République (PRR) 2025-2029.</p>



<p>Dans son exposé, le Ministre de la refondation a rappelé que dans le cadre de l’élaboration de ce programme, ‘’le gouvernement a effectué un diagnostic de la situation socio-économique qui a fait ressortir quatre (4) défis majeurs à relever et ces défis prennent en compte les dimensions sécuritaire, sociale et économique dans l’optique d’un développement endogène et d’une amélioration’’.</p>



<p>Ces défis se définissent comme la sécurité du territoire et de ses frontières, l’amélioration de la gouvernance et la mise en place d‘une administration publique performante, le développement des bases de production à travers le développement des Infrastructures économiques, l’amélioration de l’accès des producteurs aux facteurs de production, et l’accélération des réformes sociales à travers le développement du capital humain, notamment l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la formation.</p>



<p>Selon&nbsp; le Ministre Ali Ben Salah, ‘’le programme de la refondation est élaboré sur la base de la vision du Président de la République en combinant á la fois les résultats des travaux des comités techniques sectoriels mis en place par arrêté du 04 octobre 2024, de la revue des projets et de programmes ainsi que l’exploitation des rapports préparés par les régions dans la perspective de la tenue des assises nationales et le PRR prend aussi en compte les grandes orientations déclinées dans les lettres de missions des membres du gouvernement’’, ajoutant que ‘’le document a été enrichi, par la suite, avec les orientations du gouvernement à la suite de la réunion du Cabinet tenu le 2 juillet 2024 et celle du 24 avril 2025 ainsi que celle tenue le 15 mai 2025 avec les membres du CNSP’’.</p>



<p>‘’Le PRR a bénéficié des acquis du processus de formulation du PRSP et a respecté toutes les étapes préconisées pour l’élaboration des cadres stratégiques au Niger ainsi, le PRR donne une liste de quelques programmes phares à mettre en œuvre ; dans quelques secteurs et le financement du PRR sera assuré par l’Etat à hauteur de 85%’’ a-t-il annoncé.</p>



<p>Le Ministre de la refondation de préciser enfin que, ‘’ce document a été entièrement élaboré par des compétences nationales et sur financement propre, c’est le lieu ici de féliciter de vive voix toutes les personnes qui ont contribué à l’aboutissement de ce travail’’.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les pays de l&rsquo;AES concernés par les nouvelles restrictions d&rsquo;entrée aux États-Unis <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251217-les-pays-de-l-aes-directement-vis%C3%A9s-par-les-nouvelles-restrictions-d-entr%C3%A9e-aux-%C3%A9tats-unis">– </a><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251217-les-pays-de-l-aes-directement-vis%C3%A9s-par-les-nouvelles-restrictions-d-entr%C3%A9e-aux-%C3%A9tats-unis">RFI</a><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251217-les-pays-de-l-aes-directement-vis%C3%A9s-par-les-nouvelles-restrictions-d-entr%C3%A9e-aux-%C3%A9tats-unis"> –</a> 17/12 &nbsp;</h4>



<p>Les États-Unis étendent les restrictions d&rsquo;entrée sur leur territoire à sept nouveaux pays. Douze pays du monde entier étaient déjà frappés depuis le mois de juin par des restrictions totales, une dizaine par des restrictions partielles. Mardi 16 décembre, le président américain Donald Trump a signé une proclamation « restreignant et limitant davantage l&rsquo;entrée des ressortissants étrangers afin de protéger la sécurité des États-Unis », selon la Maison Blanche. Parmi les sept nouveaux pays blacklistés, la Sierra Leone, le Soudan du Sud, mais également les trois pays de l&rsquo;Alliance des États du Sahel : Mali, Niger et Burkina Faso.</p>



<p>Les restrictions partielles déjà en vigueur deviennent des restrictions totales, selon la proclamation de Donald Trump. En clair, qu&rsquo;ils souhaitent émigrer ou simplement séjourner aux États-Unis, les ressortissants des pays concernés voient leur admission « totalement suspendue ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">« Contrôles et vérifications insuffisants »</h4>



<p>L&rsquo;administration américaine justifie cette mesure par des « informations de contrôle et de vérification » « insuffisantes ». Des exceptions sont toutefois prévues pour les résidents permanents légaux, les titulaires de visas existants, les athlètes, les diplomates, et les personnes dont « l’entrée sert les intérêts nationaux des États-Unis ».</p>



<p>Sollicité par RFI, le Département d&rsquo;État américain n&rsquo;a, à ce stade, pas apporté de précisions sur les motifs ayant conduit à cette décision pour les pays de l&rsquo;AES. L&rsquo;ambassade des États-Unis à Bamako non plus. De leur côté, ni le Mali, ni le Niger, ni le Burkina Faso n&rsquo;ont encore réagi à l&rsquo;annonce américaine. &nbsp;</p>



<p>Au mois d&rsquo;octobre, les États-Unis avaient imposé des cautions de 5 000 à 15 000 dollars lors des demandes de visa aux ressortissants de plusieurs pays africains présentant, selon Washington, « des taux élevés de dépassement de la durée de séjour autorisée ». Concerné, le Mali avait réagi en imposant la réciprocité, avant d&rsquo;être rapidement retiré de la liste – sur laquelle figurent la Mauritanie, la Tanzanie, la Gambie ou encore le Malawi.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Coopération sécuritaire et immigration</h4>



<p>Cette suspension totale des délivrances de visas américains survient alors que les pays de l&rsquo;AES, le Mali en tête, tentent de relancer leur coopération militaire avec les États-Unis. En juillet, à l&rsquo;occasion de la visite d&rsquo;un représentant de la Maison Blanche pour la lutte contre le terrorisme, Bamako s&rsquo;était même félicitée du « dialogue politique rénové et constructif » « renoué » avec les États-Unis.</p>



<p>Depuis, Donald Trump a affiché d&rsquo;autres priorités : « suspendre définitivement l’immigration en provenance de tous les pays du tiers-monde », dont le président américain estime qu&rsquo;ils profitent des États-Unis et menacent leur sécurité.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Accès des pays du Sahel à l’Atlantique: les enjeux économiques de l’initiative marocaine débattus à Niamey <a href="https://afrique.le360.ma/politique/acces-des-pays-du-sahel-a-latlantique-les-enjeux-economiques-de-linitiative-marocaine-debattus-a_QDTFTDKTFJEGNPDPL3CPNXFIDE/">– </a><a href="https://afrique.le360.ma/politique/acces-des-pays-du-sahel-a-latlantique-les-enjeux-economiques-de-linitiative-marocaine-debattus-a_QDTFTDKTFJEGNPDPL3CPNXFIDE/">Le </a><a href="https://afrique.le360.ma/politique/acces-des-pays-du-sahel-a-latlantique-les-enjeux-economiques-de-linitiative-marocaine-debattus-a_QDTFTDKTFJEGNPDPL3CPNXFIDE/">360</a><a href="https://afrique.le360.ma/politique/acces-des-pays-du-sahel-a-latlantique-les-enjeux-economiques-de-linitiative-marocaine-debattus-a_QDTFTDKTFJEGNPDPL3CPNXFIDE/"> –</a> 17/12 &nbsp;</h4>



<p>Sur les 31 pays en développement sans ports d’accès, 16 sont les pays les plus pauvres de la planète à cause de leur enclavement. Ce constat, à l’origine de l’initiative marocaine d’accès des pays du Sahel à l’Atlantique, a fait l’objet d’une conférence à Niamey durant laquelle l’adhésion à cette feuille de route a fait l’Unanimité. Les pays concernés ont déjà fait part de leur intérêt pour cette stratégie. Rappels.</p>



<p>Le Centre National d’Etudes Stratégiques et de la Sécurité (CNESS) et l’Ambassade du Maroc au Niger ont organisé, en fin de semaine dernière, une conférence sur «Le projet royal visant la facilitation d’accès des pays du Sahel à l’Atlantique: enjeux stratégiques et logistiques pour une Afrique intégrée» à la quelle ont pris part conférenciers et responsables diplomatiques accrédités au Niger.</p>



<p>A l’ordre du jour, le projet du roi Mohammed VI du Maroc visant à faciliter l’accès à l’Atlantique aux pays du Sahel que sont Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad.</p>



<p>Les pays privés par la géographie d’un accès à la mer subissent de lourdes pertes économiques en raison de leur enclavement.</p>



<p>Selon l’ONU, les pays en développement sans littoral paient plus du double de leurs voisins en frais de transport pour envoyer et recevoir des marchandises. «Par conséquent, peu d’échanges commerciaux ont lieu entre les pays en développement sans littoral et leurs voisins», observent les Nations unies.</p>



<p>Sur les 31 pays en développement sans ports d’accès, 16 se retrouvent dans la classe des pays les plus pauvres de la planète à cause de leur enclavement, note la Banque mondiale, ce qui entraîne une croissance économique plus lente et un niveau de développement de 20% inférieur à celui de leurs homologues côtiers.</p>



<p>Afin de surmonter ces contraintes et bien d’autres encore, le monarque marocain, dans son discours du 6 novembre 2023 à l’occasion du 48ème anniversaire de la Marche verte, a tracé une feuille de route stratégique audacieuse pour engager et réussir la structuration de l’espace géopolitique que constitue la façade atlantique africaine.</p>



<p>«Cette orientation royale exprime une conviction profonde selon laquelle l’intégration n’est pas un supplément, c’est une condition. Il ne s’agit ni d’un acte symbolique, ni d’un geste conjoncturel, mais d’une stratégie de fond qui vise à transformer les contraintes géographiques en levier de souveraineté», explique Jaafar Debbarh, chargé d’affaires à l’ambassade du Maroc à Niamey.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une aubaine pour les économies enclavées</h4>



<p>Cette initiative royale de désenclavement des pays sahéliens, constitue une aubaine pour les économies des pays bénéficiaires. «Concrètement, cette initiative permettra à ces pays de s’ouvrir vers des nouveaux marchés, à leurs entreprises d’avoir accès à des nouveaux marchés dans de meilleures conditions», explique Mahammed Amine Balambo, conférencier.</p>



<p>C’est pour tous ces avantages que cette initiative est félicitée par les autorités nigériennes. «Le Niger est un pays n’ayant aucune façade maritime, se félicite de cette initiative à portée régionale et internationale qui constitue une réponse ambitieuse aux défis et enjeux majeurs qui assaillent notre région», explique Djibo Barikoye, directeur général des relations bilatérales au ministère des Affaires étrangères.</p>



<p>Pour donner corps à cette adhésion, le chef de la diplomatie nigérienne, Bakary Yaou Sangaré, a fait savoir que des comités ad hoc ont été constitués dans chaque pays sahélien concerné (Niger, Mali, Tchad, Burkina Faso…), pour accompagner progressivement le projet d’accès direct à l’océan Atlantique porté par le roi Mohammed VI.</p>



<p>«Nous avons mis en place des comités ad hoc au niveau de chaque pays. Il s’agit, dans un premier temps, de mettre à niveau les infrastructures, de remédier à celles qui n’existent pas, de répertorier l’existant et d’étudier les modalités de leur création», a déclaré Bakary Yaou Sangaré, qualifiant l’initiative royale d’«énorme projet structurant en Afrique». Le chef de la diplomatie du Niger avait déclaré, fin 2023, que «la mer va nous ouvrir des marchés internationaux pour vendre nos produits.»</p>



<p>Le Burkina Faso a également fait part de son intérêt pour cette initiative. En juin 2024, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita et son homologue burkinabè, Karamoko Jean-Marie Traoré, avaient fait savoir qu’une équipe du Burkina Faso a effectué une visite au Maroc pour s’enquérir de la faisabilité du projet royal offrant l’accès aux pays du Sahel de l’Océan Atlantique.</p>



<p>En décembre 3023 à Marrakech, les ministres des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, du Niger, Bakary Yaou Sangaré, et du Burkina Faso, Karamoko Jean- Marie Traoré avaient qualifié le Royaume de «partenaire fiable pour réussir l’initiative royale» qui vise à désenclaver les pays du Sahel. Abakar Kourma, directeur Afrique et intégration africaine du ministère des Affaires étrangères, des Tchadiens de l’étranger et de la coopération internationale, représentant le Tchad.</p>



<p>Avec 16 pays enclavés, l’Afrique est le continent comptant le plus de pays sans littoral, loin devant l’Asie (10), l’Europe (4) et l’Amérique latine (2). «La géographie impose aux 16 pays africains sans littoral un désavantage systémique où les coûts de transport excèdent de 50% la moyenne mondiale, doublant mécaniquement le prix des échanges. Cette réalité s’accompagne de délais d’importation deux fois plus longs que la norme, avec une distance moyenne de 1.370 km jusqu’au premier port, transformant chaque transaction en parcours du combattant logistique » indique la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Violence et exil au Sahel : les réfugiés au Togo en quête d’une nouvelle vie <a href="https://www.hi.org/fr/actualites/violence-et-exil-au-sahel-les-refugies-au-togo-en-quete-d-une-nouvelle-vie">– </a><a href="https://www.hi.org/fr/actualites/violence-et-exil-au-sahel-les-refugies-au-togo-en-quete-d-une-nouvelle-vie">Handicap International</a><a href="https://www.hi.org/fr/actualites/violence-et-exil-au-sahel-les-refugies-au-togo-en-quete-d-une-nouvelle-vie"> </a>– 16/12</h4>



<p>brahim* et sa famille ont fui le Burkina Faso après avoir subi les attaques de groupes armés. Réfugiés au Togo, ils reconstruisent leur vie avec l’appui de HI.</p>



<p>Les civils payent un lourd tribut dans la crise qui dure depuis près de quinze ans au Sahel et de nombreuses personnes ont dû fuir après que des violences se sont abattues sur elles et leur village. Ayant tout perdu, elles trouvent refuge dans des pays voisins, où elles tentent de se reconstruire. Dans leur chemin vers la résilience, HI les aide notamment en leur proposant un accompagnement psychologique, en les orientant vers des structures de soin adaptées et en leur apportant un soutien financier. C’est le cas d’Ibrahim*, qui raconte son histoire et celle de sa famille partie de son Burkina Faso natal pour le Togo.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L’irruption de la violence dans la vie quotidienne</h4>



<p>Je me nomme Ibrahim*, j’ai 47 ans et je viens d’un village à l’ouest du Burkina Faso. Jusqu’en 2024, j’y vivais avec ma femme et nos huit enfants. Là-bas, nous avions vingt hectares de terre sur lesquelles je cultivais du mil, du maïs, des haricots, des arachides… Ces récoltes servaient à nourrir notre famille et, parfois, nous vendions ce que nous avions en surplus pour acheter un produit qui nous manquait.</p>



<p>Cette vie heureuse a pris fin le jour où un groupe de personnes armées jusqu’aux dents est arrivé dans notre village ; elles étaient très nombreuses et avaient le visage masqué, on ne voyait que leurs yeux. Elles ont ordonné à tous les villageois de se rassembler et nous ont fait quitter le village</p>



<p>Pendant vingt jours, nous sommes restés leurs otages dans la brousse. Elles ont tué certains villageois, d’autres sont morts de faim et de soif, de peur, ou encore égarés dans la brousse. Nous dormions sous les arbres, sans nattes, à même la terre. Heureusement, un jour, profitant d’un moment où leur surveillance s’était relâchée, ma famille et moi avons réussi à nous enfuir dans la nuit.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Tout reconstruire dans un nouveau pays</h4>



<p>Nous sommes partis vers l’est du Burkina Faso et avons ensuite obliqué au sud, vers le Togo. Nous étions nombreux à nous enfuir ensemble. Ma famille a cheminé pendant vingt jours, avant de finalement se réinstaller dans une ville à la frontière nord du Togo.</p>



<p>Ici, nous sommes en sécurité mais la vie n’est pas facile. J’ai perdu mes champs et je ne peux rien cultiver, ma femme n’a pas d’emploi et les enfants ne vont pas à l’école. Pour trouver de quoi nourrir ma famille, j’accepte tous les petits travaux que je trouve, comme sarcler les champs des autres avant la saison des semis. Parfois, je vais au marché mendier de l’argent.</p>



<p>C’est pourquoi le soutien de HI nous a été précieux. Avec leur aide, nous avons pu acheter ce qu’il nous manquait : des sacs de riz, du sel, de l’huile et toutes les nattes que nous possédons aujourd’hui.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Soutien aux communautés au nord du Togo</h4>



<p>HI déploie un projet de réponse d’urgence au nord du Togo et du Bénin pour aider les réfugiés et les habitants de la région à faire face à la crise et renforcer ainsi la résilience des communautés. Ce projet permettra d’aider plus de 26 000 personnes.</p>



<p>Grâce au travail des chargés de protection de HI et des relais communautaires formés par l’organisation, les personnes déplacées en détresse psychologique reçoivent les premiers secours psychologiques ou sont orientés vers des structures compétentes pour répondre à leurs besoins. Ainsi, entre avril 2024 et septembre 2025, 1 153 personnes ont reçu un soutien psychosocial. HI apporte également un soutien financier aux ménages les plus précaires pour leur permettre de couvrir leurs besoins de base. Au Togo, 12 871 personnes ont bénéficié d’une aide financière.</p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Revue de presse Niger – 17/12/2025</title>
		<link>https://lavoiedusahel.com/revue-de-presse-niger-17-12-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 14:21:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le niger dans la presse internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>5 questions pour comprendre l’affaire du convoi d’uranium et ses enjeux pour le Niger –</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>5 questions pour comprendre l’affaire du convoi d’uranium et ses enjeux pour le Niger <a href="https://www.jeuneafrique.com/1749853/politique/5-questions-pour-comprendre-laffaire-du-convoi-duranium-et-ses-enjeux-pour-le-niger/">– Jeune Afrique </a>–16/12</strong></p>



<p>Depuis fin novembre, des dizaines de camions ont fait le trajet entre la mine de la Somaïr, dans le nord du Niger, et la capitale, Niamey, transportant plus de 1 000 tonnes d’uranium vers une destination finale inconnue. Un convoi bien mystérieux, dont l’existence soulève de nombreuses questions.</p>



<p>Le 27 novembre, Orano publiait un communiqué dénonçant le « transport illégal de l’uranium entreposé sur le site de la Somaïr » – mine que le groupe français exploitait à Arlit, dans le nord du Niger, avant d’en perdre le contrôle opérationnel, en 2024. Au même moment, un convoi de camions était vu, roulant en direction du sud du pays. À son bord, 1 050 tonnes de yellowcake, un concentré d’uranium.</p>



<p>Quelques jours plus tard, la junte au pouvoir à Niamey, dirigée par Abdourahamane Tiani, revendiquait son droit de mettre ce stock sur le marché international. Il fait pourtant l’objet d’un bras de fer entre Orano et les autorités du Niger. Où est aujourd’hui l’uranium ? Qui va l’acheter ? Niamey a-t-il le droit de le mettre en vente ? Éléments de réponse.</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>D’où provient cet uranium ?</strong></li>
</ol>



<p>Le yellowcake était stocké sur la mine de la Somaïr, située dans la région d’Arlit, dans le nord du Niger. C’est sur ce site qu’il a été produit du temps où Orano l’exploitait. En juin, les autorités de Niamey ont nationalisé la mine, jusque-là contrôlée par le spécialiste français du nucléaire (63,4 %) et par l’État du Niger (36,6 %).</p>



<p>L’uranium y était entreposé depuis de longs mois, bien avant la nationalisation. À la suite du coup d’État qui a porté Abdourahamane Tiani au pouvoir en juillet 2023, la frontière terrestre entre le Niger et le Bénin a en effet été fermée. Or Orano exportait l’uranium via le port de Cotonou. Pour surmonter cette difficulté, le groupe français avait, mi-2024, suggéré d’envoyer les stocks par avion. Mais les tensions entre Orano, détenu à 90 % par l’État français, et une junte en rupture avec l’ancienne puissance coloniale, étaient trop fortes : les autorités nigériennes n’ont jamais donné leur accord à cette solution. Face à « l’aggravation des difficultés financières de la Somaïr », Orano a donc décidé, le 31 octobre 2024, d’y suspendre la production. Elle n’a pas repris depuis.</p>



<p>Ces difficultés se sont couplées à des tensions sur les autres sites exploités par Orano au Niger – le projet d’Imouraren et la mine de Cominak (arrêtée en 2021) –, la junte vilipendant la gestion du groupe français. Orano en a peu à peu perdu le contrôle opérationnel. Estimant avoir été expropriée, l’entreprise a engagé quatre procédures contre le Niger : une pour chaque site minier, et une dernière qui porte sur l’accord global de partenariat, qui encadrait la collaboration entre Orano et le Niger.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Pourquoi la junte s’est-elle emparée du yellowcake ?</strong></li>
</ul>



<p>Dans le cadre des procédures d’arbitrage engagées, Orano venait d’obtenir une première victoire. Le 23 septembre, le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi) a « enjoint à l’État du Niger de ne pas vendre, ni céder, ni même faciliter le transfert à des tiers de l’uranium produit par la Somaïr retenu en violation des droits d’Orano, comme celui-ci le demandait ». Sentant qu’elle n’obtiendrait pas gain de cause par la voie judiciaire, la junte nigérienne a décidé d’user de la manière forte.</p>



<p>Quelques jours plus tard, devant l’Assemblée générale des Nations unies, Ali Mahamane Lamine Zeine, le Premier ministre nigérien, accusait Paris d’« entraîner [son pays] dans des procès interminables pour arrêter l’exploitation et la vente » de son uranium. Début novembre, le général Tiani s’est ensuite rendu sur le site de la mine, à Arlit. Il y a affirmé que le Niger n’avait besoin « d’aucune autorisation pour vendre à qui [il] veut [ses] richesses naturelles ».</p>



<p>Il faut dire qu’avec la fermeture de la frontière béninoise, Niamey a perdu un important couloir commercial et un débouché portuaire indispensable. Et pour ne rien arranger, les attaques de milices sur le pipeline qui achemine le brut d’Agadem vers le port béninois de Sèmè-Kpodji, ainsi que les tensions avec les exploitants chinois, ne permettent pas à la production pétrolière d’alimenter suffisamment les caisses de l’État. L’étau financier se resserrait autour de la junte.</p>



<p>Fin novembre, le général Tiani a donc mis sa menace à exécution et envoyé des camions à la Somaïr pour charger le yellowcake entreposé. « Le Niger, digne, met sur le marché international sa propre production [d’uranium] », se réjouit-il alors.</p>



<p><strong>3. Où est le convoi et quel est l’acheteur potentiel ?</strong></p>



<p>Si l’acheteur final n’est pas connu et que des soupçons ont vite porté sur l’Iran et la Chine, qui entretiennent des relations diplomatiques et commerciales avec Niamey, un faisceau d’indices pointe également en direction de la Russie. Publiée sur les réseaux sociaux le 21 novembre, une vidéo révèle la présence d’un Ilyiouchine 76 sur le tarmac de l’aéroport d’Agadez.</p>



<p>Selon plusieurs sources, la présence de cet avion-cargo russe confirme un transport d’hommes et de matériel vers la mine de la Somaïr. Et c’est le 28 novembre, qu’une cinquantaine de camions se rendent sur le site et chargent les 1 050 tonnes de minerai dans des conteneurs. Une vidéo filmée sur l’axe ArlitAgadez montre six camions transportant chacun deux conteneurs qui, selon l’organisation All Eyes On Wagner, sont des modèles de type KC-20 sur lesquels sont visibles des pictogrammes signalant un danger radioactif.</p>



<p>Des sources nigériennes affirment que le convoi a été escorté par des militaires russes au moins jusqu’à Agadez. Le convoi a ensuite poursuivi sa route vers Niamey, où des images satellites confirment la présence des camions sur la base militaire 101, le 7 décembre.</p>



<p>Seront-ils chargés à bord d’un avion-cargo ? Si le transport aérien est une solution envisageable, la voie terrestre reste privilégiée, avec un possible transbordement de l’uranium sur un navire amarré au Togo. Un vraquier suspecté d’appartenir à la flotte fantôme russe, le Matros Shevchenko, a d’ailleurs été signalé au large du port de Lomé, le 1er décembre, mais il en est ressorti quelques jours plus tard, sans avoir déchargé. Pour l’heure, les camions sont toujours en attente sur la base de Niamey.</p>



<p>Si les soupçons portent sur la Russie, c’est parce que la junte nigérienne n’a jamais caché sa volonté de se tourner vers Moscou, qui, en retour, a fait part de son souhait d’exploiter l’uranium du Niger. Le 28 juillet, Rosatom, l’entreprise publique russe dédiée au nucléaire, et le ministère nigérien de l’Énergie ont signé un « mémorandum de compréhension mutuelle » portant sur leur coopération dans le domaine du nucléaire civil. Selon des sources sécuritaires, les 1 050 tonnes d’uranium auraient été négociées aux alentours de 180 millions de dollars entre le gouvernement de Tiani et Rosatom, mais le Niger ne l’a jamais confirmé.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Cet uranium peut-il être utilisé à des fins militaires ?</strong></li>
</ul>



<p>L’uranium convoyé depuis la mine de Somaïr est ce que l’on appelle du yellowcake. Ce produit est un concentré d’uranium naturel, obtenu en concassant le minerai extrait du gisement puis en le mettant en solution à l’aide de réactifs chimiques.</p>



<p>En l’état, le yellowcake n’est utilisable ni dans le nucléaire civil ni pour la fabrication d’armes. Pour ce faire, il devrait d’abord être converti et enrichi. La production de la Somaïr avait d’ailleurs vocation à être vendue à des acheteurs, en France ou ailleurs dans le monde, afin d’être utilisée comme combustible dans les centrales nucléaires. L’enrichissement à des fins militaires est bien plus complexe et nécessite des capacités industrielles bien supérieures.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Quels sont les risques pour Niamey ?</strong></li>
</ul>



<p>Après avoir appris l’existence du fameux convoi, Orano a réagi en le qualifiant d’« illégal » et rappelé qu’il contrevenait à la décision du tribunal arbitral interdisant au Niger de vendre son stock à des tiers. Le minier a également fait savoir qu’il se réservait « le droit d’initier des actions complémentaires ». L’initiative de la junte pourrait lui valoir de nouvelles décisions arbitrales en sa défaveur, et l’exposer à une obligation de dédommagement financier d’Orano. Il n’est toutefois pas certain que, dans ce cas, Niamey s’exécute. Si le Niger a mobilisé des avocats pour le défendre dans les différents arbitrages, cela ne signifie pas qu’il acceptera d’éventuelles sanctions.</p>



<p>La junte estime en effet qu’Orano n’a pas respecté ses engagements, qu’ils soient financiers, sociaux ou environnementaux, pendant ses longues années d’activité. Elle estime donc avoir été dans son droit en évinçant le groupe et en mettant le yellowcake sur le marché.</p>



<p>Depuis plusieurs années, une partie de la société civile nigérienne dénonçait aussi certaines pratiques du groupe français, notamment sur le site en cours de réhabilitation de Cominak. Début décembre, le gouvernement du Niger a d’ailleurs accusé Orano de « crimes » après la découverte de 400 barils de matières radioactives à Madaouela, près d’Arlit. Un site où le minier se défend de toute activité.</p>



<p>Une chose est sûre toutefois : l’épisode risque de refroidir davantage encore les investisseurs, découragés par les mesures brutales décidées par le Niger et par les régulières violations du droit international. Et cela ne fera qu’empirer les difficultés économiques auxquelles le pays est confronté.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Première Foire de l’AES à Niamey : la Confédération pose les jalons de sa souveraineté économique – <a href="https://www.actuniger.com/economie/21598-premiere-foire-de-laes-a-niamey-la-confederation-pose-les-jalons-de-sa-souverainete-economique.html">Actu Niger</a><a href="https://www.actuniger.com/economie/21598-premiere-foire-de-laes-a-niamey-la-confederation-pose-les-jalons-de-sa-souverainete-economique.html"> –</a> 17/12</h5>



<p>Le Palais du 29 Juillet a vibré, ce mardi, au rythme d’un événement à forte portée politique, économique et symbolique : la cérémonie solennelle d’ouverture de la toute première édition de la Foire de la Confédération des États du Sahel (AES), organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger (CCIN), du 16 au 20 décembre 2025, en marge de la troisième rencontre des ministres en charge de l’Industrie, du Commerce et du secteur privé de l’espace confédéral, autour d’un thème sans équivoque : « Produire, transformer et consommer local pour une souveraineté économique dans l’espace AES ».</p>



<p>Au-delà du protocole et de l’apparat, cette foire marque une étape politique et économique majeure dans la construction de la Confédération des États du Sahel, née officiellement le 6 juillet 2024 à Niamey, après la création de l’Alliance des États du Sahel le 7 septembre 2023. Elle incarne la volonté assumée des États membres de traduire, dans les faits, l’ambition de rupture, de dignité et de souveraineté économique portée par les peuples du Liptako-Gourma.</p>



<p>Dès les premières heures de la matinée, le Palais du 29 Juillet s’est transformé en véritable carrefour sahélien, réunissant producteurs, industriels, artisans, transformateurs, investisseurs, institutions publiques et privées, autour de stands richement achalandés, témoignant de la diversité et du potentiel productif de l’espace AES.</p>



<p>Instituée par les ministres en charge du Commerce et de l’Industrie de la Confédération dès leur première rencontre tenue à Bamako en octobre 2024, cette foire commerciale se veut un outil structurant de l’intégration économique confédérale, un espace de capitalisation des savoir-faire endogènes et un levier stratégique pour la construction progressive d’un marché régional de plus de 80 millions de consommateurs, avant toute projection vers les marchés internationaux.</p>



<p>Organisée sous l’égide des États membres — le Niger, le Burkina Faso et le Mali — et soutenue par une forte mobilisation du secteur privé, elle bénéficie également de la participation de pays frères et amis invités, notamment le Tchad, le Togo, le Ghana, le Sénégal et le Maroc, signe de l’ouverture de l’espace AES à des partenariats fondés sur le respect mutuel et la complémentarité.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Niamey, berceau et vitrine de la Confédération</h5>



<p>Ouvrant la série des allocutions, dans son mot de bienvenue, le gouverneur de la région de Niamey, le Général de Division Assoumane Abdou Harouna, a salué l’honneur fait à la capitale nigérienne d’accueillir cette première édition, rappelant que Niamey demeure le berceau institutionnel de la Confédération AES.</p>



<p>Transmettant les salutations des plus hautes autorités du pays, sous les directives du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, il a souligné que cette foire n’est pas un simple événement commercial, mais un espace socio-économique stratégique, ouvert aux artisans, entreprises, ONG, institutions et investisseurs, appelé à répondre aux attentes de populations devenues plus exigeantes en matière de qualité, de prix et de disponibilité des produits.</p>



<p>« Toute dépendance constitue un frein, et c’est cela que nous refusons désormais », a-t-il martelé, appelant à faire de la production, de la transformation et de la consommation locales un véritable levier d’industrialisation, de création de valeur et de résilience face aux crises multiformes.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Le secteur privé, pilier de la dynamique confédérale &nbsp;</h5>



<p>Prenant la parole au nom des opérateurs économiques nigériens, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger (CCIN), Moussa Sidi Mohamed, a exprimé la gratitude du secteur privé aux autorités nationales et confédérales pour les efforts consentis en faveur d’un climat propice aux affaires et à l’investissement productif.</p>



<p>Il a salué l’initiative des ministres du Commerce des pays membres, tout en rendant un hommage appuyé à l’engagement du ministre nigérien du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, dont l’implication constante a permis la tenue effective de cet événement d’envergure.</p>



<p>Selon lui, cette première foire poursuit des objectifs clairs : créer un espace de dialogue entre acteurs publics et privés, stimuler les investissements dans les secteurs stratégiques, encourager l’innovation et la transformation locale, et bâtir un marché viable capable de répondre aux besoins croissants des populations.</p>



<p>L’engouement observé, avec un nombre de stands dépassant largement les prévisions initiales de 480 exposants, est, à ses yeux, un signal fort de la vitalité économique de l’espace AES et de l’espoir qu’il suscite.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Le Burkina Faso plaide pour une intégration économique souveraine</h5>



<p>Au nom des autorités burkinabè, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a salué la qualité de l’organisation et l’hospitalité nigérienne, tout en rappelant la portée politique de cette foire, qu’il a qualifiée de tribune vivante de promotion des savoir-faire endogènes et du commerce intra-AES.</p>



<p>Pour lui, la foire illustre la volonté claire des chefs d’État de la Confédération de faire du commerce régional un levier stratégique de souveraineté économique, de création d’emplois et de résilience face aux chocs exogènes.</p>



<p>Il a insisté sur la nécessité de rompre avec les schémas économiques imposés de l’extérieur, au profit de chaînes de valeur régionales, d’un développement endogène inclusif et d’un soutien accru aux PME et PMI, notamment celles portées par les jeunes et les femmes.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Le Mali met en avant son savoir-faire et son modèle endogène</h5>



<p>De son côté, dans un discours empreint de fraternité et de reconnaissance, le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a rendu hommage à l’accueil réservé à la délégation malienne et à l’engagement personnel des autorités nigériennes pour assurer une participation remarquée du Mali à cette première édition.</p>



<p>Il a rappelé que la foire constitue un cadre privilégié pour promouvoir les exportations maliennes, créer des opportunités pour les micro, petites et moyennes entreprises, et renforcer les relations d’affaires au sein de l’espace AES.</p>



<p>Avec une dizaine de stands, le Mali expose une large gamme de produits « Made in Mali », allant des céréales aux produits dérivés de la mangue, du karité, du moringa, du sésame, sans oublier les produits d’élevage, reflet d’un savoir-faire ancestral désormais adossé à des pratiques modernes et durables.</p>



<p>Le ministre a également mis en lumière les réformes en cours au Mali pour améliorer le climat des affaires et attirer les investissements, soulignant que le développement endogène constitue désormais le socle du modèle économique malien.</p>



<p>Un acte fondateur pour l’économie sahélienne</p>



<p>Clôturant la série d’allocutions, le ministre nigérien du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a officiellement lancé la première édition de la Foire de la Confédération des États du Sahel, au nom du Président de la République et du gouvernement.</p>



<p>Il a rappelé que la Confédération AES est née d’une volonté commune de reprendre en main le destin économique des États membres, en intégrant les dimensions de défense, de diplomatie et de développement, et que cette foire dépasse largement le cadre d’une simple exposition commerciale.</p>



<p>« Produire localement, transformer localement et consommer local, c’est un choix politique, économique et citoyen », a-t-il souligné, insistant sur le fait que chaque acte d’achat de produits de l’AES constitue un investissement direct dans le développement des territoires.</p>



<p>L’État, a-t-il assuré, entend jouer pleinement son rôle d’État stratège et facilitateur, en garantissant un cadre stable et incitatif pour l’investissement productif, tout en appelant le secteur privé à assumer sa part de responsabilité dans la transformation économique de l’espace confédéral.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Coupure du ruban et immersion au cœur des stands</h5>



<p>Après le discours de lancement officiel prononcé par le ministre nigérien du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, au nom du Président de la République et du gouvernement, les trois ministres en charge du Commerce et de l’Industrie du Niger, du Burkina Faso et du Mali, accompagnés des officiels et des membres des délégations, ont procédé à la coupure du ruban, marquant officiellement le démarrage de cette première édition de la Foire de la Confédération des États du Sahel.</p>



<p>Ce geste symbolique a ouvert la voie à une visite guidée des différents stands, au cours de laquelle les ministres ont longuement échangé avec les exposants. À chaque étape, ils ont été édifiés sur la nature des activités présentées, les processus de production et de transformation, les innovations mises en œuvre, ainsi que le rôle et les perspectives de développement des différentes structures participantes.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Ouverture foire AES Niamey BIS2</h5>



<p>Des unités artisanales aux entreprises industrielles, des coopératives agricoles aux startups numériques, les échanges ont permis aux autorités de mesurer concrètement le potentiel économique de l’espace AES, mais aussi les défis auxquels font face les acteurs de terrain, notamment en matière de financement, de transformation locale, de normalisation et d’accès aux marchés.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Cinq jours pour transformer l’essai</h5>



<p>Jusqu’au 20 décembre 2025, la Foire de la Confédération des États du Sahel se veut un laboratoire d’idées, de partenariats et d’opportunités concrètes, où producteurs, transformateurs, commerçants, investisseurs et décideurs sont appelés à bâtir les bases d’une économie sahélienne intégrée, résiliente et souveraine.</p>



<p>À Niamey, le message est clair : la souveraineté économique de l’AES ne se décrète pas, elle se construit, produit après produit, partenariat après partenariat, marché après marché, en s’appuyant sur les forces locales, les talents endogènes et une volonté politique désormais affirmée.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Soldats nigérians détenus au Burkina Faso : Cinq options possibles pour leur libération –<a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/cx2glykp579o"> </a><a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/cx2glykp579o">BBC News</a><a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/cx2glykp579o"> </a>– 16/12</h5>



<p>Cela fait environ une semaine que le Burkina Faso retient 11 soldats nigérians après que leur avion C130 a effectué un atterrissage d&rsquo;urgence dans le pays en raison d&rsquo;un problème technique.</p>



<p>Lundi, l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES) – qui comprend le Burkina Faso, le Niger et le Mali – a condamné ce qu&rsquo;elle a qualifié de violation illégale de son espace aérien par un avion militaire nigérian.</p>



<p>Les autorités de l&rsquo;AES maintiennent en détention le personnel militaire, composé de neuf soldats et de deux aviateurs, et affirment poursuivre leur enquête avant d&rsquo;entreprendre d&rsquo;autres actions.</p>



<p>« Nous essayons de mener à bien l&rsquo;enquête sur ce qui s&rsquo;est passé avant d&rsquo;entreprendre d&rsquo;autres actions », a déclaré vendredi à la BBC Daoud Aly Mohammedine, ministre de la Sécurité et de la Protection civile du Mali.</p>



<p>« Nous avons modernisé nos systèmes de défense aérienne. Ils sont désormais conçus pour abattre tout aéronef qui viole notre espace aérien. »</p>



<p>Le Nigeria n&rsquo;a pas encore annoncé son intention de faire libérer ses soldats, mais des experts juridiques ont exposé les différentes manières dont il pourrait procéder.</p>



<p>Cependant, les relations entre le Nigéria et le Burkina Faso se sont détériorées depuis la prise de pouvoir par l&rsquo;armée au Burkina Faso, notamment après la formation de l&rsquo;AES, qui a conduit au retrait du Niger, du Mali et du Burkina Faso de la Communauté économique ouest-africaine (CEDEAO).</p>



<h5 class="wp-block-heading">La diplomatie par le biais de la CEDEAO</h5>



<p>L&rsquo;un des moyens pour le Nigéria de libérer ses soldats est par le biais de la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (CEDEAO).</p>



<p>La CEDEAO a été créée dans le but de développer les économies des pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, et le Nigéria est la plus grande économie et le pays le plus peuplé de l&rsquo;organisation de 12 membres, après le départ du Niger, du Mali et du Burkina Faso en 2024.</p>



<p>Audu Bulama Bukarti, expert juridique et chercheur basé au Royaume-Uni sur les activités des militants dans la région du Sahel, a déclaré à la BBC qu&rsquo;il pensait que le recours à la CEDEAO permettrait au Nigéria d&rsquo;impliquer tous les États membres.</p>



<p>« Si le Nigéria fait cela, il ne sera pas le seul à faire pression sur le Burkina Faso ; tous les pays de la CEDEAO recherchent une solution », a-t-il déclaré.</p>



<p>« Mais le Nigéria doit en faire la demande formellement, ce qui pourrait entraîner une réunion d&rsquo;urgence de la CEDEAO pour nommer un envoyé spécial. »</p>



<p>L&rsquo;expert estime toutefois que l&rsquo;intervention de la CEDEAO est quelque peu risquée compte tenu de l&rsquo;hostilité manifestée par les pays de l&rsquo;AES à l&rsquo;égard de l&rsquo;organisation.</p>



<p>« Nous savons que les pays de l&rsquo;AES continuent de dénoncer la CEDEAO et que l&rsquo;implication de cette dernière pourrait amener le Burkina Faso à refuser toute discussion sur la question. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Entre Tinubu et Traoré</h5>



<p>Il est bien connu en relations internationales que, lorsqu&rsquo;un problème survient, les chefs d&rsquo;État se consultent directement pour le résoudre.</p>



<p>Cette fois-ci, Bukarti estime que le plus simple serait que le président nigérian Bola Tinubu contacte son homologue burkinabé, le capitaine Ibrahim Traoré.</p>



<p>« [Tinubu] devrait le contacter [Traoré], discuter et continuer à le faire jusqu&rsquo;à ce que nous puissions sortir de ce pétrin », a déclaré Bukarti.</p>



<p>Il a ajouté que le Nigeria pourrait avoir recours à un autre pays pour intervenir en raison des mauvaises relations entre ce pays et le Burkina Faso.</p>



<p>« S&rsquo;il existe des pays comme le Ghana, l&rsquo;Algérie, le Togo ou le Rwanda, qui sont connus pour être des amis du Burkina Faso. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Niveau africain ou mondial</h5>



<p>Le Nigéria a également la possibilité de faire appel à l&rsquo;Union africaine (UA) ou au Conseil de sécurité des Nations Unies.</p>



<p>L&rsquo;Union africaine dispose d&rsquo;une autorité aéronautique appelée Commission africaine de l&rsquo;aviation civile (AFCAC), qui peut intervenir pour trouver des solutions.</p>



<p>Le Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU, quant à lui, joue un rôle important dans la résolution des conflits entre pays, comme c&rsquo;est le cas entre le Liban et Israël, et entre la Corée du Sud et la Corée du Nord.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Action en justice</h5>



<p>Par ailleurs, le Nigéria a la possibilité de saisir la Cour internationale de Justice des Nations Unies concernant le Burkina Faso.</p>



<p>Le Nigéria peut saisir la Cour internationale de Justice (CIJ), dont le rôle est de régler les différends entre pays, mais les deux pays doivent consentir à comparaître devant elle.</p>



<p>Le tribunal examinera si la détention des soldats par le Burkina Faso a enfreint la réglementation aérienne relative aux atterrissages d&rsquo;urgence et si les soldats ont pénétré illégalement dans son espace aérien</p>



<p>Toutefois, le Burkina Faso n&rsquo;est pas tenu de se conformer à la décision du tribunal car il ne dispose pas des forces de sécurité nécessaires pour faire appliquer ses ordonnances, et le procès pourrait prendre du temps.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Menaces et force militaire</h2>



<p>Le recours à la force militaire figure parmi les options dont dispose le Nigéria pour obtenir la liberté de ses forces, bien qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&rsquo;option la plus dangereuse.</p>



<p>Le docteur Bukarti estime que si tout le reste échoue, il s&rsquo;agit du dernier recours.</p>



<p>« Le Burkina Faso devrait être menacé de la capture de ses propres soldats, de la guerre et de sanctions économiques. »</p>



<p>« Mais cette approche est plus dangereuse que toute autre, car le Burkina Faso pourrait les traduire en justice et affirmer qu&rsquo;ils sont entrés dans le pays pour inciter à la sédition, et ils pourraient se voir infliger de lourdes peines. »</p>



<h5 class="wp-block-heading">Sahel : l&rsquo;AES franchit une étape décisive dans son projet de banque d&rsquo;investissement commune –<a href="https://www.latribune.fr/article/afrique/3431530514116414/sahel-laes-franchit-une-etape-decisive-dans-son-projet-de-banque-dinvestissement-commune"> </a><a href="https://www.latribune.fr/article/afrique/3431530514116414/sahel-laes-franchit-une-etape-decisive-dans-son-projet-de-banque-dinvestissement-commune">La</a><a href="https://www.latribune.fr/article/afrique/3431530514116414/sahel-laes-franchit-une-etape-decisive-dans-son-projet-de-banque-dinvestissement-commune"> </a><a href="https://www.latribune.fr/article/afrique/3431530514116414/sahel-laes-franchit-une-etape-decisive-dans-son-projet-de-banque-dinvestissement-commune">Tribune </a><a href="https://www.latribune.fr/article/afrique/3431530514116414/sahel-laes-franchit-une-etape-decisive-dans-son-projet-de-banque-dinvestissement-commune">–</a><a href="https://www.latribune.fr/article/afrique/3431530514116414/sahel-laes-franchit-une-etape-decisive-dans-son-projet-de-banque-dinvestissement-commune"> </a><a href="https://www.latribune.fr/article/afrique/3431530514116414/sahel-laes-franchit-une-etape-decisive-dans-son-projet-de-banque-dinvestissement-commune">1</a>6/12 &nbsp;</h5>



<p><em>Pensée comme le bras financier de l’Alliance des États du Sahel, la Banque confédérale pour l’investissement et le développement doit financer les projets structurants du Mali, du Burkina Faso et du Niger et incarne l’ambition du bloc de se doter de ses propres outils d’intégration économique.</em></p>



<p>L’Alliance des États du Sahel (AES) a officiellement franchi une nouvelle étape dans sa stratégie d’intégration en actant, ce 11 décembre à Bamako, la création juridique de sa Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES). Les statuts de cette institution financière, destinée à financer les projets économiques et infrastructurels du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ont été validés et signés par les trois États membres, concrétisant une initiative annoncée depuis plusieurs mois comme l’un des piliers du projet confédéral sahélien.</p>



<p>La création de la BCID-AES marque un tournant dans la trajectoire de l’AES, passée en deux ans du statut de cadre de coopération sécuritaire à celui de confédération revendiquant une autonomie stratégique accrue. Conçue comme le bras financier du bloc, la nouvelle banque a vocation à mobiliser des ressources souveraines et à financer des projets jugés prioritaires par les trois capitales, dans des secteurs considérés comme structurants : infrastructures de transport et de désenclavement, énergie, agriculture et sécurité alimentaire, mais aussi appui ciblé au secteur privé.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Un outil de souveraineté économique</h5>



<p>Dans son principe, la BCID-AES s’inscrit dans la lignée des banques régionales de développement existantes sur le continent, telles que la BOAD dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ou la BDEAC en Afrique centrale. Mais elle s’en distingue par son ancrage politique assumé. Elle est pensée comme un outil de souveraineté économique, destiné à accompagner la réorganisation institutionnelle de l’espace sahélien, après la rupture avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et à réduire la dépendance aux financements extérieurs traditionnels, jugés contraignants par les dirigeants de l’Alliance.</p>



<p>Bien que de nombreuses sources évoquent un capital de 500 milliards FCFA soit plus de 762 millions €, aucun montant n’a été officiellement communiqué par les autorités. « Le capital social de la BCID-AES a déjà été validé par le Conseil des Gouverneurs, composé des trois Ministres des Finances », précise néanmoins le centre d’information gouvernemental du Mali. Et d’ajouter : « Une partie de ce capital est déjà libérée par les États fondateurs, et un prélèvement confédéral contribuera à l’alimenter durablement ». Un mécanisme traduisant la volonté d’adosser le financement de la banque à des recettes internes plutôt qu’à des apports exclusivement externes.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Entre ambitions financières et équation de crédibilité</h5>



<p>Avec la validation de ses statuts, la BCID-AES entre désormais dans une phase décisive. Les prochaines étapes annoncées portent sur la nomination des dirigeants, la définition du cadre de gouvernance et la mobilisation de ressources additionnelles. Autant de chantiers qui conditionneront la crédibilité opérationnelle de l’institution, dans un espace sahélien où les besoins de financement sont considérables et les marges budgétaires étroites.</p>



<p>Néanmoins, plusieurs inconnues demeurent. La question de l’ouverture du capital à des partenaires non membres, États ou institutions internationales, n’a pas encore été tranchée. Ce choix sera déterminant pour apprécier la capacité réelle de la banque à financer des projets de grande envergure, notamment dans les infrastructures et l’énergie, secteurs fortement capitalistiques. De même, la coexistence annoncée avec un futur fonds de stabilisation, évoqué dès 2024 par les dirigeants de l’AES, interroge sur l’architecture financière globale que souhaite bâtir la confédération. Au-delà de l’outil financier, la BCID-AES est surtout un signal politique. Elle traduit la volonté des régimes sahéliens de donner une traduction concrète à leur discours d’intégration économique et de souveraineté, en dotant l’AES de ses propres instruments. Reste à savoir si cette banque parviendra à dépasser le symbole pour s’imposer comme un acteur crédible du financement du développement, dans un environnement régional marqué par l’instabilité sécuritaire, la contrainte budgétaire et la recomposition des partenariats internationaux.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>États-Unis : Trump élargit les restrictions d’entrée à sept nouveaux pays, dont le Niger et le Burkina Faso</title>
		<link>https://lavoiedusahel.com/etats-unis-trump-elargit-les-restrictions-dentree-a-sept-nouveaux-pays/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 08:48:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lavoiedusahel.com/?p=1780</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le président américain Donald Trump a annoncé, mardi 16 décembre 2025, un élargissement des restrictions d’entrée sur le territoire des États-Unis. Selon une déclaration de la Maison Blanche relayée sur les réseaux sociaux, cette décision vise à « restreindre et limiter davantage l’entrée des ressortissants étrangers afin de protéger la sécurité des États-Unis ».</p>
<p>Parmi les pays désormais soumis à ces mesures figurent le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Soudan du Sud et la Syrie. Deux autres États, le Laos et la Sierra Leone, jusqu’ici concernés par des restrictions partielles, basculent vers des interdictions totales d’entrée, précise la proclamation présidentielle</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p></p>



<p>Washington durcit une nouvelle fois sa politique migratoire. Le président américain Donald Trump a signé une proclamation étendant les interdictions d’entrée aux États-Unis à sept nouveaux pays, parmi lesquels figurent plusieurs États du Sahel, ainsi qu’aux Palestiniens détenteurs de documents de voyage de l’Autorité palestinienne.</p>



<p>Le président américain Donald Trump a annoncé, mardi 16 décembre 2025, un élargissement des restrictions d’entrée sur le territoire des États-Unis. Selon une déclaration de la Maison Blanche relayée sur les réseaux sociaux, cette décision vise à « restreindre et limiter davantage l’entrée des ressortissants étrangers afin de protéger la sécurité des États-Unis ».</p>



<p>Parmi les pays désormais soumis à ces mesures figurent le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Soudan du Sud et la Syrie. Deux autres États, le Laos et la Sierra Leone, jusqu’ici concernés par des restrictions partielles, basculent vers des interdictions totales d’entrée, précise la proclamation présidentielle.</p>



<p>En outre, les Palestiniens détenteurs de documents de voyage délivrés par l’Autorité palestinienne sont également visés par cette nouvelle mesure, marquant un durcissement supplémentaire de la politique américaine à leur égard.</p>



<p>L’administration Trump avait déjà instauré des restrictions totales visant une douzaine de pays, principalement au nom de la lutte contre le terrorisme et de la sécurité nationale. Concernant la Syrie, cette décision intervient quelques jours seulement après une attaque meurtrière contre des soldats américains dans le centre du pays, un élément qui semble avoir pesé dans la balance.</p>



<p>Cette annonce suscite déjà de vives réactions, notamment en Afrique de l’Ouest et au Sahel, où plusieurs pays se retrouvent directement concernés. Pour de nombreux observateurs, ces mesures risquent d’accentuer les tensions diplomatiques et de pénaliser davantage les populations civiles, déjà confrontées à des contextes sécuritaires et humanitaires difficiles.</p>



<p>La Maison Blanche n’a, pour l’heure, pas précisé la durée de ces restrictions ni les éventuelles conditions de leur levée.<br><strong><em> Source AFP </em></strong></p>



<p></p>
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		<title>Revue de presse Niger – 15/12/2025</title>
		<link>https://lavoiedusahel.com/revue-de-presse-niger-15-12-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 21:36:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le niger dans la presse internationale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lavoiedusahel.com/?p=1773</guid>

					<description><![CDATA[<p>Niger : Plus de 1,5 milliard FCFA de la FAO pour renforcer l’agriculture à Dosso</p>
<p>The post <a href="https://lavoiedusahel.com/revue-de-presse-niger-15-12-2025/">Revue de presse Niger – 15/12/2025</a> appeared first on <a href="https://lavoiedusahel.com">La Voie du Sahel</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Niger : Plus de 1,5 milliard FCFA de la FAO pour renforcer l’agriculture à Dosso et Tillabéri <a href="https://anp.ne/niger-plus-de-15-milliard-fcfa-de-la-fao-pour-renforcer-lagriculture-a-dosso-et-tillaberi/">– ANP </a>– 13/12</strong></p>



<p>Le Premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances, M. Mahaman Ali Lamine Zeine, a procédé, dans la soirée de ce samedi 13 décembre 2025 à son cabinet, à la signature d’un accord portant sur un projet d’un montant de 1 535 077 500 FCFA, soit environ 2 750 000 dollars américains, avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) représentée par son représentant au Niger, M. AL Hassan Cissé.</p>



<p>Ce projet, d’une durée de trois ans, sera mis en œuvre dans les régions de Dosso et de Tillabéri, et la Fédération Mooriben en sera la bénéficiaire.</p>



<p>A l’entame de ses propos, le Premier ministre a d’abord « salué l’excellente coopération qu’il y a d’abord entre la FAO et le Niger, et&nbsp; ensuite un peu plus élargie avec le système des Nations Unies. Ces 2.750.000 de dollars iront directement aux paysans nigériens de deux zones d’intervention du projet. &nbsp;</p>



<p>« Notre souhait pour la prochaine fois, c’est de voir comment étendre ce projet sur les autres régions pour que ça rejoigne un peu la vision du Chef de l’État qui travaille ardemment pour la valorisation des points d’eau sur l’ensemble du pays, donner les meilleures chances à notre agriculture, qui représente 40% de la richesse nationale du PIB. » a déclaré le Premier ministre qui a tenu à féliciter des actions de la FAO au Niger qui répondent à&nbsp; »nos priorités et ça répond également à votre propre stratégie ». &nbsp;</p>



<p>« je souhaite que cette bonne coopération-là soit accentuée et que nous pourrions avec le suivi qui sera assuré, voir très rapidement se réaliser l’impact sur les populations » a-t-il conclu. &nbsp;</p>



<p>Pour le représentant de la FAO au Niger M. Al Hassan Cissé «ce projet ambitieux, est centré sur l’autonomisation des producteurs et la création des chaînes de valeurs inclusives »</p>



<p>« Notre approche sera résolument participative et inclusive, garantissant l’appropriation des activités par chaque acteur local pour atteindre les trois principaux résultats. » a indiqué le représentant de la FAO tout en détaillant que « le premier vise à renforcer la Fédération Mooriben, ses unions et organisations dans les régions de Dosso et de Tillaberi grâce à des formations techniques, organisationnelles et administratives ; Le deuxième résultat consiste à accompagner les organisations de producteurs, unions et OPB à développer effectivement des chaînes de valeurs résilientes et adaptées afin de pouvoir améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les communes d’intervention; et Le troisième se concentrera sur la coordination, le suivi et la capitalisation du projet afin de garantir la qualité, la transparence et la reproductibilité des bonnes pratiques identifiées. »</p>



<p>A travers ce projet, a poursuivi M. Al Hassan, « notre ambition est de faire de Mooriben et des organisations membres des partenaires solides pour développer des filières agricoles rentables et établir des partenariats durables avec le secteur privé au bénéfice des petits exploitants. »</p>



<p>« Nous renforcerons particulièrement les capacités des agriculteurs à mobiliser et à gérer des investissements, à conduire des activités génératrices de revenus durables et résilientes avec une attention particulière aux femmes et aux jeunes. Ce projet est en parfaite cohérence aussi avec la stratégie de la FAO qui promet les priorités aussi du gouvernement. » a-t-il fait savoir, soulignant qu’il s’agit&nbsp; »d’améliorer la production, d’améliorer la nutrition, d’améliorer l’environnement et améliorer le cadre de vie. C’est dans ce cadre que ce projet mis en œuvre contribuera spécifiquement à améliorer la production et les conditions de vie des communautés ».</p>



<p>Notons que ette cérémonie s’est déroulée en présence du Ministre des Affaires Etrangères, du Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, et du Directeur de cabinet du Premier Ministre.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Niamey : le Forum national sur la communication inclusive se clôt sur un appel à l’action des radios communautaires <a href="https://www.actuniger.com/societe/21590-niamey-le-forum-national-sur-la-communication-inclusive-se-clot-sur-un-appel-a-laction-des-radios-communautaires.html">– </a><a href="https://www.actuniger.com/societe/21590-niamey-le-forum-national-sur-la-communication-inclusive-se-clot-sur-un-appel-a-laction-des-radios-communautaires.html">Actu Niger</a><a href="https://www.actuniger.com/societe/21590-niamey-le-forum-national-sur-la-communication-inclusive-se-clot-sur-un-appel-a-laction-des-radios-communautaires.html"> –</a> 14/12</h4>



<p>Le Palais des Congrès de Niamey a abrité, dans l’après-midi du jeudi 27 novembre 2025, la cérémonie de clôture du Forum national sur la communication inclusive et responsable, une initiative stratégique du ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, appuyée par l’UNICEF. Pendant trois jours, acteurs des radios communautaires, autorités locales et partenaires techniques ont échangé autour du thème : « Le rôle des radios communautaires et des autorités locales dans la promotion des droits de l’enfant, la consolidation de la paix et la gouvernance locale ».</p>



<p>La cérémonie de cloture a été présidée par le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, Adji Ali Salatou en présence de la représentante par intérim de l’UNICEF au Niger, du secrétaire général du ministère de la Communication, des autorités administratives locales et de nombreux professionnels des médias communautaires, venus de différentes régions du pays.</p>



<p>Des échanges « francs et constructifs »</p>



<p>Dans son allocution de clôture, le ministre Adji Ali Salatou a salué la qualité des débats, soulignant que le principal mérite du forum réside dans « des échanges francs et constructifs », loin de toute logique de leçon ou de posture. Pour le ministre, les discussions ont permis de mettre en lumière le rôle central de la communication dans les transformations sociales</p>



<p>« La communication façonne les perceptions, influence les opinions et détermine la manière dont les individus et les groupes interagissent », a-t-il rappelé, tout en mettant en garde contre les dérives possibles d’une communication qui ne serait ni inclusive ni responsable. Selon lui, une telle communication peut diviser, exclure et renforcer les inégalités, alors qu’une approche véritablement inclusive doit tenir compte des besoins spécifiques de chacun et donner la parole aux populations souvent marginalisées.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une feuille de route consensuelle adoptée</h4>



<p>Au terme des travaux, plusieurs résultats concrets ont été enregistrés. Le ministre a indiqué que les radios communautaires et les autorités locales ont été sensibilisées à l’importance d’une communication inclusive et responsable, que des expériences réussies ont été partagées et capitalisées, et qu’une feuille de route consensuelle a été adoptée.</p>



<p>Un cadre de collaboration entre radios communautaires, autorités locales et leaders communautaires a également été esquissé afin d’assurer le suivi des engagements pris. « Ce forum a démontré que la responsabilité en matière de communication va bien au-delà du respect de la vérité et de la transparence », a insisté Adji Ali Salatou.</p>



<p>Appelant à passer des paroles aux actes, le ministre a rappelé que communicants, journalistes, responsables publics, éducateurs et citoyens engagés ont tous un rôle à jouer pour bâtir un environnement informationnel équitable et respectueux. « Ce forum n’est qu’un début. Il est maintenant de notre responsabilité de traduire nos conclusions en actions concrètes », a-t-il martelé, exhortant les participants à maintenir leur engagement dans la durée.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les radios communautaires, leviers de paix et de développement</h4>



<p>Prenant la parole à son tour, la représentante par intérim de l’UNICEF au Niger, Ainhoa Jaureguibeitia, a souligné l’importance stratégique des radios communautaires dans le contexte nigérien. « Lorsqu’une information fiable, contextualisée et diffusée dans une langue comprise par les populations, elle devient une véritable force de transformation sociale », a-t-elle déclaré, estimant qu’une telle communication peut apaiser les tensions, stimuler le dialogue et protéger les plus vulnérables.</p>



<p>Pour l’UNICEF, ce forum doit marquer un point de départ et non une simple parenthèse. L’ambition affichée est de faire de chaque radio communautaire « un pilier du développement local, un outil de résilience et une voix pour chaque enfant, chaque femme et chaque homme du Niger ». Citant l’historien africain Joseph Ki-Zerbo, elle a rappelé que « la parole est un pouvoir : lorsqu’elle circule, elle construit la paix, et lorsqu’elle est confisquée, elle prépare la guerre ».</p>



<p>Revenant sur les travaux des trois jours, Ainhoa Jaureguibeitia a salué des échanges qui ont permis d’aller au-delà des constats pour aboutir à des engagements concrets et des recommandations fortes. Autant d’éléments qui traduisent, selon elle, une volonté collective de faire des radios communautaires des acteurs incontournables du développement local, des vecteurs de paix et des alliés essentiels dans la promotion des droits de l’enfant.</p>



<p>La clôture de ce forum ouvre ainsi une nouvelle étape pour la communication communautaire au Niger, appelée à jouer un rôle accru dans la cohésion sociale, la gouvernance locale et la protection des plus vulnérables. &nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading">Niamey essuie ses dettes envers la Banque mondiale <a href="https://www.africaintelligence.fr/afrique-ouest/2025/12/15/niamey-essuie-ses-dettes-envers-la-banque-mondiale,110577577-bre">– </a><a href="https://www.africaintelligence.fr/afrique-ouest/2025/12/15/niamey-essuie-ses-dettes-envers-la-banque-mondiale,110577577-bre">Africa Intelligence</a><a href="https://www.africaintelligence.fr/afrique-ouest/2025/12/15/niamey-essuie-ses-dettes-envers-la-banque-mondiale,110577577-bre"> </a>– 15/12 &nbsp;</h4>



<p>La junte du général Abdourahamane Tchiani s&rsquo;est acquittée d&rsquo;arriérés de paiement envers la Banque mondiale à la mi-novembre. Le règlement de la facture, d&rsquo;un montant de 15 millions de dollars, a permis la reprise des principaux projets financés par l&rsquo;institution de Bretton Woods dans le pays, lesquels avaient été interrompus durant quelques semaines. La banque y dispose d&rsquo;un portefeuille de 4,4 milliards de dollars, dans des secteurs variés allant de l&rsquo;agriculture à l&rsquo;énergie en passant par l&rsquo;élevage et la rénovation des routes.</p>



<p>Le gouvernement nigérien, qui fait face à une situation économique fragile, cherche à soigner sa collaboration avec l&rsquo;établissement dirigé par Ajay Banga. Si l&rsquo;institution financière avait suspendu ses opérations au Niger dans la foulée du coup d&rsquo;État ayant renversé l&rsquo;ex-président Mohamed Bazoum en juillet 2023, elle y a repris ses activités à partir de février 2024. Les relations entre Niamey et la Banque mondiale sont notamment facilitées par les liens de longue date existant entre le premier ministre nigérien, Ali Lamine Zeine, et le vice-président de la Banque mondiale pour l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et l&rsquo;Afrique centrale, le Mauritanien Ousmane Diagana. En poste dans la capitale nigérienne dans les années 2000, les deux hommes entretiennent depuis une certaine proximité.</p>



<p>Contactée, la Banque mondiale indique de son côté que les programmes financés par l&rsquo;institution sont « en bonne voie ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">AES : lancement à Bamako de la Banque confédérale d’investissement, dotée de 500 milliards de FCFA <a href="https://www.actuniger.com/economie/21592-aes-lancement-a-bamako-de-la-banque-confederale-dinvestissement-dotee-de-500-milliards-de-fcfa.html">– </a><a href="https://www.actuniger.com/economie/21592-aes-lancement-a-bamako-de-la-banque-confederale-dinvestissement-dotee-de-500-milliards-de-fcfa.html">Actu Niger</a><a href="https://www.actuniger.com/economie/21592-aes-lancement-a-bamako-de-la-banque-confederale-dinvestissement-dotee-de-500-milliards-de-fcfa.html"> –</a> 14/12</h4>



<p>Bamako a accueilli cette semaine un rendez-vous économique majeur de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les ministres de l’Économie et des Finances du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont signé la convention créant la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), dotée d’un capital initial de 500 milliards de FCFA (environ 890 millions de dollars), ouvrant la voie à son opérationnalisation.</p>



<p>Cette institution vise à devenir un outil central pour financer les ambitions économiques et sociales des trois pays, avec un prélèvement confédéral prévu pour alimenter durablement ses ressources.</p>



<p>Pour les autorités de l’AES, l’enjeu dépasse la simple création d’une banque. « Une étape décisive a été franchie », a déclaré le Premier ministre nigérien et ministre de l’Économie et des Finances, Ali Lamine Zeine. À ses yeux, la BCID-AES incarne « le véhicule de notre autonomie décisionnelle », capable de mobiliser des financements selon « nos calendriers, nos normes et nos visions de développement ».</p>



<p>La future banque aura pour mission de soutenir des projets structurants à fort impact, notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie, de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de l’industrie, ainsi que dans les interconnexions régionales et l’appui au secteur privé. Le ministre burkinabè de l’Économie, des Finances et de la Prospective, Dr Aboubakar Nacanabo, a insisté sur le rôle central de la BCID-AES dans le financement de ces projets stratégiques, tandis que son homologue malien évoquait un outil clé pour accompagner la transformation économique du Sahel.</p>



<p>La dynamique s’est poursuivie jeudi 11 décembre 2025, avec la réception, à Bamako, d’une délégation de haut niveau par le Président de la Transition du Mali et Président de la Confédération des États du Sahel, le Général d’Armée Assimi Goïta. Conduite par le ministre malien de l’Économie et des Finances,</p>



<p>Alousseni Sanou, la délégation comprenait Dr Aboubakar Nacanabo pour le Burkina Faso et Ali Lamine Zeine pour le Niger. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des travaux finaux visant à rendre la banque pleinement opérationnelle.</p>



<p>« Nous avons validé et signé les statuts de la banque, ce qui marque officiellement sa création », a annoncé Dr Aboubakar Nacanabo, porte-parole de la délégation. Cette validation ouvre la voie à la phase opérationnelle, même si certaines modalités de fonctionnement restent encore à préciser.</p>



<p>La prochaine étape concernera la nomination des dirigeants de la BCID-AES, un passage obligé pour engager la mobilisation de financements complémentaires, notamment sur les marchés. Lors de l’audience, les ministres ont également reçu les orientations finales du Président Assimi Goïta sur la vocation stratégique de l’institution. « Il s’agit de financer des projets à fort impact, en cohérence avec la ligne de souveraineté tracée par nos trois Chefs d’État », a souligné le ministre burkinabè.</p>



<p>Avec la BCID-AES, l’Alliance des États du Sahel entend se doter d’un levier financier souverain, capable d’accélérer l’intégration régionale, de soutenir le développement économique et de renforcer la résilience des populations sahéliennes, dans un contexte marqué par de profonds défis économiques et sécuritaires.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La lutte fratricide entre les États du Sahel et l’Afrique de l’Ouest <a href="https://mondafrique.com/international/la-lutte-fratricide-entre-les-etats-du-sahel-et-lafrique-de-louest/">– </a><a href="https://mondafrique.com/international/la-lutte-fratricide-entre-les-etats-du-sahel-et-lafrique-de-louest/">Mondafrique</a><a href="https://mondafrique.com/international/la-lutte-fratricide-entre-les-etats-du-sahel-et-lafrique-de-louest/"> –</a> 15/12 &nbsp;</h4>



<p>Le coup d’État manqué révèle révèle la nouvelle guerre d’influence qui oppose désormais les juntes militaires aux régimes traditionnels de l’ Afrique de l’Ouest</p>



<p>Le 7 décembre 2025, Cotonou s’est réveillé sous le fracas des armes. Une tentative de putsch rapidement étouffée, mais dont la portée dépasse largement les frontières béninoises. Derrière cette opération improvisée se dessine un affrontement plus vaste : la bataille d’influence qui oppose désormais les États côtiers aux régimes sahéliens.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une attaque éclair et une guerre de récits</h4>



<p>À l’aube, un groupe de militaires menés par le lieutenant-colonel Pascal Tigri a pris d’assaut la télévision nationale. Un geste symbolique, hérité de décennies de putschs africains, où contrôler l’écran revient à s’emparer du récit.</p>



<p>Sur les réseaux sociaux, des relais proches des régimes sahéliens ont aussitôt annoncé la chute du pouvoir béninois. Une communication précipitée, révélatrice d’une stratégie hybride : mêler action militaire et offensive médiatique pour donner à une mutinerie l’apparence d’un soulèvement populaire.</p>



<p>L’illusion n’a duré que quelques heures. L’intervention rapide du Nigeria et de la France a mis fin à la tentative de renversement. Mais l’épisode expose une dynamique plus profonde : une poussée idéologique et stratégique venue du Sahel, qui avance par touches, teste les défenses et cherche à étendre son influence sans confrontation directe.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une influence diffuse, sans uniforme</h4>



<p>Les signaux s’accumulent : financements discrets, réseaux numériques actifs, discours anti‑CEDEAO amplifiés depuis des mois. Aucun ordre formel n’a besoin d’être donné. Le terrain avait été préparé en amont, dans les esprits.</p>



<p>Le Sahel n’envoie plus de troupes ; il diffuse des récits, instille la défiance et exploite les fragilités internes. Une stratégie de pénétration lente, où les acteurs locaux croient agir pour la souveraineté nationale tout en s’inscrivant dans un axe géopolitique opposé aux partenaires occidentaux.</p>



<p>Pour les régimes sahéliens, l’enjeu est clair : un coup réussi offrirait un accès stratégique à la mer. Un échec, lui, ne coûte rien — mais permet de mesurer les lignes de défense adverses.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le Bénin, maillon d’un corridor vital</h4>



<p>Si le Bénin est ciblé, c’est aussi pour son rôle dans un dispositif énergétique crucial : le pipeline reliant les champs pétroliers d’Agadem, au Niger, au terminal béninois de Sèmè‑Kpodji.</p>



<p>Cette infrastructure constitue la seule ouverture du Niger vers l’océan. La sécuriser est devenue un impératif vital pour les États sahéliens regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Installer un pouvoir favorable à Cotonou serait, pour eux, un atout stratégique majeur.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Failles internes et frontières poreuses</h4>



<p>Au nord du Bénin, la menace est déjà présente. Des groupes armés venus du Burkina Faso progressent, des soldats tombent dans l’indifférence, et une partie de l’armée se sent abandonnée. Un terreau idéal pour les opérations d’influence.</p>



<p>La frontière avec le Niger est devenue une zone grise où circulent idées, armes et agents. À l’ouest, le Togo entretient une ambiguïté stratégique qui facilite les mouvements transnationaux.</p>



<p>Dans le même temps, la CEDEAO se fragilise. Depuis la rupture avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso, l’organisation n’est plus un médiateur : elle est devenue un champ de confrontation entre deux visions du continent. Le Bénin se retrouve au cœur de cette ligne de fracture.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le golfe de Guinée, nouvelle ligne de front</h4>



<p>L’échec du putsch ne met pas fin à la confrontation. L’AES semble jouer la carte de l’usure : multiplier les provocations, tester les réactions, recommencer jusqu’à épuiser les États côtiers.</p>



<p>Chaque tentative accroît la pression sur Abuja et Paris, alimentant le ressentiment populaire contre leurs interventions. Le Nigeria, affaibli par ses crises internes, peine à assumer son rôle de puissance stabilisatrice. La France, elle, se retrouve enfermée dans une posture défensive qui nourrit les discours hostiles.</p>



<p>La bataille qui s’annonce ne se jouera pas seulement sur le terrain militaire, mais dans les récits, les alliances et la capacité à tenir dans la durée. Le 7 décembre n’était qu’un avertissement.</p>



<p>Le Sahel a compris que contrôler l’accès à la mer, c’est maîtriser les routes, les ressources et les symboles. Et qu’un empire — même moderne — étouffe sans ports.</p>



<p>Le golfe de Guinée s’impose désormais comme la nouvelle ligne de front de la guerre d’influence qui redessine l’Afrique de l’Ouest.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le Bénin, la Guinée-Bissau et le terrorisme au coeur d&rsquo;un nouveau sommet de la Cédéao à Abuja <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251214-le-b%C3%A9nin-la-guin%C3%A9e-bissau-et-le-terrorisme-au-coeur-d-un-nouveau-sommet-de-la-c%C3%A9d%C3%A9ao-%C3%A0-abuja">– </a><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251214-le-b%C3%A9nin-la-guin%C3%A9e-bissau-et-le-terrorisme-au-coeur-d-un-nouveau-sommet-de-la-c%C3%A9d%C3%A9ao-%C3%A0-abuja">RFI</a><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251214-le-b%C3%A9nin-la-guin%C3%A9e-bissau-et-le-terrorisme-au-coeur-d-un-nouveau-sommet-de-la-c%C3%A9d%C3%A9ao-%C3%A0-abuja"> </a>– 14/12 &nbsp;</h4>



<p>Renversement du président Umaro Sissoco Embalo à Bissau, tentative de putsch contre le président Patrice Talon à Cotonou, dégradation de la situation sécuritaire dans le nord des pays côtiers ouestafricains&#8230;: les chefs d&rsquo;État de la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest se réunissent en sommet, ce dimanche 14 décembre au Nigeria, avec un ordre du jour très consistant.</p>



<p>Une semaine tout juste après la tentative de putsch militaire au Bénin, les dirigeants des pays membres de la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (Cédéao) se réunissent en sommet, ce dimanche 14 décembre, à Abuja, au Nigeria. La réunion, qui va clore l&rsquo;année du cinquantenaire de l&rsquo;organisation ouest africaine, sera également pour elle l&rsquo;occasion de passer en revue les nombreux sujets de préoccupation du moment, rapporte notre correspondant sur place, Moïse Gomis</p>



<p>Pour son premier sommet en tant que président de la conférence des chefs d&rsquo;État, le président sierra léonais Julius Maada Bio a droit à un ordre du jour très consistant. Avec ses pairs de la sous-région, il va d&rsquo;abord devoir statuer sur le maintien ou non des quelque 200 hommes de la force en attente de la Cédéao déployés au Bénin depuis le coup d&rsquo;État raté du 7 décembre à Cotonou. Vont-ils être rejoints par des soldats de la Sierra Leone et du Ghana ? Une réponse à cette question devrait sans doute être donnée ce dimanche à Abuja où la crise politique en Guinée-Bissau sera également au centre des <strong>débats.</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading">À l&rsquo;ordre du jour : le Bénin, mais aussi la Guinée Bissau et la situation sécuritaire dans le nord des pays côtiers</h4>



<p>dans ce dossier, la principale question réside dans la nature et le ciblage des sanctions qui seront prononcées à la suite du renversement du président Umaro Sissoco Embalo, le 26 novembre. À cette occasion, 17 organisations et mouvements de la société civile d’Afrique de l’Ouest appellent de leur côté l’organisation à faire publier sans délai les résultats des élections présidentielle et législatives du 23 novembre, estimant qu&rsquo;ils peuvent toujours être proclamés, conformément à la loi électorale.</p>



<p>« Lors de la tentative de coup d&rsquo;État au Bénin, la Cédéao s&rsquo;est mise en branle pour empêcher qu&rsquo;il y ait un renversement du régime. Nous estimons donc qu&rsquo;elle a aussi la capacité de maintenir la pression sur les autorités militaires bissau-guinéennes pour qu&rsquo;elles respectent la volonté du peuple bissau-guinéen et publient immédiatement les résultats des élections », affirme ainsi Alseny Farinta Camara, coordinateur pays du mouvement Tournons la page, en Guinée.</p>



<p>Enfin, un an exactement après que les dirigeants de l&rsquo;organisation aient décidé d&rsquo;activer en urgence sa force en attente pour lutter contre le terrorisme et l&rsquo;extrémisme violent dans la sous-région, ces derniers devraient avoir en main un nouveau mémorandum dressant un état des lieux encore plus sombre de la situation et des menaces qui s&rsquo;étendent désormais sur une bande allant de manière plus ou moins continue du nord de la Côte d&rsquo;Ivoire au nord du Nigeria.</p>
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		<title>Niger : après des années de vacance, l’ACTN se dote d’un nouveau bureau sous la conduite du Sultan de l’Aïr</title>
		<link>https://lavoiedusahel.com/apres-des-annees-de-vacance-lactn-se-dote-dun-nouveau-bureau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 09:57:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les travaux se sont déroulés en marge du Forum national des chefs traditionnels, officiellement ouvert par le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le général de division Mohamed Toumba. Les échanges ont été marqués par un climat de concertation et d’unité, mais aussi par une volonté affirmée de renforcer le rôle de la chefferie traditionnelle dans la cohésion sociale et la gouvernance locale.</p>
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<p>Niamey, le 13/12/2025.</p>



<p>Après une longue période d’instabilité institutionnelle, l’Association des Chefs Traditionnels du Niger (ACTN) retrouve un bureau dirigeant complet. Réunis en Assemblée générale à Maradi, les chefs traditionnels ont porté à leur tête le Sultan de l’Aïr, Son Altesse Oumarou Ibrahim Oumarou, marquant une nouvelle étape dans la redynamisation de la chefferie traditionnelle nigérienne.</p>



<p>Après plusieurs années de vacance consécutives au décès du président et du vice-président de l’Association, l’ACTN tourne une page importante de son histoire. L’élection du nouveau bureau est intervenue à l’issue de l’Assemblée générale tenue du 10 au 11 décembre 2025 à Maradi.</p>



<p>Les travaux se sont déroulés en marge du Forum national des chefs traditionnels, officiellement ouvert par le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le général de division Mohamed Toumba. Les échanges ont été marqués par un climat de concertation et d’unité, mais aussi par une volonté affirmée de renforcer le rôle de la chefferie traditionnelle dans la cohésion sociale et la gouvernance locale.</p>



<p>À l’issue des délibérations, Son Altesse Oumarou Ibrahim Oumarou, Sultan de l’Aïr, a été élu président de l’ACTN. Il sera assisté par Bachir Hambali, chef de canton de Djoundjou, en qualité de vice-président. Le poste de secrétaire général revient à Amirou Mohamed Sidikou, chef de canton de Kouré, tandis qu’Amadou Sabo Bozari, chef de canton de l’Arewa (Dogondoutchi), occupe désormais les fonctions de trésorier.</p>



<p>Ce nouveau bureau reflète un équilibre entre les différentes régions et autorités coutumières du pays, une exigence largement partagée par les participants à l’Assemblée générale.</p>



<p>Cette recomposition intervient dans un contexte où les chefs traditionnels sont de plus en plus sollicités dans la médiation communautaire, la prévention des conflits et l’accompagnement des politiques publiques au niveau local. Pour de nombreux participants, la mise en place d’un bureau complet devrait permettre de redynamiser l’ACTN et de consolider son rôle consultatif auprès des autorités nationales.</p>



<p>Les travaux du forum et de l’Assemblée générale se poursuivent jusqu’au vendredi 12 décembre 2025, avec l’ambition de dégager une feuille de route commune visant à moderniser l’institution, tout en préservant les valeurs, l’autorité morale et la légitimité historique de la chefferie traditionnelle nigérienne.<br></p>



<p></p>
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		<title>Tempête au Conseil Consultatif de la Refondation</title>
		<link>https://lavoiedusahel.com/tempete-au-conseil-consultatif-de-la-refondation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LA VOIE DU SAHEL]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 18:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités du Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon l’ordonnance officialisant ses missions, sa composition et son fonctionnement, signé en avril 2025 par le général d’armée Abdourahamane Tiani, le CCR peut également, « de sa propre initiative, faire toute proposition ou recommandation » aux instances dirigeantes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Le président Djingarey capitule et annule ses nominations</p>



<p><em>(Quotidien L’Enquêteur du Vendredi 12 Décembre 2025)</em></p>



<p>Prévu par l’article 68 de la Charte de la Refondation, le Conseil Consultatif de la Refondation (CCR) a pour principale mission de « donner son avis au Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et au Gouvernement sur toute question intéressant la vie de la Nation ». </p>



<p>Selon l’ordonnance officialisant ses missions, sa composition et son fonctionnement, signé en avril 2025 par le général d’armée Abdourahamane Tiani, le CCR peut également, « de sa propre initiative, faire toute proposition ou recommandation » aux instances dirigeantes.</p>



<p> Le Conseil est dirigé par un bureau et s’appuie sur six commissions thématiques : </p>



<p>Paix, Sécurité, Réconciliation Nationale et Cohésion sociale ; </p>



<p>Refondation Politique, Culturelle et Institutionnelle ; </p>



<p>Économie et Développement Durable ; </p>



<p>Géopolitique et Environnement International ; </p>



<p>Justice et Droits de l’Homme ; </p>



<p>Santé, Éducation et Affaires Sociales. </p>



<p>Le Bureau du CCR, composé de douze (12) membres, est présidé Dr Mamoudou Harouna Djingarey, le président de l’institution. Fort de ses prérogatives, Dr Djingarey a récemment pris un arrêté portant nomination de chefs de services et de secrétaires. </p>



<p>Des nominations qui sont passées mal auprès de la majorité des membres du Bureau du CCR. </p>



<p>Ces nominations ont-elles été faites sur la base des relations personnelles ? </p>



<p>Les personnes nommées n’ont-elles pas des compétences et une expérience avérée pour apporter une quelconque plus-value au CCR ? </p>



<p>Quoi qu’il en soit, de nombreux membres du Bureau ont contesté ces nominations. Une crise ouverte est née. Une réunion d’urgence du Bureau, à l’initiative des contestataires, a lieu le mercredi 03 décembre 2025. Seul point à l’ordre du jour : le fameux arrêté de nominations. La réunion est présidée par le président Dr Mamoudou Harouna Djingarey. Ce dernier justifie l’arrêté contesté, non sans avoir regretté fortement le manque de respect de certains conseillers à son égard. </p>



<p>Mais les explications fournies au sujet de l’arrêté ne sont pas passées. C’est ainsi que les membres du Bureau ont exigé du président du CCR, pour un retour à la sérénité, le respect des textes et des procédures en matière de recrutement et de nomination.</p>



<p> Faisant preuve de hauteur d’esprit, Dr Mamoudou Harouna Djingarey a pris acte des observations faites et accepté en conséquence de procéder à l’abrogation pure et simple de son arrêté contesté. </p>



<p>De nouvelles nominations seront faites conformément à la procédure décidée par le Bureau du CCR au cours de la réunion. En vue de ces nominations, un comité ad’ hoc chargé de statuer sur le profil des agents de l’ex-Assemblée nationale a été mis en place. Il est attendu de ce comité ad’ hoc un rapport circonstancié. </p>



<p>Le Conseil Consultatif de la Refondation a besoin de s’appuyer sur une administration efficace, souple et efficiente, ce qui sera une condition préalable à une bonne gestion de l’institution. L’éthique doit être une affaire de comportements et de valeurs au sein du CCR.</p>



<p><strong><em>Mahamadou Harouna.L&rsquo;enquêteur.</em></strong></p>
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