Niamey : quand l’incivisme est la cause d’inondations.

Niamey : quand l’incivisme est la cause d’inondations.

Par Abdoulkarim Ousmane Mahamadou.

À chaque saison des pluies, le même scénario se répète. Les rues se transforment en rivières, les maisons sont envahies par les eaux et les populations crient à la catastrophe.

Pourtant, une partie de ce drame est fabriquée par nos propres comportements.À Niamey, des citoyens continuent de jeter leurs ordures dans les caniveaux comme si ces ouvrages étaient des poubelles à ciel ouvert. Plus grave encore, certains restaurateurs y déversent quotidiennement leurs déchets alimentaires, contribuant à obstruer les voies d’évacuation des eaux pluviales.

Comment espérer lutter contre les inondations lorsque ceux-là mêmes qui vivent dans les quartiers à risque sabotent les infrastructures destinées à les protéger ?

Chaque sachet plastique, chaque reste de repas, chaque tas d’ordures jeté dans un caniveau est une menace pour toute la ville. Les conséquences sont connues : eaux stagnantes, rues impraticables, habitations inondées, pertes matérielles, risques sanitaires et parfois même des vies emportées. Ensuite, chacun pointe du doigt l’État, les collectivités ou les services techniques. Mais la responsabilité est aussi citoyenne.

Le temps de la sensibilisation ne suffit plus. Face aux récidivistes, il faut des contrôles rigoureux et des sanctions exemplaires. Aucun restaurateur, aucun commerçant, aucun riverain ne devrait pouvoir transformer un ouvrage public en dépotoir sans en répondre devant la loi.

Une ville propre n’est pas seulement une question d’esthétique ; c’est une question de sécurité publique. Si nous continuons à étouffer nos caniveaux sous les ordures, ce ne sont pas les pluies qui nous inonderont demain. Ce sera notre propre incivisme.

La voie du Sahel.

LA VOIE DU SAHEL

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *