Niger : une troisième libération en trois jours ! Hamid Mahmoud sort de prison, mais la presse n’a pas encore retrouvé sa liberté.

Niger : une troisième libération en trois jours ! Hamid Mahmoud sort de prison, mais la presse n’a pas encore retrouvé sa liberté.

Par Abdoulkarim Ousmane Mahamadou.

La vague de libérations de journalistes se poursuit au Niger. Après Omar Kané, fondateur de l’hebdomadaire satirique Le Hérisson, et Youssouf Sériba, directeur de publication des Échos du Niger, c’est au tour de Hamid Mahmoud, journaliste de Sahara FM d’Agadez, de recouvrer la liberté ce vendredi 17 juillet 2026.
Le journaliste était détenu depuis plus d’un an. Placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Kollo le 13 juin 2025 par le tribunal militaire, Hamid Mahmoud quitte finalement la prison, 48 heures seulement après la libération de ses deux confrères. Cette nouvelle est accueillie avec soulagement par les professionnels des médias, les organisations de défense de la liberté de la presse ainsi que par ses proches.
Ces libérations successives nourrissent l’espoir d’une décrispation du climat entre les autorités et les médias, alors que plusieurs journalistes et acteurs de la société civile avaient été arrêtés dans un contexte marqué par de fortes tensions autour de la liberté d’expression.
Toutefois, cette série de remises en liberté reste incomplète. Plusieurs figures demeurent encore derrière les barreaux. C’est notamment le cas d’Ibro Chaibou, secrétaire de rédaction du groupe de presse Saraounia, dont la détention se poursuit sans qu’une explication officielle n’ait été rendue publique sur son maintien en prison, alors que ses codétenus ont été libérés.
Autre personnalité toujours détenue : Moussa Tchangari, journaliste et acteur majeur de la société civile nigérienne. Secrétaire général de l’organisation Alternative Espaces Citoyens, il reste privé de liberté, son cas continuant de susciter de nombreuses réactions au sein des organisations nationales et internationales de défense des droits humains.
Pour de nombreux observateurs, la libération de Hamid Mahmoud constitue un signal positif, mais insuffisant. Ils estiment que le retour progressif à un climat de confiance passe par la libération de l’ensemble des journalistes et défenseurs des droits encore détenus, ainsi que par le respect des garanties fondamentales liées à la liberté de la presse et à la liberté d’expression.
Dans un contexte de transition politique et sécuritaire particulièrement sensible, les médias demeurent un acteur essentiel de l’information des citoyens. La sortie de prison de Hamid Mahmoud rappelle que chaque journaliste retrouvé par sa famille est une victoire humaine. Mais tant que d’autres professionnels des médias resteront incarcérés, le dossier de la liberté de la presse au Niger restera ouvert.

La Voie du Sahel.

LA VOIE DU SAHEL

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