Revue de presse Niger –07/04/2026

Revue de presse Niger –07/04/2026

Niger : une trentaine de syndicats de travailleurs précédemment affiliés à la CNT se désaffilient pour
créer la CNTN – ANP – 06/04

Au Niger, une trentaine de syndicats de travailleurs s’associent pour créer la confédération nationale
des travailleurs du Niger (CNTN), dont la déclaration constitutive a eu lieu, ce lundi 06 Avril 2026, à
Niamey.
Ces formations syndicales sont issues de la centrale CNT à laquelle elles viennent de se désabonner
pour des raisons qu’elles ont énumérées dans cette déclaration lue par Salifou Nana Seidi.
« Les syndicats signataires de la présente déclaration, réunis en assemblée générale constitutive,
décident (…) de leur désaffiliation de la confédération Nigérienne du Travail CNT à compter de ce jour 6
avril 2026, pour créer une nouvelle centrale syndicale dénommée : Confédération Nationale des
Travailleurs du Niger pour la Dignité (CNTN-DIGNITÉ), a lancé dans la déclaration, Mme Salifou Nana.
Selon elle, plusieurs raisons sont à la base de la création de cette centrale, parmi lesquelles elle a
mentionné « la crise profonde et prolongée que connait l’ancienne centrale syndicale à partir de
l’expiration en novembre 2025, du mandat de l’organe dirigeant, crise marquée par des conflits de
légitimité, des décisions controversées, des exclusions unilatérales et irrégulières des syndicats affiliés,
des blocages d’accès aux locaux par le recours aux forces publiques, et une paralysie complète des
instances statutaires ».
Celle qui a donné lecture de cette déclaration, a aussi fait cas de ce qu’elle a appelé de « procès
interminables et l’ingérence de volontés personnelles » qui ont rendu « impossible tout dialogue social
serein et toute représentation effective des travailleuses et des travailleurs du Niger ».
Cette situation, a-t-elle ajouté, a occasionné « le retrait de confiance des partenaires nationaux et
internationaux né de cette crise ».
Les fondateurs de la toute nouvelle centrale syndicale ont ainsi indiqué que leur structure a vu le jour
dans le but de défendre les droits matériels et moraux des travailleuses et des travailleurs ; de
promouvoir la justice sociale, l’égalité des chances et lutter contre toutes les formes de discrimination
et de renforcer l’unité syndicale nationale et l’indépendance du mouvement syndical.
Ils aspirent aussi à « participer activement à la refondation du Niger pour la souveraineté économique,
la paix sociale et le développement durable » et à « défendre les valeurs républicaines ainsi que de veiller
à la préservation et la valorisation des potentiels de notre pays ».
Selon ses textes fondateurs, la CNTN-DIGNITÉ peut s’affilier à des regroupements d’organisation au
niveau national, régional et international. Un Bureau provisoire est mis en place qui a la responsabilité
morale et juridique et aussi de conduire les activités de la CNTN-DIGNITE jusqu’au congrès, no-t-on.


Niger-Maroc : Ouverture à Niamey de la réunion des experts de la Commission mixte de coopération –
ANP – 06/04

Le Directeur général des relations bilatérales, M. Djibo Barikoye, représentant le ministre des Affaires
étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, a présidé, ce lundi 6 avril 2026, la cérémonie
d’ouverture de la réunion des experts préparatoire à la 5ème session de la Commission mixte Niger
Maroc, au Palais des Congrès de Niamey.
Cette rencontre vise à examiner le cadre juridique et politique de la coopération bilatérale entre le Niger
et le Maroc, en vue de son renforcement et de son adaptation aux évolutions socio-économiques des
deux pays.
Dans son allocution d’ouverture, le représentant du ministre a, au nom des autorités nigériennes,
souhaité la bienvenue à la délégation marocaine, tout en saluant son engagement à prendre part aux
travaux malgré les contraintes climatiques, traduisant ainsi l’importance accordée au raffermissement
des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays.
Il a rappelé que depuis 2017, la tenue régulière des sessions de la Grande Commission mixte de
coopération a connu des difficultés, liées notamment aux contraintes d’agenda des responsables des
deux parties ainsi qu’à la dynamique des échanges au niveau multilatéral.
Toutefois, a-t-il indiqué, cette situation ne saurait reléguer au second plan la coopération bilatérale
nigéro-marocaine, d’où la volonté des autorités actuelles de redynamiser ce cadre à travers la tenue de
cette 5ème session à Niamey.
Le Directeur général a également souligné que l’évolution du contexte socio-économique, conjuguée à
l’émergence de nouveaux enjeux mondiaux, impose une adaptation de la coopération bilatérale aux
réalités actuelles.
Pour sa part, le chef de la délégation marocaine, M. Abdellah Boutadghart, a exprimé sa gratitude aux
autorités nigériennes pour l’accueil chaleureux et la qualité de l’organisation de la réunion, tout en
saluant l’excellence des relations entre le Niger et le Maroc, fondées sur la fraternité et le respect mutuel.
Il a souligné que cette coopération, en constante évolution, constitue un modèle de partenariat Sud-Sud,
soutenu par les plus hautes autorités des deux pays et marqué par une implication croissante des
secteurs public et privé.
Il a également indiqué que cette rencontre vise à redynamiser la coopération bilatérale et à renforcer les
échanges dans plusieurs domaines clés, notamment la sécurité, le transport, l’agriculture, la santé et la
formation.
Enfin, il a annoncé la préparation de plusieurs accords et instruments juridiques destinés à élargir
davantage le partenariat et à promouvoir un développement mutuellement bénéfique. Notons que la
cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Niger, M. Mohamed
Iboumraten, ainsi que de l’ambassadeur de la République du Niger au Maroc, M. Abdoulaye Keita.


Forum économique Niger-Tunisie 2026 : Tunis relance la coopération commerciale et industrielle – Niger
Diaspora – 03/04

À Tunis, le Forum économique Niger-Tunisie 2026 a ouvert une nouvelle séquence dans les relations
d’affaires entre les deux pays, avec l’ambition affichée de relancer la coopération commerciale et
industrielle. Organisée au Centre de promotion des exportations de la Tunisie (CEPEX), la rencontre a
réuni, sous la coprésidence des ministres Samir Abid et Abdoulaye Seydou, des représentants
institutionnels ainsi qu’un large panel d’acteurs du secteur privé nigérien et tunisien.
La participation d’une vingtaine d’opérateurs économiques nigériens et d’environ cent entreprises
tunisiennes témoigne de l’intérêt accordé à ce cadre d’échanges, conçu pour rapprocher les milieux
d’affaires et encourager de nouveaux partenariats. Au-delà du dialogue institutionnel, le forum met en
avant une volonté commune de créer des passerelles concrètes entre investisseurs, industriels et
structures d’appui au secteur privé.
Le déplacement du ministre nigérien du Commerce et de l’Industrie s’inscrit d’ailleurs dans une
perspective plus opérationnelle. Aux côtés de son homologue tunisien, Abdoulaye Seydou doit visiter
plusieurs unités industrielles, dont certaines envisagent déjà une implantation au Niger, notamment
dans le cadre du développement de la seconde zone industrielle de Bagoum. Cette orientation donne
au forum une portée stratégique, en liant diplomatie économique, attractivité industrielle et perspectives
d’investissement.
Cette dynamique s’appuie sur un socle ancien. Les relations entre le Niger et la Tunisie, nouées dès les
années 1960, se sont construites autour d’un accompagnement politique, économique et financier
durable. De l’appui tunisien à l’adhésion du Niger à l’ONU jusqu’aux partenariats dans les secteurs
bancaire et industriel, le forum de Tunis apparaît ainsi comme une tentative de réactiver une coopération
historique à la lumière des priorités économiques actuelles.


Lancement officiel de « Kidy Web TV » : une nouvelle voix médiatique pour donner la parole aux jeunes
nigériens et raconter le Niger autrement – Actu Niger – 03/04

L’écosystème médiatique numérique nigérien s’enrichit d’une nouvelle voix, qui vient étoffer l’offre de
contenu local avec une nouvelle et ambitieuse vision portée par des jeunes pour les jeunes, résolument
tournée vers l’avenir et engagée à valoriser le Niger à travers ses talents, sa richesse et son patrimoine.
Il s’agit de « Kidy TV », une télévision numérique diffusée sur le Web (Web TV), qui est une initiative de la
sociologue et talentueuse réalisatrice Madame Aïcha Macky, déjà très connue pour avoir fait rayonner,
à plusieurs reprises, l’image du Niger à l’international. À travers cette nouvelle plateforme médiatique
numérique, qui met au cœur de sa mission la jeunesse et la créativité, la promotrice entend saisir
l’opportunité qu’offrent les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) pour
valoriser tout ce que les jeunes nigériens et le Niger ont de meilleur à découvrir et à promouvoir. À travers
des émissions en live, des documentaires, des reportages, de l’actualité et du contenu culturel qui met
en lumière les talents, la web TV « Kidy TV » veut ainsi offrir à la jeunesse nigérienne une vitrine et un
espace d’échange pour raconter leurs histoires et raconter leur Niger. En clair, inspirer et sensibiliser
pour impulser un changement positif dynamique, afin de faire émerger le pays et rendre fière la patrie.
C’est par une cérémonie solennelle et riche en activités culturelles, qui ont mis en lumière le potentiel
artistique des jeunes nigériens, que s’est déroulé le lancement officiel de la Web TV « KIDY TV », la
nouvelle arrivée dans le paysage médiatique numérique nigérien ! Pour l’occasion, l’événement a été
rehaussé par la présence des membres du gouvernement, des présidents d’institutions, des
représentants du corps diplomatique et des organisations internationales ainsi que du système des
Nations unies au Niger. On notait également la présence, à la cérémonie, des autorités régionales et
municipales, des cadres du ministère de la Communication et de l’Économie numérique, des hommes
des médias, acteurs culturels et de la société civile ainsi que des influenceurs et activistes.
Du beau monde donc pour assister et témoigner de cet événement historique porté par la sociologue et
réalisatrice qui n’est plus à présenter, Aïcha Macky, une initiative qui a bénéficié du projet « JEUNE IDÉE
» de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), sur financement du gouvernement italien à
travers l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS).
La cérémonie a été marquée par plusieurs allocutions, dont celle de bienvenue de la SGA de la région
de Niamey, qui, au nom du Gouverneur, a salué les promoteurs de cette initiative qui illustre la volonté
commune des autorités nationales, des partenaires internationaux et des acteurs privés de mettre les
nouvelles technologies de l’information et de la communication au service du développement, en
particulier au bénéfice de la jeunesse.
Une initiative d’autonomisation de la femme soutenue par IDÉE JEUNE de l’OIM
Dans son mot introductif, le chef du projet IDÉE JEUNE, M. Yves Matabaro, a fait la genèse de la création
de KIDY Web TV, « qui est avant tout une histoire de conviction et de passion », portée par Aïcha Macky,
directrice de Tabou Production. À l’origine, a-t-il dit, « il y a une idée simple mais forte : créer une
plateforme audiovisuelle capable de raconter purement les réalités du Niger, de valoriser les talents
locaux et de diffuser une information fiable, utile, responsable et inspirante ».
Le chef du projet a saisi l’occasion pour rappeler quelques réalisations majeures du projet IDÉE JEUNE,
mis en œuvre par l’OIM et financé par l’Italie à travers l’Agence italienne pour la coopération au
développement (AICS). Depuis son lancement, M. Matabaro a souligné que plus de 4 350 jeunes et
femmes ont été accompagnés directement, 580 jeunes et femmes ont été constitués en 58
groupements d’intérêt économique (GIE) dans les régions de Niamey, Tahoua, Agadez et Zinder, et que
plus de 1 500 emplois directs ont déjà été créés ou consolidés. Plus de 4 000 jeunes ont été formés et
initiés à l’entrepreneuriat à travers les incubateurs et les structures d’accompagnement partenaires de
l’OIM. Aussi, plus de 50 entreprises locales, portées majoritairement par des femmes, parmi lesquelles
Tabou Production d’Aïcha Macky, bénéficient d’un appui multiforme et structuré. « À travers le projet
IDÉE JEUNE, nous avons compris que l’appui à l’entrepreneuriat ne se limite pas aux financements ou
aux formations. Il passe aussi par la visibilité, par la valorisation des parcours, par la mise en lumière
des réussites, mais aussi des défis », a-t-il mis en avant, soulignant que « KIDY Web TV est née de cette
rencontre entre une vision, portée par Aïcha Macky et Tabou Production, et un programme de
développement économique, IDÉE JEUNE, engagé auprès des entreprises locales portées par les jeunes
et les femmes, des incubateurs et structures d’appui à l’entrepreneuriat comme le CIPMEN, 2M Invest,
NBPLUS, et des institutions nationales en charge de l’entrepreneuriat et de l’emploi ».
Une parfaite illustration de l’excellence des relations entre le Niger et l’Italie
Présent à la cérémonie, l’ambassadeur d’Italie au Niger, S.E.M. Roberto Orlando, s’est félicité de cette
initiative louable qui illustre de manière très concrète la qualité et la profondeur de la coopération entre
l’Italie et le Niger en étroite collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). À
travers notre partenariat avec l’OIM et notamment dans le cadre du projet « Idées et Jeunes », financé
par l’Italie à travers l’Agence italienne pour la coopération et le développement, a dit le diplomate, « nous
soutenons des actions qui renforcent l’emploi, l’entrepreneuriat, l’accès à une formation fiable et les
perspectives d’avenir ». Et d’ajouter que Kidy TV s’inscrit pleinement dans cette dynamique. « Cette Web
TV n’est pas seulement un média, elle est un outil de dialogue, un espace d’expression et un vecteur de
visibilité pour les initiatives portées par les jeunes, les institutions et les partenaires du développement.
En effet, à travers ce contenu, Kidy Web TV contribuera à valoriser les talents et les initiatives de la
jeunesse nigérienne », a estimé M. Roberto Orlando, qui s’est dit satisfait de l’engagement résolu et
inspirant de la promotrice à promouvoir les opportunités économiques locales et renforcer la diffusion
d’une information responsable, notamment sur les questions d’immigration, d’emploi et de
développement.
L’information, un enjeu stratégique pour accompagner les choix des jeunes
Dans son discours, Madame Ana Fonseca, représentante résidente de l’Organisation internationale pour
les migrations (OIM) au Niger, n’a pas tari d’éloges sur l’initiative et la promotrice de cette nouvelle
plateforme médiatique numérique qui affiche une vision et des ambitions claires. « À l’OIM, nous
sommes convaincus que l’information joue un rôle clé dans les choix que font les jeunes, notamment
en matière de migration, d’emploi et d’avenir professionnel. Trop souvent, la migration est présentée
sous un angle partiel, parfois idéalisé, parfois stigmatisant. Or, une migration mal comprise ou mal
informée peut exposer les jeunes à des risques importants », a-t-elle déclaré.
C’est pourquoi la Web TV Kidy TV s’inscrit pleinement dans la vision de l’OIM, qui est de promouvoir une
migration sûre, ordonnée et régulière, en mettant l’accent sur l’accès à une information crédible et
inclusive, le renforcement des compétences et le développement d’alternatives économiques viables,
notamment à travers l’emploi et l’entrepreneuriat. « À travers cette Web TV, l’ambition est claire : donner
la parole à la jeunesse nigérienne, valoriser ses talents, ses initiatives, ses réussites et lui permettre de
raconter sa propre histoire, avec ses propres mots et ses propres images », a mis en exergue Ana
Fonseca.
Enfin, la représentante résidente de l’OIM au Niger n’a pas manqué de réaffirmer l’engagement de
l’Organisation internationale pour les migrations à continuer d’investir dans des solutions innovantes,
qui placent la jeunesse au cœur du développement, renforcent la cohésion sociale et contribuent à des
parcours migratoires plus sûrs et mieux informés. « Nous croyons fermement que lorsque les jeunes
ont accès à l’information, aux opportunités et à des espaces d’expression, ils deviennent des acteurs
puissants du changement », a-t-elle affirmé.
Un partenariat orienté vers la création d’opportunités locales pour les jeunes, l’innovation et
l’information responsable
En procédant au lancement officiel de la Web TV « Kidy TV », Mme Chaoulani Safiatou Adamou,
représentant le ministre de la Communication, des Technologies de l’information et de la Poste, a
souligné qu’il s’agit d’une initiative qui s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de transformation
digitale et de modernisation du paysage médiatique nigérien. « Cette vision place la jeunesse,
l’innovation, le développement numérique et l’intégrité de l’information au cœur du Programme national
de la Refondation », a-t-elle ajouté.
Elle a ensuite salué la présence de l’ambassadeur d’Italie au Niger à cette cérémonie, qui témoigne de
l’excellence de la collaboration entre le Gouvernement du Niger et l’Italie, ainsi que l’Organisation
internationale pour les migrations. C’est pourquoi, a-t-elle dit, le ministère de la Communication valorise
les initiatives comme celle que nous lançons aujourd’hui, qui offrent des plateformes modernes et
dynamiques pour relayer et compléter les médias traditionnels dans la diffusion d’une information de
qualité à nos citoyens, particulièrement aux jeunes, partout dans le pays ou à l’étranger.
Un espace sûr d’échanges, d’inspiration et de créativité pour et par la jeunesse
« Avec KIDY Web TV, nous voulons offrir à la jeunesse nigérienne un espace sûr pour éduquer, changer
de regard, raconter le Niger à partir du regard intérieur, changer les prismes, mais surtout nous raconter
à partir de ce que nous voulons montrer et comme nous voulons être », a déclaré Aïcha Macky, DG de
Tabou Productions et promotrice de la Web TV « KIDY TV ».
Le moment solennel de la cérémonie de lancement a été l’intervention de la promotrice, qui a ému
l’assistance en retraçant le processus de gestation de cette initiative. Elle a également exprimé sa
profonde gratitude à tous les partenaires qui ont accompagné le projet et contribué à ce que « KIDY TV
» voie le jour.
La cérémonie s’est clôturée avec la signature de conventions de partenariat entre Tabou Production et
plusieurs partenaires prêts à accompagner les premiers pas de « KIDY Web TV ».
Energies : Un forum international sur les énergies renouvelables, couplé à la journée Nationale sur les
énergies renouvelables se tiendra du 7 au 8 avril à Niamey – ANP – 05/04
Un forum international sur les énergies renouvelables, couplé à la journée Nationale sur les énergies
renouvelables (FIER-JNER2026) se tiendra au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi de
Niamey du 07 au 08 Avril 2026.
Organisé par le ministère de l’énergie en collaboration avec ses partenaires, cette rencontre de Niamey
sera axée sur le thème « quel modèle de transition énergétique pour un développement industriel
durable au Niger».
Le Niger a institutionnalisé la journée du 07 avril comme « Journée Nationale des énergies
renouvelables », à la mémoire du Professeur Abdou Moumouni Dioffo rappelé à Dieu le 07 avril 1991,
pour le rôle pionnier qu’il a joué à travers ses travaux de recherche et ses réalisations en énergies
renouvelables.
L’objectif général de cette rencontre est de proposer un modèle de transition énergétique qui soit
pragmatique et plus attrayant, capable de soutenir une industrialisation durable créatrice d’emplois et
de valeur ajoutée au Niger et aussi de promouvoir la recherche , le développement et la vulgarisation
des énergies renouvelables afin d’accroitre l’accès aux services énergétiques durables des populations
nigériennes.
Plus spécifiquement, il s’agira de rendre un hommage mérité à la mémoire du professeur Abdou
Moumouni Dioffo, stimuler la recherche et susciter de l’intérêt pour les jeunes à embrasser les études
scientifiques.
En plus de promouvoir le cadre institutionnel et réglementaire favorable au déploiement des énergies
renouvelables ; ce forum vise à friser les échanges sur les technologies innovantes et les modèles de
transition énergétiques ; à créer des partenariats pour mobiliser les investissements des projets
prioritaires en vue de soutenir le secteur industriel et aussi de promouvoir le contenu local et l’inclusion
sociale.
Au cours de cette rencontre, les participants à cette journée des énergies renouvelables suivront un
panel sur la biographie et des témoignages au professeur Abdou Moumouni Dioffo ; une exposition et
visite des stands ainsi qu’une conférence au profit des scolaires sur les thématiques en lien avec les
énergies renouvelables.
Quant au forum, il se déroulera à travers une conférence des ministres ; une exposition ; des conférences
/panels et des rencontre B2B et B2G.
Le taux moyen d’accès à l’électricité dans la région ouest africaine est estimé à environ 52%, avec une
forte disparité entre les pays d’une part (89% au Ghana et 22% au Niger) et entre les zones urbaines et
rurales d’autre part (80,72% en milieu urbain et 3,26% en milieu rural selon le rapport du Système
d’Information Energétique du Niger 2022).
Une personne tuée et six autres prises en otage par une faction de Boko Haram au nord du lac Tchad –
RFI – 04/04
Une personne a été égorgée et six autres ont été enlevées par des jihadistes d’une faction de Boko
Haram au nord du lac Tchad, dans la zone frontalière entre le Niger et le Tchad. Des images du rapt
circulent depuis ce jeudi 2 avril 2026 et choquent dans les deux pays. Dans les vidéos diffusées, deux
des otages lancent des appels à l’aide auprès de leurs familles et des autorités tchadiennes. Les
ravisseurs demandent de fortes rançons.
Étudiant en chirurgie pédiatrique à Niamey, capitale du Niger, le Dr Tisembé Lamsikréo rentrait à
N’Djamena, au Tchad, pour la première fois depuis mi-2025, pour assister aux funérailles de son père et
voir son deuxième enfant, né en son absence. Parti samedi 28 mars de la capitale nigérienne, le véhicule
dans lequel il se trouvait a été intercepté mardi dans les zones sableuses entre N’guigmi, au Niger, et
Daboua, au Tchad.
Selon le gouverneur de la région tchadienne du Lac, le rapt a eu lieu en territoire nigérien. Il déplore
l’absence d’escorte militaire pour ce véhicule, contrairement aux mesures de sécurité mises en place.
Côté nigérien, une source locale affirme pour sa part que c’est au Tchad que l’enlèvement a eu lieu.
Une dizaine de passagers, présents à l’arrière du 4×4, seraient parvenus à s’échapper, mais pas les
hommes installés dans la cabine, selon plusieurs sources.
Jusqu’à 500 millions de francs CFA exigées par les jihadistes
Les jihadistes ont filmé et diffusé l’exécution sauvage d’un des otages, puis contraint l’un d’entre eux à
lancer un appel à l’aide en arabe local, pour une rançon de 50 millions de francs CFA.
Dans un autre extrait, c’est le Dr Tisembé Lamsikréo, agenouillé, qui supplie : cette fois, ses ravisseurs
exigent 500 millions de francs CFA, plus de 760 000 euros. Une fortune que sa famille modeste du
quartier de Walia sera bien en peine de réunir.
L’un des jihadistes s’exprime en partie en français dans la vidéo : un fait inhabituel au sein des groupes
issus de Boko Haram, qui montrerait des recrutements de Nigériens et de Tchadiens, relève Remadji
Hoinathy, chercheur spécialiste de la région.
Dans un communiqué, l’ambassade du Tchad à Niamey appelle les Tchadiens à la plus grande vigilance,
à éviter tout déplacement isolé, à favoriser les convois sécurisés, et à informer systématiquement les
autorités administratives et les forces de défense et de sécurité.


Le groupe jihadiste Boko Haram exige de lourdes rançons après l’enlèvement de sept Tchadiens au Niger – Jeune Afrique – 05/04
Les six Tchadiens ont été enlevés le 31 mars au Niger, après qu’un autre a été « égorgé » par les
jihadistes. Boko Haram demande plusieurs centaines de millions de francs CFA pour leur libération.
« Les sept Tchadiens ont été enlevés mardi matin en territoire nigérien, non loin de Mariyari », a indiqué
ce 4 avril Saleh Haggar Tidjani, représentant de l’État dans la province tchadienne du Lac. Les jihadistes
ont « égorgé » l’un d’eux, a-t-il affirmé, tandis que les six autres ont été « pris en otage ».
Boko Haram demande des sommes particulièrement élevées au regard du niveau de vie au Tchad en
échange de leur libération, dont 500 millions de francs CFA – près de 760 000 euros – pour l’un d’eux
qui est médecin, a expliqué Mahamat Nour Moustapha, représentant de la Ligue tchadienne des droits
de l’Homme dans la province du Lac. Tisembé Lamsikréo, un jeune médecin qui était parti suivre une
formation en chirurgie pédiatrique à Niamey, rentrait au Tchad pour le deuil de son père, a précisé sa
famille.
Dans des vidéos circulant depuis le 2 avril sur les réseaux sociaux, dont l’authenticité n’a pas encore pu
être vérifiée, on peut voir un homme qui se présente comme Tisembé Lamsikréo et cinq autres appeler
à l’aide, affirmant avoir été arrêtés « au nombre de sept » par Boko Haram et qu’une personne parmi eux
a été « égorgée ».
76 000 euros pour chacun
Les jihadistes demandent 50 millions de francs CFA – environ 76 000 euros – pour chacun des cinq
autres. Concernant le médecin, « la famille a commencé à faire une collecte de fonds pour sa libération
», a expliqué son épouse Sidonie Kambe Loue Badarde, bouleversée, qui a par ailleurs affirmé ne pas
avoir été contactée par les autorités tchadiennes.
L’ordre des médecins du Tchad a aussi lancé dès le 2 avril une collecte de fonds pour obtenir la libération
de leur collègue, via des groupes Whatsapp.
« C’est un phénomène récurrent dans le bassin du Lac où les éléments de Boko Haram procèdent
souvent à des enlèvements pour exiger des rançons », observe Mahamat Nour Moustapha.
Le Sahel, « épicentre » du « terrorisme », a concentré pour la troisième année consécutive en 2025 près
de la moitié des décès liés à ces violences dans le monde, selon le dernier Indice mondial du terrorisme
publié en mars. L’an dernier, le Sahel comptait près de la moitié des 5 582 morts attribués au « terrorisme
» dans le monde.
Niger : la violence djihadiste touche le village d’Affala, la zone n’est plus épargnée – France 24 – 06/04
Au Niger, une nouvelle attaque terroriste a marqué les esprits dans la région de Tahoua. Pour la seconde
fois cette semaine, les habitants et les infrastructures du village d’Affala sont attaqués dans une zone
qui n’est désormais plus du tout épargnée par la violence djihadiste. Explications de notre
correspondant, Harold Girard.


Droits Humains : Le Burkina Faso dénonce un faux rapport de Human Rights Watch et annonce des
mesures – ANP – 05/04

Le gouvernement burkinabè a rejeté dimanche le rapport de l’ONG Human Rights Watch sur la situation
des droits humains au Burkina Faso, le qualifiant de « faux » et de « tissu d’allégations infondées », dans
un communiqué rendu public à Ouagadougou.
Le gouvernement affirme se réserver le droit de prendre les mesures fermes qui siéent contre toutes
les officines impérialistes déguisées en ONG qui nourrissent le dessein funeste de briser la dynamique
souverainiste du Burkina Faso.
Les autorités du Burkina Faso déclarent avoir »pris connaissance, par voie de presse, d’un faux rapport
publié ce 02 avril 2026 par l’ONG Human Rights Watch sur la situation des Droits humains au Burkina
Faso. »
Ce rapport, qui couvre selon ses inventeurs, la période 2023-2025 est un tissu de conjectures et
d’allégations graves infondées dont Human Rights Watch est coutumière, s’ingurge Ouagadougou.
Le communiqué note que le »Gouvernement n’est nullement surpris par les agissements de cette soi
disant ONG totalement déconnectée des réalités du terrain qui n’a ni bureau, ni représentation au
Burkina Faso ».
Selon ce texte officiel, cette structure se contente régulièrement de relayer des allégations d’individus
choisis, recevant d’elle des subsides, pour lui offrir en contrepartie de quoi alimenter ses récits
imaginaires et fantasmés.
»Ce torchon qui est le condensé de la haine viscérale que la coalition des forces des ténèbres voue à
la lutte de notre Peuple pour sa liberté et sa souveraineté, trouve un écho favorable dans les médias
mensonges qui en assurent le service après-vente à coup de surenchères verbales et d’argumentaires
d’une malhonnêteté intellectuelle évidente. », est-il mentionné.
Les autorités burkinabè relevent que »les insuffisances méthodologiques, les approximations et les
raccourcis empruntés n’ont qu’un but : diaboliser les patriotes burkinabè et nos vaillantes forces
combattantes, les faire passer aux yeux de l’opinion internationale pour des prédateurs des Droits
humains en vue d’assouvir les desseins funestes que nourrit l’impérialisme contre notre pays. »
Le Gouvernement reste serein face à ces gesticulations, témoins du désarroi des forces néocoloniales
et impérialistes, sponsors du terrorisme dans notre pays et dans le Sahel, qui entendent à travers Human
Rights Watch imputer la responsabilité des massacres, viols, pillages, tueries et crimes odieux à nos
valeureuses et loyales Forces de défense et de sécurité ainsi qu’à nos braves Volontaires pour la
défense de la Patrie (VDP) alors même qu’elles en sont les vraies commanditaires voire les exécutants
à travers les mercenaires envoyés en appui aux terroristes, est il écrit.
Pour les autorités de Ouagadougou, »Cette manœuvre s’inscrit dans une logique d’instrumentalisation
de la cause des Droits humains à des fins politiques visant à fragiliser les efforts du digne peuple
burkinabè dans la lutte contre le terrorisme. »
Le Gouvernement souligne avec force que les intrépides combattants burkinabè se sont toujours battus
avec professionnalisme et que leur engagement est d’abord fondé sur la préservation de la vie, la
protection des Droits humains et la défense des populations vulnérables, peut-on lire.
Le Gouvernement rappelle que la lutte contre le terrorisme constitue une priorité nationale absolue et
qu’elle est conduite dans le strict respect des lois nationales ainsi que des engagements internationaux
du Burkina Faso en matière de Droits humains, est il détaillé.
Le communiqué affirme que le gouvernement »reste engagé et déterminé à mener un combat sans
merci contre la nébuleuse terroriste quelque soit la forme qu’elle prend et les moyens qu’elle déploie ;
qu’elle utilise la violence armée ou des crimes de papier comme ce faux rapport de Human Rights
Watch. »
En tout état de cause, le gouvernement se réserve le droit de prendre les mesures fermes qui siéent
contre toutes les officines impérialistes déguisées en ONG qui nourrissent le dessein funeste de briser
la dynamique souverainiste du Burkina Faso, est-il affirmé.
Le Burkina Faso libre et souverain poursuivra sa marche pour bâtir un avenir de dignité et de liberté
conformément aux aspirations légitimes de ses populations, conclut le texte officiel.

LA VOIE DU SAHEL

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