Revue de presse Niger –27/04/2026
Niger : lancement officiel de la carte d’identité nationale biométrique AES à Niamey – ANP – 25/04
Au Niger, le Secrétaire général du ministère de l’intérieur, M. Abdourahamane Ayouba, représentant le ministre d’Etat à l’intérieur, a officiellement lancé, ce samedi 25 Avril 2026, le processus d’enrôlement général pour l’obtention de la carte d’identité nationale biométrique ‘’AES’’, dans le commissariat de police de Yantala, à Niamey.
Ce coup d’envoi officiel qui a eu lieu au cours d’une cérémonie solennelle devait être suivi par l’enrôlement dans les 20 commissariats de police de la capitale avant de s’étendre aux autres localités du pays dans les jours à venir.
L’enrôlement pour l’obtention de cette carte, note-t-on, est un processus de capture des caractéristiques physiques ou comportementales comprenant les empreintes digitales, le visage, la voix, l’iris devant concourir à la réalisation d’un modèle numérique qui empêche toute usurpation d’identité. Et comme le présentent les autorités, c’est un processus fiable, rendant toute falsification difficile avec l’avantage de la rapidité d’exploitation qu’il procure.
Aussi, cette carte nationale d’identité biométrique se positionne comme une pièce d’état civil mais aussi, un pilier de sécurité moderne.
L’enrôlement biométrique s’inscrit dans la « modernité de la gouvernance actuelle et confère au citoyen, son statut de citoyenneté sur la base juridique de son identité réelle avec pour main courante, la garantie administrative, outil stratégique pour tout État souverain et indépendant », indique une source officielle.
Ce document d’identité nationale se procure sur présentation de plusieurs document de base, comme : l’acte de naissance ou le jugement supplétif, un certificat de nationalité, un certificat de résidence, une preuve de profession, des photographies conformes aux normes biométriques et payer la somme de 4.500 francs.
Pour rappel, c’est le Président de la République M. Abdourahamane Tiani qui s’est fait enrôler pour la première fois, le 27 mars 2026, suivi du Premier Maistre Ali Mahamane Lamine Zeine, le 9 Avrils.
«…nous sommes aujourd’hui, dans l’étape cruciale de l’enrôlement de masse », a indiqué le Secrétaire général du ministère de l’intérieur lors de la cérémonie de ce samedi.
C’est avec une légitime fierté que je prends la parole en ce jour mémorable du 25 avril 2026 pour marquer une étape majeure dans le processus de refondation de notre État et de consolidation de notre souveraineté », a en outre déclaré M. Abdourahamane Ayouba, avant de noter que « la carte nationale d’identité biométrique que nous lançons aujourd’hui transcende la simple fonction administrative ».
« Elle n’est ni un privilège, ni un instrument réservé à une élite, elle constitue à la fois un droit fondamental et un devoir civique, Elle est le socle de notre souveraineté numérique et l’un des piliers de la modernisation de notre administration », a-t-il commenté.
Cette carte d’identité nationale est, en réalité, une initiative commune entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali regroupés au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), avec comme principe de validité dans les trois (3) pays de chaque carte fournie par Etat membre.
Selon le Général de la police nationale à la retraire Abdourahamane Ayouba cette carte doit faciliter l’accès aux services de santé, de l’éducation, de la mobilité et autres.
« Dans un contexte mondial marqué par la montée des menaces sécuritaires et numériques, notre pays se doit d’anticiper et de se doter d’outils modernes et fiables. La carte biométrique que nous introduisons constitue une réponse concrète aux défis liés à la fraude documentaire, à l’usurpation d’identité et à l’insécurité. Elle garantit l’unicité, l’authenticité et la protection de l’identité de chaque citoyen », a-t-il indiqué.
A propos de l’opérateur, le service de la confection de ce nouveau document numérique d’identité nationale est fourni par l’entreprise libyenne Alitisal Aljadeed.
Selon son site web, l’entreprise propose des technologies réseau, des solutions de centres de données ainsi que des solutions E-ID et biométriques, avec des années d’expérience dans l’industrie TIC.
« Notre expertise et notre expérience nous permettent d’offrir des options flexibles pour répondre à vos besoins de connectivité et servir des applications vitales et critiques. En tant que partenaire indépendant, nous nous engageons à garantir que nos clients disposent de solutions adaptées à leurs besoins », renseigne la même source, précisant disposer « plus de 20 ans d’expérience dans les technologies réseau et les solutions de centres de données ».
Elle ouvre la voie, a-t-il dit, au processus du passeport numérique commun entre ces trois pays alliés.
Mieux, a-t-il expliqué, ses avantages sur le plan sécuritaire sont tout nombreux.
« Dans un contexte mondial marqué par la montée des menaces sécuritaires et numériques, notre pays se doit d’anticiper et de se doter d’outils modernes et fiables. La carte biométrique que nous introduisons constitue une réponse concrète aux défis liés à la fraude documentaire, à l’usurpation d’identité et à l’insécurité. Elle garantit l’unicité, l’authenticité et la protection de l’identité de chaque citoyen », a-t-il indiqué.
A propos de l’opérateur, le service de la confection de ce nouveau document numérique d’identité nationale est fourni par l’entreprise libyenne Alitisal Aljadeed.
Selon son site web, l’entreprise propose des technologies réseau, des solutions de centres de données ainsi que des solutions E-ID et biométriques, avec des années d’expérience dans l’industrie TIC.
« Notre expertise et notre expérience nous permettent d’offrir des options flexibles pour répondre à vos besoins de connectivité et servir des applications vitales et critiques. En tant que partenaire indépendant, nous nous engageons à garantir que nos clients disposent de solutions adaptées à leurs besoins », renseigne la même source, précisant disposer « plus de 20 ans d’expérience dans les technologies réseau et les solutions de centres de données ».
Ce processus de lancement général de la carte biométrique vient s’inscrire dans un élan de digitalisation pris par le Gouvernement nigérien.
Ainsi, pas plus tard que le 22 Avril 2026, le Gouvernement a, en conseil des ministres, validé un projet d’ordonnance portant régime de l’état civil au Niger qui vise à « corriger des insuffisances afin de permettre une meilleure implémentation des registres nationaux de l’état civil et de la population et de garantir une identité juridique fiable et unique à chaque Nigérien intégrant les données biométriques », comme l’a rapporté un communiqué officiel.
A cette même occasion, rappelle-t-on, le Gouvernement a décidé de la création d’un établissement public à caractère administratif dénommé ‘’Agence Nationale de l’Enregistrement et de l’Identification des Personnes Physiques’’, qui a pour « mission principale de mettre en œuvre, sous la tutelle du Ministère de l’Intérieur, la politique nationale d’enregistrement biométrique et d’identification des personnes physiques sur l’ensemble du territoire national, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de cette réforme », selon le communiqué officiel.
Aussi, le même conseil des ministres a permis à l’Exécutif nigérien d’adopter un projet d’ordonnance relatif au Code de la Nationalité Nigérienne afin de « modifier la législation relative à la délivrance du certificat de nationalité afin d’assurer un meilleur accès à ce document indispensable à tous les actes de la vie civile ».
Crise entre le Bénin et le Niger : Mohamed Toumba demande des « gages » à Romuald Wadagni – Jeune Afrique – 24/04
À quelques jours de l’investiture de Romuald Wadagni, la junte nigérienne durcit le ton envers Cotonou. Son ministre de l’Intérieur, le général Toumba, conditionne toute normalisation à une rupture explicite du Bénin avec la France.
Dans un entretien fleuve accordé à la télévision nationale nigérienne – deux heures et demie d’une interview diffusée le 21 avril sur la RTN – le général Mohamed Toumba, ministre de l’Intérieur avec rang de ministre d’État, a abordé de très nombreux sujets relatifs à la situation sécuritaire. Alors que le Niger est confronté à une montée en puissance des attaques jihadistes sur son sol, en particulier dans la région du Tillabéry, le général a réitéré les accusations portées régulièrement par la junte à l’encontre de la France.
Il a également évoqué les relations, plus que tendues, entre Niamey et Cotonou dans la perspective de la fin prochaine du mandat de Patrice Talon qui cèdera la place à Romuald Wadagni, son dauphin, dont l’investiture doit se tenir le 24 mai prochain.
« Patrice Talon est parti, mais Talon n’était pas le véritable problème. Le véritable problème, c’est Macron », a affirmé le général nigérien. « Nous disons que Talon c’est quelqu’un qui est instrumentalisé par la France. (…) Il a donné la facilité aux Français de venir s’installer et, à partir de son territoire, d’essayer de nous attaquer. Voilà le problème », a-t-il notamment déclaré.
Interrogé sur ce qu’il attendait de la part du successeur de Patrice Talon, le ministre de l’Intérieur a réclamé des « gages de bonne volonté », exigeant que « le Bénin dise qu’il n’a rien à voir avec les intérêts de la France » et que Cotonou « ne facilite pas la présence de la France sur son territoire pour agresser des voisins à eux, parce que c’est de cela qu’il s’agit ».
Cette attaque d’un haut responsable de la junte nigérienne est loin d’être une première. Les relations entre le Bénin et le Niger n’ont cessé de se dégrader depuis la prise du pouvoir par les armes du général Abdourahamane Tiani, le 26 juillet 2023.
Fin janvier, au lendemain de l’attaque de l’aéroport international de Niamey et de la Base 101, où le contingent de militaires russes d’Africa Corps est stationné, Abdourahamane Tiani avait eu des propos très durs. « Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment à Emmanuel Macron, Patrice Talon, Alassane Ouattara : nous les avons suffisamment écoutés aboyer, qu’ils s’apprêtent eux aussi à leur tour à nous écouter rugir », avait-il notamment déclaré, accusant la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin d’être derrière cette attaque revendiquée par l’État islamique.
Pourquoi c’est important. Si la mise en garde du général Mohamed Toumba n’est pas inédite, elle s’inscrit cependant dans un contexte particulier, à quelques jours de l’investiture de Romuald Wadagni à la présidence du Bénin.
Élu avec 94 % des suffrages lors de la présidentielle du 12 avril dernier, le successeur de Patrice Talon a fait plusieurs déclarations laissant entrevoir une volonté d’apaisement avec Niamey. « Je suis convaincu que nous allons pouvoir nous asseoir et discuter. Nous n’avons pas d’autre choix ! » avait-il notamment déclaré dans l’entretien qu’il a accordé à Jeune Afrique le 23 mars dernier. « Les pays de la région ont les mêmes défis à relever : la sécurité, la pauvreté et le chômage des jeunes. Et le même objectif à atteindre : une prospérité partagée. La seule façon d’y parvenir est de travailler ensemble », avait ajouté.
Il avait par ailleurs affirmé que, si « la coopération sécuritaire avec le Niger et le Burkina Faso n’est pas au niveau souhaitable », les chefs d’état-major des trois pays « se parlent régulièrement et les choses iront en s’améliorant ». Un optimisme qui ne semble pas tout à fait partagé à Niamey.
Rencontre de haut niveau en Gambie sur le renforcement de la sécurité et la stabilisation au Sahel et en Afrique de l’Ouest : Le Niger, à la tête de la délégation de l’AES, y a activement pris part – ANP – 25/04
Le Ministre nigérien des affaires étrangères, de la coopération et des nigériens à l’extérieur, Bakary Sangaré Yaou a conduit du 23 et 24 avril 2026 à Banjul, en Gambie, la délégation de l’Alliance des États du Sahel (AES) ayant participé aux travaux de la rencontre de haut niveau dédiée au renforcement de la sécurité et de la stabilisation au Sahel et en Afrique de l’Ouest.
Organisée par la Mission de l’Union africaine pour le Sahel (MISAHEL) en partenariat avec plusieurs institutions régionales et internationales, cette rencontre stratégique s’est déroulée au Centre international des congrès de Banjul.
La participation de la Confédération des Etats du Sahel (AES), conduite par le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, S.E. Bakary Yaou Sangaré, traduit la volonté constante de la Confédération de promouvoir une réponse concertée, fondée sur la synergie entre gouvernance vertueuse, coopération régionale renforcée et mécanismes multilatéraux efficaces.
Les discussions ont permis de mettre en lumière les défis sécuritaires majeurs auxquels fait face la région, notamment les activités terroristes et la complexité des transitions politiques en cours ainsi que les menaces d’extension de l’instabilité vers les États côtiers.
Ce cadre d’échanges a réuni des acteurs de premier plan, parmi lesquels l’Union africaine, les envoyés spéciaux pour le Sahel, les ministres des Affaires étrangères, les représentants de la CEDEAO et de l’AES, ainsi que de plusieurs partenaires engagés dans la stabilisation de la région.
Pour la Confédération des Etats du Sahel (AES), cette rencontre constitue un levier stratégique visant à consolider les acquis en matière de coopération régionale et à impulser une dynamique collective face aux enjeux sécuritaires communs. Elle s’inscrit pleinement dans la vision des plus hautes autorités confédérales en faveur d’une paix durable, d’une souveraineté assumée et d’un développement harmonisé dans l’espace sahélien.
En réunissant les principaux acteurs autour d’une même table, cet atelier confirme le rôle déterminant de la MISAHEL comme catalyseur d’actions coordonnées, au service de la sécurité et de la résilience des États du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.
Les délégations à cette rencontre ont été à la fin de leurs travaux reçues en par Son Excellence M. Adama Barrow, Président de la République de Gambie.
Mali : le gouvernement confirme le décès tragique de Sadio Camara, ministre de la Défense – Actu Niger – 26/04
Le gouvernement de transition a confirmé, dans un communiqué, ce dimanche dans la soirée, le décès tragique du Général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des anciens combattants. Considéré comme le numéro 2 de la Transition, l’ancien patron de la Garde nationale du Mali a succombé à ses blessures suite à l’attaque terroriste perpétrée contre sa résidence, sise dans la garnison de Kati, samedi 25 avril 2026, et qui a été revendiquée par le JNIM (Al-Qaïda). Suite à cette disparition, qui a provoqué une onde de choc au Mali et dans l’espace AES, un deuil national de deux (02) jours a été décrété sur toute l’étendue du territoire national à compter du lundi 27 avril, et les drapeaux seront mis en berne, d’après un décret du Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef suprême des armées.
Suite aux agressions terroristes coordonnées ayant visé le Mali, samedi 25 avril 2026, le Président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), le Capitaine Ibrahim Traoré, a fermement condamné ces actes planifiés visant à déstabiliser la région. Dans un communiqué publié dimanche, le chef d’État burkinabè a salué « la riposte déterminée » des Forces armées maliennes (FAMa) avant de réaffirmer la solidarité indéfectible des pays membres. Le Président du Faso a également dénoncé l’implication de « soutiens extérieurs » dans ces actes de déstabilisation et a saisi l’occasion pour marteler la volonté de l’AES de poursuivre sa lutte pour la souveraineté totale du Sahel.
Dans le communiqué publié au lendemain des attaques, le Président de la Confédération a indiqué que, dans la poursuite de sa lutte pour sa souveraineté, l’AES a été la cible d’agressions terroristes dans la matinée du 25 avril 2026, visant plusieurs sites sur le sol malien. « La coordination des attaques, les cibles visées, les effectifs ayant participé à la forfaiture, ainsi que la logistique et les armes utilisées, montrent à souhait qu’il s’agit d’actions planifiées et coordonnées de longue date, visant à infliger de nombreuses pertes parmi les forces de défense et de sécurité et à semer la terreur au sein des populations civiles innocentes de la Confédération des États du Sahel et particulièrement du Mali », poursuit le communiqué, dans lequel la Présidence en exercice de la Confédération estime que « la persistance de ces agressions barbares et inhumaines porte la signature d’un complot monstrueux soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel engagée à travers la dynamique confédérale de l’AES ».
Une nouvelle tentative de déstabilisation de l’AES, selon la Confédération
Mais, poursuit la même source, « le dessein macabre et les velléités de déstabilisation de ces bourreaux de la paix et de la concorde au Sahel ont été mis en échec grâce à une riposte professionnelle, courageuse et déterminée des forces armées maliennes ».
Pour la Confédération des États du Sahel, ces actes ignobles, lâches et barbares contre un État souverain membre ne sauraient ébranler la volonté des vaillants peuples du Sahel à vivre libres, en paix et dans la dignité.
La Présidence de la Confédération a saisi l’occasion pour adresser ses condoléances les plus attristées aux familles des martyrs et formuler les vœux de prompt rétablissement aux blessés.
La Confédération des États du Sahel a aussi exprimé au peuple malien, au gouvernement de la République du Mali et aux vaillantes Forces armées maliennes (FAMa) « sa solidarité totale, inconditionnelle et fraternelle » avant de leur rendre un vibrant hommage pour « le courage extraordinaire avec lequel ils ont repoussé cette agression barbare en mettant hors d’état de nuire ces individus d’une autre époque, à la solde d’acteurs animés d’une volonté manifeste de briser sa vision souverainiste ». Par la même occasion, elle a exprimé « sa gratitude » à tous les États et partenaires qui, dans un élan de solidarité, ont témoigné leur soutien au peuple malien et démontré une fois encore leur engagement à demeurer aux côtés des États et des peuples du Sahel. « La Confédération des États du Sahel réitère son attachement sans faille à la liberté, la souveraineté et la dignité et renouvelle sa volonté de poursuivre la lutte jusqu’à la libération totale », a conclu le communiqué signé par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.
Attaques complexes coordonnées contre plusieurs localités et casernes maliennes
Le samedi 25 avril dernier, plusieurs villes du Mali, dont Bamako, la capitale, mais aussi Kati, Sévaré, Gao, Mopti et Kidal, ont été la cible d’attaques terroristes coordonnées revendiquées par le JNIM (GSIM, Al-Qaïda) et le Front de libération de l’Azawad (FLA), qui affirme avoir repris le contrôle de la ville stratégique du nord du Mali, à la frontière avec l’Algérie.
Dans des communiqués, le gouvernement malien de transition et l’état-major des Forces armées (FAMa) ont assuré que la situation est sous contrôle et que les actions de ratissage se poursuivent sur toute l’étendue du territoire national.
Dans la soirée de ce dimanche, les autorités maliennes ont aussi confirmé la mort du général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’État en charge de la Défense nationale. Le n° 2 du régime militaire a succombé à ses blessures suite à l’attaque kamikaze qui a visé son domicile, au camp militaire de Kati, près de Bamako.
Mali : l’Armée assure que la situation est sous contrôle après une série d’attaques coordonnées à Bamako et dans plusieurs villes du pays – Actu Niger – 25/04
Ce samedi tôt le matin, plusieurs villes du Mali, dont Bamako, ont été la cible d’attaques terroristes simultanées et coordonnées menées par des individus lourdement armés. Dans la capitale, la zone aéroportuaire de Sénou a été visée ainsi que la ville-garnison de Kati, à 15 km, où résident plusieurs hauts responsables de la transition. Des attaques attribuées au JNIM ont également été signalées à Sévaré, Gao et Mopti. À Kidal, ce sont les rebelles indépendantistes du Front de Libération de l’Azawad (FLA) qui ont revendiqué l’assaut dans cette localité stratégique du nord du pays. Dans un communiqué en milieu de journée, l’Armée malienne a confirmé ces attaques menées par des groupes armés terroristes (GAT) contre certains points et casernes de la capitale et de l’intérieur, avant d’assurer que la situation est sous contrôle et que des opérations de ratissage sont en cours.
En début de soirée, la situation est toujours tendue à Bamako et dans les principales villes du pays qui ont été la cible de ces attaques coordonnées et simultanées qui ont démarré dès les premières heures de cette journée de samedi à Bamako, Kati, Sévaré, Gao et Kidal.
Dans un premier communiqué, l’armée malienne a confirmé que des groupes armés terroristes, non encore identifiés, ont pris pour cibles tôt ce matin du 25 avril 2026 certains points et casernes de la capitale et de l’intérieur.
Situation sous contrôle selon l’armée malienne
Dans un flash spécial sur la télévision publique, en milieu de journée, l’état-major des Forces armées maliennes (FAMa) a donné un peu plus de détails en indiquant que ce sont des groupes armés terroristes qui ont tenté des attaques dans certaines villes du pays. « Ils ont immédiatement essuyé de violents revers grâce au professionnalisme et à l’engagement des FAMa. Plusieurs terroristes ont été neutralisés et des équipements détruits », a assuré la même source, précisant que les opérations de ratissage continuent et que « la situation est sous contrôle ».
Alors que la situation était encore confuse, l’état-major a appelé les populations à « garder leur calme » et à « faire preuve de discernement » en ne relayant aucune « vidéo ou message de propagande visant à alimenter l’inquiétude générale ». Et l’Armée malienne de prévenir que, dans ce contexte, « il est impératif de se référer exclusivement aux canaux officiels pour obtenir des informations fiables ».
À Kati, ville-garnison située à la périphérie de Bamako, le préfet a aussi indiqué que ce samedi matin, les populations ont été réveillées par des détonations. « Après recoupement des informations, la situation est sous contrôle grâce à la promptitude et à la puissance de feu des Forces armées et de sécurité du Mali », a-t-il précisé dans un communiqué, avant d’appeler la population à « une franche collaboration avec les services de sécurité en leur transmettant de bonnes informations et en ne cédant pas à la panique ». Il a aussi saisi l’occasion pour saluer « la vive réaction de la population, surtout la jeunesse de Kati, qui a aidé à traquer les ennemis dans leurs derniers retranchements ».
Attaques terroristes simultanées et coordonnées
Ce n’est certes pas la première fois que Bamako et les autres villes ou casernes du pays sont visées par des attaques terroristes d’envergure, mais cette fois, les assauts simultanés ont été coordonnés. À Bamako-Sénou, où est situé l’aéroport international, l’assaut a commencé dès l’aube et les combats ont été intenses avant que l’aviation militaire ne rentre en action.
Des images amateurs filmées par des riverains montrent des colonnes d’individus à moto et à bord de véhicules armés d’armes lourdes, se regroupant à différents points avant de converger vers leurs cibles.
Au camp de Kati, qui abrite la résidence des autorités militaires de la Transition, notamment le président Assimi Goïta, les assaillants ont pu s’infiltrer et, selon plusieurs témoins, la résidence du ministre d’État à la Défense, le général Sadio Camara, a été visée par l’attaque.
À Kidal, dans le nord du pays, c’est le Front de Libération de l’Azawad (FLA) qui a revendiqué l’assaut contre la principale ville du nord du pays, vers la frontière algérienne, qui a été reprise il y a deux ans par les forces maliennes accompagnées des partenaires russes de l’Africa Corps (ex-Wagner). Des images filmées par les rebelles indépendantistes les montrent à l’intérieur du Conseil régional ainsi que du gouvernorat.
Aucun bilan n’a encore été annoncé par les autorités militaires et les attaques qui ont visé Bamako, Kati et Sévaré portent la marque du JNIM, affilié à Al-Qaïda, alors qu’à Kidal, c’est le FLA qui a revendiqué l’attaque.
Dans la capitale ainsi qu’à Kati, le calme semble revenir en début de soirée, même si des check-points se sont multipliés et que, dans d’autres localités, des combats sporadiques continuent selon des sources locales.
L’aéroport de Bamako-Sénou a été temporairement fermé et les vols suspendus.
Il faut dire que depuis quelques jours, les autorités maliennes et les services de renseignement sont en état d’alerte maximale en raison des menaces qui pèsent sur la capitale et d’autres villes stratégiques du pays.
Suite à cette nouvelle série d’attaques terroristes, plusieurs pays ont déjà fait part de leur condamnation, comme les États-Unis. Avec le Canada, Washington a déjà émis une alerte à ses ressortissants vivant dans le pays. Dans un communiqué, le président de la Commission de l’Union africaine (UA) a condamné les assauts et a dit suivre de près l’évolution de la situation.

