Canicule, coupures et colère : jusqu’à quand la NIGELEC laissera-t-elle les Nigériens suffoquer ?

Canicule, coupures et colère : jusqu’à quand la NIGELEC laissera-t-elle les Nigériens suffoquer ?

Par Abdoulkarim Ousmane Mahamadou.

Alors que le thermomètre dépasse régulièrement les 40 °C, les interminables coupures d’électricité alimentent la colère des populations. Entre incompréhension, exaspération et interrogations sur les investissements consentis dans le secteur énergétique, les usagers réclament des réponses.Au Niger, la chaleur n’est pas une surprise. Pays sahélien en grande partie désertique, le territoire vit chaque année sous des températures extrêmes. Cette réalité climatique est connue de tous et les Nigériens ont appris à composer avec elle. Mais ce qu’ils peinent de plus en plus à accepter, ce sont les longues et fréquentes coupures d’électricité qui transforment les habitations en véritables fournaises.En pleine canicule, ventilateurs, climatiseurs, réfrigérateurs et autres équipements censés soulager les ménages deviennent inutiles. Dans plusieurs quartiers, les délestages se succèdent sans véritable explication officielle, laissant les populations dans l’incertitude. Les activités économiques tournent au ralenti, les denrées périssables se détériorent et les nuits deviennent particulièrement éprouvantes.

Le principal reproche formulé par les consommateurs concerne l’absence de communication. Beaucoup estiment que la Société nigérienne d’électricité (NIGELEC) devrait informer régulièrement les abonnés sur les causes exactes des interruptions, leur durée prévisible ainsi que les solutions envisagées. Une communication transparente contribuerait à apaiser les tensions et à restaurer la confiance.Au-delà des désagréments quotidiens, une autre question revient avec insistance : que deviennent les importants investissements annoncés ces dernières années dans le secteur de l’énergie ?

Les autorités ont, à plusieurs reprises, mis en avant la construction ou le renforcement de centrales électriques destinées à améliorer la desserte, notamment dans la région de Niamey.

Pourtant, de nombreux usagers affirment ne pas constater d’amélioration significative de la qualité du service.

Ces infrastructures produisent-elles à leur pleine capacité ? Sont-elles confrontées à des difficultés techniques, à un manque de carburant ou à des contraintes liées au réseau de distribution ? Autant d’interrogations qui restent sans réponses claires aux yeux des citoyens.

L’électricité n’est plus un simple confort. Elle est devenue un service essentiel pour les ménages, les établissements de santé, les écoles, les entreprises et l’administration. Dans un contexte de fortes chaleurs, sa disponibilité relève également d’un enjeu de santé publique.

Face à la montée du mécontentement, les Nigériens attendent désormais davantage que des promesses. Ils souhaitent des explications précises, un calendrier de retour à la normale et surtout des solutions durables pour que la canicule ne soit plus aggravée par l’obscurité imposée des coupures d’électricité.

La voie du Sahel.

LA VOIE DU SAHEL

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