Dosso sonne la mobilisation : les jeunes en première ligne pour défendre la paix et porter la refondation.
Par Abdoulkarim Ousmane Mahamadou.
À Dosso, la jeunesse nigérienne a reçu, le mercredi 1er juillet 2026, un appel clair à l’engagement. En lançant officiellement la 2e édition du Camp des Jeunes Messagers de la Paix, le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Sidi Mohamed Almahmoud, a placé les jeunes au cœur du combat pour la paix, la cohésion sociale et la refondation nationale. Une initiative portée par l’Association des Scouts du Niger, sous l’impulsion de son commissaire général, Alio Oumarou, qui entend faire des jeunes des remparts contre l’extrémisme violent
et les fausses informations.
Une jeunesse appelée à devenir le bouclier de la nation.
La ville de Dosso est, depuis mercredi , le point de convergence d’une jeunesse venue des huit régions du Niger pour prendre part à la 2e édition du Camp des Jeunes Messagers de la Paix. Organisé par l’Association des Scouts du Niger avec l’appui de ses partenaires, ce rendez-vous se veut bien plus qu’un simple cadre de rencontre : il ambitionne de forger une génération de jeunes capables de défendre la paix, de promouvoir la cohésion sociale et de s’imposer comme des acteurs de premier plan dans la construction d’un Niger plus uni et plus résilient.
En procédant au lancement officiel du camp, le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Sidi Mohamed Almahmoud, a donné le ton. Face à des jeunes venus de tous les horizons du pays, il a insisté sur la nécessité pour la jeunesse nigérienne de s’investir pleinement dans le processus de refondation nationale. Pour lui, l’heure n’est plus à l’attentisme : les jeunes doivent se lever, prendre leur place et s’affirmer comme des bâtisseurs de paix, de civisme et de responsabilité.
Paix, citoyenneté, lutte contre l’extrémisme et la désinformation.

Le Camp des Jeunes Messagers de la Paix s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de formation autour de plusieurs enjeux majeurs : la promotion de la paix, le renforcement de la cohésion sociale, la citoyenneté responsable, la lutte contre l’extrémisme violent et le combat contre les fausses informations. Dans un contexte national et sous-régional où les fractures sociales, les menaces sécuritaires et la manipulation par la désinformation constituent de sérieux défis, cette initiative prend une résonance particulière.
L’objectif est clair : faire émerger des jeunes conscients des risques qui pèsent sur la société, mais surtout capables de devenir des relais de sensibilisation dans leurs quartiers, villages, écoles et universités. En d’autres termes, il s’agit de transformer la jeunesse en force d’alerte, de proposition et d’action au service de la stabilité du pays.
Alio Oumarou, l’homme derrière l’initiative.

Derrière cette initiative d’envergure se trouve une figure bien connue du mouvement scout nigérien : Alio Oumarou, commissaire général de l’Association des Scouts du Niger. C’est sous son impulsion que ce camp a pris corps, avec l’ambition de donner à la jeunesse un espace concret de formation, d’échanges et d’engagement citoyen.
À travers cette initiative, Alio Oumarou et les Scouts du Niger réaffirment la vocation première du scoutisme : former des citoyens utiles, disciplinés, solidaires et profondément attachés aux valeurs de paix et de service. Dans un pays confronté à des défis sécuritaires, sociaux et informationnels, le pari est fort : faire des jeunes non pas des spectateurs des crises, mais des acteurs de la réponse nationale.
Dosso, point de départ d’un message fort.
À Dosso, le message lancé est sans ambiguïté : la paix ne se décrète pas, elle se construit, se défend et se transmet. Et cette mission ne peut réussir sans une jeunesse consciente, organisée et engagée. En réunissant des participants venus des huit régions, le Camp des Jeunes Messagers de la Paix envoie un signal fort : celui d’un Niger qui mise sur sa jeunesse pour résister aux discours de haine, faire barrage à l’extrémisme et consolider les fondations du vivre-ensemble.
Au-delà des ateliers et des échanges, ce camp porte donc une ambition plus grande : faire de chaque jeune participant un ambassadeur de paix, un relais de cohésion sociale et un artisan de la refondation nationale. À Dosso, la jeunesse nigérienne n’a pas seulement répondu à un appel ; elle a pris date avec l’histoire.
La voie du Sahel.

